mardi 2 juin 2026

bourbriac

 

        RASSEMBLEMENT DU  JEUDI 28 MAI

                               CONTRE

             LE BANQUET DU RN.BOURBRIAC.


                                         Intervention en introduction .



Chère et cher camarade et ami.e



En préambule à cette intervention d’ouverture de notre rassemblement la prudence, l’honnêteté et la tradition ouvrière vis à vis de notre longue histoire de lutte méritent quelques précisions.

Ce rassemblement initié par l’Intersyndicale devant la maison du notaire Sourimant n’est pas une commémoration historique.

Nous n’avons surtout pas la prétention de préempter la mémoire des résistants torturés dans ce sinistre lieu.

Nous avons aussi souhaité respecter la famille qui y habite et qui n’a pas à porter l’histoire que nous a légué l’occupation nazi.

Nous le disons donc publiquement.


Il n’est surtout pas non plus question pour l’Intersyndicale de Guingamp de démêler les responsabilités des divers protagonistes qui ont fait de la maison Sourimant un lieu de torture et de détention.

Nous savons que bien des chercheurs ,des historiens locaux ou de Bretagne ont des thèses contradictoires, voir violemment opposées.

Ici nous dénoncerons le nazisme et son corollaire le fascisme.

Nous dénoncerons les IDEOLOGIES, c’est à la justice humaine de condamner les individus pas à nous.


SOUVENONS NOUS.

En mai 1944, le régime nazi est aux abois, l’armée rouge avance à l’EST le débarquement à l’OUEST est imminent.

Brest brûle, Lorient agonise.

Partout les troupes d’occupation traquent les maquis naissant, le centre Bretagne est quasi sous les contrôle de la résistance. Mais surtout des centaines de jeunes refusent le service du travail obligatoire soit en Allemagne, soit sur la cote pour construire le mur de l’Atlantique

Ces jeunes se réfugient dans les campagnes, dans les fermes, la population bretonne très opposée à l’occupation les cache, les nourrit.

Notre région bruisse des appels à la résistance, à l’action armée contre les troupes du Reich.

Les premiers parachutages de mars sur St Nicolas ont procuré des armes, des vivres, les chemins creux sont d’excellents réseaux de partage du butin.

Et dès le 6 juin avec le débarquement la Bretagne bascule peu à peu dans l’insurrection, sans en avoir reçu l’ordre. 

L’état major des FTP FFI s’installe à Canihuel.

En Juillet, acculés les nazis et leurs collaborateurs lancent des rafles.

A St Nicolas, ils arrêtent entre autres 7 jeunes résistants ou simples réfractaires au STO.

Ils seront détenus ici, torturés, puis exécutés à Garzonval en Plougonver.


L’idéologie nazi et le fascisme ne font qu’un.

Le Rassemblement National n’est pas un parti comme un autre. Il en est l’héritier par ses fondateurs.

Ne pas l’admettre c’est sans rendre complice.

Le mouvement ouvrier a payé cher l’instauration des régimes fascistes, autoritaires à travers le monde et il continue à subir ces politiques liberticides, réactionnaires dans bien des pays.

A chaque fois qu’elle est contestée et risque de perdre son pouvoir la bourgeoisie capitaliste reprend le vieux slogan :

"plutôt Hitler que le front populaire."

C’est ce que nous allons décrypté dans la suite de cette intervention.



RN

 

Retraite : les dirigeants du Rassemblement national galèrent pour se mettre d’accord

Dans une récente interview accordée au journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jordan Bardella avait été interrogé sur la question de l’âge de départ à la retraite à 62 ans, position défendue jusqu’alors par son parti. Mais Bardella, qui a dû se faire remonter les bretelles sur la question lors de ses différentes rencontres avec des membres influents du patronat, a préféré botter en touche en affirmant : « Nous examinons actuellement la question. » Ce qui lui a valu, quelques jours plus tard, une réponse cinglante de Marine Le Pen au micro de RTL que « la retraite à 62 ans reste d’actualité dans le contexte économique qu’on connait ». Une position qui déplait souverainement à toute une partie des chefs d’entreprise. Mais ce n’est pas très grave. Plus ils approcheront de la mangeoire gouvernementale, plus Bardella, Le Pen et compagnie mettront de l’eau dans leur vin pour finalement appliquer ce que les patrons exigeront.

vendredi 29 mai 2026

SOURIMANT

COTES D'ARMOR
RASSEMBLEMENT BOURBRIAC JEUDI 28 MAI 2026
A L'APPEL DE L'INTERSYNDICALE DE GUINGAMP


"LE RN NE SERA JAMAIS L'AMI DES TRAVAILLEURS NI DE LA CLASSE OUVRIERE"


AINSI COMMENCE LE DISCOURS DE L'INTERSYNDICALE DE GUINGAMP

            qui a rassemblé environ 140 manifestants jeudi en soirée pour mobiliser contre le banquet du RN dans la localité samedi prochain le 30 mai.




                                             photos ul cgt gwengamp


 


la prise de parole unitaire CGT FSU SOLIDAIRES, à trois voix.


Symboliquement le rassemblement a bloqué la rue de l'Armor face à la maison Sourimant où furent torturés par la SS, sept jeunes résistants en juillet 1944.

Le coordinateur de l'Intersyndicale Guingamp a en tendant le doigt vers l'immeuble  déclaré:
" A ceux qui disent, on a jamais essayé le RN nous vous renvoyons à ses origines, le régime dictatorial de Pétain des fasciste français, collaborateurs du nazisme".

Plus d'info dans un prochain article.

lo

 

Le NPA-R à la fête de Lutte ouvrière (LO)

La fête de LO, le plus grand rassemblement d’extrême gauche en Europe, a battu cette année des records avec plus de 10 000 entrées. Le beau temps a aidé, mais c’est surtout le résultat des effort militants des camarades de LO. Nous les remercions d’autant plus d’accueillir gracieusement un stand du NPA-R et de nous donner l’occasion d’y défendre nos idées.

Notre forum a lui aussi battu des records de fréquentation avec près de 800 personnes. Il a permis de continuer de vive voix un débat que nous avons entamé par écrit avec LO, à propos de la nécessité d’un pôle des révolutionnaires, dans les élections comme dans les luttes. Cette discussion se poursuivra lors de nos Rencontres d’été révolutionnaires, du 22 au 26 août dans le Vaucluse. Inscrivez-vous pour y assister – et contactez-nous pour aider au lancement de la campagne présidentielle du NPA-R !

Retrouvez l’ensemble des échanges écrits avec LO et la vidéo de notre forum.

 

 

Ken, ouvrier dans l’usine Stellantis Poissy

C’est impossible de faire confiance à des menteurs comme nos patrons. La direction veut cacher son plan de fermeture du site. La bataille à l’intérieur de l’usine est déterminante. Mais pour être convaincant à l’intérieur, il va falloir aussi se battre et se montrer à l’extérieur. Si nous parvenions à nous coordonner avec d’autres salariés en lutte, le rapport de force changerait à l’intérieur comme à l’extérieur de l’usine. Et ce qui changerait aussi, c’est ce que nous pourrions revendiquer et obtenir.

La CGT, le PCF, la France insoumise sont totalement incapables de mener cette politique et s’y opposent même. Leur politique à eux, ce sont les impasses électorales et parlementaires, le nationalisme économique, des projets industriels bidons qui sont la moindre garantie d’emploi et qui en plus sont refusés par les capitalistes.

Seule l’extrême gauche, le NPA-R et LO, proposent une politique de coordination aux travailleurs pour convaincre à l’intérieur de l’usine et peser à l’extérieur. Il va falloir tenter au maximum, les mois prochains, cette coordination.

 

 

Gaël Quirante, postier licencié et syndicaliste

On ne va pas arrêter de proposer l’unité des révolutionnaires. Parce qu’aujourd’hui, la situation politique, la guerre sociale et la guerre tout court l’exigent. Pas parce qu’on serait acculé, sur la défensive, à ne pas savoir quoi faire, mais pour des raisons politiques, qui sont d’ailleurs citées dans le courrier des camarades de Lutte ouvrière.

LO et le NPA-R considèrent qu’il est aujourd’hui essentiel de mettre au centre la classe ouvrière, l’indépendance de classe. Cette conviction que sans la classe ouvrière rien ne fonctionne, on la porte chevillée au corps dans toutes les luttes, dans les entreprises, dans les quartiers ou dans les lieux d’études. C’est la classe ouvrière qui a la force d’en finir avec l’exploitation et l’oppression.

Ce qui nous unit est aussi d’assumer pleinement une perspective révolutionnaire, de défendre une société communiste et de revendiquer le trotskisme.

Nous avons défendu en parallèle dans nos campagnes que tout était possible au travers de nos luttes, de nos grèves et de leur généralisation, sans pipoter sur la réalité du rapport de forces. Mais les camarades de Lutte ouvrière alourdissent le trait sur les reculs de la situation, pour justifier qu’il n’y aurait pas besoin de faire ensemble.

Évidemment qu’on n’a pas un boulevard, on n’est pas en 68. Mais en vérité, ce qui manque, ce ne sont pas des luttes, mais des militants et des militantes révolutionnaires capables d’y intervenir pour qu’elles aillent jusqu’au bout. On a aussi cette responsabilité, à notre échelle, de porter cette perspective.

 

 

Selma Labib, conductrice de bus

On peut se poser le problème de ce qui manque aux travailleurs qui baissent la tête et qui ne se sentent pas aujourd’hui la force de se battre, mais on peut aussi prendre le problème dans l’autre sens : qu’est-ce qui a manqué aux travailleurs qui, eux, ont relevé la tête et se sont battus ? Il a manqué une perspective autre que les impasses défendues par les centrales syndicales ou par la gauche.

Parce que cette gauche, elle ne s’en prend jamais au pouvoir des patrons. Quand Mélenchon s’intéresse aux usines de l’armement, c’est pour aller discuter avec Trappier, le patron de Dassault, pas avec les travailleurs du secteur ! Alors que le capitalisme nous emmène dans une nouvelle crise, qu’ils veulent encore nous faire payer, une crise financière, doublé d’un choc pétrolier, que nous promet la FI ? Une « économie verte » pour sortir de la dépendance au pétrole, et plus de « réglementation » du secteur financier.

La question qu’on veut discuter à cette fête, entre révolutionnaires, c’est : avons-nous un rôle à jouer là-dedans ? On pense qu’en agissant ensemble, on pourrait avoir un écho plus large que celui qu’on a aujourd’hui.

Dans sa réponse à notre proposition, LO prétend que rien n’indique qu’on ferait ensemble plus de voix que la somme de nos scores séparés. C’est vrai, personne ne peut l’affirmer. Mais qui peut nier que ça répondrait à une certaine aspiration à l’unité qu’on entend partout, tout en conservant une délimitation stricte avec la gauche institutionnelle et nationaliste, fût-elle radicale comme la France insoumise ? Ce serait un facteur de clarification politique.

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