mardi 14 mai 2019

litorale

REPORTERRE

Attention danger, les promoteurs vont une nouvelle fois se lancer à l'assaut des côtes sauvages de Bretagne. Jusqu'ici nous avons pu préserver celle ci du bétonnage par les  ports de plaisance et les villas résidences secondaires.
MACRON  président au service du capital prétendra encore faire de l'aménagement en préservant l'environnement ....Et bien qu'il fasse déjà respecter la loi littorale. Voir l'article du Télégramme du  14 MAI 2019 sur ce site.

Sites classés : le gouvernement veut ouvrir la voie au béton

11 mai 2019 / Marie Astier



Un projet de décret - dont Reporterre révèle le contenu - pourrait faciliter grandement les travaux dans les « sites classés », les zones parmi les plus protégées et riches en biodiversité du territoire français. Une nouvelle contradiction entre les actions du gouvernement et les annonces faites lundi 6 mai par Emmanuel Macron en faveur de la protection de la biodiversité.
En même temps qu’Emmanuel Macron annonçait lundi dernier des mesures en faveur de la biodiversité, son gouvernement préparait un décret qui pourrait laisser libre cours aux appétits des bétonneurs dans les sites les plus préservés de France.
Ces « sites classés » sont par exemple la dune du Pilat, les calanques de Marseille, le massif du Mont-Blanc, les gorges du Tarn, les plages du Débarquement, etc. Ces lieux exceptionnels doivent présenter « un intérêt général au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque » pour être ajoutés à la liste des sites classés. Il y en a désormais 2.700, couvrant environ 2 % du territoire national.

Depuis plus de 100 ans, la politique à leur égard est simple : les préserver au maximum de toute dégradation. Une politique plutôt rare, quand on sait qu’en France l’équivalent de la surface d’un département disparaît tous les 7 à 10 ans sous les bulldozers et le béton. Cette protection fait de beaucoup de sites classés des conservatoires de biodiversité, des refuges pour les espèces menacées.
Actuellement, tous les travaux conséquents sur ces sites — un agrandissement notable d’un bâtiment, une construction, un belvédère ou une passerelle, un défrichage — doivent recevoir une autorisation ministérielle. Mais, un décret en préparation, dont Reporterre révèle le contenu, prévoit que l’ensemble des autorisations de travaux concernant les sites classés seront désormais délivrées à un niveau bien plus local, par les préfets de département.
Le projet de décret

Un arbitrage de Matignon

« On ne s’y attendait pas du tout », relate David Couzin, président de l’Association des inspecteurs des sites. Alors que les services du ministère travaillaient en interne depuis de longs mois à un projet de décret ne déléguant que les travaux les moins « impactants » aux préfets, Matignon est arrivé en décembre en imposant sa version lors d’une réunion interministérielle.
« Il n’y a jamais eu d’attaque aussi importante du dispositif, les inspecteurs à la retraite qui m’appellent me disent que c’est la fin des sites classés », alerte David Couzin. Cette mesure « risque de vider de sa substance une politique importante de protection du patrimoine naturel et culturel », soutient le Syndicat national de l’environnement-FSU, dans une lettre au ministre de la Transition écologique.
 L’archipel des îles Chausey, en Normandie.
Cette déconcentration de la décision au niveau départemental fait craindre le pire aux défenseurs des sites. « Le préfet de département a beaucoup moins de moyens de résister que le ministère à un hôtelier qui veut faire une exploitation commerciale des lieux, ou quelqu’un d’important qui veut construire une villa. Il connaît les notables locaux », observe Julien Lacaze, vice-président de l’association Sites et Monuments. Cette institution plus que centenaire avait porté la première loi de protection des sites en 1906, et soutient les inspecteurs des sites dans leur mobilisation contre le projet de décret. « On va créer de l’activité en déprotégeant, alors qu’un site bien protégé rapporte de l’argent », reprend-il. « C’est une politisation extrême des arbitrages via le préfet, où domineront les intérêts électoraux et du Medef  [Mouvement des entreprises de France] », dénonce Francis Combrouze de la CGT Environnement.
Le Conseil national de protection de la nature (CNPN), instance clé pour la protection des espèces sauvages et des espaces naturels, s’est également saisi du sujet. Il souligne dans un avis du 21 mars dernier que les préfets de département sont « fortement soumis aux pressions aménagistes locales, notamment à des fins touristiques », ajoutant qu’« une déconcentration totale des autorisations de travaux remettrait en cause les efforts accomplis pendant plus d’un siècle pour la protection des sites les plus remarquables de France, qui font par ailleurs l’objet d’un intérêt croissant par le grand public, et elle constituerait un danger pour la protection de la biodiversité ».
À ce cœur unanime, s’ajoutent également des voix d’élus. Les maires de Carquefou et Sucé-sur-Erdre, dont les communes sont situées sur le site classé de la vallée de l’Erdre, près de Nantes (Loire-Atlantique), ont écrit à François de Rugy pour lui demander d’abandonner la mesure. Le sénateur radical Éric Gold a déposé une question écrite au gouvernement sur le sujet. La députée Modem Sarah El Haïry prépare une question orale au gouvernement pour le 21 mai afin « de comprendre la volonté du gouvernement », explique-t-elle.
« Cette déconcentration va aussi mettre à mal la cohérence de la politique nationale, ajoute Julien Lacaze. Au niveau du département, certains préfets peuvent protéger quand d’autres veulent exploiter. Il suffit d’un préfet ayant cette vision-là pour compromettre un joyau. » « Il y a des préfets qui veulent des aménagements et d’autres, comme dans le Var, qui trouvent que c’est très bien que la décision soit prise à Paris car ils ne pourraient pas résister localement à tous les projets qu’on leur présente chaque semaine », témoigne un inspecteur préférant rester anonyme.

Des aménageurs attendraient la publication du décret avec impatience

« Et puis, les moyens des préfets de département ont déjà été considérablement réduits », souligne de son côté Élodie Martinie-Cousty, représentante de FNE (France Nature Environnement) à la commission supérieure des sites, perspectives et paysages. « Ils ont parfois du mal à juste exercer le contrôle de légalité, alors on a du mal à imaginer qu’ils vont résister aux pressions des gros opérateurs. »

Plusieurs attendraient la publication du décret avec impatience, redoute-t-elle : « Par exemple, à Chamonix, sur le Mont-Blanc, de gros opérateurs voulaient installer des retenues collinaires afin de faire des réserves d’eau pour produire de la neige artificielle. Jusqu’ici, le maire et l’inspecteur des sites locaux ont résisté parce que les inspecteurs généraux [c’est-à-dire nationaux, au ministère] ont dit non. » « Il y a des projets combattus depuis cinq, dix ans, qui risquent de ressurgir », redoute également David Couzin.
La perspective du Grand Canal du château de Versailles.
« J’ai des dossiers de projets d’aménagement qui vont être débloqués dès la publication du décret », assure à Reporterre un inspecteur local. « Sur un secteur viticole, un hôtel cinq étoiles avec héliport, par exemple. » Un autre évoque un projet d’éoliennes sur l’île de Chauzey, ou un champ de panneaux photovoltaïques sur l’île d’Yeu. Plus généralement, la pression pourrait être plus forte sur les sites en zone périurbaine — comme la perspective du Grand Canal du château de Versailles — ou pour les lieux convoités, tels que les sites du littoral.

Un train de mesures de « simplification »

Côté gouvernement, la justification en préambule du décret se résume en un mot : « simplification ». Un garde-fou est mis en place via ce qui est appelé le « pouvoir d’autorisation ministérielle », à savoir que le ministre « chargé des sites » (aujourd’hui celui de la transition écologique) peut se saisir s’il le souhaite d’un dossier. Un garde-fou bien trop léger selon les opposants au projet de décret.
Ce texte vient s’ajouter à la liste — toujours plus longue — de mesures de « simplification » du droit de l’environnement :
  • Début mars, Reporterre faisait le bilan de ces mesures depuis le début du quinquennat ;
  • Fin avril, nous révélions que le projet de loi relatif à l’énergie et au climat entend retirer une compétence à l’Autorité environnementale (relativement indépendante) pour la donner aux préfets dans le but de limiter le nombre d’études d’impact environnemental. Études essentielles pour connaître l’état de la biodiversité d’une zone avant un projet d’aménagement ;
  • Lundi 6 mai, Mediapart dévoilait qu’un autre projet de décret visait là aussi à transférer les compétences du Conseil national de protection de la nature (CNPN que nous évoquions plus haut) vers des instances régionales soumises « aux pressions des responsables politiques et économiques locaux », précisait le journal en ligne.
« Il y a un parallélisme complet entre le projet de décret sur les sites classés et celui concernant le CNPN, estime David Couzin. Ce sont deux wagons du même train. » Pourtant, lundi 6 mai Emmanuel Macron, après un entretien avec des scientifiques de l’IPBES — l’équivalent du Giec pour la biodiversité — annonçait notamment son souhait d’étendre la surface des aires marines et protégées jusqu’à 30 % de la surface du territoire français. Une lutte accrue contre la bétonisation était aussi affirmée. Julien Lacaze, de Sites et Monuments, insiste : « Les déclarations du président de la République nous ont fait tristement sourire. Il y a des effets d’annonce alors que, dans le même temps, des mesures très techniques vont dans l’autre sens, tout est comme ça dans notre expérience du gouvernement actuel. »
Reporterre a contacté les cabinets du ministre de la Transition écologique, de sa secrétaire d’État Emmanuelle Wargon, et du Premier Ministre, et n’a pu obtenir de réponse avant la publication de cet article.


littorale

LE TELEGRAMME

Un excellent article sur la FAPEN et la Loi Littorale, pas facile pour les plus riches et certains élus d'appliquer la Loi.

Installée à Plougrescant, Muriel Fiannacca est présidente de la Fapel 22. Depuis onze ans, l’association défend le littoral notamment en attaquant des permis de construire.

Elle est redoutée par les maires et détestée par les particuliers qu’elle poursuit en justice. Créée en 2008, la Fapel 22 (Fédération des associations de protection de l’environnement et du littoral) attaque à tout va les projets qui, à ses yeux, ne respectent pas la loi. En particulier la loi Littoral. Sa présidente, Muriel Fiannacca, assume sans sourciller.


Selon certains maires et habitants, la Fapel, c’est deux ou trois personnes qui bloquent des projets. Que répondez-vous ? Et combien êtes-vous vraiment ?
Non, nous ne sommes pas deux ou trois emmerdeurs mais beaucoup plus ! On regroupe une vingtaine d’associations et de collectifs ainsi qu’une trentaine d’individuels. Certaines associations ont plusieurs centaines d’adhérents. On doit représenter 1 500 personnes au bas mot. Les gens peuvent avoir l’impression qu’on est deux ou trois parce qu’ils voient toujours les mêmes têtes. On a divisé le département par portions du littoral. Il y a un vice-président par portion. Dans le Trégor, ils voient donc mon vice-président et moi. On ne communique sans doute pas assez sur notre travail.

Vous agacez parce que vous attaquez en justice.
Oui mais on ne fait pas que ça. On arrive également à avoir de la concertation. Nous intervenons en tant que personne publique associée dans de nombreux dossiers comme le schéma de cohérence territoriale du Trégor, la stratégie du trait de côte, les plans locaux d’urbanisme, etc. On a par exemple travaillé sur le projet de nouveau bâtiment de Trévou-Tréguignec sur le terre-plein de la plage. On les a un peu aidés. Le dossier est bien ficelé, il va très bien s’intégrer dans le paysage. On défend l’environnement, la biodiversité et le littoral contre une urbanisation démesurée comme à Perros-Guirec. Heureusement, certaines communes y ont échappé. On essaie d’y veiller.

Mais on vous connaît surtout pour vos recours au tribunal. Combien en avez-vous actuellement ?
En ce moment, quatorze sur le département. À la fois devant le tribunal administratif et au pénal. Ici, il y a par exemple le dossier de la base nautique et la station SNSM de l’Ile Grande, la maison de Plestin-les-Grèves, la piscine du camping de Trélévern, le plan local de l’urbanisme de Trélévern, l’érosion d’une falaise à Perros-Guirec ou encore une maison construite illégalement à Pleubian. On travaille aussi sur la servitude de passage des piétons le long du littoral (SPPL). On veille à ce que les personnes dont la propriété va jusqu’à la mer laissent un espace pour qu’on puisse passer à pied. À Trébeurden, certaines personnes refusent de s’y soumettre. Si elles se retournent contre l’État, on ira aider l’État. Ce n’est pas parce qu’on a beaucoup d’argent qu’on ne doit pas respecter la loi.


Le Trégor semble concentré beaucoup de vos dossiers. Pourquoi ?
Parce qu’à partir de Saint-Brieuc, cela a été urbanisé beaucoup plus tôt. Jusqu’à Plérin, ça va. Mais ensuite, ils ont tellement construit… Ici il y a encore beaucoup d’enjeux et de lieux à préserver. On a par exemple travaillé sur le plan local de l’urbanisme de Plougrescant. Il a fallu batailler au début mais ils ont compris. Aujourd’hui, Plougrescant est sauvé des promoteurs. D’autres communes ont été sacrifiées.

La maison de Plestin a été construite dans une dent creuse. En quoi dérange-t-elle ?
Elle se trouve dans la bande des 100 mètres donc c’est illégal. Le tribunal nous a donné raison. À côté, les habitations datent d’avant 1986 et la loi Littoral. Pendant dix ans, l’État a laissé faire. Il est arrivé un moment où il fallait que la loi s’applique. Aujourd’hui, on a décidé d’aller jusqu’au bout. On commence à avoir un petit trésor de guerre et on va demander les démolitions de maison lorsqu’il y a irrégularité. On s’est un peu radicalisé parce que c’est bien beau d’avoir gain de cause. On nous dit que la maison est illégale mais le préfet, qui devrait ordonner sa démolition, ne le fait jamais. Comme à Plestin. On ne compte plus sur le préfet : on demande la démolition.

Pensez-vous aux propriétaires ?
Oui. Psychologiquement, c’est très dur. Mais il arrive un moment où il faut aller jusqu’au bout. On fait le sale boulot. Une personne au ministère de l’Environnement m’a dit un jour : « il n’y a plus que vous pour faire remonter les dossiers ».

Vous dites avoir un trésor de guerre. Comment financez-vous votre action ? Les frais d’avocat ?
Oh, c’est un petit trésor de guerre. Notre avocat est un militant (NDLR : il s’agit de la fille de Muriel Fiannacca) qui ne demande pas beaucoup d’argent et se paie sur les frais dépens lorsqu’on gagne. Et on gagne régulièrement. On demande aussi une participation à nos adhérents. En revanche, on a fait le choix de faire sans aucune subvention publique pour garder notre indépendance. On est extrêmement unis avec la même équipe depuis pas mal de temps. On fonctionne avec les moyens du bord. On est ric-rac mais on est indépendants.

 

Une banderole pour dire non à la démolition de la maison 25 av de La lieue de Grève à Saint-Efflam.

À titre personnel, pourquoi menez-vous ce combat ?
Je suis citoyenne. Je demande l’application des lois. Or, ce n’est pas toujours le cas. Du fait, des particuliers, des mairies ou de l’État. Alors évidemment, je passe pour la sorcière parce que je m’occupe de toute la partie juridique. Je me fais insulter mais je m’en fiche. Je n’ai pas d’ego.

En onze ans d’existence, quel bilan tirez-vous de l’action de la Fapel ?
On a sauvé des choses. Tout ce qu’on arrive à sauver, c’est une victoire. Même deux mètres de terrain. Regardez la zone de Boulgueff, à Paimpol, où il y avait un projet de parc ostréicole. C’est un endroit magnifique et il aurait pu y avoir plusieurs hectares de hangars.

Des maires s’agacent d’être bloqués par une loi Littoral devenue trop stricte au fil des jurisprudences. Qu’en pensez-vous ?
C’est faux. Au contraire, la loi Littoral est sans cesse attaquée. Il y a des amendements des sénateurs. Ils sont élus par les maires donc ils ne vont pas se faire des croques en jambe. Et petit amendement par petit amendement, ils attaquent la loi Littoral. Donc on devient encore plus méfiant. Avant, on aurait pris notre téléphone pour alerter un maire. Maintenant non parce qu’on sait que c’est du temps perdu.

Qu’est-ce qui anime les membres de la Fapel ?
L’indignation. On s’indigne tous. On est en colère face au non-respect des lois, à la mauvaise foi et au manque de perception intellectuelle de l’aménagement du territoire. Je préférerais ne pas avoir à faire tout ça. J’y passe des journées entière et je n’y prends pas de plaisir. J’ai juste le sentiment d’avoir fait mon devoir. La maison à Plestin, c’est un crève-cœur. La SNSM à l’Ile Grande aussi. Mais, c’est nécessaire.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/loi-littoral-on-fait-le-sale-boulot-13-05-2019-12282036.php#dXSyMKpruQQT550y.99

pluquellec




C’est à l’école de Plusquellec que le mouvement a été le plus suivi. (Photo DR)
À la suite d’une réunion de parents d’élèves la semaine passée, des inquiétudes se sont formées autour de la réforme de l’éducation. Parents et enseignants redoutent la création « d’établissements publics des savoirs fondamentaux » par la fusion des écoles et collèges, ce qui leur fait craindre la disparition des directeurs d’école notamment au primaire qui engendrerait des fermetures d’écoles dans les communes. Ils s’interrogent sur l’avenir des Atsems dans les écoles du fait de la scolarité obligatoire à l’âge de 3 ans. Par crainte de toutes les conséquences pour les écoles rurales et marquer leur opposition au projet de loi Blanquer, les parents ont appelé les parents à ne pas envoyer leurs enfants dans les écoles ce lundi 13 mai, en créant la journée « Cahiers blancs » et ceci en écho au mouvement de grève des enseignants de jeudi dernier. Dans le regroupement pédagogique de Plusquellec, Plourac’h, Carnoët, le mouvement était très suivi. L’effectif en classe était réduit : à Plusquellec, cinq élèves sur 40 ; à Carnoët, douze élèves sur 22 et à Plourac’h, douze élèves sur 20.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/plusquellec/ecoles-mobilisation-contre-la-loi-blanquer-13-05-2019-12282632.php#ihJjW3KrQ5MqWT7M.99
 
OUEST FRANCE
 
LOCARN CANTON DE ROSTRENEN- 22 

Locarn. Opération Cahiers blancs à l’école locale

Parents et élus à l’entrée de l’école lundi matin.
 
 
Les parents d’élèves de l’école du regroupement pédagogique Locarn et Trébrivan (Côtes-d’Armor) n’ont pas envoyé leurs enfants en classe, ce lundi 13 mai 2019. Ils veulent, par cette opération Cahiers blancs, protester contre la loi Blanquer
Lundi 13 mai 2019, en matinée, les parents d’élèves du regroupement pédagogique ont lancé une opération Cahiers blancs. Il s’agit donc d’une opération qui consistait à ne pas envoyer les enfants à l’école. Les enseignants, eux, étaient présents.
Cette opération a été bien suivie dans l’ensemble et les parents précisent dans un communiqué : « Nous protestons contre la loi Blanquer qui soulève débat et inquiétudes et ce lundi 13 mai nous avons décidé de laisser les écoles de Locarn et Trébrivan vides en n’envoyant pas nos enfants à l’école. »

Et demain ?

Les élus, enseignants et parents posent des questions : « Qui seront les enseignants de demain ? Y aura-t-il des postes d’enseignants et d’assistants de vie scolaire ? Quelle valeur pour les diplômes ? » et aussi « Quel avenir pour les élèves des régions rurales ou en secteur défavorisé ? »
Les personnes présentes s’interrogent aussi sur le projet de fermeture des structures spécialisées d’accueil des enfants en situation de handicap… Quel sera leur devenir ?
Voilà les sujets qui interrogent. Le maire, Johann Guillossou, les élus se questionnent, quant à eux, sur le devenir des petites écoles rurales, déjà fragilisées depuis plusieurs année

edito


Pour en finir avec les capitalistes et avec Macron : organiser notre camp social pour la riposte !

Une semaine après la répression sans précédent de la manifestation du 1er mai, et la tentative de mensonge d’Etat autour de l’hôpital de la Pitié Salpétrière, la police s’en est à nouveau donné à cœur-joie, avec de nouvelles étapes franchies dans l’absurdité de la répression. Le 9 mai, ce sont quatre manifestant à Nice, dont un militant du SNES connu sur la ville pour son engagement, qui ont été interpellés, placés en garde à vue, et risquent des poursuites judiciaires, tout cela pour avoir crié des slogans hostiles à la présence du syndicat de police Alliance, lié à l’extrême-droite, dans la manifestation. Samedi dernier, c’est une enseignante parisienne, et son mari, qui ont été arrêtés à la fin de la manifestation des Gilets Jaunes, et placés en garde à vue, pour une pancarte mettant en cause Castaner et Macron.

Après le 9 mai : il faut un plan pour préparer le tous ensemble !
Si le pouvoir lâche sa police en lui laissant quartier libre pour déchaîner toute sa violence, c’est parce qu’il craint plus que jamais l’explosion sociale. Le 9 mai dernier, 250 000 personnes ont encore défilé dans les rues du pays pour combattre la politique du gouvernement, en particulier des enseignants et enseignants, en lutte contre les réformes Blanquer, et des hospitaliers et hospitalières, révoltés par la casse de l’hôpital public. Cependant, on voit bien que, face au déchaînement de répression, face au mépris de classe du gouvernement, face à l’arrogance des patrons, la riposte est bien en-deçà de ce qu’il faudrait. Pour l’instant, après le 9 mai, où seule la fonction publique était appelée à la grève, aucune nouvelle date de mobilisation n’est donnée par les directions syndicales. Or, ce qu’il faudrait, c’est bel et bien y aller, toutes et tous ensemble, au même moment, et s’y mettre aussi longtemps qu’il le faudra pour les faire reculer ! C’est avec cet objectif que des enseignants ont voté la grève reconductible, comme dans le 92 ou sur Paris.

Contre tous les politiciens bourgeois : voter pour notre camp, voter Lutte Ouvrière
Car la solution viendra bien de notre mobilisation, sur le terrain qui est le nôtre, celui de notre classe : la grève, les manifestations, les blocages. La solution ne viendra certainement pas des politiciens et politiciennes qui parlent du « peuple », faisant croire que certains patrons seraient plus de notre côté que d’autres, qui désignent comme boucs émissaires les étrangers, les immigrés, et qui prétendent qu’en fermant les frontières nous serions davantage protégés du capital. En cela, l’appel de certains gilets jaunes à « voter tout sauf Macron » est un dangereux échappatoire. 34 listes se présentent aux européennes, un record. Et parmi ces 34 listes, sept sont ouvertement d’extrême-droite ! Autant le dire : ce n’est pas de ce magma que pourra sortir une quelconque solution positive pour les travailleurs et travailleuses, pour les jeunes, pour toutes celles et ceux qui sont exploités, opprimés par cette société capitaliste.
Bien au contraire, tout comme par nos luttes il est nécessaire de nous affirmer en tant que camp social, de la même façon, dans les élections, il est nécessaire d’afficher notre indépendance de classe ! C’est pourquoi le seul bulletin de vote qui pourra en quelque manière remettre en cause la politique du patronat et du gouvernement à sa solde, c’est le bulletin de vote Lutte Ouvrière.

lundi 6 mai 2019

com 9 mai

image.pngCOMMUNIQUE DU NPA, comité Lannuon Gwengamp, Bear, Pempoul

Manifestation à LANNION le 9 Mai à 

11h00
 
Faisons converger nos luttes contre Macron et son système !
 

Public, privé, usagers : même combat !
Sous la pression de la mobilisation , Macron a annoncé revenir sur les 120000 suppressions d’emploi de fonctionnaires et suspendre les fermetures d’hôpitaux et d’écoles (sauf… si le maire est d’accord !)
Mais cela n’exclut pas la fermeture de classes et de services hospitaliers !! Ces maigres promesses cachent mal sa politique, à nouveau exprimée dans son « Projet de loi de transformation de la fonction publique », de casse des services publics. Une casse contre laquelle se mobilisent aujourd’hui les agents de la Fonction publique mais que dénoncent également les usagers qui, dans les classes populaires, ont un besoin tout particulier de services publics de qualité et de proximité.
Le 9 mai, nouvelle étape dans la mobilisation - Pour une riposte générale !
Macron a cru venir à bout de la colère populaire, exprimée notamment par le mouvement des Gilets jaunes, en lançant son soi-disant « grand débat national ». Un grand… enfumage national ! Un cirque médiatique où Macron a fait de la promotion, au frais du contribuable, pour sa politique au service du Medef et des ultra-riches, déjà gavés de dividendes . Résultat : des miettes à toutes celles et ceux qui se mobilisent depuis des mois sur les ronds-points, dans la rue, sur leurs lieux de travail. Les principales revendications - démocratiques, sociales, écologiques - sont totalement ignorées. Pas un mot sur une augmentation des salaires, des pensions, des allocations - des mesures pourtant urgentes face à la misère toujours grandissante. Macron veut même nous faire travailler plus, alors que ce pays compte officiellement 6 millions de chômeurs !
C’est toutes et tous ensemble qu’il faut lutter !
La politique de la carotte ne marchant pas, le gouvernement utilise le bâton de la répression pour nous faire taire : blesser, mutiler, criminaliser, judiciariser. Une violence policière qui est le corollaire de la violence sociale, de la guerre de classe qui s'intensifie.
Contre la montée de l’extrême droite nationaliste et raciste légitimée par l’ignoble politique anti-migrants du gouvernement et qui surfe dangereusement sur la crise et le désespoir que génèrent le capitalisme et les politiciens à son service, qu’ils soient de droite ou qu’ils se prétendent de gauche.
Pour mettre fin au massacre démocratique, écologique et social, il nous faut être plus unis, mobilisés et forts : amplifier et faire converger nos luttes et nos résistances multiples pour frapper ensemble nos ennemis communs, le Medef et son gouvernement.

En finir avec une société qui exploite toujours plus celles et ceux qui sont en activité alors qu'elle en jette des millions d’autres dans la misère, le chômage ou la précarité. Pour une répartition du temps de travail existant afin de pouvoir travailler tou-te-s, mieux et moins longtemps ! Une autre société vraiment démocratique débarrassée de l’exploitation et des oppressions capitalistes est nécessaire et possible pour sauver l’humanité et la planète.




                           OUEST FRANCE

Lannion. 350 personnes contre la « casse du 

service public »

Après les prises de parole, le cortège s’est élancé vers le centre-ville de Lannion.
Après les prises de parole, le cortège s’est élancé vers le centre-ville de Lannion. |  
 
Un mot d’ordre intersyndical pour soutenir la fonction publique a rassemblé ce jeudi 9 mai 2019 quelque 350 personnes à Lannion (Côtes-d’Armor), venues de l’hôpital, des collectivités et des établissements scolaires.
Les agents de la fonction publique étaient appelés à faire grève et à manifester ce jeudi 9 mai 2019. À Lannion (Côtes-d’Armor), ils étaient quelque 350 à s’être mobilisés, venus de la fonction publique hospitalière, territoriale ou encore de l’Éducation nationale. Tous sont vent debout contre la loi de transformation de la fonction publique. Ils demandent aussi la hausse du point d’indice, la fin du jour de carence tandis qu’ils dénoncent la précarisation et le recours trop systématique à des contractuels, alors qu’est annoncée la fermeture de 120 000 postes au plan national.
Dans l’Éducation nationale, cela se traduit par 2 650 postes en moins dans le second degré. Dans les Côtes-d’Armor, cela correspond à une quarantaine de postes en moins, ce qui se traduit par des heures de cours en moins, dénonce Christian Kervoelen, professeur d’histoire-géographie et représentant de la FSU du Trégor.

« Convergence des luttes »

Des gilets jaunes ont également pris part à la mobilisation, indiquant que leurs revendications touchaient tout le monde et qu’ils étaient sensibles à la défense de la fonction publique. Le comité de défense de l’hôpital était également présent, pour apporter son soutien au personnel et dire ses craintes face à des fermetures de service telles que la maison de périnatalité de Paimpol. À l’hôpital, les syndicats dénoncent les cadences infernales et pointent du doigt les difficultés à faire les plannings d’été. Avoir trois semaines de congés d’affilée est devenu compliqué. Sans compter les budgets, insuffisants par rapport aux besoins. On nous parle de qualité de vie au travail, de prévention des risques psycho-sociaux, mais ce qu’on vit au quotidien va totalement à l’encontre de cela.


a et r

9 Mai  
Ni la répression ni les mensonges d'Etat ne nous feront reculer.
  A partir du 9 mai, luttons et frappons ensemble pour gagner contre Macron !

Le contre-feu allumé par le gouvernement autour de la prétendue « attaque » de l'hôpital de la Salpétrière à Paris pour tenter de cacher le succès des manifestations du 1er mai un peu partout dans le pays n'aura pas duré plus de 24 heures. C'est le temps qu'il a fallu pour que Castaner et Buzyn fassent du rétropédalage après leurs gros mensonges. Non, aucun manifestantE n'a attaqué délibérément un service de réanimation. Par contre une vingtaine de personnes qui s'étaient réfugiées dans la cour de l'hôpital pour échapper aux gaz lacrymogènes ont été placées en garde en vue sans raison...avant d'être relâchées pour la quasi-totalité d'entre elles sans poursuite. Par contre les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont du ouvrir plusieurs enquêtes tellement la violence policière qui s'est abattue sur les manifestants à Paris a fini par crever les écrans de grands médias. On a pu voir ainsi, grâce aux vidéos prises par des manifestantEs, un CRS lançant… un pavé, un policier giflant un manifestant, une matraque introduite dans le pantalon d’un autre manifestant.
Un an après l'affaire Benalla, c'est une nouvelle affaire dans laquelle le gouvernement est pris en train de mentir effrontément et par la bouche même du premier flic de France, Castaner, chef d'orchestre de la violence d'Etat. Castaner dégage ! Et avec lui les LBD et les grenades de désencerclement !
A la violence d'Etat et à la violence sociale, répondons par notre arme : la grève
Jeudi l'ensemble des salariéEs de la Fonction Publique sont appelés à faire grève par de nombreuses organisations syndicales, y compris par celles qui ont depuis des années accompagné toutes les contre-réformes gouvernementales visant à casser les services publics et à détériorer les conditions de travail des fonctionnaires. C'est dire si l'heure est grave ! Oui, il faut faire échec au projet de Macron et de son ministre Dussopt qui va casser tous les statuts des salariéEs du public comme la loi Travail l'a fait pour les salariéEs du privé. Oui, il faut faire échec à Blanquer le ministre de l'éducation qui veut encore aggraver les conditions d'étude des élèves en sabordant définitivement l'école publique de la maternelle à l'Université. Oui, il faut faire échec à Buzyn qui veut encore plus rentabiliser les services de santé... La liste est longue parce qu'en fait c'est l'ensemble de la politique du gouvernement qu'il faut stopper ! Et aussi ses donneurs d'ordre, les grands patrons, ceux du CAC 40 et des multinationales, qui se gavent de profits pendant qu'on tire la langue avec nos salaires et nos retraites de misère !
Alors oui, si l'heure est grave, il ne faut plus tergiverser comme le font les directions syndicales depuis des lustres. On ne peut plus se contenter d'une journée de grève tous les six mois. Après plus de cinq mois de mobilisation des Gilets Jaunes, alors que de nombreuses luttes se développent dans plusieurs secteurs des services publics, notamment la santé et l'éducation, que les mobilisations contre le dérèglement climatique prennent de l'ampleur, que des grèves acharnées ont lieu de manière isolée, il est plus que temps d'unir toutes les colères pour frapper ensemble, pour être enfin efficaces !
Et tous ensemble et toutes ensemble, ouais !
Le 9 mai c'est en fait partout qu'il faudrait se mettre en grève ce jour-là et les jours suivants. C'est ce que défendent déjà de nombreux syndicalistes d'entreprises privées, comme McDonald's ou Free, aux côtés des postiers et postières du 92 en grève depuis plus d'un an ! A partir du 9 mai, public, privé, jeunes, lycéens et étudiants, tous en grève et dans la rue ! Nous tous et toutes pouvons œuvrer à la construction d’un mouvement d’ensemble, d’une riposte générale capable de tout bloquer. Dans notre histoire, ce sont les grèves générales qui ont permis de faire des bonds en avant pour nos droits : congés payés, liberté d’expression dans les entreprises, hausse de salaires… car les patrons et les gouvernements craignaient de perdre bien plus que ça.

europe

Elections Européennes en Bretagne: non à la participation.

Voici le texte cosigné par deux des composantes de l'indépendantisme de Gauche en Bretagne à propos du scrutin Européen du 26 mai prochain. Elles avaient également signé avec d'autres organisations indépendantistes et anticapitalistes Européennes un texte internationaliste sur ce sujet : “Pour la souveraineté des peuples, non à l’Union Européenne”. 

Elections Européennes en Bretagne: non à la participation.

Le scrutin européen approche et entant que militantEs Indépendantistes de Gauche pour une Bretagne libre, réunifiée , brittophone, socialiste, féministe, antipatriarcale nous tenons a faire connaitre notre position.

En tant que BretonNEs, nous constatons que la Bretagne qui était au dernier scrutin noyée dans une circonscription Grand Ouest sans âme est définitivement absente de cette élection par la mise en place de la liste unique qui est un dispositif de plus pour nier le caractère plurinational de cet état. Nous ne pouvons donc nous exprimer en tant que peuple distinct dans cette élection.
L’UE ne nous à pas garantie l’égalité linguistique car en ne reconnaissant de façon officielle que les langues et cultures des états dominants l’UE nie la diversité linguistique et culturelle. Elle ne garantit en rien les droits linguistiques et culturels de millions de citoyens européens et singulièrement des Bretons.
En tant que militantEs investiEs dans de nombreuses luttes sociales nous ne pouvons que constater que depuis la loi travail la répression policière et judiciaire des mouvements de contestations sociaux sont la norme dans cet état. A l’heure où la justice et la police déchainées cognent durement sur les révoltés des ronds-points, les émeutiers de toutes sortes , où les Gilets Jaunes et assimilés sont éborgnés par les armes de guerre de la police en toute impunité il nous parait impossible de prendre part à cette élection en faisant croire ainsi à l’existence d’une quelconque culture démocratique française.
La limitation des libertés est chaque jour confirmée par les interdictions de manifester, les arrestations de journalistes, le fichage de masse…Voter dans ce contexte comme si de rien n’était revient à être complice.
L’Union Européenne comme le FMI et la banque mondiale ont depuis le début des années 2000 dans l’état français et ailleurs en Europe, par des demandes d’ajustements budgétaires dégradés nos conditions de vie de travailleurs, de membres des classes les plus populaires en comprimant les dépenses de santé, d’éducation, en dérégulant le droit du travail. Ce sont ces mesures d’austérité que les plus pauvres, les femmes, les jeunes, les migrants sont les premiers à subir de plein fouet particulièrement hors des métropoles.

En tant qu’alliés des luttes LGBTQI nous constatons que  les forces  racistes et xénophobes en Europe mettent en avant un projet de société rétrograde ultra patriarcal, s’attaquant aux droits des femmes et des personnes LGBTQI. Les institutions européennes ne sont pas garantes de ces droits, la lutte collective et une meilleure visibilité des pratiques et revendications antipatriarcales et féministes dans nos luttes si.
En tant qu’anticolonialistes nous affirmons notre solidarité avec les peuples sous domination coloniale française en Kanaky, Polynésie, Gaudeloupe, Martinique, Guyane, Réunion dont ce droit fondamental à se déterminer librement est nié et à qui l’ont ose présenter la participation aux élections du parlement Européen comme un exercice démocratique
En tant qu’internationalistes nous constatons que l’Union Européenne a soutenu le dictateur Erdogan contre les peuples de Turquie dont les Kurdes et légitimé les agressions impérialistes au Moyen Orient. Le Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK figure toujours sur la liste des organisations terroristes de l’UE alors que c’est la résistance Kurde qui s’est battue contre DAESH.
Elle reste un soutien de poids à la politique Israélienne de soumission et de spoliation du peuple Palestinien et de sa résistance.
La faillite de l’Union Européenne est totale tant elle est restée silencieusement complice de la monarchie espagnole qui a violemment réprimé le peuple Catalan et ses dirigeants qui a osé voter son indépendance.
De même cette UE a prouvé son inefficience pour garantir aux Gallois, Ecossais, Irlandais une alternative qui leur soient spécifiques au chaos du Brexit en respectant leur droit à l’autodétermination.
Toute institution n’incorporant pas le droit à l’autodétermination des peuples, condamne les nations sans état à la disparition ou à l’assimilation. Ainsi l’UE nie la diversité des peuples qui la constituent et transforme l’Europe en une prison pour les peuples qui ne disposent pas d’état propre.
De plus L’UE et la France sont déjà en train d’appliquer des politiques migratoires inspirés par l’extrême-droite comme le prouve le grand cimetière méditerranéen. Face au repli sur soi bleu blanc rouge et suprémaciste blanc nous réaffirmons notre attachement à une Bretagne terre d’asile pour les réfugiéEs.
Sur le plan de la Défense de l’environnement les luttes victorieuses récentes en Bretagne contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, les projets d’extraction minières prouvent que les mobilisations populaires multiformes bousculant la légalité des capitalistes et non des institutions sur lesquelles nous n’avons aucune prise permettent de gagner grâce aux luttes collectives et à la défense des communs.
iI n’est pas possible de réformer l’Union européenne afin qu’elle réponde aux intérêts des peuples et des classes populaires. La Troïka, la Commission européenne, l’OTAN, EUROPOL… sont des structures totalement antidémocratiques et le Parlement européen est un organisme inopérant et parasitaire au service des élites et des multinationales.

Pour toutes ces raisons nous invitons nos militantEs et sympathisantEs à boycotter le scrutin du 26 mai, à le perturber en ne participant pas de façon normalisée à cette mascarade partout en Bretagne.
Toute alternative à la démocratisation passera par la déconstruction de l’Union Européenne et la construction d’un modèle d’intégration, qui, au-delà de l’espace géographique actuel, sera basé sur la solidarité et la souveraineté des peuples et singulièrement du droit à l’autodétermination du peuple breton dans le cadre d’un agenda politique qui lui soit propre.

Signataires :
La Gauche Indépendantiste ( Breizhistance)
Collectif Dispac’h
 

jeudi 2 mai 2019

PREMIER MAI

 OUEST FRANCE

VIDEO. Intersyndicale à Guingamp : « Repeindre le capitalisme en vert est une illusion »

Environ 300 à 400 manifestants ont défilé dans les rues de Guingamp à l’occasion du 1er mai 2019.
Environ 300 à 400 manifestants ont défilé dans les rues de Guingamp à l’occasion du 1er mai 2019. | OUEST-FRANCE
L’intersyndicale CGT, Sud Solidaires, FSU organisait ce mercredi la traditionnelle manifestation du 1er mai, à Guingamp (Côtes-d’Armor). Le discours, autour de « la défense du service du public », la fiscalité et l’écologie, a été suivi d’un défilé en ville.

La traditionnelle manifestation du 1er mai à Guingamp (Côtes-d’Armor) était cette année organisée par l’intersyndicale CGT, Sud Solidaires et FSU. D’autres syndicats ont préféré se rassembler à Saint-Brieuc.

Un regroupement de 300 à 400 personnes s’est formé sur la place de l’échiquier en fin de matinée, près de la mairie de Guingamp, pour écouter le discours prononcé par Hervé Guillaume, secrétaire adjoint de l’union locale CGT. Quelques Gilets jaunes ou encore des militants de Lutte ouvrière ou du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) ont également fait le déplacement.
« Face à la richesse insolente, à l’explosion de l’exploitation capitaliste, au désastre environnemental, au pillage généralisé des hommes et des ressources nous dénonçons avec des millions de travailleurs dans le monde le système capitaliste mondialisé », affirme l’intersyndicale.
Le secrétaire adjoint de l’union locale CGT, Hervé Guillaume, a lu un discours au nom de l’intersyndicale, le 1er mai 2019, à Guingamp. | OUEST-FRANCE

« Faire payer les riches »

Dénonçant un État « autoritaire », les syndicats demandent « une meilleure répartition de l’impôt », dont la baisse de la TVA et des taxes sur l’essence. « Il s’agit pour nous de faire payer les riches pour financer, notamment, des services publics accessibles et de qualité. »

Manifestation pour le service public

Ils s’élèvent aussi contre le projet de loi de transformation de la fonction publique, vu comme « un dynamitage organisé ». L’intersyndicale s’oppose à « une logique ultralibérale qui prône l’individualisme : nous manifesterons le 9 mai pour la défense de notre service public. »

« Changer le système »

Enfin, « repeindre le capitalisme en vert est une illusion, poursuit Hervé Guillaume. Changeons le système, pas le climat. Il ne peut y avoir une transition au seul profit des intérêts privés. Déjà, l’Europe est confrontée aux migrations climatiques. Va-t-elle, comme pour les réfugiés des guerres récentes, se couvrir de honte en niant les droits humains ? »
Environ 300 à 400 manifestants ont défilé dans les rues de Guingamp à l’occasion du 1er mai 2019. | OUEST-FRANCE
Cette prise de parole a été suivie d’un défilé en ville.

AIR


Breizhistance appelle le conseil régional à étudier l’étendue géographique de la gratuité des transports en commun lors des pics de pollution.
Breizhistance appelle le conseil régional à étudier l’étendue géographique de la gratuité des transports en commun lors des pics de pollution.
Étendre géographiquement la gratuité de tous les transports en commun lors des pics de pollution. Une mesure revendiquée par Breizhistance, mercredi matin, en amont de la manifestation intersyndicale du 1er mai. « On ne comprend pas pourquoi la problématique de pollution s’arrête aux portes de Rennes », s’interroge Gaël Roblin, militant du comité guingampais de la Gauche indépendantiste, lors d’un rendez-vous fixé devant la gare ferroviaire de Guingamp. Et ce, dans la foulée du lancement sur internet de la campagne « BreizhForClimate » suite aux différents épisodes de pollution subis par la Bretagne depuis le mois de janvier. « Il y a eu au moins quatre alertes sur AirBreizh (organisme environnemental) quant à la très mauvaise qualité de l’air de la région dû aux particules fines. »

Réduire le taux de particules fines dans l’air


Une action menée dans l’idée que, lors des pics de pollution, l’ensemble des transports publics régionaux, et notamment le TER, soient gratuits. Et ce, en vue de réduire le taux de particules fines dans l’air. « Ce type de mesures incitatives existe dans les métropoles comme Rennes et c’est transposable partout en Bretagne. Bien sûr, ce sera un manque à gagner pour la Région et la SNCF, mais ce n’est rien par rapport au coût induit par les maladies respiratoires ». Et si Breizhistance a choisi Guingamp pour entamer cette démarche, c’est « parce qu’il faut agir localement et parce que Gérard Lahellec (vice-président chargé des transports et des mobilités en Bretagne) est originaire des Côtes-d’Armor », confie Gaël Roblin.

« On risque de sauver des vies »


Face à cette problématique environnementale, « il faut une prise de conscience collective. On veut qu’il y ait un débat de société, que les élus locaux qui ont la compétence des transports se positionnent et donc que cette revendication soit à l’ordre du jour de la session du conseil régional de Bretagne des 20 et 21 juin ».
Sinon, à cette occasion, « on ira à Rennes en TER sans payer, quitte à prendre des amendes. S’il le faut, on bousculera la légalité », assure le membre du comité guingampais de la Gauche indépendantiste. Breizhistance et Gaël Roblin invitent donc à la mobilisation. « On risque de sauver des vies et je pense que c’est un risque à prendre ».

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/pic-de-pollution-un-appel-a-la-gratuite-des-transports-01-05-2019-12272866.php#VXVr97gU1VIr9HXQ.99

lundi 29 avril 2019

1ER MAI OF

OUEST FRANCE

Guingamp. Le rassemblement du 1er mai tombe à point nommé

Kenny Delferrier, militant, Martine Le Gallou, trésorière adjointe, Thierry Perennes de l’Union locale CGT, Christiane Perennes, trésorière et Jocelyne Aubin, secrétaire de Sud Solidaires.
Kenny Delferriere, militant, Martine Le Gallou, trésorière adjointe, Thierry Perennes de l’Union locale CGT, Christiane Perennes, trésorière et Jocelyne Aubin, secrétaire de Sud Solidaires. | OUEST-FRANCE
Vendredi 26 avril, l’Union locale de la CGT s’est réunie avec Solidaires et FSU pour organiser le rassemblement du 1er mai à Guingamp (Côtes-d’Armor). Une manifestation qui vient aussi en réaction aux dernières réponses du président de la République pour le Grand débat.

L’Union locale de la CGT, Solidaires et FSU organisent leur traditionnel rassemblement mercredi 1er mai, sur l’échiquier de la place du Champ-au-Roy de Guingamp (Côtes-d’Armor). Ce dernier sera organisé autour d’un défilé et d’un apéritif musical. Dans de nombreuses villes bretonnes, l’Intersyndicale prévoit de manifester en ce jour de fête du Travail. À noter, Force ouvrière appelle à se concentrer sur le rassemblement de Saint-Brieuc.

« Cette manifestation porte une saveur particulière puisqu’elle a lieu quelques jours après la réponse au Grand débat faite par Emmanuel Macron , remarque Thierry Perennes, porte-parole de l’Union locale de la CGT. Nous en profiterons pour exprimer notre mécontentement concernant cette nouvelle déclaration. »

Écologie, salaires et infrastructures

Plusieurs thématiques sont pointées du doigt par l’Intersyndicale. « Nous observons une certaine déception quant à l’absence de réponse sur les sujets écologiques, déclare Jocelyne Aubin, de Solidaires. À Triskalia, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail est en diminution. Le contexte est assez explosif. »

Thierry Perennes, lui, alerte également sur « les particules fines » et « les effets » que peuvent avoir ces dernières sur notre organisme. Autre sujet oublié par le président selon le syndicaliste : « les revalorisations salariales ». Il craint également « la potentielle externalisation de la gestion des routes départementales aux communautés de communes et des autoroutes à des sociétés privées. »

Autant de sujets qui seront abordés lors du rassemblement.
Mercredi 1er mai, rassemblement à partir de 10 h 30 place du Champ-au-Roy.
Guingamp. 
 

bb

    ROSTRENEN, quand le drapeau des Bagadou Stourm  
       flotte  sur le rond point du Faouedig , RN 164.

image.pngSamedi 27 avril, un automobiliste de passage a photographié sur le rond point lieu de rendez vous des "gilets jaunes" un drapeau du Bagadou Stourm. Ce qui pourrait passer pour anecdotique prend une importance particulière, tant il démontre que ce mouvement peut être grangréné par les idées fascisantes voire nazies. 
Nous savons comment s'est terminé l'histoire des groupes de combat issus du Parti Nationaliste Breton, alias Breizh Atav. Une partie d'entre eux, pas tous cependant, le groupe de St Nazer rejoignant la résistance, sont passés sous le sinistre nom de Bezenn Perrot à la Waffen SS.
Or tragédie de l'histoire la Bezenn a arrêté deux jeunes de Rostrenen et Kergrist Moelou, commune proche, les a torturé à Bourbriac puis assassiné à Plougonver.
Voir ci dessous Marcel Sanguy et Albert Torquéau.
La vigilance est de mise à la veille de ce premier mai 2019 alors que sur d'autres villes, Guingamp, Lannion s'agitent des militants d'extrême droite qui fort habilement avancent masqués et se fondent dans le mouvement des GJ.

Comme il y a des décennies sur les bords de l'Ebre, nous reprenons le vieux cri des républicains espagnols et des brigadistes: No Pasaran.


EXTRAIT DU  MAITRON

Marcel SANGUY 

Né le 23 décembre 1908 à Angers (Maine-et-Loire), abattu le 16 juillet 1944 par les Allemands à Garzonval en Plougonver (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; chiffonnier ; FTP.
Le 11 juillet 1944, Marcel Sanguy, chiffonnier à Kergrist-Moëlou (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), est arrêté avec son camarade Albert Torqueau* à Canihuel (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) au cours d’une opération menée par l’armée allemande et par des miliciens du Bezen Perrot. Dans ce secteur la résistance FTP est fortement implantée.
Détenu dans la maison du notaire Monsieur Souriman occupée par le Bezen Perrot au bourg de Bourbriac (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), il y fut martyrisé.
Le 16 juillet 1944, les miliciens emmenèrent sept détenus dont Marcel Sanguy à bord d’un camion jusqu’à Garzonval en Plougonver. Ils furent tous abattus dans un fossé en bordure de la voie ferrée Guingamp (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) – Carhaix (Finistère) d’une balle dans la nuque.
Pierre Maillard, François-Louis Le Berre, François-Marie Le Berre, Jean-Louis Corbel, Marcel Sanguy, Pierre Sécardin et Albert Torquéau furent abattus..
Marcel Sanguy était marié, un enfant, il avait 36 ans.
Le nom de Marcel Sanguy figure sur Le Monument de Garzonval en Plougonver. Une rue de Rostrenen porte le nom de Marcel Sanguy.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord



Albert Torqueau

Né le 22 juillet 1920 à Brest (Finistère), abattu le 16 juillet 1944 par les Allemands à Garzonval en Plougonver (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) ; instituteur ; commissaire aux effectifs de la compagnie FTP Marcel Berthou.
La mère d’Albert Torquéau, née Louise Le Jan (voir Marie-Louise Torqueau->209856], perdit deux autres de ses enfants (une fille et un garçon) à la suite de maladies, elle fut maire adjoint communiste de Belle-Isle-en-Terre (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) à la Libération.
Son fils Albert Torquéau était instituteur public à Rostrenen (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor). Le 11 juillet 1944, il fut arrêté avec son camarade Marcel Sanguy à Canihuel (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) au cours d’une opération de police effectuée dans la région de Saint-Nicolas-du-Pélem (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) par l’armée allemande et par des miliciens du Bezen Perrot. Dans ce secteur la résistance FTP est fortement implantée. Détenu dans la maison du notaire Monsieur Souriman occupée par le Bezen Perrot au bourg de Bourbriac (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor), il y fut martyrisé.
Le 16 juillet 1944, les miliciens emmenèrent sept détenus dont Albert Torquéau à bord d’un camion jusqu’à Garzonval en Plougonver. Ils furent tous abattus dans un fossé en bordure de la voie ferrée Guingamp (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor) – Carhaix (Finistère) d’une balle dans la nuque.
Pierre Maillard, François-Louis Le Berre, François-Marie Le Berre, Jean-Louis Corbel, Marcel Sanguy, Pierre Sécardin et Albert Torquéau furent abattus.. Albert Torquéau avait 24 ans.
Albert Torquéau est inhumé au cimetière de Locmaria en Belle-Isle-en-Terre. Son nom figure sur Le Monument de Garzonval en Plougonver ; sur Les Plaques et cadre d’Albert Torquéau, écoles publiques, 2 rue Rosa Le Hénaff en Rostrenen ; sur Le Monument cantonal de Saint-Paul en Louargat ; et sur La Plaque de l’Ecole Normale des Instituteurs à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord ; Côtes d’Armor). Une rue de Rostrenen porte le nom d’Albert Torquéau.
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Site des Lieux de Mémoire du Comité pour l’Étude de la Résistance Populaire dans les Côtes-du-Nord




samedi 27 avril 2019

Premier Mai 2019, journée internationale des travailleurs et travailleuses.

Le premier Mai est  la seule journée généralement chômée et payée dont bénéficie toutes et tous les travailleurs du monde. Elle est " laique" au sens ou aucune obédience religieuse ne peut se l'approprier.Enfin elle est le fruit de la lutte de millions de travailleurs et travailleuses depuis la fin du 19éme siècle pour leur émancipation sociale et politique.
Cette année dans un contexte de répression sociale, de remise en cause des droits sociaux, de chômage massif, de montée de l'urgence climatique le premier mai doit exprimer la solidarité de tous ceux qui ne vivent que de leur travail.
Plus que jamais de l'air, ouvrons les frontières,
Plus que jamais changeons le système, pas le climat
Plus que jamais dénonçons les politiques autoritaires et fascisantes
Plus que jamais un autre monde et possible.

Le NPA appelle à se joindre aux rassemblements et manifestations organisées par le mouvement ouvrier à Lannion, Guingamp et Paimpol.

Guingamp le 27 avril 2019

mercredi 24 avril 2019

1er mai

PALHETA


Hugo Palheta  interview au "média"

  9782348037474


Hugo Palheta est membre du NPA

En quoi le fascisme n’est-il pas une catégorie historique obsolète mais une catégorie politique toujours d’actualité ?

Ugo Palheta : La raison principale, c’est que la catégorie de “fascisme” est plus précise et utile que celle de “populisme”, non seulement pour caractériser la plupart des extrêmes droites contemporaines, mais aussi pour penser le type de danger qui hante notre temps ; car le fascisme est le nom à la fois d’un projet politique spécifique et du mouvement par lequel le capitalisme se perpétue sous des formes catastrophiques, par la destruction de toute démocratie.
La catégorie de “populisme” esquive complètement ce double aspect. Si l’on se fonde sur les définitions qui sont données par les historiens ou politistes mainstream qui y recourent (reposant sur des critères aussi vagues que l’usage de la démagogie ou d’une rhétorique de l’appel au peuple face aux élites), cette catégorie ne permet nullement de spécifier le type de projet qui est porté par la plupart des forces d’extrême droite.
À l’inverse, la catégorie de fascisme permet d’insister sur la continuité souterraine entre l’idéologie du fascisme historique et l’idéologie de forces comme le FN (devenu RN), la Lega en Italie, ou encore Bolsonaro au Brésil, à savoir le projet d’une régénération de la nation par purification violente (ethnique et politique).

Vous critiquez deux idées. D’une part que le fascisme serait produit “nécessairement” par le capitalisme en crise. D’autre part qu’il serait un simple instrument de la bourgeoisie pour asseoir sa domination.

Oui, j’insiste sur le fait que le fascisme, s’il ne peut parvenir et se maintenir au pouvoir qu’en nouant des alliances avec la classe dominante (notamment en obtenant le soutien politique d’organisations ou de dirigeants appartenant à la droite conservatrice, mais aussi en passant des compromis avec le patronat, l’armée, etc.), n’est pas le simple produit d’une conspiration bourgeoise.
Le fascisme est d’abord le produit de la décomposition de l’ordre politique, de ce que je nomme dans le livre une crise d’hégémonie généralisée. Celle-ci se manifeste à travers l’effondrement brutal de la légitimité des représentants politiques traditionnels de la bourgeoisie ainsi que l’affaiblissement des formes de contre-hégémonie issues des gauches, autrement dit leur incapacité de se hisser à la hauteur de la situation historique et à proposer une solution à la crise politique.
Le fascisme ne dérive donc pas d’une réaction de la bourgeoisie à une crise révolutionnaire, au cours de laquelle les classes populaires seraient à l’offensive et menaceraient l’ordre social, mais d’une crise de gouvernabilité qui combine une impuissance politique de la bourgeoisie, un recul des mouvements de gauche, et la conquête d’une audience de masse par une organisation d’extrême droite ; des traits que l’on retrouve précisément dans la France contemporaine.
C’est dans ce type de situation que la classe dominante peut être amenée à passer un compromis avec le fascisme en pensant reprendre le contrôle du pouvoir politique plus tard. Ce qui s’est avéré un pari très hasardeux puisque, si les fascistes laissent les coudées franches aux capitalistes sur le plan économique et leur permettent d’accroître leurs profits (en les débarrassant de toute organisation de défense des salariés), ils sont prêts à tout pour se maintenir à la tête de l’État, ne serait-ce que pour continuer à en tirer eux-mêmes un maximum de privilèges matériels.

Vous avancez que le durcissement autoritaire de l’État capitaliste, en allant toujours plus loin dans la destruction des droits et des libertés fondamentales, crée un terrain juridique et institutionnel propice à l’instauration d’une dictature fasciste.
Effectivement, la poussée autoritaire que connaissent les États capitalistes, notamment en France, rend possible à terme le glissement de la situation qui est encore la nôtre (mais l’est de moins en moins), à savoir une domination bourgeoise sous contrainte du droit (respect des libertés publiques notamment) et limitée par des conquêtes sociales (protection sociale, Code du travail, services publics, etc.), vers une nouvelle situation : une dictature ouverte ne se contentant plus de rogner ces conquêtes et l’État de droit mais décidée à les rayer de la carte, de même que toute forme d’intervention populaire et tout mouvement de contestation (syndical, antiraciste, féministe, etc.).
Le fascisme ne devient possible comme régime politique que parce qu’il est d’une certaine manière déjà là, en pointillés, à travers des processus de fascisation qui imprègnent le champ politique, s’intègrent à la mécanique de l’État et affectent les subjectivités.

https://comptoir.org/

 

 

lundi 22 avril 2019

pontrev

LE TELEGRAMME


La catastrophe initiée par les décisions du Conseil Départemental de restructurer  les services d'aide et du  soin à domicile prend de l'ampleur.
Rappelons que lors des dernières élections au Conseil Départemtal seul le NPA présent dans ce canton de Bégard Pontrieux avait proposé la mise en place d'un grand service public du maintien à domicile.
Ce qui induisait l'intervention directe du Conseil Départemental et la création d'un service unique sur le département .
Avec des personnels sous statut de la fonction publique territoriale comme pour les EHPAD.
Pourquoi ce qui est possible pour les maisons de retraite ne le serait pas pour ces services?





Près de cent personnes se sont rassemblées tout d’abord sur le parking de La Passerelle afin d’écouter les différentes interventions.
Près de cent personnes se sont rassemblées tout d’abord sur le parking de La Passerelle afin d’écouter les différentes interventions.
Dans le cadre de l’Asad Goëlo Trieux, association d’aide, de soins et de services à domicile, issue de la fusion, en 2017, du CCE de Plouha et du CASD de Paimpol et en 2018, avec le CCE de Pontrieux, Guy Connan, maire de Ploézal et vice-président de l’Asad, avait tenu à exprimer, il y a quelques jours, son inquiétude « pour l’avenir de la fusion de l’ex-comité de Pontrieux, avec l’Asad », déplorant « la nouvelle ligne de management qui s’est faite de manière brutale, sans concertation et les tensions qui perdurent, etc. Une telle entité peut devenir très fragile s’il n’y a pas de cohésion sociale » ; ajoutant que des actions n’étaient pas à exclure.

Samedi, une manifestation s’est tenue à Pontrieux, en présence d’une bonne centaine de personnes (personnels de l’antenne de Pontrieux, qui comptent près de 50 salariés, soutenus par la CGT, élus, représentants des usagers, etc.). Une représentante du personnel de Pontrieux a présenté les principales revendications : « Plus de communication et de dialogue social ; plus d’écoute et de respect pour les salariés et les usagers ; l’application de la loi en matière du paiement des km ; refus des astreintes administratives, etc. Au comité de Pontrieux, nous avons une identité, des valeurs, nous sommes très proches de nos usagers et de leur famille et nous tenons à le rester. »
Guy Connan et une représentante de la CGT ont ensuite pris la parole, puis les participants ont défilé dans la ville.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/pontrieux/asad-goelo-trieux-revendications-a-l-antenne-de-pontrieux-21-04-2019-12264396.php#yCcPAJ2DjjOy71DI.99

OUEST FRANCE

Pontrieux. Les employées de l’ex-comité d’entraide demandent « plus de dialogue »

Avant de défiler en ville, le personnel de Pontrieux avec les élus en arrière-plan, écoute l’intervention de la déléguée et du vice-président.
Avant de défiler en ville, le personnel de Pontrieux avec les élus en arrière-plan, écoute l’intervention de la déléguée et du vice-président. | OUEST-FRANCE
Le comité d’entraide du pays de Pontrieux a fusionné il y a six mois avec l’Asad Goëlo. Depuis quelque temps, la tension monte, selon les employés, la reconnaissance n’est pas au rendez-vous. Samedi 20 avril 2019, une manifestation s’est déroulée à Pontrieux (Côtes-d’Armor).
Une centaine de personnes étaient présentes samedi matin devant le local de l’antenne de l’ex-comité d’entraide du pays de Pontrieux. L’antenne est depuis six mois en période fusion, pour cinq années, avec l’association de service d’aide à domicile (Asad) du Goëlo. Cette association regroupe les aides à domicile des pays de Paimpol, de Plouha et de Pontrieux. Chaque structure a apporté une somme dans la corbeille de mariage. À savoir 300 000 € pour Pontrieux, ainsi que le personnel, 40 aides à domicile et huit aides soignantes. Et c’est là que le bât blesse, « surtout au niveau du rapport humain. »

« Plus d’écoute et de respect »

« Nous voulons plus de communication et de dialogue social. Nous voulons aussi plus d’écoute et de respect pour les salariés et les usagers » , indique Dominique Gelgon, déléguée du personnel à Pontrieux. Le personnel veut que le paiement des kilomètres au réel soit appliqué, ainsi que le temps d’inter-vacation.

De nombreux élus présents

« Nous voulons récupérer l’autonomie du personnel administratif, une simplification des procédures, le refus des astreintes administratives communes aux trois entités. Ainsi que le refus de se voir imposer le travail du mardi au samedi, alors qu’il est actuellement du lundi au vendredi, avec des interventions le week-end » , ajoute Dominique Gelgon, au micro, devant un parterre fourni où l’on trouve beaucoup d’élus du pays de Pontrieux, et les déléguées de Paimpol et de Plouha.

« Le côté humain doit rester au cœur de l’Asad »

Le personnel demande aussi que les changements soient faits avec concertation. « Notre antenne a une identité, des valeurs que nous voulons garder. Nous sommes très proches de nos usagers et de leurs familles. Nous tenons à le rester  », conclut la déléguée du personnel. Guy Connan, vice-président de l’Asad, est intervenu, mettant en avant les valeurs de l’association à préserver. « Le côté humain doit rester au cœur de l’Asad. Nous devons garder l’identité d’une association, et non d’une entreprise » .