Pour un monde sans frontières ni patrons URGENCE REVOLUTION
Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaires comité Nathalie Le Mél
mercredi 4 novembre 2026
lundi 2 novembre 2026
PT
MESSAGE DE SOUTIEN AUX CAMARADES DU PARTI DES TRAVAILLEURS DE RENNES.
NOUS AVONS ETE INFORMES PAR VOTRE COMITE DE LANNION DE L'AGRESSION DONT VOUS AVEZ ETE VICTIME A RENNES DANS LA NUIT DU 18 OCTOBRE.
LA LACHETE DES AGRESSEURS EN S'EN PRENANT A VOTRE LOCAL EST A ELLE SEULE SIGNIFICATIVE DE LEUR IDEOLOGIE.
MAIS CETTE ATTAQUE EN PLEIN MOUVEMENT DE LA JEUNESSE, ALORS MEME QUE SE MATERIALISE LA JONCTION ENTRE CELLE CI ET DE LARGES SECTEURS DU MONDE DU TRAVAIL TRADUIT LA CRAINTE D'UN ENRACINEMENT DE LA CONTESTATION CONTRE LE SYSTEME CAPITALISTE.
QUOI DE PLUS HORRIBLE POUR LES TENANTS DU CAPITAL QUE DE VOIR POSER PAR UN PLUS GRAND NOMBRE DE SALARIES, DE LYCEENS, D'ETUDIANTS, DE RETRAITES DES REVENDICATIONS DE CLASSE?
RENVOYANT EN ARRIERE PLAN LES CAMPAGNES HAINEUSES CONTRE LES 'ETRANGERS", ET LE THEME ULTRA DROITIER DE LA SECURITE.
EN RESSERRANT LES RANGS LES REVOLUTIONNAIRES DOIVENT PRESERVER LEURS CAPACITES D'INTERVENTION, QUELQUES PUISSENT ETRE LEURS DESACCORD POLITIQUES.
Le Comité Nathalie Le Mél du NPA.R
copie de presse
Le local du Parti des travailleurs victime de dégradations
Dans la nuit du 18 octobre 2026, le local rennais du Parti des travailleurs a subi des dégradations. Dans un communiqué publié mardi 20 octobre, la formation politique dénonce une agression et demande que les circonstances soient éclaircies.
Selon la fédération d’Ille-et-Vilaine, un volet a été fracturé et une vitre brisée par une pierre. Les auteurs de cet acte restent inconnus. Cet incident survient au lendemain d’une importante mobilisation sociale, marquée par de violents affrontements dans le centre-ville de Rennes.
Dans son communiqué, l’organisation replace ces faits dans un climat de tensions entre manifestants et forces de l’ordre. Elle critique notamment la réponse du gouvernement aux revendications des lycéens, étudiants et salariés, sans établir de lien direct entre ces événements et les dommages constatés.
« Nous dénonçons cette agression et exigeons que toute la lumière soit faite », affirme le mouvement, qui appelle à la constitution d’un « solide front commun pour la défense de la démocratie ». Il invite également les associations et les syndicats à se mobiliser pour préserver la liberté d’organisation et d’expression. À ce stade, aucune information n’a été communiquée sur un éventuel dépôt de plainte ou l’ouverture d’une enquête. Photo d’illustration.
mardi 27 octobre 2026
knafo
Comparer des homosexuels à des chiens ne choque pas Sarah Knafo.
Lors de la dernière édition du magazine Complément d’enquête, sur France 2, la députée européenne Sarah Knafo, compagne d’Éric Zemmour et dirigeante du parti d’extrême droite Reconquête, a été interrogée sur les propos homophobes tenus par un de ses proches, Samuel Lafont.
Ce dernier, tête de liste de son parti aux dernières municipales dans le 15e arrondissement et qui se présente comme « directeur communication, stratégie numérique et levées de fonds » de cette formation, avait Twitté en 2012 pour critiquer le mariage entre personnes du même sexe : « Est-ce que je peux me marier avec mon chien alors ? »
Lafont, à l’époque un militant actif de La Manif pour tous, mouvement de lutte contre le mariage homosexuel, appartenait à son aile la plus radicale « Le Printemps français » et s’était distingué par ses déclarations anti LGBT+. Knafo, qui l’a recyclé chez elle, ne trouve toujours rien à redire à ses propos.
Elle est en effet convaincue que c’est dans les vieux pots homophobes que l’on fait les meilleures soupes fachos.
Celle la même qui vient vendre son livre samedi 30 octobre à Pléguien dans la brasserie de son pote facho Erik Tegner.
vendredi 23 octobre 2026
En Cisjordanie occupée : la guerre des olives

La saison de la récolte des olives a débuté en Cisjordanie et c’est l’occasion pour des colons israéliens de multiplier les agressions contre les paysans palestiniens et les volontaires des organisations de défense des droits humains venus leur prêter main-forte dans les oliveraies.
Depuis le début du mois, près de 300 agressions ont été recensées en lien avec la récolte des olives. Les colons, souvent armés et habillés en militaires, agissent en toute impunité, sous le regard ou avec le soutien de l’armée israélienne. Quand les plantations ne sont pas occupées par les colons pour voler la récolte, ceux-ci se livrent à des actes de vandalisme et à des destructions massives. Depuis le début de l’année, plus de 30 000 arbres ont été arrachés ou brûlés et du matériel agricole détruit. 140 000 familles palestiniennes vivent totalement ou en partie de la récolte des olives qui est l’une des principales ressources de la Cisjordanie. Le but des colons est de les réduire à la misère afin de les pousser à quitter leurs terres.
Les attaques des colons visent aussi les rares journalistes présents sur place, récemment la vidéo montrant l’agression d’une envoyée du Washington Post, gravement blessée après avoir été rouée de coups, a circulé sur les réseaux sociaux, ce qui a amené l’armée israélienne à publier un communiqué disant « considérer tout acte de violence avec la plus grande sévérité, particulièrement lorsqu’ils visent… des journalistes ». Les violences contre les Palestiniens peuvent, elles, continuer, avec la bénédiction de l’armée et du gouvernement israélien.
Thierry Flamant
mardi 20 octobre 2026
lycée
N’en déplaise à Macron, l’automne s’annonce chaud !

À la télé, Macron a davantage parlé des « violences » qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre que des causes de la colère. S’il a eu quelques phrases pour les « revendications légitimes », ça a été pour annoncer des rencontres de bla-bla, sans aucune mesure concrète. En revanche, contre les « casseurs », il a appelé préfets et procureurs à la plus grande sévérité, tout en invitant les partis politiques à faire bloc… pour tout ramener à la Présidentielle de 2027.
Mais impossible d’occulter l’immense succès de la journée du 17octobre. N’en déplaise à Macron, l’automne sera chaud ! 550 000, selon la police, ou 800 000, chiffre rapporté par la presse, c’était, de toute façon, une mobilisation énorme pour une date venue de nulle part début septembre, revendiquée par des « Gilets jaunes », histoire de rappeler qu’en 2018, la révolte avait gagné le pays pour un litre de gasoil autour de… 1,50 euro le litre. C’est l’irruption de la jeunesse lycéenne qui a donné un coup de fouet à la mobilisation et mis la date au calendrier pour de bon.
Le gouvernement, qui avait la hantise de la convergence des colères contre sa politique, a tenté d’écraser dans l’œuf le mouvement des lycéens en tasant, gazant, matraquant de tout jeunes adolescents. Mais rien n’y a fait. Les jeunes ont tenu bon et leur mouvement a servi de catalyseur : toutes les colères ont bien convergé samedi 17 octobre !
Qui sont les véritables « casseurs » ?
Dénonçant les « violences » qui tournent en boucle sur les médias, Lecornu a adressé une forme d’ultimatum : « Il faut choisir son camp : celui de la République – et donc des forces de l’ordre – ou celui des casseurs. » Il y a bien eu des violences, sans doute en miroir de celles que les flics ont fait subir aux lycéens, tout particulièrement dans les quartiers populaires, dans le 93 par exemple. Des violences à la mesure, aussi, de la colère contre ce gouvernement qui couvre les riches de largesses en prenant sur tout ce qui est utile aux classes populaires.
Mais ceux qui dénoncent la casse et les pillages d’un samedi soir semblent ne pas voir la casse des vies qu’entraînent les politiques pro-patronales : 350 000 sans abris, près de deux millions de travailleurs qui survivent avec moins que le Smic, des files de plus en plus longues aux restos du cœur et autres associations de secours. Une casse humaine, pas une casse d’abribus !
Et que dire de ceux qui cassent les services publics ? Qui laissent se délabrer les écoles ? Qui ont démantelé le système public de santé ? De ceux qui cassent les emplois en fermant des usines ? Macron-Lecornu-Nuñez espèrent que l’épouvantail des « violences » fera taire les colères : ils n’y parviendront pas.
Manifester ne suffira pas, il faudra paralyser l’économie
Déjà, les coordinations nationales lycéenne et étudiante appellent à de nouvelles journées d’action dès jeudi 22 octobre, avec les Gilets jaunes samedi 24, dès la rentrée mardi 3 novembre et, avec tous les travailleurs, le 5 novembre. L’intersyndicale avait programmé cette journée en octobre déjà, afin d’enjamber sans en parler celle du 17 octobre. Non seulement le 17 octobre a été un immense succès, mais celle du 5 novembre apparaît désormais comme une nouvelle étape tangible, en particulier avec le trou des vacances scolaires de la Toussaint qui met la mobilisation lycéenne entre parenthèses.
Comme l’ont fait les lycéens et les étudiants, nous devons discuter dès maintenant, dans les ateliers et les bureaux, de la manière de nous organiser pour peser sur le mouvement et l’amplifier. Le 22, le 24, les 3 et 5 novembre : toutes ces dates doivent être des jalons. Manifester est évidemment important, mais cela ne suffira pas. Il faudra aussi paralyser l’économie, aller vers une grève générale, car derrière ce gouvernement des riches, il y a les riches, précisément les patrons, auxquels il faut faire recracher tout ce qu’ils nous ont volé.
al jazeera
Les cartes montrant comment la "ligne jaune" israélienne continue d’étouffer les Palestiniens à Gaza

Un an après la mise en place d’un "cessez-le-feu", Israël restreint l’accès à 65 % de Gaza et entasse 2,1 millions de personnes ce qu’il reste.
Photo : Israël déplace la ligne jaune plus profondément dans la ville de Gaza, 13 décembre 2025 © Motasem A Dalloul.
Israël a étendu son occupation militaire dans la bande de Gaza, en violation d’un "cessez-le-feu" négocié par les États-Unis, forçant les Palestiniens à se retrancher dans une partie de plus en plus restreinte du territoire assiégé, dévasté par la guerre génocidaire que mène actuellement Israël.
Près des deux tiers de Gaza sont désormais sous contrôle militaire israélien ou soumis à des restrictions d’accès.
La "ligne jaune" initiale, établie dans le cadre du plan en 20 points du président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre, délimitait la zone vers laquelle les forces israéliennes s’étaient initialement retirées. Elles devaient procéder à de nouveaux retraits progressifs, mais au lieu de cela, elles se sont emparées de nouveaux territoires.
Dimanche, les forces israéliennes ont déplacé des blocs de béton jaunes de plusieurs dizaines de mètres vers l’ouest à Shujayea, un quartier situé au sud-est de la ville de Gaza, forçant des familles palestiniennes à fuir et plaçant une partie supplémentaire du quartier sous contrôle militaire israélien.
« Il ne s’agit pas simplement de savoir où se trouve aujourd’hui la “ligne jaune”, mais où elle pourrait se déplacer ensuite » a déclaré Ibrahim al-Khalili, journaliste d’Al Jazeera, en direct de la ville de Gaza. « Pour les familles qui ont été déplacées à plusieurs reprises au cours des trois dernières années, la situation reste désastreuse, et elles doivent prendre la décision impossible de choisir où elles peuvent aller. »
Plus de 90 % des 2,1 millions d’habitants de Gaza ont été déplacés de force par la guerre lancée par Israël le 7 octobre 2023, à la suite des attaques menées par le Hamas contre le sud d’Israël.
À l’aide de cartes, Al Jazeera montre la partie de Gaza dont Israël s’est emparé depuis le "cessez-le-feu".
Gaza avant la guerre
Avant la guerre, les Palestiniens étaient répartis sur toute la bande de Gaza, un territoire de 365 km² mesurant environ 41 km de long et dont la largeur variait entre 6 km et 12 km.
Cela en faisait l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète, avec environ 6 000 habitants au kilomètre carré, un chiffre comparable à celui de Nairobi ou de Londres. Chaque personne disposait, en moyenne, d’environ 160 m² de terrain.
Même à cette époque, toutes les terres de Gaza n’étaient pas accessibles. Israël imposait une zone tampon le long de la barrière séparant les deux territoires, et les Palestiniens qui s’en approchaient risquaient d’être abattus. En 2010, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) estimait que la zone d’accès restreint couvrait 17 % du territoire de Gaza et 35 % de ses terres agricoles.
Gaza a été soumise par Israël à un blocus terrestre, aérien et maritime depuis 2007.
Gaza au "cessez-le-feu"
Dans le cadre de la première phase du "cessez-le-feu", les forces israéliennes devaient se retirer jusqu’à la "ligne jaune" dans les 24 heures, après quoi une période de 72 heures commençait pour la remise des otages israéliens détenus à Gaza. Trump a d’abord publié une carte de cette ligne sur sa plateforme Truth Social.
Cette ligne laissait à Israël le contrôle de 53 % de la bande de Gaza, principalement des terres agricoles et des zones frontalières à l’est, et confinait les Palestiniens aux 47 % restants, soit environ 172 km².
En octobre 2025, deux années de guerre avaient coûté la vie à plus de 67 000 Palestiniens, et des dizaines de milliers d’autres avaient quitté le territoire, réduisant la population de Gaza à environ 2,1 millions d’habitants.
Confinés sur moins de la moitié du territoire de Gaza en vertu du "cessez-le-feu", la densité de population a doublé pour atteindre environ 12 000 habitants au kilomètre carré, un chiffre comparable à celui de New York. Chaque personne disposait d’environ 82 m².
Gaza aujourd’hui
Depuis le "cessez-le-feu", les forces israéliennes ont déplacé à plusieurs reprises les blocs de béton jaunes marquant la "ligne jaune" plus à l’ouest, parfois du jour au lendemain, étendant ainsi les zones sous leur contrôle. Des images satellites ont également montré que les démolitions se poursuivaient dans les zones contrôlées par les forces israéliennes.
Le groupe de recherche Forensic Architecture a estimé qu’Israël contrôlait 58 % de Gaza en décembre. En mars, l’armée israélienne a transmis aux organisations humanitaires des cartes d’une nouvelle "ligne orange", une zone réglementée située au-delà de la "ligne jaune" où les déplacements humanitaires doivent être coordonnés avec l’armée.
Selon l’OCHA, les restrictions couvrent désormais 65 % de Gaza. Israël a lui-même déclaré contrôler environ 70 % du territoire, a indiqué un responsable de l’ONU au Conseil de sécurité en juin.
Il reste donc 2,1 millions de personnes réparties sur environ 35 % de la bande de Gaza, soit quelque 128 km². La densité de population a presque triplé depuis avant la guerre pour atteindre environ 16 000 habitants au kilomètre carré, un chiffre proche de celui du centre de Tokyo.
Chaque personne dispose désormais d’environ 61 m² (657 pieds carrés) de terrain pour tout : logement, routes, écoles, hôpitaux et terres agricoles.
Contrairement à Tokyo, Gaza ne dispose plus que de très peu d’espace pour accueillir sa population. Le Centre des Nations unies pour les données satellitaires (UNOSAT) a constaté que 82 % des structures de la bande de Gaza sont endommagées ou détruites. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que seuls 3 % des terres cultivables de Gaza sont à la fois intactes et accessibles.
L’OCHA indique que les 35 % restants de Gaza sont "déjà surpeuplés" et que les restrictions d’accès constituent un obstacle majeur alors que les organisations humanitaires tentent de reloger les familles avant la saison des pluies. Selon l’ONU, plus de 950 000 personnes vivent dans des sites d’accueil exposés au risque d’inondation, la plupart d’entre elles dans des tentes et des abris de fortune.
S’approcher de la « ligne jaune » peut être mortel. Israël considère les zones situées au-delà comme une zone de tir libre, et des Palestiniens qui s’en sont approchés ont été abattus. Près de 1 500 personnes ont été tuées dans toute la bande de Gaza depuis l’annonce du "cessez-le-feu".
Traduction : AFPS
Source
Publié par : Al Jazeera
dimanche 18 octobre 2026
vendredi 16 octobre 2026
BS 2026



jeudi 15 octobre 2026
17 10
Rien n’y fait. Le gouvernement a beau prétendre que la mobilisation lycéenne est en baisse, le nombre de manifestants le désavoue à chaque fois. Mardi encore, à Paris, plus de 70 000 manifestants, très majoritairement des jeunes. Énorme ! 10 000 à Rennes, plus de 8 000 à Marseille, 6 000 à Caen. En tout, 480 000 manifestants dans tout le pays selon les syndicats. À Paris, sans doute ailleurs, les cortèges des jeunes étaient plus nombreux que les cortèges syndicaux, preuve que le fer de lance de la mobilisation, ce sont les lycéens et les étudiants. Le gouvernement comptait sans doute sur l’approche des congés scolaires – et sur la répression qui n’a pas faibli. Raté ! Les lycéens ont été rejoints par les étudiants qui, eux, ne sont pas en vacances vendredi ! Et, partout, revient la date du samedi 17 octobre qui pourrait permettre à la mobilisation de franchir un cap.
Le gouvernement répond par la matraque
Machine à éliminer, mais aussi à briser les rêves ! On ne devrait plus rêver à 15 ans ? À l’inverse, les jeunes sont supposés se couler dans l’univers étriqué que patrons et gouvernants ont façonné pour eux. Leur refus est une révolte saine, un cri d’espoir qui devrait nous rallier, qui devrait faire se lever tous « les damnés de la terre » !
Insupportable pour ce gouvernement des riches, qui a fait mine de changer de ton à leur égard, mais continue de leur envoyer les flics. À Lyon, les flics ont matraqué des militants du service d’ordre syndical, des parents d’élèves de la FCPE, se sont emparés d’une banderole syndicale. Lecornu et Geffray se disent à l’écoute, Nuñez cogne !
Des ministres morts de trouille devant la contagion possible
Nos gouvernants sont morts de trouille. Parce que ce que vivent les jeunes n’est pas si différent de ce que nous vivons dans les usines et les bureaux : conditions de travail dégradées, précarité, compétition permanente pour « améliorer son employabilité », comme disent les DRH : un Parcoursup à vie. Tout cela pour des salaires minables – la fin du mois arrive de plus en plus tôt !
La journée du 17 octobre est sur toutes les lèvres.
Qu’à cela ne tienne. Faisons comme les jeunes : n’attendons pas après qui que ce soit. Au boulot, nombreux sont ceux qui disent : c’est le moment d’y aller !
Alors, samedi, n’hésitons pas. Explosons les compteurs des manifs, préparons-nous à rebondir sur toutes les dates mises en avant, y compris le 5 novembre, et, surtout, commençons à discuter entre nous pour nous organiser. Comme les jeunes l’ont fait, directement entre nous.
Nous sommes le nombre, sans nous, ils ne peuvent rien.
Le comité du NPA.R des Côtes d'Armor appelle à manifester
à St Brieuc à 14h00 Place de la Liberté
et à Guingamp à 14h00 Place St Sauveur.
mercredi 14 octobre 2026
ifsi
La mobilisation prend place dans les Ifsi !

À Nantes, comme en région parisienne, la mobilisation des lycéens gagne les rangs des étudiantes et étudiants infirmiers. En ce début octobre, leur colère s’affiche sur les pancartes : « Soutien aux lycéens » « 1€ de l’heure, merci pour le pourboire ! » « Finance l’hôpital, pas les rafales ».
Étudiants et travailleurs à la fois, les futures infirmières se trouvent à la croisée entre la précarité étudiante et la pression du travail à l’hôpital. Aujourd’hui, elles et ils font entendre une colère qui ne date pas d’hier. Dans plusieurs Ifsi, les étudiantes et étudiants se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’études, mais aussi les bas salaires et l’abandon systématique des travailleurs de « première ligne ». Ces revendications font écho à celles des lycéennes et lycéens, qui contestent eux aussi le délaissement des établissements les plus précaires et le tri social qui en découle.
À Tenon, le ras-le-bol se transforme en assemblée générale
Tout part d’un ras-le-bol à l’Ifsi de Tenon. Le lundi 5 octobre au matin, des étudiantes et étudiants débrayent pour organiser une assemblée générale (AG) et proposer de rejoindre la manifestation lycéenne prévue le lendemain. Une cinquantaine d’étudiantes et étudiants se réunissent. Dans la foulée, l’organisation s’accélère : un cortège d’étudiantes et étudiants infirmiers se prépare pour le mardi, des groupes WhatsApp et des réseaux sociaux se mettent en place, et les étudiantes et étudiants décident de se retrouver rapidement pour poursuivre la mobilisation.
Mais à Tenon, cette première initiative n’est que la partie émergée de l’iceberg. Après la manifestation, des dizaines d’étudiantes et étudiants d’autres Ifsi prennent contact via TikTok pour faire part de leur envie de rejoindre le mouvement.
À Nantes, les étudiantes et étudiants infirmiers s’organisent !
À Nantes, un début de mobilisation pointe aussi le bout de son nez au sein de l’Ifsi. Alors que le mouvement de la jeunesse scolariséeprend de l’ampleur, des étudiantes et étudiants infirmiers s’organisent pour faire entendre leurs revendications, directement liées à leurs conditions d’études et à leur avenir professionnel.
Le jeudi 8 octobre, une dizaine d’étudiantes et étudiants en Ifsi rejoignent la manifestation pancartes à la main. Si le cortège reste modeste, cette première apparition marque une étape importante : les futures soignantes et soignants commencent à prendre leur place dans la mobilisation étudiante.


Précarité, épuisement, conditions de stage : la colère déborde
Le même jour, une AG se tient au sein de l’établissement et réunit une quarantaine de personnes. Les discussions portent sur les mobilisations en cours et sur l’importance de prendre part au mouvement. De cette dynamique naît un tract au slogan sans équivoque : « Pas de soins sans soignant·es, pas de soignant·es sans moyens ! » Derrière ces mots, une exaspération bien réelle : marre d’étudier dans la précarité, marre de l’épuisement, marre des conditions de stage ! Les étudiantes et étudiants dénoncent des conditions de formation difficiles, qui font écho aux problèmes rencontrés par les soignantes et soignants dans les services hospitaliers.
Face aux pressions, la volonté de s’organiser collectivement
La diffusion du tract ne passe pas inaperçue auprès de la direction, qui cherche à identifier les personnes à l’origine de l’initiative. Face à ces pressions, les étudiantes et étudiants font le choix de s’organiser en collectif. La création d’un collectif s’impose alors comme un moyen de poursuivre la mobilisation tout en protégeant les personnes impliquées. L’objectif est clair : éviter que des étudiantes et étudiants soient ciblés individuellement et permettre à chacun et chacune de s’engager sans être isolée face à la direction.
Faire entendre la voix des futures soignantes et soignants le 17 octobre !
L’enjeu est désormais de faire vivre cette dynamique, de poursuivre les discussions et de convaincre davantage d’étudiantes et d’étudiants de rejoindre le mouvement notamment aux ESI (étudiantes en soins infirmiers) afin de dépasser le cadre de leur Ifsi. S’inscrire dans une mobilisation plus large, en faisant converger leurs revendications sur la formation avec les réalités et les enjeux des travailleurs dans les hôpitaux et dans l’ensemble de la société. Les prochaines assemblées générales devront permettre de préciser les revendications et de préparer les suites du mouvement.
À Nantes, les étudiantes et étudiants infirmiers commencent à relever la tête et à faire entendre leur voix. Le mouvement ne fait que commencer : rendez-vous le 17 octobre pour faire grandir la mobilisation !
Des Ifsi de la région parisienne à la perspective d’une coordination nationale
Lundi 12 octobre, une tournée générale des Ifsi est organisée avec des tracts pour construire une AG inter-Ifsi de région parisienne mercredi soir. L’objectif est clair : devenir plus nombreux, se donner des objectifs communs et donc, être plus forts. Et puis, Nantes, Paris, qui sait où d’autres colères grondent ? Autant commencer sur de bonnes bases pour une possible coordination nationale.
Faire converger les colères de la jeunesse, des travailleurs et des travailleuses
Au-delà des établissements ou des professions, ces dernières semaines dressent le portrait d’une jeunesse qui refuse de subir des conditions de vie dégradées. Pour construire un avenir qui ne se réduit pas à la pauvreté, la mobilisation doit dépasser les portes des instituts de formation, des lycées et des facs et s’étendre vers les travailleurs de tous les secteurs. Heureusement, les premiers élans d’une mobilisation parmi les étudiants infirmiers est un bon signe, car eux font déjà quotidiennement le pont entre l’école et le travail.
Correspondantes
mercredi 7 octobre 2026
lycée
Énorme mobilisation aux côtés des lycéennes et lycéens le 6 octobre dans la rue : ce n’est qu’un début !

Et non, ce mouvement de lycéennes et lycéens, ce n’est pas une petite bande de casseurs. Ce sont quelques centaines de milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue, avec des milliers de pancartes déroulant leurs revendications. Ils savent ce qu’ils veulent, des revendications les plus petites mais vitales jusqu’au besoin d’une autre société, sans ségrégation sociale, sans misère, sans racisme, sans guerre. Et ils ont entraîné avec eux des étudiantes et étudiants, des profs, des militants syndicaux du public et du privé. N’en déplaise au gouvernement, ce n’est pas demain que va se faire le retour en classe, sur ces promesses mensongères du ministre de l’Éducation. Et les lycéens n’oublient pas les plus de 5 000 arrestations en moins d’une semaine, le lycéen éborgné par un tir de LBD à Tours, la mâchoire défoncée par un tir de grenade à bout portant à Saint-Ouen-l’Aumône, la main arrachée d’un autre encore à Lens.
15 ans, 18 ans, ils militent pour leur avenir !
Les lycéennes et lycéens, des milieux ouvriers, populaires, ne veulent plus de ces classes bondées à plus de 30, dans des locaux vétustes, surchauffés au gré des épisodes caniculaires ou inondés lorsqu’il pleut. Ils ne veulent plus d’établissements sans profs remplacés, sans infirmière ou psychologue. Ils ne veulent plus de ce Parcoursup qui est une machine à tri social, une machine à broyer les espoirs à coups d’algorithmes, et qui fabrique des recalés, des « sans-facs », des « tu feras ça même si ça ne te plaît pas ». Ce mouvement, c’est aussi celui d’une génération qui ne veut pas marcher au rythme des marchands de canons, subir mépris social et racisme d’État, qui ne veut pas voir le RN arriver au pouvoir et qui se sent solidaire du peuple palestinien.
« C’est qui les casseurs ? »
Contre ces jeunes, le pouvoir a lâché ses flics et ses médias aux mains de milliardaires, pour nous passer en boucle les prétendus dégâts qu’ils auraient faits. Mais c’est qui, les casseurs d’emplois, de salaires, de conditions de travail, d’APL, de retraites désindexées par rapport à l’inflation ? C’est qui, les casseurs de vies quand nos poches sont vidées par l’envolée des prix ? Le budget Lecornu qui est actuellement en discussion au Parlement n’envisage de restreindre que les moyens de vie des travailleurs et des plus pauvres. Les casseurs sont au gouvernement et ils sont les porte-flingue des bourgeois qui engrangent les milliards de génération en génération – les Bernard Arnault, les Bolloré, les Pouyanné et tant d’autres…
Les lycéennes et les lycéens ont ouvert la voie
Ça fait des années qu’on attend l’occasion de ne plus les laisser régenter nos vies, s’enrichir sur notre travail, laisser une terre brûlée aux générations futures. L’élection présidentielle de 2027 n’y changera rien : aucune chance que le gouvernement qui en sortira ne représente notre camp social.
Celles et ceux qui ont été aux côtés des jeunes mobilisés mardi 6 octobre, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation, de certaines fédérations de travailleurs du public et de la santé, de sections syndicales du privé aussi, ont eu raison et il faut que ce cercle s’élargisse. Il faut que la police dégage des parvis des lycées, que la justice relaxe tous les jeunes poursuivis. Et, puisque leurs revendications rejoignent les nôtres, pour plus de justice sociale et de dignité, embrayons vers un mouvement d’ensemble.
Les jeunes l’ont dit : ils ne s’arrêteront pas d’ici les vacances. Le pouvoir peut fermer les facs et les lycées, ils seront là. D’ailleurs, le premier samedi des vacances, c’est… le 17 octobre, l’appel à manifester contre la flambée des prix ! Ce serait une sacrée belle façon de les commencer en envahissant à nouveau et plus nombreux encore les rues du pays à leurs côtés !
Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 6 octobre 2026
mardi 6 octobre 2026
lundi 5 octobre 2026
samedi 3 octobre 2026
rafale
Le Rafale, c’est sacré
Depuis la venue du pape, les miracles se multiplient : tous les politiciens qui nous bassinent avec la laïcité se sont pressés aux messes du pontife ; il n’y a plus de problème à ce qu’une minorité religieuse (28 % de croyants dans la population et seulement 6 % de pratiquants) multiplie les cérémonies et le prosélytisme sur la voie publique. Dernier prodige en date : après un discours sur la paix dans le monde, le pape s’est envolé pour Lourdes sous l’escorte d’avions Rafale. Alors, bientôt la béatification du Rafale ? En tout cas, vu la couverture médiatique, rien n’est plus sacré que de faire la pub des avions de chasse et de l’armée.






