Pour un monde sans frontières ni patrons URGENCE REVOLUTION
Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaires comité Nathalie Le Mél
vendredi 25 septembre 2026
mercredi 23 septembre 2026
pape
Paris : quand la charité papale se fout de l’hôpital public
L’île de la Cité, où se trouve la cathédrale Notre-Dame-de-Paris mais aussi l’Hôtel-Dieu (qui, contrairement à son nom, est un hôpital public) sera bouclée et sous haute surveillance durant la visite papale prévue le 25 septembre. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a donc décidé de fermer partiellement l’établissement en ne maintenant ouvert que certains services comme les urgences, la structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur) ou le service d’hospitalisation de psychiatrie. Toutes les autres activités programmées seront annulées et reportées. Reports qui font grincer des dents à la CGT qui, le 10 septembre dernier, avait directement adressé une lettre à Léon XIV dans laquelle on pouvait lire : « Nous mesurons les exigences liées à l’organisation et à la sécurité de votre visite, cependant, celles-ci ne sauraient justifier que des malades en subissent les conséquences, particulièrement les plus fragiles, pour lesquels l’hôpital public constitue parfois le seul recours. » Le texte poursuivait en lui demandant de : « bien vouloir intervenir auprès des organisateurs de (sa) visite pour que des dispositions soient prises afin de préserver les consultations et la continuité de l’accueil des patients. » Mais il n’y a pas eu de miracle et le pontife en chef n’a pas répondu. Ce qui montre les limites de sa charité chrétienne.
mardi 22 septembre 2026
jeudi 17 septembre 2026
KEOLIS
Metz (Moselle).
Un vent de lutte à Keolis : une direction à l’offensive
Alors qu’une grève a explosé en région parisienne suite au transfert de nombreux salariés de la RATP à Keolis avec l’ouverture à la concurrence, la CGT de l’entreprise de transport touristique en autocars Keolis 3 Frontières, appelle elle aussi à un rassemblement le 22 septembre. En cause : une chasse aux sorcières qui vise à écarter les élus CGT du CSE, qui étaient à l’origine de grèves en 2025, avec en dernière date la révocation de Cherif Brahmi de son mandat de secrétaire du CSE. En plus de ça, les chauffeurs sont régulièrement intimidés et menacés d’être convoqués lorsqu’ils font remonter des problèmes ! Cette stratégie est claire et bien connue, les patrons n’aiment pas que leur pouvoir soit remis en question et cherchent à se débarrasser de toutes les voix contestataires ! Sans doute espèrent-ils faire des exemples pour leurs collègues.
Des conditions de travail qui se dégradent
Mais ce n’est pas tout, depuis plusieurs années les conducteurs observent une absence complète de préparations aux températures saisonnières : qu’ils soient non climatisés l’été, ou non chauffés l’hiver, la direction de Keolis envoie des bus inadaptés sur les routes, laissant conducteurs et usagers trinquer.
Les conducteurs estiment, et cherchent à faire valoir, qu’aucun bus ne devrait sortir s’il n’est pas équipé correctement, et ils ont bien raison ! Ce n’est pas la direction qui subit la chaleur suffocante ou le froid glacial, auquel cas ils seraient peut-être plus motivés à passer la seconde pour rénover la flotte vieillissante !
C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !
Les salariés de Keolis l’ont bien compris, le problème c’est que les décisionnaires ne sont pas ceux qui auront à subir les conséquences de leurs politiques, alors rien, de mieux que la grève pour nous rappeler que sans nous, rien ne tourne (ni ne roule) !
Plus que jamais, il est urgent que les travailleurs se soutiennent et s’organisent ensemble pour pouvoir faire face aux attaques patronales et à leur incompétence dans l’organisation du travail !
Rassemblement devant Keolis 3 Frontières
Mardi 22 septembre à partir de 9 heures
5, rue de l’Abbé-Grégoire, 57000 Metz
mercredi 16 septembre 2026
mercredi 9 septembre 2026
rentrée
Leur rentrée et la nôtre

Philippe, Lecornu, Attal : cet été, ces prétendants à l’Élysée y sont allés de leur démagogie anti-immigrés. À l’unisson raciste avec Marine Le Pen qui propose un référendum sur l’interdiction du voile dans les espaces publics. Français-immigrés, nous sommes tous des travailleurs, les seuls qui nous sont étrangers sont les milliardaires et les patrons. Gare à leurs manœuvres de division et diversions. Alors que la n-ième vague caniculaire traverse le pays, mettons nos intérêts de travailleurs et de travailleuses au cœur de cette rentrée !
Des plans d’urgence qui s’évaporent
Fin juin, le gouvernement annonçait un plan d’urgence de 60 millions d’euros pour la rénovation thermique des écoles. Un mois plus tard, il a annulé le plus gros et il n’en restait plus que 16 ! À peine de quoi payer les diagnostics énergétiques de 2 500 écoles ! Même pour que les enseignants et les enfants ne cuisent pas dans leurs classes l’été prochain, ils sont incapables de respecter leurs engagements.
Vendredi, la ministre de l’Agriculture annonçait le déblocage d’un milliard d’euros pour soutenir les agriculteurs très durement touchés par la sécheresse. Qu’en restera-t-il dans quelques semaines, alors que la somme paraît déjà bien faible pour aider les dizaines de milliers d’agriculteurs qui risquent de mettre la clé sous la porte ? Le gouvernement prépare un budget de combat contre tous les travailleurs, envisageant de nouvelles coupes sur les dépenses sociales, les pensions de retraite, les services publics.
Notre plan d’urgence
Cet été il a fallu continuer à travailler, quitte à mettre notre santé en péril. Les méga-feux ont montré que nos dirigeants sont incapables de prévenir ni de guérir quoi que ce soit. Alors, face au désastre climatique et à l’urgence sociale pour tous les travailleurs des campagnes et des villes, il va falloir qu’on prenne nos affaires en main.
Il y a urgence à augmenter les salaires de 400 euros pour tous et toutes, pour faire face au coût de la vie qui ne cesse d’augmenter. Il faut contrôler les marges de Total, Carrefour, Leclerc et des autres entreprises de la grande distribution qui profitent de la crise agricole et des tensions internationales pour augmenter leurs profits. Alors que les plans de licenciements se multiplient, il faut interdire les licenciements. De l’argent, il y en a, à commencer par celui qui coule à flots pour le patronat, qui se gave de plus de 200 milliards de subventions et d’allègements de cotisations sociales et impôts chaque année.
Nous produisons tout, à nous de décider de tout
Pour imposer ces mesures, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes. C’est le message que porteront notre candidate Selma Labib et notre porte-parole Gaël Quirante dans l’élection présidentielle. Aucune raison d’attendre avril 2027 pour laisser éclater notre colère, seule à même de faire ravaler son arrogance au patronat qui mène la société de crises en guerres, de catastrophes climatiques en catastrophes sanitaires.
Tous ensemble le 29 septembre
Dès la rentrée, des grèves ont éclaté dans des établissements scolaires, contre des fermetures de classes ou des postes vacants. La colère ne manque pas dans bien des secteurs. Les pompiers, qui ont combattu les feux malgré les coupes dans leurs moyens et leurs effectifs, ont fixé un rendez-vous pour l’heure des comptes : ils se rassembleront à Paris du 26 au 28 septembre et entreront en grève aux côtés des agents publics le 29 septembre. Comme eux, de nombreux travailleurs, du public comme du privé, sont envoyés en première ligne sans moyens et sans même un salaire décent.
C’est bien une riposte d’ensemble qu’il faudra construire pour reprendre tout ce qui nous a été volé. En cette rentrée, des salariés des transports, du social ou de l’éducation ont déjà prévu des journées de grève. Saisissons-nous de toute opportunité pour nous organiser sur nos lieux de travail et discutons de rejoindre la grève du 29 pour frapper tous ensemble au même moment.
Editorial du NPA-Révolutionnaires du 7 septembre 2026
mardi 8 septembre 2026
lundi 7 septembre 2026
RER
[DOSSIER] Meeting des RER : tous et toutes en campagne… et dans les luttes, sans attendre 2027 ! — paru dans Révolutionnaires n° 62

Meeting du NPA-Révolutionnaires du 23 août 2026 à nos rencontres d’été révolutionnaires (RER)
Ces rencontres d’été révolutionnaires en étaient à leur quatrième année, cette fois dans le Vaucluse, et ont réuni sur trois jours et demi autour de 600 personnes (dont la moitié de moins de 29 ans). Autant dire que l’ambiance fut plus que chaude et enthousiaste au meeting du soir. Successivement à la tribune, les récits très concrets des mobilisations et grèves en cours au Samu social de Paris, à Airbus, puis sur les grèves importantes de différents secteurs en Espagne, par Elena, Guillaume et Ruben, captèrent l’attention. Rika a fait le point sur la situation sociale et politique en Allemagne. La verve d’Hortense, du secteur jeune, a réglé son compte au greenwhashing des politiciens. Et pour finir, pas besoin d’épiloguer, notre tandem Gaël et Selma ont emporté l’enthousiasme avec le lancement de notre campagne communiste révolutionnaire de la présidentielle 2027… Des vidéos circulent sur tout le meeting, mais en attendant, lisez déjà ici les très courts extraits de ces différentes interventions.
samedi 5 septembre 2026
vendredi 4 septembre 2026
poste
La révocation du secrétaire de la CGT Poste-Télécom 66 doit donner le signal d’une lutte d’ensemble contre la répression

Cela fait des années que La Poste n’y va pas avec le dos de la cuillère en matière de répression. Elle vient néanmoins de passer un nouveau cap cet été avec la révocation d’Alexandre Pignon. Alexandre est à la fois secrétaire de la CGT FAPT des Pyrénées-Orientales, syndicat majoritaire aux dernières élections professionnelles, et secrétaire du CSE de la région Occitanie du secteur de la distribution à La Poste, un établissement de 10 000 personnes. Il fait partie d’une équipe militante intersyndicale CGT-CNT-SUD qui, pendant le mouvement des retraites en 2023, a aidé à organiser des assemblées générales massives de grévistes et des blocages de centres postaux qui ont constitué des points de ralliement de la lutte y compris en dehors de La Poste. Un comité de soutien aux postières et postiers du 66 est toujours actif, autour de militantes et de militants qui ont l’habitude d’intervenir activement dans les services postaux.
La Poste s’attaque donc à la figure de proue d’un secteur du mouvement syndical qui est à la fois combatif et majoritairement soutenu dans les travées des bureaux de Poste. La révocation d’Alexandre pour des motifs liés à son activité syndicale constitue une attaque frontale contre les intérêts de toutes les postières et de tous les postiers : La Poste veut faire passer le message que personne n’est à l’abri, que dès que qui que ce soit mettra en cause son autorité, elles ou il risquera d’être licencié.
Si pour l’instant, la réaction des directions syndicales à La Poste est très timide, il existe un point d’appui militant pour contester cette offensive répressive : à la suite de la réussite de la manifestation du 20 juin contre toutes les formes de répression, organisée sous le mot d’ordre « Ils ne nous empêcheront pas de lutter », une réunion unitaire se tiendra le 16 septembre prochain et discutera de l’objectif de regrouper les luttes contre la répression à La Poste et plus largement.
Correspondant
jeudi 3 septembre 2026
agro
Exploitation des ouvriers agricoles : un pas de plus est franchi
Par décret du 25 août 2026 signé des ministres de la Ville et du logement et de l’Action et des comptes publics, les employeurs agricoles peuvent désormais loger les ouvriers agricoles, essentiellement des travailleurs issus de l’immigration, sous des tentes. Pour l’instant le décret ne couvre que quelques départements.
Cet hébergement ne serait possible que s’ils sont recrutés pour moins d’un mois, mais on se demande qui va procéder à des contrôles ? Les employeurs devront tenir compte des « aléas climatiques et des risques professionnels ». Nous pouvons nous en remettre à la FNSEA pour tenir compte de ces aléas ! Chacun et chacune remarquera au passage que la mixité sous ces hébergements de fortune n’est pas un véritable sujet, pas plus que les sanitaires, ni la restauration.
Pour avoir découvert il y a quelques années les conditions d’hébergement d’ouvrières et d’ouvriers agricoles originaires de Roumanie, plumeurs du coco paimpolais, accompagnés parfois d’enfants, le pire est à craindre. Sous un barnum de jardin avec des matelas à même le sol, dans la plus totale promiscuité et la plus grande misère.
Le maire de La Roche-Derrien avait dénoncé publiquement les conditions indignes réservées à ces travailleurs et travailleuses. Mais combien d’autres auront ce courage en pleine zone de production agricole ?
lundi 31 août 2026
EMBAUCHE
Lancement de la campagne présidentielle devant le Medef : c’est qui le patron ?

Jeudi 27 août, le syndicat patronal a procédé à un entretien d’embauche en direct pour choisir celui ou celle qui servira ses intérêts à partir de 2027. De Mélenchon à Le Pen, aucun des sept candidats présélectionnés n’a remis en cause cette mise en scène qui montre que le vrai pouvoir n’est pas dans les urnes ou à l’Élysée, mais dans les conseils d’administration des grands groupes.
Ce n’est pas une élection qui pourra chasser le Medef du pouvoir
Le « bloc central » de ceux qui ont gouverné dans un passé récent (des écologistes à la droite) n’avait plus à prouver sa volonté de se mettre au service du patronat. Pour eux, les « entreprises » (comprendre leurs patrons) seraient « essentielles ». Le rôle des politiques consisterait seulement à leur donner toujours plus. Après 20 ans de Macron, Hollande et Sarkozy, ces patrons qui pleurent la bouche pleine empochent chaque année plus de 200 milliards d’euros de subventions et allègements de charges – environ la moitié du budget de l’État. Le Code du travail, l’assurance maladie et l’assurance chômage, les retraites, l’éducation… tout est « réformé » en permanence à leur profit et contre les intérêts des classes populaires.
Marine Le Pen, elle, s’est démenée pour rassurer la bourgeoisie en promettant des budgets d’austérité qui n’ont rien à envier à ceux de Lecornu et en bégayant sur les retraites : départ non plus à 60 ans mais plutôt à 62 et après 42 ans de cotisation… Autant dire le « droit » de partir à peine avant de crever au boulot mais uniquement avec le minimum vieillesse ! L’extrême droite montre qu’elle est toujours prête à obéir servilement aux ordres du capital.
Si les corbeaux et les vautours, un de ces matins disparaissent, le soleil brillera toujours !
La proposition de Mélenchon d’augmenter le Smic, pourtant très timorée, a déclenché les rires indécents des patrons multi-millionnaires. Ils savent que plus nos salaires sont bas, plus leurs profits sont hauts. Ils s’amusent qu’un politicien tente de les convaincre du contraire ! Pour nos salaires, comme pour nos droits, nos services publics, nos vies de travailleurs et de travailleuses en général, il faudra non pas négocier dans les salons du Medef ou de l’Élysée, mais renverser le rapport de force par nos luttes collectives.
La grève, l’arme des travailleurs, remet les pendules à l’heure : qui crée toutes les richesses ? Qui est « essentiel » au fonctionnement de la société ? L’aide-soignante, l’ouvrier, le postier, la conductrice de bus, l’enseignant, ou bien le patron du Medef ?
Rira bien qui rira le dernier !
Aux travailleurs et travailleuses, qui produisent tout, de décider enfin de tout : c’est le message que porteront notre candidate Selma Labib et notre porte-parole Gaël Quirante dans cette élection présidentielle. Décider de tout, cela commence par ne pas attendre une élection pour prendre nos affaires en main. Aucune raison d’attendre avril 2027 pour laisser éclater notre colère, seule à même de faire ravaler son arrogance au patronat qui mène la société de crises en guerres, de catastrophes climatiques en catastrophes sanitaires.
Les pompiers, qui ont combattu les feux malgré les coupes budgétaires dans leurs moyens et leurs effectifs, ont fixé un rendez-vous pour l’heure des comptes : ils se rassembleront à Paris du 26 au 28 septembre et entreront en grève aux côtés des agents publics le 29 septembre. Comme eux, de nombreux travailleurs, du public comme du privé, sont envoyés en première ligne sans moyens et sans même un salaire décent. C’est bien une riposte d’ensemble qu’il faudra construire pour reprendre tout ce qui nous a été volé. En cette rentrée, des salariés des transports, du social ou de l’éducation ont déjà prévu des journées de grève. Saisissons-nous de toute opportunité pour nous organiser sur nos lieux de travail, et discutons de rejoindre la grève du 29 pour frapper tous ensemble au même moment.
Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 31 août 2026

