mardi 24 mars 2026

rennes

 



                                             COMMUNIQUE DE PRESSE


Le NPA.Révolutionnaires des Côtes d’Armor et du Finistère se joint

 à la mobilisation régionale du samedi 28 mars à Rennes à l’initiative

 des AFPS de Bretagne et de 90 organisations, associations, syndicats

 et partis politiques.


Nous soutenons la plateforme revendicative ainsi énoncée :


"SOLIDARITÉ PALESTINE

Nous manifesterons dans toutes les régions françaises le 28 mars, à l’occasion de la

Journée de la terre, pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit

international.

Auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de

 son propre destin et droit au retour des réfugiés palestiniens

Fin de l’occupation, de la colonisation, de l’apartheid

Sanctions contre Israël

Cessez-le-feu définitif et fin du génocide

JUSTICE POUR LA PALESTINE – STOP GÉNOCIDE" .


Le NPA.Révolutionnaires dénonce par la même occasion la guerre

 impérialiste menée par les gouvernements des Etats Unis

 d’Amérique et d’Israel contre les peuples de la région moyen

 orientale, notamment contre le Liban et l’Iran.


Nous appelons les travailleurs, les travailleuses, la jeunesse, tous les

 peuples épris de liberté, de paix à se mobiliser pour arrêter la main

 des assassins sionistes et des impérialistes américains. Nous ne

 pouvons compter que sur notre solidarité de classe, nous ne sommes

 pas dupes des déclarations sans effet proclamant un droit

 international, qui ne protège que les puissants, jamais les peuples.



NPA.Révolutionnaires le 24 mars 2026.



Toute correspondance sur: npabear@gmail.com

lundi 23 mars 2026

mercato

 

Le mercato des élections municipales est passé, à nos luttes désormais de provoquer les vrais changements !

Paris, 8 mars 2026. Photothèque Rouge / Copyright : Martin Noda / Hans Lucas.

 

 
Pendant que les populations du Moyen-Orient meurent sous les bombardements orchestrés par les États-Unis et Israël, que plus d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants ont dû fuir dans le Liban ravagé, hier soir, à l’occasion de la soirée électorale sur les plateaux de télévision, personne ne parlait de cela ! Ni de la flambée des prix du carburant à la pompe, ni d’aucun des problèmes rencontrés par les classes populaires…

C’était uniquement un jeu de pronostics sur les présidentielles de 2027 et les futures combinaisons politiciennes. Le Parti socialiste et LFI se sont disputés pour savoir qui était responsable du recul de la gauche. Mais ce qui est sûr, c’est que cette fausse querelle nous ramène droit au bluff du Nouveau Front populaire, cette arnaque qui a consisté à faire croire que l’union avec le Parti socialiste, père de la loi Travail, était un pas en avant pour les intérêts de la classe ouvrière et de la jeunesse.

L’impasse cuisante de ces unions de la gauche sans principe, si ce n’est celui d’avoir le plus de postes et de ne pas démériter dans la course vers 2027, voit sa meilleure illustration dans les scores inédits du Rassemblement national et le taux d’abstention à plus de 42 % !

Le RN dirige maintenant 57 communes de plus de 3 500 habitants, 48 de plus qu’en 2020. Il progresse également en nombre de sièges avec 3 121 conseillers municipaux, contre 827 précédemment. Au total, le RN a la main sur 63 mairies. Et les autres formations d’extrême droite obtiennent 306 élus. Pas de coup d’éclat de l’extrême droite sur les grandes villes, mais de solides réseaux locaux.

On ne doit plus leur laisser les clés de la boutique !

Si les « élus locaux » étaient proches de notre camp social et que nos problèmes pouvaient se régler à l’échelle d’une ville, ça se saurait ! Non, pas plus là qu’ailleurs ces gens-là ne s’opposeront aux intérêts patronaux !

Du PS au RN, ils ont tous voté pour les budgets de guerre, alignés derrière Macron, le soutier des intérêts impérialistes français et en premier lieu de ses marchands d’armes. Les écologistes se sont abstenus, pas contre la hausse du budget de la Défense, mais parce que c’est mieux de passer par l’augmentation des impôts. Si LFI a voté contre, c’est pourtant pour encenser, par la voix de Mélenchon, le marchand de canons et de mort Dassault. « Je suis un fan du Rafale dans l’aviation mondiale » ; « J’admire beaucoup la maison Dassault, le travail qui a été fait pendant toutes ces années » lors de la visite d’une usine en 2025 !

Qu’elle soit unie ou éclatée, la gauche de gestion du capital n’a fait que mener aux désillusions une large part de la classe ouvrière et de la jeunesse, posé les jalons pour un coup de barre à droite de toute la classe dirigeante et une progression institutionnelle constante de l’extrême droite dont la cerise sur le gâteau fut la minute de silence à l’Assemblée nationale en mémoire d’un jeune nazi.

Reprenons en urgence le chemin de la lutte d’ensemble, décidons de nos vies

Alors que 2026 a commencé avec 55 000 licenciements en quelques mois, soit près de 745 par jour, que le budget 2026 réduit à l’os les services publics et que l’essence à deux euros le litre devient la norme, alors que la guerre au Moyen-Orient annonce une reprise importante de l’inflation et des licenciements, il faut se saisir de tous les leviers possibles pour inverser le rapport de force en notre faveur. Une grève tous ensemble, générale surtout, est notre arme la plus puissante pour mettre un coup d’arrêt au pouvoir des marchands de mort et aux profiteurs. L’Éducation nationale sera en grève partout en France le 31 mars contre les 3200 suppressions de postes pour la rentrée. Partout, cette perspective d’affaiblir les politiques de nos gouvernements, de casse sociale et d’offensive guerrière se pose à nous et doit être encouragée et amplifiée.

Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 23 mars

 

ST NAZER

 

Des sols pollués et la santé des habitants délaissée par les autorités à Saint-Nazaire

Dans la région de Saint-Nazaire, l’État, le patronat et la mairie organisent l’omerta autour des pollutions. Les analyses se multiplient depuis 2021 grâce à la persévérance des associations d’habitants, même si l’État et les entreprises polluantes restreignent ces recherches. Or, les résultats rendus publics ces derniers mois confirment l’existence de risques sanitaires majeurs. Au grand dam de l’État et du patronat qui mettent la pollution sous le tapis, et la santé des habitants et des travailleurs avec.

Le square pollué dans un quartier ouvrier de Saint-Nazaire, photo NPA-Révolutionnaires

L’omerta concerne notamment la pollution des sols dans le quartier ouvrier historique de Saint-Nazaire : Méan-Penhoët. Fondé autour des premiers chantiers navals et des forges de Trignac, le quartier rassemble depuis le XIXe siècle la population ouvrière de la cité portuaire. Une bonne partie de ses habitants travaillent aujourd’hui aux Chantiers de l’Atlantique, à Airbus ou pour leurs sous-traitants. La pollution des sols du quartier serait issue du passé et du présent de Méan-Penhoët : remblais industriels, débris des destructions de la Seconde Guerre mondiale, rejets actuels des industries.

Square pollué : du plomb jusqu’à cent fois le seuil sanitaire

Récemment, des analyses de sols ont montré plusieurs cas de pollutions dans le quartier, selon des informations mises en lumière par la surveillance assidue des associations (Vivre à Méan-Penhoët, Ligue des droits de l’homme), relayée par un article du journal local Presse Océan. Un square présente des concentrations en plomb, arsenic et mercure anormales (dépassant les seuils de vigilance sanitaire définis par le Haut Conseil de la santé publique). Après cette découverte, en 2023, la municipalité et l’Agence régionale de santé ont attendu six mois avant de prendre une première mesure : fermer le square et communiquer partiellement via la presse. Mais les chiffres précis ne sont pas donnés, rien n’est dit du risque sanitaire, aucune action de dépistage parmi les riverains n’est envisagée.

Quelques mois plus tard, alors que de nouveaux prélèvements dans le square confirment la pollution, dont un prélèvement de plomb dépassant de cent fois le seuil sanitaire (!), l’ARS et la ville ne font rien de plus, fermant là encore les yeux sur les risques sanitaires, notamment pour les enfants et femmes enceintes qui ont côtoyé le square avant sa fermeture.

Les silences et les inactions des pouvoirs publics

Le scandale a été rendu public début 2026 par les associations d’habitants, qui n’ont reçu les rapports que trois ans après la découverte de la pollution. Jusqu’à maintenant, l’ARS et la ville ne les avaient ni rendus publics, ni transmis aux associations, malgré leurs demandes. Alors pourquoi maintenant ? Parce qu’à 200 mètres de ce square, des analyses dans un jardin privé ont montré fin 2025 des pollutions de… plomb, arsenic et mercure. Métaux présents dans la terre et dans les légumes, touchés, cultivés, mangés par la propriétaire du jardin, ses enfants et petits-enfants. Les autorités disent avoir prévenu « les riverains », mais seule la propriétaire du jardin pollué a reçu un courrier. Les voisins, parmi lesquels des familles avec enfants, sont peut-être quotidiennement intoxiqués dans leur jardin sans qu’aucune alerte ne leur ait été donnée.

Vue sur Les Chantiers de l’Atlantique, photo NPA-Révolutionnaires

Ces pollutions sur deux terrains voisins sont-elles liées ? Quelle est leur ampleur ? Elles sont peut-être localisées, limitées à quelques mètres de terre. Ou peut-être s’étendent-elles plus largement dans le quartier. Et quelles en sont les causes ? Remblais ou rejets des industries actuelles ? On ne le sait pas, faute d’investigations adéquates. La préfecture, l’ARS et la Dreal (le service de la préfecture qui gère les questions de risques industriels) promettent de nouvelles analyses des sols d’ici l’été 2026, mais sans plus de précision. Il faudrait enquêter sur l’usage des sols par le passé, multiplier les analyses, connaître l’usage des polluants par les industries voisines. Ce qui impliquerait le financement des prélèvements (un échantillon c’est 500 euros en moyenne), l’information et l’implication des habitants comme des industriels. Mais ça ne semble pas être l’objectif des autorités.

Symptôme d’un système économique fondé sur l’exploitation des travailleurs et le saccage de la terre

Pourquoi ces inactions, ces lenteurs et ces communications quasi mensongères des pouvoirs publics ? La pollution des sols est un sujet encore peu documenté, moins que pour l’air ou l’eau. Les connaissances manquent, car l’État refuse de s’y confronter. Ce qu’illustre la gestion de l’ancienne fonderie de Metaleurop (Pas-de-Calais). L’usine s’était fait connaître par sa fermeture brutale en 2003, laissant 830 salariés sur le carreau. Elle est réapparue dans l’actualité en 2022 avec des cas de saturnisme chez des enfants intoxiqués au plomb. Aujourd’hui, les sols dans les villages autour du site continuent d’être pollués et d’intoxiquer la population, l’État refusant le retrait des terres. L’opération coûterait cher et constituerait un précédent que l’État ne veut pas assumer.

La pollution des sols révèle les limites d’un système économique fondé sur l’exploitation des travailleurs et le saccage de la terre. Les autorités n’ont rien à gagner à parler de ce sujet, à investir dans les recherches et à traiter les pollutions. Ce serait contre-productif, contraire aux intérêts des entreprises polluantes qu’elles gavent de subventions. Alors elles agissent au minimum pour rassurer les habitants et réagissent aux mobilisations quand il y en a : on ne connaîtrait pas les exemples de Saint-Nazaire et de Metaleurop sans la mobilisation de ses habitants.

Les travailleurs et les habitants subissent cette logique capitaliste. L’argent ne va ni dans les salaires, ni dans la santé. Il finance les capitalistes pollueurs et les armes de guerre. Ces armes qui tuent aujourd’hui en Iran, en Ukraine, en Palestine… et qui empoisonnent, à l’image des destructions de dépôts pétroliers en Iran, ayant occasionné des pluies noires toxiques. Ces mêmes armes qui détruisirent Saint-Nazaire pendant la Seconde Guerre mondiale et que l’on retrouve aussi probablement aujourd’hui sous forme de métaux polluant les squares et les jardins du quartier ouvrier.

Correspondant

jeudi 19 mars 2026

elections

 

Un vote de révolte, une force pour les combats à venir

Le NPA-Révolutionnaires était présent dans 22 communes à ces élections municipales : Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Toulouse, Lille, Rouen, Nantes, Grenoble, Angers, Bagnolet, Bordeaux, Lormont, Cenon, Pessac, Caen, Gennevilliers, Ivry, Metz, Nanterre, Rennes, Saint-Étienne-du-Rouvray. Nos 29 listes ont obtenu au total 18 445 voix. C’est autant de travailleurs, travailleuses, jeunes et retraités qui ont voulu exprimer leur rejet d’un système capitaliste qui exploite, opprime et marche à la guerre.

Par ce vote, elles et ils ont choisi leur camp social, celui des travailleurs et des travailleuses, et ont affirmé l’urgence de défendre des perspectives révolutionnaires : refuser la barbarie capitaliste, lutter et s’organiser pour arracher leur pouvoir aux ultra-riches et aux patrons, pour enfin organiser la société en fonction de nos besoins à tous et toutes. Ces résultats électoraux, d’autant plus significatifs qu’ils sont à contre-courant, donnent de la force à notre camp social et aux combats qui se mènent chaque jour contre l’austérité, l’exploitation, la violence sociale, le racisme, les guerres, le saccage de la planète… C’est un encouragement pour toutes celles et ceux qui les mènent ! Additionnés avec le reste de l’extrême gauche, c’est plus de cent mille travailleurs, travailleuses, jeunes et retraités qui se sont exprimés pour ces perspectives. Une force pour les combats à venir !

Le 16 mars 2026

 

 

david

 

Quand David gagne contre Goliath !

C’est une première en France, la justice a rendu raison aux 83 ouvrières turques qui, aidées du syndicat Petrol-Is en Turquie et d’ONG telles qu’ActionAid et Sherpa en France, s’étaient portées partie civile pour dénoncer les manquements du groupe Yves Rocher dans son devoir de vigilance quant au respect des droits fondamentaux des salariés qui travaillaient dans sa filiale turque Kosan Kozmetik.

En 2018, 130 ouvrières turques ont été licenciées parce qu’elles avaient décidé de se syndiquer pour se battre contre des conditions de travail inacceptables et inhumaines, mais également pour obtenir des augmentations de salaire. Elles refusaient les humiliations, les différences de salaire de l’ordre de 20 % entre les femmes et les hommes, le harcèlement sexuel systémique, l’absence de protection et de prévention dans les processus de production pour protéger leur santé.

Pendant un an, ces ouvrières se sont battues, occupant le devant de leur usine pour exiger leur réintégration malgré la pluie, la neige ou la canicule. Elles avaient été licenciées au titre de l’article 25-2 du Code du travail turc qui, comme pour les terroristes, les inscrivaient sur une liste noire les empêchant de retrouver du travail. Elles sont venues jusqu’au siège social d’Yves Rocher pour demander des comptes et ont vécu pendant un an grâce à la solidarité des riverains, des travailleurs, mais également grâce à une solidarité internationale organisée par leur syndicat.

Elles n’ont pas été réintégrées, mais certaines, prises à la gorge par l’absence de revenus, ont été obligées de signer un protocole avec Yves Rocher, ce qui leur a permis d’effacer le sceau de la honte lié à l’article 25-2, avec une compensation dérisoire face à inflation et au coût de la vie à Gebze, la banlieue ouvrière d’Istanbul où se situe l’usine où elles travaillaient.

Elles sont venues en France, au tribunal de Paris, témoigner de ce qu’elles avaient vécu pendant des années dans cette usine. Elles exigeaient la reconnaissance de la responsabilité du groupe. La justice a tranché et fait payer au groupe 48 000 euros à six anciennes salariés et 40 000 euros à Petrol-Is. Mais nous sommes loin du compte : ce jugement ne fixe un dédommagement que pour très peu de salariées, sous prétexte que les autres avaient signé un protocole de transaction. Un tel jugement, s’il reconnaît pour une fois la responsabilité d’un groupe dans le comportement de ses filiales hors du pays, fixe des compensations qui ne sont qu’une goutte d’eau dans les profits engrangés grâce, justement, aux conditions de travail déplorables imposées. De tels montants, s’ils constituent une reconnaissance pour les intéressées, ne sont en rien dissuasifs, ce qui renforce l’impunité de ces sociétés qui se permettent de traiter des travailleurs d’autres pays comme des quantités négligeables, dont la vie n’a aucune valeur.

Régine Tournier

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