mardi 22 novembre 2022

KURDE GWP


 Stop aux agressions contre les Kurdes !
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Wikimedia Commons.
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Le président turc Erdogan l'avait annoncé : l'attaque contre l'Administration autonome du Nord et de l'Est de la Syrie (AANES) était imminente. Empêtré dans une crise économique entraînant une inflation officielle à plus de 85%, un taux de chômage qui ne cesse d'augmenter et une livre turque qui a perdu la moitié de sa valeur en 2021, les élections de juin 2023 étaient loin d'être gagnées pour Erdogan, son parti l'AKP, et son allié d’extrême droite le MHP. Il a donc choisi de jouer sur la fibre nationaliste en attaquant le Kurdistan d'Irak, où il a essuyé de sérieux revers, malgré l'utilisation massive d'armes chimiques interdites par les conventions internationales, et maintenant le Rojava. L'attentat d’Istanbul du 13 novembre lui fournit le prétexte pour lancer cette opération, bien que le PKK et le PYD, principal parti de l'AANES, aient immédiatement nié toute implication dans cet événement. Jusqu'ici la coalition internationale, et principalement les USA, avait réussi à retenir le déclenchement de l'opération turque. En vertu du « droit aux représailles », le feu vert a finalement été donné, ce qui autorise à poser la question : à qui profite le crime ?

L'aviation turque a bombardé la ville de Kobané, symbole de la défaite de Daesh, et de nombreuses localités le long de la frontière, visant des écoles, des hôpitaux, des silos à grain et entraînant des dizaines de victimes civiles. 

Dans le même temps le régime iranien se déchaîne contre la région kurde d'Iran révoltée, tuant des dizaines de manifestants et bombardant même les camps du PDK-I en Irak.

L’heure est à la mobilisation pour faire entendre ces messages :

Empêchons le régime d’extrême droite d'Erdogan d'écraser la région autonome du Rojava !

Empêchons le régime des Mollahs d'écraser la révolte populaire au Kurdistan d’Iran, et dans tout le pays !

Stop aux agressions contre les Kurdes !

Comité Nathalie le Mél du NPA

mercredi 9 novembre 2022

kallag nov

 Callac (Côtes d’Armor): pour une Bretagne ouverte et solidaire

Poursuivant sa campagne d'infamies et de mensonges, « Reconquête » de Zemmour a appelé à un nouveau rassemblement ce samedi 5 Novembre à Callac (petite ville des Côtes d'Armor) contre le projet soutenu par la municipalité d'accueil et d'installation de réfugiéEs.

Depuis des semaines maintenant, ces fascistes ne cessent de menacer les éluEs, de faire régner un climat nauséabond et délétère en s'en prenant y compris à certains de ses habitantEs par des gribouillis nazis et islamophobes défigurant les murs de la commune.

Ce samedi, ils ont mobilisé la cour et l'arrière-cour de leurs troupes haineuses et racistes dont « l'avocat » Gilbert Collard... pour se retrouver à 200 ou 300 devant la mairie, protégés par une armada de gendarmes.

Pour le droit de circulation et d'installation

Comme le 17 septembre où nous nous étions déjà mobiliséEs contre la haine de l'autre et le racisme, avec un large collectif unitaire d'associations, syndicats et partis dont bien sûr le NPA du 22 et du 29, nous nous sommes retrouvéEs au moins à 700 sous la halle de Kan An Dour pour exprimer de manière combattive et joyeuse le refus du racisme et pour une Bretagne antifasciste ouverte et solidaire. De nombreuses interventions dont celles de collectifs antifascistes mais aussi de Solidaires, de VISA, de la CGT ont insisté sur la liberté de circulation et d'installation, le refus des frontières mortifères, le soutien au projet de la municipalité et la nécessité de combattre pied à pied, partout et particulièrement dans la rue, le racisme et le fascisme.

Si slogans, musiques, chants « El pueblo unido jamas sera vencido », danses et fest deiz ont ponctué ce rassemblement à quelques encablures des tenants de la haine et de la mort, c'est vers 15h30 à l'initiative entre autres des jeunes antifascistes que nous avons décidé, derrière la fanfare, de nous rapprocher de la mairie...

C'est un cortège de 300 à 400 manifestantEs qui pendant plus d'une heure a tenté de contourner les barrages de la gendarmerie qui n'a pas hésité à faire usage de la force et des lacrymogènes.

Nous y étions touTEs ou presque.. Antifas, Solidaires, VISA, CGT, NPA, FI, PCF : « Pas de quartier pour les fascistes. Pas d' fascistes dans nos campagnes ».

La détermination et la volonté de poursuivre la lutte contre la peste brune étaient bien de notre côté ce samedi à Callac.

Une démonstration qui laisse entendre que nous continuerons ici et ailleurs, notre engagement pour le droit d'asile plein et entier, la régularisation de touTEs les sans papiers, pour une Bretagne ouverte et solidaire car « C'est dans la rue que ça se passe ».

mardi 1 novembre 2022

leff armor


                GREVE POUR LES SALAIRES A LEFF ARMOR COMMUNAUTE





Bonjour collègues de Leff Armor,

Les agents de Leff Armor Communauté poursuivent le mouvement de grève déclenché jeudi 27 octobre dernier.

Le piquet de grève est installé ce samedi sur le site de l'office de tourisme à Lanvollon, rond point du Pont Lô ( VOIR PHOTO

Dans la continuité des revendications, les agents attendent la ré-ouverture des négociations  avec les élus pour ce lundi 31 octobre au matin. 

Le mouvement social risque de perdurer sans possibilité d'ouverture d'échanges et de compromis.

Rendez-vous lundi matin à partir de 8h30 sur le site de l'office de tourisme à Lanvollon, et mercredi matin à 8h30 sur le site rue de la gare à Châtelaudren.

Soyez nombreux et solidaires, nous avons besoin de vous pour faire avancer le mouvement et les revendications pour l'ensemble des agents de Leff Armor



lundi 31 octobre 2022

KALLAG

COMMUNIQUE DE PRESSE




Le NPA des Côtes d'Armor, comme il l'a déjà fait les 17 septembre et  19 octobre, appelle à manifester contre les organisations d'extrême droite qui s'opposent à l'accueil des réfugiés sur Callac le 5 novembre 2022.

Nous rejoignons le mot d'ordre des organisations qui proposent une réponse unitaire pour une Bretagne ouverte et solidaire.

Nous apportons notre soutien à la population de Callac, et à ses représentants démocratiquement élus qui sont menacés par la haine des nationalistes et xénophobes de tout poil.
Depuis des décennies nous n'avons jamais vu ces racistes défendre le service public par exemple de l'hôpital, de l'éducation nationale ou la ligne ferroviaire Carhaix Paimpol. Pas plus qu'ils n'ont levé le petit doigt pour défendre la langue bretonne, un revenu décent pour les agriculteurs ou l'emploi quand les entreprises ferment.

Ils se foutent bien des callacois et de leurs difficultés à boucler les fins de mois, à trouver un médecin ou simplement à se déplacer puisque la moitié des habitants âgés du Centre Bretagne n'ont aucun moyen autonome de transport.
Mais LE PEN et ZEMMOUR eux habitent des quartiers qui ne manquent ni de moyens ni de riches voisins....
Et ne sauraient même pas trouver la route départementale menant jusqu'à la statue de Naous...

Le NPA 22 et le comité Nathalie le Mél 

mardi 18 octobre 2022

st brieuc

 Salaires : les agentEs de l’agglomération de Saint-Brieuc en grève pour des augmentations

Il n’aura pas fallu plus de trois jours de grève et de débrayage pour que les agentEs de l’agglomération de Saint-Brieuc qui réclamaient 300 euros d’augmentation en obtiennent 100 pour la catégorie C et 75 pour la B.

Ils avaient déposé en janvier dernier un cahier revendicatif, puis rencontré, en avril, le président de l’agglomération. Les agentEs n’avaient alors obtenu qu’un treizième mois et, pour certaines catégories seulement, une prime.

Arrêt de la collecte des déchets

L’annonce par le ministre au printemps dernier d’une indécente revalorisation de 3,5 % du point d’indice des agentEs de la fonction publique est à l’origine du mouvement actuel. Après avoir participé à la journée nationale de mobilisation sur les salaires du 29 septembre, les agentEs de Saint-Brieuc ont décidé en AG décidé de bloquer le centre technique, entraînant l’arrêt de la collecte des déchets. 

Ce blocage a pesé sur les négociations car il risquait de désorganiser rapidement le service et de déclencher un mécontentement de la population, d’autant que la collecte des ordures ménagères a été réduite de moitié récemment.

Malgré le vote le 5 octobre d’une reprise du travail à la quasi-­unanimité, Jean-Stéphane Le Fèvre, l’un des délégués CGT à Saint-Brieuc agglomération, se dit confiant sur la poursuite des négociations qui porteront sur l’uniformisation de la rémunération entre les agentEs de droit public et celles et ceux de droit privé, ainsi que sur la titularisation des précaires.

la chap

 

 ANTIFA  APPEL du CVA  22


Le parti raciste, sexiste et homophobe Reconquête, tente de se
structurer sur le dos des habitantEs de Callac, des migrantEs et d’unprojet social d’accueil de familles à Callac.

Depuis quelques semaines, il fait régner la peur chez les habitantEs de Callac. 
Les éluEs de Callac ont reçu de nombreuses menaces notamment de mort, avec un laisser-faire de la part des autorités malgré les plaintes déposées.

Dans les promoteurs de haine nous retrouvons Edwige Vinceleux, mais aussi Catherine Blein, à l’origine d’une multitude de posts haineux, allant jusqu’à fêter l’anniversaire de Hitler ou l’apologie des attentats de Christchurch, qui lui ont valu une condamnation pénale.

La haine n’a sa place ni en Bretagne ni ailleurs.

Rassemblons-nous pour montrer que la Bretagne est Ouverte et Solidaire
mercredi 19 octobre à 19h30 à la Chapelle-Neuve (dans les Côtes
d’Armor), 
et à chaque fois qu’il le faudra.

  Premiers signataires: CVA 22, NPA 22,LDH 22

jeudi 29 septembre 2022

sante

 Au moment ou l’hôpital craque, ou les déserts médicaux s’étendent…c’est un nouveau tour de vis austéritaire qui s’annonce pour 2023.


Retour vers le futur pour l'hôpital de Guingamp avec ce budget de la santé pour 2023...


 

Budget 2023 de la sécurité sociale

Pour la santé : derrière le bla bla, un nouveau tour de vis.

 

Le 3 octobre , va s’ouvrir au Mans, le « grand débat » sur la santé annoncé par Macron, dans le cadre du Conseil National de la Refondation. « Concertation avec les acteurs clés », « réunions territoriales » « consultation citoyenne numérique », Macron et Braun, le ministre de la santé, ne lésinent pas sur les annonces creuses laissant supposer une discussion démocratique pour répondre à la crise hospitalière, et aux difficultés d’accès aux soins.

 

Mais de quel « débat » parle t on ? La réalité est que les vraies décisions sont déjà prises. La politique de santé pour 2023 se trouve dans les chiffres secs du « projet de loi de financement de la Sécurité sociale » dévoilé le 26 septembre.

 

Les 7 ministres qui signent la présentation de ce projet de loi ne laissent pas place au doute : il s’agit après les deux années de crise du COVID où le « vent à soufflé fort », de revenir à l’austérité : « a présent il nous faut tenir le cap du redressement des comptes sociaux afin de contribuer au retour sous les 3% de déficit public d’ici 2027 ». Le grand débat aura tout au plus pour but d’inventer les bricolages locaux- pardon le « sur mesure »- pour faire accepter l’austérité et limiter les catastrophes.

 

La loi de financement de la Sécurité sociale, adoptée chaque année par le parlement définit des enveloppes « fermées», (ne pouvant être dépassées) pour les différentes « branches » de la Sécurité sociale (maladie, retraites, allocations familiales, accidents de travail).

 

Concernant la santé, les dépenses d’assurance maladie doivent respecter l’ONDAM (Objectif National des Dépenses d’Asssurance Maladie). Il fixe le taux d’augmentation maximum des dépenses pour l’année à venir. Les enveloppes sont ensuite réparties entre l’hôpital, la médecine de ville et les autres postes. Au lieu de partir des besoins pour définir les moyens accordés, l’ONDAM procède à l’inverse : la satisfaction des besoins devra s’accommoder de moyens (insuffisants), fixés à l’avance.

 

En 2023, l’augmentation des dépenses de santé devra rester inférieure à 3,9% (4,1 pour l’hôpital, 2,9 pour la médecine de ville, 5,1 pour les établissements et services pour les personnes âgées).

Le gouvernement a beau prétendre qu’il « préserve » ainsi les moyens de l’hôpital. Ses propres chiffres le contredisent. L inflation dépasse déjà les 5,9% pour 2022. Elle sera selon les chiffres mêmes de Bercy de plus de 4% en 2023.

Les années précédentes, avec une faible inflation, les directeurs expliquaient que la simple reconduction des moyens hospitaliers supposait une augmentation des budgets d’au moins 4,5%. Avec une inflation galopante on sera donc très loin du compte. Les directeurs expliquent dès aujourd’hui qu’ils ne savent pas comment payer les frais de chauffage pour cet hiver.

 

Il n’y a aucune place dans ce projet pour la formation et le recrutement de personnel hospitalier supplémentaire pourtant indispensable. Dans ces chiffres sont inscrits la poursuite des conditions de travail insupportables, des burn out, des fermetures faute de personnel de lits et de services, des attentes interminables aux urgences,  de la deshumanisation du soin.

Quant aux EHPAD le projet prévoit la création de 3000 postes (soit moins de 1 poste pour 3 établissements !) sur les 50 000 promis par Macron.

Le pire reste toutefois à venir, puisque le pouvoir a déjà programmé un ONDAM encore plus faible pour la suite du quinquennat (2,7 les deux années suivantes puis à 2,6 en 2026/27). Selon le Haut Conseil des Finances Publiques cela « suppose une action résolue pour freiner la dépense….dont les modalités ne sont pas documentées. »

 

Tout projet de loi de financement de la sécurité sociale doit contenir quelques mesures positives, censées valoriser la politique de santé du gouvernement. C’est le cas du PLFSS 2023. Outre des mesures pour le dépistage sans ordonnance de maladies sexuellement transmissible, il prévoit l’instauration d’un « parcours de prévention », avec 3 rendez vous de santé gratuits tous les 20 ans à partir de 20/25 ans, ainsi que l’accès gratuit à la contraception d’urgence pour les femmes majeures.

 

La « prévention » ne va toutefois pas jusqu’à anticiper la possible remontée de l’épidémie de COVID, une somme dérisoire (600 millions pour la vaccination et 400 pour les tests) étant seulement prévue.

 

Quant au déserts médicaux, la seule mesure retenue est l’instauration d’une année supplémentaire de stage, pour les étudiants en médecine ayant choisi la médecine générale, stage qu’ils seront « incités » à faire dans les zones sous dotées chez un médecin libéral.

Le comble est atteint quand le ministre explique que ce stage sera l’occasion pour les futurs médecins « d’apprendre à gérer une entreprise », parce que « finalement, un médecin généraliste qui s’installe dans une zone sous dense, il gère un peu une entreprise avec des personnes autour de lui, assistant médical, infirmière etc… » Les internes et étudiants en médecine ont immédiatement fait connaitre leur opposition à la mesure. Son premier effet risque d’être inverse à l’objectif revendiqué : réduire encore le nombre de celles et ceux qui choisiront la médecine générale.

 

Enfin, pour complaire aux députés LR dont les voix seront nécessaires à l’adoption du projet un volet « lutte contre la fraude » a été mis en valeur.

 

C’est donc dès aujourd’hui que les salariés du secteur de la santé et de l’action sociale et l’ensemble du mouvement social et ouvrier doivent se mobiliser contre un projet de loi qui, s’il est adopté va poursuivre et aggraver la destruction du système de santé.


Une analyse de la commission santé du NPA.



 

mercredi 21 septembre 2022

 

                                          KALLAG  /  CALLAC

Samedi 17 septembre


Rassemblement antifa.

    crédit photo npa


INTERVENTION COMITE NATHALIE LE MEL DU NPA


Salud deoc’h,

Salut à vous,


Quelle sollicitude soudaine de l’extrême droite et des groupes

fascisants pour Callac!


Leurs réseaux, sites internet et publications diverses s’intéressent par

miracle à la patrie de Naous * et à la capitale de l’épagneul breton*,

sans même savoir la placer sur une carte...

Quel exotisme armoricain?


Mais cette prose, que dis je, cette fange nauséabonde contre le projet

HORIZON*, prose qui porte au nue la population autochtone, nous

 rappelle des souvenirs du passé qui ne cessent de nous hanter.


En effet la dernière fois que la bête immonde s’est intéressée à

 Callac, ce fut le 9 avril 1944 quand soldatesques nazis, alliés aux

 miliciens  et gendarmes de l’Etat francais de Pétain raflèrent des

 dizaines d’habitants * qui furent fusillés, emprisonnés, déportés.

 Cette place en porte le nom.


A Callac et dans toute la Haute Cornouaille * on a de la mémoire, ici

 l’extrême droite elle dégage...


Et quand avons nous vu les Le Pen, Zemmour, Philippot et consorts

défendre les intérêts des travailleurs, de la jeunesse, des retraités?


Ont ils lutté contre la fermeture de moulin d’Hyères, celle de Marine

Harvest à Poullaouen et de Tilly à Guerlesquin, toutes des

entreprises grosses employeurs des salariés du secteur.

Tous ces salariés débarqués par le patronat local bien breton

« Eureden »,européen « Marine Harvest », et breton typique de

 Guerlesquin, Tilly.


Qui peut croire que l’accueil de quelques dizaines de réfugiés va

changer la démographie locale?

Ici ont fait souche depuis des décennies, des britanniques, des

hollandais, des jeunes issus de l’immigration de la première et

seconde génération.

Ils participent à la vie locale, mais les prosateurs de la droite archi

réactionnaire n’entendent pas les causeries en anglais sur RKB*

entre celles certes plus nombreuses en breton, ils vivent un fantasme

nationaliste de type colonial.


Ce type de folie politique qui a causé tant de désastre dressant les

pauvres contre des plus pauvres. Et pendant le massacre, ils ont

accumulé des profits colossaux.


Face aux gigantesques défis environnementaux, climatiques l’heure

n’est plus au demi mesure.

Bousculons le capitalisme.

Changeons le système pas les hommes et les femmes qui vivent sur

la planète.

Chassons la misère, pas les pauvres.

Ouvrons les frontières, il en va de notre survie collective.

Ouvrons ainsi symboliquement un HORIZON à tous les réfugiés.


E Kallag hag e peb lec’h.

A Callac et en tout lieu.


Notes :


*HORIZON est le nom du projet d’accueil porté par la ville de Callac.


* Naous est le nom de l’étalon de trait breton des haras de Callac géniteur de centaines de poulains, il y a des décennies. La paysannerie centre bretonne lui a rendu hommage en perpétuant son souvenir.


* Callac serait la ville d’origine de l’épagneul breton chien de chasse très prisé.


* Le secteur Callac Rostrenen étaient une zone de maquis où les FTP étaient fortement implantés, des parachutages massifs des anglo-américain en juin permirent d’armer des centaines de maquisards. Le secteur de Callac demeura jusqu’en fin 1944 une zone ou le gouvernement de De Gaulle peina à affirmer son autorité face aux communistes locaux.


*Haute Cornouaille, c’est la partie bretonnante des Côtes d’Armor située au dessous de Guingamp. Historiquement, elle participa à la révolte des Bonnets Rouges dite du papier timbré et elle conserve depuis des siècles un esprit rebelle.


* RKB : Radio Kreizh Breizh, radio locale indépendante bilingue breton français. Des émissions sont destinées à l’importante communauté britannique en Centre Bretagne, on peut donc dire que RKB est trilingue...

mercredi 14 septembre 2022

edito

EDITO


ROI DE GRANDE BRETAGNE ET DUC DE BRETAGNE, NOUS L'AVONS ECHAPPE BELLE!...

Souvent alliés des rois d'Angleterre, les ducs de Bretagne ont failli nous jouer un drôle de tour...


Monarques, présidents ou patrons... contre leur système, reprenons nos affaires en main


Depuis une semaine, les hommages de la bourgeoisie pleuvent pour célébrer la reine d’Angleterre Elizabeth II, morte le 8 septembre. De Marine Le Pen à Sandrine Rousseau, en passant par François Hollande, Fabien Roussel et Emmanuel Macron, tous ont salué « une grande figure féminine », « une femme courageuse » ou « la mémoire d’une histoire en mouvement »… En réalité, la reine Elizabeth II, dont le patrimoine personnel s’élève à plus de 500 millions de dollars, n’a absolument rien à voir avec ce qu’a vécu et vit toujours notre classe sociale.

La famille royale est un des piliers du régime capitaliste anglais. Même si le Bill of Rights de 1688, puis les réformes politiques successives pour accroître le pouvoir de la bourgeoisie, ont grandement limité le pouvoir royal, la monarchie anglaise est l’expression encore vivante de la puissance de l’impérialisme britannique au niveau mondial. Il n'est pas anodin que la plupart des bijoux utilisés lors du couronnement aient été volés aux anciennes colonies de l’empire britannique. La reine Elizabeth II, et désormais le roi Charles III, ne sont pas seulement les souverains du Royaume-Uni : ils sont également les chefs du Commonwealth, ce regroupement des États issus de l'ancien empire colonial.

Pour notre part, nous ne verserons aucune larme pour cette représentante de l’ordre impérialiste mondial.


Un enterrement... des grèves, à l’aide des directions syndicales !

Il n’est pas étonnant que la bourgeoisie anglaise saisisse cette occasion pour tenter de museler la lutte des classes. Depuis cet été, de multiples grèves ont secoué le Royaume-Uni, notamment dans le domaine des transports, dans les ports, mais aussi chez les éboueurs, les avocats, les travailleurs et travailleuses d’Amazon…

En revanche, que dire des directions syndicales des trade-unions qui ont annoncé la suspension des grèves pour « respecter la période de deuil public » ? Pendant que la reine est enterrée à coups de millions de livres d’argent public, la bourgeoisie, elle, continue ses attaques, et les prix explosent alors que les salaires restent toujours misérables !


« Tyrans et rois tous au tombeau ! » : il faut un mouvement d’ensemble pour en finir avec ce monde !

Pourtant, c’est bien les travailleurs et travailleuses du Royaume-Uni qui indiquent la voie à suivre. Ces mêmes directions syndicales qui aujourd’hui cherchent à enterrer les grèves dans la même tombe que la reine, n’ont mené aucune politique pour tenter de les faire converger et permettre la construction d’un mouvement d’ensemble.

Or, c’est bien d’une grève générale que nous avons besoin, ici comme au Royaume-Uni, pour contrer la politique antisociale des patrons et de leurs représentants politiques, qu’ils soient « républicains » comme Macron ou « monarchiques » comme Charles III. C’est par là que nous pourrons imposer l’augmentation générale des salaires d'au moins 300 euros, avec leur alignement sur le coût de la vie, la fin de la casse des services publics, le recrutement de personnels pour faire tourner les hôpitaux et les écoles, et l’abrogation de toutes les réformes anti-ouvrières… Pour cela, il faudra certainement remettre en cause leur pouvoir, en finir avec ces dirigeants, qu'ils soient tyrans, rois, ou présidents…

Le 29 septembre, l’intersyndicale FSU-CGT-Solidaires appelle à une journée de grève interprofessionnelle sur la question des salaires. Partout, en nous appuyant sur la colère qui s’exprime déjà par des grèves dans certains secteurs, construisons cette date pour en faire un premier jalon vers la construction d’un tel mouvement d’ensemble !


callac

 Appel à rejoindre la mobilisation antifasciste des habitants du Pays de Callac :

A Callac comme ailleurs, grand-remplaçons l’extrême-droite par la solidarité !
A Callac comme ailleurs, grand-remplaçons
l’extrême-droite par la solidarité !
Dans un texte effarant de bêtise et de racisme, l’extrême-droite appelle à un rassemblement contre le « grand remplacement » à Callac, en centre-Bretagne. Ils s’opposent à un projet d’accueil de réfugié.e.s porté par des élus locaux et ont été jusqu'à les menacer de mort. Rassemblons-nous le 17 septembre à 11h à la salle des fêtes de Callac pour opposer un barrage populaire aux idées d’extrême-droite et défendre la solidarité et la justice sociale.
Depuis la dernière séquence électorale, des digues ont sauté. Les idées d’extrême-droite se banalisent en même temps qu’elles se radicalisent. Cela se vérifie dans les institutions (multiplication des députés d’extrême-droite à l’assemblée, loi contre le séparatisme, dissolution d’organisations antiracistes et antifascistes, expulsion d’un imam ayant toujours vécu en France…) et dans les médias. Cela a des répercussions dans la vie réelle comme à chaque fois que l'extrême-droite arrive aux portes du pouvoir : ouverture de locaux de groupes xénophobes et violents, mosquées brûlées ou taguées, multiplication des agressions et discours racistes, islamophobes, antisémites, homophobes, transphobes, criminalisation et répression violente du mouvement social…
Alors que la catastrophe sociale et écologique s’approfondit à une vitesse ahurissante, l’extrême-droite s’acharne sur des damné.e.s de la terre qui subissent déjà de plein fouet la violence du capitalisme. Ils cherchent à détourner notre attention et notre colère de ce système injuste et violent qui produit la casse sociale et le désastre écologique.
La place qu’ils prennent, c’est celle que nous leur laissons. Soyons nombreuses et nombreux pour démontrer que l’extrême-droite n’a pas sa place en Bretagne ni nulle part ailleurs. Opposons à leurs idées notre détermination, notre sens de la solidarité, de l’égalité et de la justice sociale. Nous appelons à rejoindre l'appel des habitant.e.s du pays de Callac le samedi 17 septembre à 11h à la salle des fêtes de Callac.
les premiers signataires :
CVA 22, NPA 22, F.I. 22, ENSEMBLE 22 , CGT GUINGAMP , Syndicat CGT Fondation le Bon Sauveur

COMMUNIQUE DE L'UNION LOCALE CGT DE GUINGAMP.

A l'appel de divers groupuscules fascisants et du Rassemblement National un rassemblement est prévu samedi 17 septembre devant la mairie de CALLAC.
Les trublions d'extrême droite attaquent le projet porté par la municipalité et une association de soutien aux réfugiés d'aménager un bâtiment désaffecté en lieu d'accueil visant à permettre une socialisation de personnes étrangères fuyant pour diverses raisons la guerre, la misère, le service militaire forcé, et toutes les discriminations.

La CGT a toujours combattu l'extrême droite et ses idées fascisantes.
D'ici ou d'ailleurs, les immigrés font partie de la grand classe des opprimés et exploités, c'est notre classe.

Personne ne résoudra les crises économiques, sociales et environnementales en dressant les populations les unes contre les autres.

La CGT Guingamp appelle donc à répondre favorablement à l'appel initié par un collectif d'habitants de CALLAC, le CVA 22 et d'autres organisations.
Un rassemblement est organisé par un collectif d'habitants de CALLAC, le CVA22 et d'autres organisations devant la salle des fêtes de CALLAC à 11h00 ce samedi 17 septembre.

NO PASARAN...



mardi 6 septembre 2022

rapport de force

 



Grande marche

Grande marche, la tentation de la France Insoumise de griller la priorité aux syndicats


 

Jean-Luc Mélenchon exprimait son souhait, le 5 juillet, que la NUPES lance une grande marche contre la vie chère en septembre pour donner le la de la rentrée sociale. Depuis, la France Insoumise est à la manœuvre pour ne pas froisser, voire pour associer au mois d’octobre, les organisations syndicales qui organisent, elles, une journée de grève interprofessionnelle sur les salaires le 29 septembre. 

 

« Nous aurons une belle marche à la moitié du mois d’octobre ». Lors du meeting de clôture de l’université d’été insoumise, ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon concrétise un projet imaginé début juillet. Celui d’une grande manifestation « contre la vie chère ».

C’est qu’avec un score de 22 % à la présidentielle et 75 députés élus aux législatives, la France insoumise est sans conteste la première force politique de gauche aujourd’hui. De par la place de choix qu’elle occupe au sein de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociales (NUPES) elle est également la figure de proue de l’opposition politique. Une place de choix, qui lui permet de se rêver à la tête d’un potentiel mouvement social, qui pourrait être un parfait marchepied vers le pouvoir en cas de dissolution de l’Assemblée nationale.

 

Priorité aux syndicats

 

Or, en faisant cette annonce, le triple candidat à la présidentielle sait pertinemment qu’il bouscule un certain ordre des choses. Et prévient : « Si tout le monde n’est pas d’accord, et bien c’est pas grave, on fera avec ceux qui sont d’accord. » On sait que la petite phrase vise globalement les syndicats, habitués à être à la manœuvre lors des manifestations sociales. On se doute qu’elle vise plus précisément encore Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, le syndicat le plus à même de mobiliser dans la rue.

Interrogé par France Info, début juillet, ce dernier avait déjà mis en garde le leader insoumis contre « le mélange des genres ». Pour le syndicaliste, l’organisation des manifestations sur le terrain social est avant tout une prérogative syndicale et doit être reliée à des mouvements de grève. Aussi, la CGT et Solidaires organisent déjà une journée de grève interprofessionnelle le 29 septembre, pour l’augmentation des salaires. Si la grande marche souhaitée par la France insoumise est aujourd’hui présentée comme complémentaire à cette journée de grève, puisque souhaitée sur un week-end, elle pousse néanmoins les syndicats à se lier momentanément à des organisations politiques, voire à apparaître dans leur sillage.

 

Un duel Mélenchon vs Martinez déjà vu

 

C’est un vieux débat qui se rejoue là, celui de l’indépendance du mouvement syndical. Un débat vieux comme la charte d’Amiens, à laquelle se réfèrent toujours les syndicats de transformation sociale en France. Mais un débat qui a trouvé de nombreuses occasions de s’actualiser au cours de l’histoire, notamment lors d’une passe d’armes entre Mélenchon et Martinez en 2017 et 2018.

Rappelons-nous : le 23 septembre 2017, le leader de la France insoumise souhaite (déjà) organiser une grande marche « contre le coup d’État social ». Il s’agit là de s’opposer aux ordonnances Macron, qui dérégulent une fois encore le droit du travail, dans la foulée de la loi El Khomri. Fin de non-recevoir côté CGT. Le leader insoumis est amer et accuse alors les syndicats d’être responsables des défaites passées. « La stratégie qui a échoué face à El Khomri a encore moins bien marché face à Macron. Je ne vois aucune raison de faire semblant de ne pas l’avoir vu », écrit-il dans un billet de blog daté du 31 octobre 2017.

Il faudra attendre mai 2018 pour que la jonction ait enfin lieu. Si le 5 mai, la manifestation intitulée « Fête à Macron », portée par le député Insoumis François Ruffin, n’est pas rejointe par les syndicats, ce sera en revanche le cas le 26 mai lors d’une nouvelle manifestation nommée « La marée populaire ». Cette fois, Mélenchon exulte : « L’événement du 26 mai en soi est une très bonne nouvelle. Depuis des mois, ici et dans mes revues de la semaine, je plaide au nom de mes amis insoumis pour le décloisonnement du syndical, de l’associatif et du politique ».

La sortie mélenchonienne, pendant les universités d’été de LFI, devance les conclusions d’une discussion entre les syndicats, des associations et les partis membres de la NUPES (plus le NPA), entamée le 23 août, à propos de la grande marche. Une indélicatesse qui fait écho aux propos de Jean-Luc Mélenchon le 5 juillet, lorsqu’il déclarait que « le mouvement social est hors d’état d’organiser quoi que ce soit » et rêvait qu’à l’avenir « le lieu où le peuple se retrouve pour faire quelque chose, c’est la NUPES ». Des sorties qui ne rendent pas la tâche facile aux responsables de la France insoumise qui discutent avec les syndicats et les associations.

Pourtant, interrogés à l’issue de la réunion du 23 août, les représentants de Solidaires et de la FSU ainsi que la représentante de la CGT, déclaraient tous que la France Insoumise était dans une volonté de construction commune de la manifestation. Une date concrète était proposée, mais aucune décision n’avait cependant été prise, les leaders syndicaux n’ayant pas reçu de mandat de leurs organisations. Tous les participants de la réunion doivent se revoir le 12 septembre pour la concrétiser.

Aurélie Trouvé, ancienne co-présidente d’Attac et désormais députée LFI, qui négociait dans cette réunion en compagnie de Manuel Bompard et d’Adrien Quatennens, nous faisait-elle aussi part de sa volonté de “co-construire” une journée. L’occasion semble manquée.

 

Grande Marche : « le risque c’est de trop lier nos perspectives »

 

Les syndicats accepteront-ils de se mettre dans la roue des Insoumis ? À l’intérieur des structures, les voix divergent. « Nous avons fait une consultation chez Solidaires. On a deux types de réponses : la première, c’est qu’il y a nécessité de mobiliser en complément des actions de grève. D’autres disent qu’ils excluent de travailler avec des partis politiques », raconte Simon Duteil, co-délégué général de Solidaires.

Le mode d’action aussi interroge. Qui dit manifestation un week-end, dit pas de grève et donc pas de blocage de la production. Les syndicats sont alors en droit de s’interroger sur l’efficacité d’une telle initiative. Appeler à manifester le week-end pour peser sur l’augmentation des salaires brouille leur discours : la victoire sera-t-elle obtenue par la grève ou par des manifestations massives ?

« L’avantage de ces manifestations, c’est qu’elles nous permettent de toucher un nouveau public et de porter d’autres mots d’ordre. La taxation des superprofits par exemple, ce n’est pas une revendication que l’on porte habituellement dans les manifestations syndicales », affirme Benoît Teste de la FSU. Si la manifestation a lieu, la question de la visibilité du mouvement syndical se posera inéluctablement. « Les syndicats peuvent avoir peur d’être noyés, car les personnalités politiques ont une visibilité plus importante. L’organisation du cortège, la place de Jean-Luc Mélenchon dans celui-ci, tous ces détails qui peuvent paraître dérisoires à qui vient manifester pour boucler ses fins de mois, ne le sont jamais. Ils deviendront des enjeux pour les organisateurs ».

« Le risque peut aussi être de trop lier nos perspectives de victoire à des enjeux strictement politiques et d’attendre une alternance qui peut décevoir. Des camarades disent que ça nous met dans une forme de dépendance », continue Benoit Teste de la FSU.

De fait, les objectifs syndicaux ne rejoignent pas forcément ceux de la FI. Il arrive même que des élus Insoumis se positionnent contre certains droits syndicaux, comme le nous l’avions documenté à Lyon.