Pour un monde sans frontières ni patrons URGENCE REVOLUTION
Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaires comité Nathalie Le Mél
dimanche 30 août 2026
CRISE
De la crise climatique capitaliste, sauvons-nous nous-mêmes !

En France, le mois de juillet a été le mois le plus chaud enregistré depuis la naissance des relevés météorologiques en 1900. Durant ce même mois, 120 000 hectares sont partis en fumée : soit l’équivalent de quatre terrains de foot par minute, sans interruption jour et nuit. On ne peut même plus parler « d’épisodes caniculaires » tellement ceux-ci ont fini par s’étirer sans fin pour former un immense dôme de chaleur permanent. Les corps sont épuisés : bosser, se déplacer et même dormir deviennent des épreuves. Pour celles et ceux qui sont en vacances, il devient difficile d’en profiter vraiment quand on n’a pas les moyens d’aller trouver un peu de fraîcheur ou de l’eau pour se baigner.
L’évidence nous brûle les yeux
Le fait que les canicules, les sécheresses, le manque d’eau potable, l’impossibilité des récoltes et les incendies géants vont devenir de plus en plus fréquents avec la crise climatique s’impose à nous. Ce qui doit s’imposer aussi désormais, c’est l’urgence de ne plus laisser les commandes de la société aux capitalistes et à ceux qui les servent. Pendant que les maisons brûlent, Macron chausse ses lunettes fumées et s’éclate en jet-ski à Brégançon. Tant pis si le pays ne compte que douze Canadair, vieux d’une trentaine d’années, et qu’il faudra attendre 2028 pour en avoir deux de plus et encore 2032 pour deux autres ! On ne manque pas d’avions Rafale : 150 sont en service, et bientôt il y en aura 234. Des avions de guerre plutôt que des bombardiers d’eau : c’est la morale des bourgeois gavés de profits. Trump, lui, vient de lancer un programme d’investissement de 700 millions de dollars d’argent public pour relancer la production de charbon dans treize États américains. C’est bien à l’échelle internationale que notre camp, celui des pauvres et des exploités, doit engager la lutte contre ces semeurs de mort.
Les pompiers appellent à la lutte
Les médailles et les remerciements ne suffisent plus aux pompiers. Ils l’ont dit clairement en ressortant de leur réunion avec le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez jeudi dernier. Le délai moyen d’intervention des pompiers est passé de 12 minutes et 30 secondes en 2014 à 15 minutes et 9 secondes en 2025, tandis que le ratio de pompiers, tous statuts confondus, pour 100 000 habitants a reculé. Il est passé de 400 en 2009 à 357 en 2024, selon les chiffres de la Direction générale de la sécurité civile. L’activité n’a quant à elle cessé de progresser, avec une hausse de 10 % en dix ans, soit 460 000 interventions en plus. Alors, ils réclament davantage de moyens, des milliers d’embauches et la prise en compte des risques professionnels auxquels ils sont exposés. Comme les soignants dans les hôpitaux et les Ehpad, comme les instits dans les écoles, comme les travailleurs du Samu social de Paris, en grève depuis un mois, c’est l’ensemble du monde du travail dans les services publics qui crève des restrictions budgétaires. L’été meurtrier auquel on est confronté fait ressortir de manière brûlante ce qui est du domaine du quotidien. Il n’y aura pas d’argent pour les pompiers a dit Lecornu. Il n’y aura pas d’argent pour aucun des services publics. 211 milliards ont été donnés en cadeaux aux grandes entreprises : le gouvernement a fait ses choix. À nous de faire les nôtres : se donner les moyens d’aller chercher cet argent, là où il est, dans les poches des actionnaires. L’intersyndicale des pompiers appelle à trois jours de mobilisation nationale les 26, 27 et 28 septembre sous forme de rassemblement statique place de la République à Paris, puis à rejoindre de « manière intensive » la journée de grève et de manifestations dans la fonction publique du 29 septembre. Un autre feu est possible : celui que peut allumer la convergence de toutes les colères sociales face à l’incurie des riches et des puissants !
Editorial du NPA-Révolutionnaires du 17 août 2026
ALGUES
DANS LES COTES D'ARMOR LE PREFET SE PREND POUR LE PERE FOUETTARD.
PETIT RAPPEL DE LA CONSTITUTION EN VIGUEUR TOUT A FAIT PERTINENT:
« Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu'elle cause à l'environnement dans les conditions définies par la loi».
Nous apportons notre soutien aux militants de halte aux marées vertes.
vendredi 28 août 2026
medef
Une fête des patrons financée par le contribuable
Deux jours durant, le Medef a loué le stade Roland-Garros, à Paris, pour organiser son université d’été baptisée « La rencontre des entrepreneurs ». Le clou de l’évènement était le débat avec sept candidats à la présidentielle retransmis en direct sur LCI. Cette petite sauterie a coûté pas loin de 300 000 euros. Pas grave, puisque la principale organisation patronale a réussi à la faire sponsoriser avec l’argent du contribuable. Comment ? En demandant à des organismes publics de mettre la main au porte-monnaie en devenant « partenaires » de l’évènement. C’est ainsi que la Banque publique d’investissement, France Travail, l’Agence de la Transition écologique et l’Office français de la biodiversité ont déboursé chacun 60 000 euros pour être « partenaire gold » et avoir droit sur place à un stand de 24 m². De leur côté, l’Urssaf, la mission French Tech (rattachée à Bercy) et l’Association pour l’emploi des cadres ont craché 30 000 euros au bassinet pour devenir « partenaire silver ». Et enfin d’autres ont obtenu le statut de « partenaires bronze » en versant des sommes plus modestes. Et le tout avec la bénédiction du gouvernement et des différents ministères. On dit merci qui ?
film
La Bataille de Gaulle, parties 1 et 2, film d’Antonin Baudry

Nos ancêtres les gaullistes ?
Les deux films d’Antonin Baudry cartonnent au box-office. Présentés comme une grande fresque historique et familiale, ils engrangent déjà plus de 2 millions d’entrées chacun. Il est vrai que les deux films sont portés par un certain souffle et des acteurs talentueux. Ils ont été encensés par toute la classe politique française, de Retailleau à Mélenchon en passant par Glucksmann. Une unité nationale qui a de quoi nourrir une certaine méfiance.
Les États-Unis comme puissance prédatrice
L’un des axes originaux pris par Antonin Baudry est de mettre en lumière le rôle des États-Unis de Roosevelt, qui cherchent à remodeler le monde selon leurs intérêts pendant et après la Deuxième Guerre mondiale. La France telle qu’elle existait en 1940 est dans le viseur de Roosevelt, qui envisage un temps de la couper en deux, en rattachant le Nord à une grande Wallonie. Le film montre aussi à quel point les États-Unis n’ont aucun scrupule à s’appuyer sur d’anciens vichystes, foncièrement antisémites, comme l’amiral Darlan, pourvu qu’il leur ramène des soldats et qu’il ne soit pas trop remuant. La critique de l’agressivité de l’impérialisme américain fait écho à la période que nous vivons aujourd’hui. C’est sans doute une des raisons qui expliquent le succès qu’a eu ce film, y compris dans la classe politique.
Une France libre ou un empire libre ?
De Gaulle, joué par Simon Abkarian, incarne ce personnage mythique qui, seul contre tous, aurait défendu l’idéal d’une France libre des nazis et indépendante des Américains. C’est vite oublier que la France « libre » est avant tout un empire colonial qui maintient sous sa domination des millions de personnes partout dans le monde. Les premiers pas des collaborateurs de de Gaulle dans le film se font d’ailleurs en plein cœur de l’Afrique, au Cameroun, au Tchad et au Congo, lorsque le général Leclerc vient rallier une partie de l’administration coloniale. Le film ne dit pas un mot des aspirations de liberté qui pouvaient exister dans cet empire et qui s’exprimeront largement dès 1945, conduisant au massacre par cette France libre de dizaines de milliers d’Algériens, d’Indochinois et de Malgaches dans les années suivantes.
Recycler l’État collaborationniste
Durant les plus de cinq heures que durent les deux films, on voit de Gaulle mener un combat pour gagner la légitimité de diriger la France au sortir de la guerre. Malgré d’autres prétendants soutenus par les Américains, il remporte la partie en gagnant le soutien de la « résistance » intérieure, unifiée sous la coupe de Jean Moulin. Le film nous dépeint cette course de vitesse autour d’un récit national incarné par l’homme providentiel venu sauver la démocratie. Une scène du film montre tout de même les enjeux sous-jacents à cette course de vitesse : à Alger, en 1943, la France libre incorpore et recycle gendarmes et policiers ex-vichystes, les mêmes qui ont fait la chasse aux Juifs et aux communistes. Et c’est là le rôle principal qu’a joué de Gaulle : grâce à la légitimité qu’il a acquise, il parvient à redonner du crédit à l’État bourgeois français, qui était pourtant au plus bas du fait de la collaboration avec le régime nazi. En cela, il a incarné un plan B alors que la bourgeoisie pouvait craindre de faire face à une vague révolutionnaire, comme à l’issue de la Première Guerre mondiale.
Un courage dévoyé
Ce que l’on peut tout de même apprécier dans le film, ce sont les scènes qui présentent le courage de personnes ordinaires : des jeunes qui manifestent contre le nazisme sous l’Arc de Triomphe en 1940, en passant par d’anciens brigadistes internationaux espagnols qui s’engagent avec le général Leclerc, ou des soldats africains qui combattent le nazisme, même si le film ne leur donne pas beaucoup la parole. La détermination de cette génération à refuser le fascisme est inspirante, bien qu’elle ait été mise au service de de Gaulle. Seul un parti communiste révolutionnaire aurait pu donner des perspectives plus larges à toute cette génération, contre les empires coloniaux et contre le capitalisme qui avait engendré le fascisme. Mais le Parti communiste français n’incarnait plus cette perspective. La bureaucratie stalinienne lui avait fait endosser le pacte germano-soviétique jusqu’en 1941, avant qu’il devienne l’un des principaux soutiens de de Gaulle.
De Gaulle a sauvé la liberté des bourgeois français de pouvoir continuer à profiter de l’empire colonial sans être sous la tutelle des capitalistes américains. Ce rôle, la bourgeoisie l’en a récompensé en le hissant au rang de héros national. Le film d’Antonin Baudry continue à entretenir ce piédestal.
Michel Marteron
jeudi 27 août 2026
samedi 22 août 2026
ete
Camp d’été internationaliste 2026 : un souffle internationaliste pour armer les combats à venir !
- Publication le
Une semaine d’échanges pour renforcer les révolutionnaires à l’international
Le camp d’été internationaliste s’est achevé après une semaine d’échanges, de formations et de débats militants, réunissant 300 camarades venus des États-Unis, de Grèce, de l’État espagnol, d’Allemagne, d’Autriche et de France.
Cette deuxième édition s’est tenue au cœur d’un monde littéralement en feu. Alors que les canicules et incendies meurtriers embrasent la planète, l’escalade guerrière se poursuit et, partout, les travailleurs et travailleuses de ce monde subissent exploitation, bas salaires, racisme et vagues de licenciements.
Ces catastrophes n’ont rien de naturel. Elles sont les manifestations les plus brutales de la barbarie capitaliste au 21e siècle. Il y a quelques jours, un nouveau cran a été franchi dans l’horreur avec le massacre de Ceuta : 140 de nos frères et sœurs de classe ont trouvé la mort aux frontières de Ceuta, sur les côtes de la Méditerranée, ce cimetière à ciel ouvert où Frontex veille à empêcher les étudiants et jeunes travailleurs qui cherchent une vie meilleure de franchir les barbelés.
Oui, les frontières tuent. Et nos gouvernements impérialistes en portent l’entière responsabilité, après des siècles de pillage et d’exploitation du monde entier. Hier comme aujourd’hui, ils jouent avec des vies humaines comme avec des pions. À Ceuta, c’était cette fois une macabre opération de communication afin de propager la haine contre les migrants. Mais les réactions populaires sur place ont depuis fait reculer les provocateurs racistes et d’extrême droite : l’ennemi, ce sont les milliardaires et les chiens de garde qui les servent à la tête et dans les rouages des appareils d’État, pas les migrants !
Face à la barbarie capitaliste, s’organiser pour donner de la force à nos combats
Face aux crimes d’un système régi par la loi du profit, les combats de la classe ouvrière sont la seule solution. Le camp d’été internationaliste a été l’occasion d’approfondir notre analyse de l’évolution de la situation mondiale et d’échanger sur les moyens de lui faire face.
Au cœur de nos débats : la montée des tensions et rivalités inter-impérialistes, alimentées par la compétition pour le contrôle des ressources et des marchés, avec pour corollaire une militarisation croissante qui fait peser le risque d’une généralisation des guerres.
Dans cette compétition exacerbée par l’instabilité mondiale, les bourgeoisies concurrentes à l’échelle internationale s’attaquent aux travailleurs et aux peuples en déployant un véritable arsenal d’armes de division massive : autoritarisme, racisme, xénophobie, nationalisme. Leur objectif : faire taire toute contestation et continuer à tirer le maximum de profits de l’exploitation de la classe ouvrière. C’est dans ce contexte que se renforcent les régimes autoritaires et que l’extrême droite progresse partout dans le monde. Ses succès électoraux s’accompagnent d’une offensive réactionnaire sur tous les fronts, au premier rang desquels figurent les attaques féroces contre la partie immigrée de notre classe et la chasse aux migrants.
Face à cette poussée réactionnaire et autoritaire, et à la colère populaire qu’elle suscite, de nouvelles « gauches » émergent. Elles prétendent incarner cette colère, mais ne sortent pas du cadre inoffensif de la défense de la « démocratie » par les élections. En appelant à des fronts contre le fascisme pour mieux se faire élire, elles se gardent bien de dénoncer le système capitaliste pour ce qu’il est, et contribuent, en réalité, à désarmer notre classe sociale.
À l’inverse de ces illusions portées par la gauche institutionnelle, nous affirmons qu’une seule chose pourra réellement empêcher la progression de l’extrême droite : ni un énième front électoral, ni une nouvelle « union de la gauche », ni un quelconque « moindre mal », mais une classe ouvrière qui retrouve confiance dans sa propre capacité à agir, à s’organiser et à défendre ses intérêts de manière indépendante.
Un pôle des révolutionnaires, pour dire que les travailleurs ne pourront compter que sur leurs propres forces
Les exemples ne manquent pas. Les nombreuses luttes actuelles de la classe ouvrière ont été au centre des discussions et des ateliers de notre camp internationaliste : de la grève générale en Bolivie aux grèves dans les usines aéronautiques européennes, des mobilisations pour la Palestine aux grèves ouvrières contre l’exploitation et la répression, en passant par les groupes d’autodéfense contre l’ICE aux États-Unis et la réaction populaire massive à Minneapolis…
Autant d’expériences qui posent la même question : comment transformer la colère en force collective, comment s’organiser pour défendre les intérêts de notre classe y compris dans l’unité d’action la plus large et, surtout, comment ouvrir une perspective d’émancipation ? Pour nous, une chose est certaine : seuls les combats politiques et l’organisation indépendante de la classe ouvrière peuvent tracer ce chemin.
Alors que de nombreuses échéances électorales se préparent pour l’année à venir dans les différents pays où nous militons, nous réaffirmons notre détermination à renforcer l’expression, y compris sur le terrain électoral, d’un pôle des révolutionnaires, indépendant de la gauche institutionnelle – même celle dite « radicale », qui n’est en réalité qu’une énième entreprise de recyclage des politiques « d’union de la gauche » dans le cadre des institutions et du pouvoir des capitalistes. Il n’y aura pas de raccourci : notre seule arme, c’est l’organisation et les luttes de la classe ouvrière pour ses intérêts.
Speak Out Now (États-Unis)
OKDE-Spartakos (Grèce)
Izar (État espagnol)
RSO (Allemagne, Autriche)
NPA-R (France)
vendredi 21 août 2026
Note du comité Nathalie Le Mél
Il n'est pas inutile de préciser que les langues de Bretagne le breton et le gallo sont régulièrement la cible de l'état "laïque" et "républicain".
Et qu'il vaut mieux ne pas prénommer votre garçon Fañch au moment de l'enregistrement à l'état civil ...
L’État contre les langues régionales
- Brèves À la demande du préfet des Pyrénées-Atlantiques, le juge des référés du tribunal administratif de Pau a décidé de suspendre les délibérations adoptées par deux villes du pays Basque, Bayonne et Sare. La première reconnaissait officiellement, outre le français, le basque et le gascon occitan comme langues de son territoire, la seconde seulement le basque. Pour justifier sa décision, le magistrat estime que ces délibérations sont en contradiction avec l’article 2 de la Constitution qui stipule que « la langue de la République est le français ». Et il a jugé bon de ne pas se référer à un autre article de la même Constitution qui lui précise que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Selon le préfet et le juge, le fait de reconnaitre l’existence de langues régionales dans une commune mettrait en danger l’unité de la nation. Un raisonnement franchouillard d’un autre âge qui montre que certains ne sont toujours pas entrés dans le 21e siècle.


