vendredi 16 octobre 2026

BS 2026

FONDATION LE BON SAUVEUR BEGARD

MOBILISATION CONTRE LE PROJET DE LOI DE FINANCE DE LA SECURITE SOCIALE 2027.


 TOUTES LES ENTREES DE L'HOPITAL ONT ETE CIBLEES
POUR INFORMER LES PERSONNELS LES USAGERS ET LA POPULATION DES BANDEROLES AVEC UN PEU D'HUMOUR
  DES SALAIRES POUR VIVRE PAS POUR SURVIVRE

POUR ALLER AU BOULOT LES VOITURES NE ROULENT PAS SANS CARBURANT ET LES SERVICES PUBLICS DES TRANSPORTS SONT INEXISTANTS EN ZONE RURALE.

LE NPA.R APPORTE TOUT SON SOUTIEN AUX PERSONNELS ET A SON SYNDICAT CGT.





 

commune

 


jeudi 15 octobre 2026

17 10

 


COMMUNIQUE DU NPA.R 
comité Nathalie Le Mél
Côtes d'Armor


Rien n’y fait. Le gouvernement a beau prétendre que la mobilisation lycéenne est en baisse, le nombre de manifestants le désavoue à chaque fois. Mardi encore, à Paris, plus de 70 000 manifestants, très majoritairement des jeunes. Énorme ! 10 000 à Rennes, plus de 8 000 à Marseille, 6 000 à Caen. En tout, 480 000 manifestants dans tout le pays selon les syndicats. À Paris, sans doute ailleurs, les cortèges des jeunes étaient plus nombreux que les cortèges syndicaux, preuve que le fer de lance de la mobilisation, ce sont les lycéens et les étudiants. Le gouvernement comptait sans doute sur l’approche des congés scolaires – et sur la répression qui n’a pas faibli. Raté ! Les lycéens ont été rejoints par les étudiants qui, eux, ne sont pas en vacances vendredi ! Et, partout, revient la date du samedi 17 octobre qui pourrait permettre à la mobilisation de franchir un cap.

Le gouvernement répond par la matraque

Machine à éliminer, mais aussi à briser les rêves ! On ne devrait plus rêver à 15 ans ? À l’inverse, les jeunes sont supposés se couler dans l’univers étriqué que patrons et gouvernants ont façonné pour eux. Leur refus est une révolte saine, un cri d’espoir qui devrait nous rallier, qui devrait faire se lever tous « les damnés de la terre » !

Insupportable pour ce gouvernement des riches, qui a fait mine de changer de ton à leur égard, mais continue de leur envoyer les flics. À Lyon, les flics ont matraqué des militants du service d’ordre syndical, des parents d’élèves de la FCPE, se sont emparés d’une banderole syndicale. Lecornu et Geffray se disent à l’écoute, Nuñez cogne !

Des ministres morts de trouille devant la contagion possible

Nos gouvernants sont morts de trouille. Parce que ce que vivent les jeunes n’est pas si différent de ce que nous vivons dans les usines et les bureaux : conditions de travail dégradées, précarité, compétition permanente pour « améliorer son employabilité », comme disent les DRH : un Parcoursup à vie. Tout cela pour des salaires minables – la fin du mois arrive de plus en plus tôt !

La journée du 17 octobre est sur toutes les lèvres.  

Qu’à cela ne tienne. Faisons comme les jeunes : n’attendons pas après qui que ce soit. Au boulot, nombreux sont ceux qui disent : c’est le moment d’y aller !

Alors, samedi, n’hésitons pas. Explosons les compteurs des manifs, préparons-nous à rebondir sur toutes les dates mises en avant, y compris le 5 novembre, et, surtout, commençons à discuter entre nous pour nous organiser. Comme les jeunes l’ont fait, directement entre nous.

Nous sommes le nombre, sans nous, ils ne peuvent rien.

Le comité du NPA.R des Côtes d'Armor appelle à manifester 

à St Brieuc à 14h00 Place de la Liberté 

et à Guingamp à 14h00 Place St Sauveur.

mercredi 14 octobre 2026

ifsi

 

La mobilisation prend place dans les Ifsi !



À Nantes, comme en région parisienne, la mobilisation des lycéens gagne les rangs des étudiantes et étudiants infirmiers. En ce début octobre, leur colère s’affiche sur les pancartes : « Soutien aux lycéens » « 1€ de l’heure, merci pour le pourboire ! » « Finance l’hôpital, pas les rafales ».

Étudiants et travailleurs à la fois, les futures infirmières se trouvent à la croisée entre la précarité étudiante et la pression du travail à l’hôpital. Aujourd’hui, elles et ils font entendre une colère qui ne date pas d’hier. Dans plusieurs Ifsi, les étudiantes et étudiants se mobilisent pour dénoncer leurs conditions d’études, mais aussi les bas salaires et l’abandon systématique des travailleurs de « première ligne ». Ces revendications font écho à celles des lycéennes et lycéens, qui contestent eux aussi le délaissement des établissements les plus précaires et le tri social qui en découle.

À Tenon, le ras-le-bol se transforme en assemblée générale

Tout part d’un ras-le-bol à l’Ifsi de Tenon. Le lundi 5 octobre au matin, des étudiantes et étudiants débrayent pour organiser une assemblée générale (AG) et proposer de rejoindre la manifestation lycéenne prévue le lendemain. Une cinquantaine d’étudiantes et étudiants se réunissent. Dans la foulée, l’organisation s’accélère : un cortège d’étudiantes et étudiants infirmiers se prépare pour le mardi, des groupes WhatsApp et des réseaux sociaux se mettent en place, et les étudiantes et étudiants décident de se retrouver rapidement pour poursuivre la mobilisation.

Mais à Tenon, cette première initiative n’est que la partie émergée de l’iceberg. Après la manifestation, des dizaines d’étudiantes et étudiants d’autres Ifsi prennent contact via TikTok pour faire part de leur envie de rejoindre le mouvement.

À Nantes, les étudiantes et étudiants infirmiers s’organisent !

À Nantes, un début de mobilisation pointe aussi le bout de son nez au sein de l’Ifsi. Alors que le mouvement de la jeunesse scolariséeprend de l’ampleur, des étudiantes et étudiants infirmiers s’organisent pour faire entendre leurs revendications, directement liées à leurs conditions d’études et à leur avenir professionnel.

Le jeudi 8 octobre, une dizaine d’étudiantes et étudiants en Ifsi rejoignent la manifestation pancartes à la main. Si le cortège reste modeste, cette première apparition marque une étape importante : les futures soignantes et soignants commencent à prendre leur place dans la mobilisation étudiante.

Précarité, épuisement, conditions de stage : la colère déborde

Le même jour, une AG se tient au sein de l’établissement et réunit une quarantaine de personnes. Les discussions portent sur les mobilisations en cours et sur l’importance de prendre part au mouvement. De cette dynamique naît un tract au slogan sans équivoque : « Pas de soins sans soignant·es, pas de soignant·es sans moyens ! » Derrière ces mots, une exaspération bien réelle : marre d’étudier dans la précarité, marre de l’épuisement, marre des conditions de stage ! Les étudiantes et étudiants dénoncent des conditions de formation difficiles, qui font écho aux problèmes rencontrés par les soignantes et soignants dans les services hospitaliers.

Face aux pressions, la volonté de s’organiser collectivement

La diffusion du tract ne passe pas inaperçue auprès de la direction, qui cherche à identifier les personnes à l’origine de l’initiative. Face à ces pressions, les étudiantes et étudiants font le choix de s’organiser en collectif. La création d’un collectif s’impose alors comme un moyen de poursuivre la mobilisation tout en protégeant les personnes impliquées. L’objectif est clair : éviter que des étudiantes et étudiants soient ciblés individuellement et permettre à chacun et chacune de s’engager sans être isolée face à la direction.

Faire entendre la voix des futures soignantes et soignants le 17 octobre !

L’enjeu est désormais de faire vivre cette dynamique, de poursuivre les discussions et de convaincre davantage d’étudiantes et d’étudiants de rejoindre le mouvement notamment aux ESI (étudiantes en soins infirmiers) afin de dépasser le cadre de leur Ifsi. S’inscrire dans une mobilisation plus large, en faisant converger leurs revendications sur la formation avec les réalités et les enjeux des travailleurs dans les hôpitaux et dans l’ensemble de la société. Les prochaines assemblées générales devront permettre de préciser les revendications et de préparer les suites du mouvement.

À Nantes, les étudiantes et étudiants infirmiers commencent à relever la tête et à faire entendre leur voix. Le mouvement ne fait que commencer : rendez-vous le 17 octobre pour faire grandir la mobilisation !

Des Ifsi de la région parisienne à la perspective d’une coordination nationale

Lundi 12 octobre, une tournée générale des Ifsi est organisée avec des tracts pour construire une AG inter-Ifsi de région parisienne mercredi soir. L’objectif est clair : devenir plus nombreux, se donner des objectifs communs et donc, être plus forts. Et puis, Nantes, Paris, qui sait où d’autres colères grondent ? Autant commencer sur de bonnes bases pour une possible coordination nationale.

Faire converger les colères de la jeunesse, des travailleurs et des travailleuses

Au-delà des établissements ou des professions, ces dernières semaines dressent le portrait d’une jeunesse qui refuse de subir des conditions de vie dégradées. Pour construire un avenir qui ne se réduit pas à la pauvreté, la mobilisation doit dépasser les portes des instituts de formation, des lycées et des facs et s’étendre vers les travailleurs de tous les secteurs. Heureusement, les premiers élans d’une mobilisation parmi les étudiants infirmiers est un bon signe, car eux font déjà quotidiennement le pont entre l’école et le travail.

Correspondantes

mercredi 7 octobre 2026

lycée

 

Énorme mobilisation aux côtés des lycéennes et lycéens le 6 octobre dans la rue : ce n’est qu’un début !


Et non, ce mouvement de lycéennes et lycéens, ce n’est pas une petite bande de casseurs. Ce sont quelques centaines de milliers de jeunes qui sont descendus dans la rue, avec des milliers de pancartes déroulant leurs revendications. Ils savent ce qu’ils veulent, des revendications les plus petites mais vitales jusqu’au besoin d’une autre société, sans ségrégation sociale, sans misère, sans racisme, sans guerre. Et ils ont entraîné avec eux des étudiantes et étudiants, des profs, des militants syndicaux du public et du privé. N’en déplaise au gouvernement, ce n’est pas demain que va se faire le retour en classe, sur ces promesses mensongères du ministre de l’Éducation. Et les lycéens n’oublient pas les plus de 5 000 arrestations en moins d’une semaine, le lycéen éborgné par un tir de LBD à Tours, la mâchoire défoncée par un tir de grenade à bout portant à Saint-Ouen-l’Aumône, la main arrachée d’un autre encore à Lens.

15 ans, 18 ans, ils militent pour leur avenir !

Les lycéennes et lycéens, des milieux ouvriers, populaires, ne veulent plus de ces classes bondées à plus de 30, dans des locaux vétustes, surchauffés au gré des épisodes caniculaires ou inondés lorsqu’il pleut. Ils ne veulent plus d’établissements sans profs remplacés, sans infirmière ou psychologue. Ils ne veulent plus de ce Parcoursup qui est une machine à tri social, une machine à broyer les espoirs à coups d’algorithmes, et qui fabrique des recalés, des « sans-facs », des « tu feras ça même si ça ne te plaît pas ». Ce mouvement, c’est aussi celui d’une génération qui ne veut pas marcher au rythme des marchands de canons, subir mépris social et racisme d’État, qui ne veut pas voir le RN arriver au pouvoir et qui se sent solidaire du peuple palestinien.

« C’est qui les casseurs ? »

Contre ces jeunes, le pouvoir a lâché ses flics et ses médias aux mains de milliardaires, pour nous passer en boucle les prétendus dégâts qu’ils auraient faits. Mais c’est qui, les casseurs d’emplois, de salaires, de conditions de travail, d’APL, de retraites désindexées par rapport à l’inflation ? C’est qui, les casseurs de vies quand nos poches sont vidées par l’envolée des prix ? Le budget Lecornu qui est actuellement en discussion au Parlement n’envisage de restreindre que les moyens de vie des travailleurs et des plus pauvres. Les casseurs sont au gouvernement et ils sont les porte-flingue des bourgeois qui engrangent les milliards de génération en génération – les Bernard Arnault, les Bolloré, les Pouyanné et tant d’autres…

Les lycéennes et les lycéens ont ouvert la voie

Ça fait des années qu’on attend l’occasion de ne plus les laisser régenter nos vies, s’enrichir sur notre travail, laisser une terre brûlée aux générations futures. L’élection présidentielle de 2027 n’y changera rien : aucune chance que le gouvernement qui en sortira ne représente notre camp social.

Celles et ceux qui ont été aux côtés des jeunes mobilisés mardi 6 octobre, à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation, de certaines fédérations de travailleurs du public et de la santé, de sections syndicales du privé aussi, ont eu raison et il faut que ce cercle s’élargisse. Il faut que la police dégage des parvis des lycées, que la justice relaxe tous les jeunes poursuivis. Et, puisque leurs revendications rejoignent les nôtres, pour plus de justice sociale et de dignité, embrayons vers un mouvement d’ensemble.

Les jeunes l’ont dit : ils ne s’arrêteront pas d’ici les vacances. Le pouvoir peut fermer les facs et les lycées, ils seront là. D’ailleurs, le premier samedi des vacances, c’est… le 17 octobre, l’appel à manifester contre la flambée des prix ! Ce serait une sacrée belle façon de les commencer en envahissant à nouveau et plus nombreux encore les rues du pays à leurs côtés !

Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 6 octobre 2026

 

sous

 



samedi 3 octobre 2026

64

 


rafale

 

Le Rafale, c’est sacré

Depuis la venue du pape, les miracles se multiplient : tous les politiciens qui nous bassinent avec la laïcité se sont pressés aux messes du pontife ; il n’y a plus de problème à ce qu’une minorité religieuse (28 % de croyants dans la population et seulement 6 % de pratiquants) multiplie les cérémonies et le prosélytisme sur la voie publique. Dernier prodige en date : après un discours sur la paix dans le monde, le pape s’est envolé pour Lourdes sous l’escorte d’avions Rafale. Alors, bientôt la béatification du Rafale ? En tout cas, vu la couverture médiatique, rien n’est plus sacré que de faire la pub des avions de chasse et de l’armée.

mercredi 30 septembre 2026

palestine

 

                        MORLAIX  SAMEDI 10 OCTOBRE 14H00

                   RASSEMBLEMENT DES GROUPES AFPS DU                            
                    FINISTERE ET DES COTES D'ARMOR

dimanche 27 septembre 2026

 

Pour Macron aussi, l’ennemi principal est dans son propre pays





Jeudi 24 septembre, c’est un Macron dans l’impasse qui a livré une allocution qui ne contenait qu’une seule annonce : celle de l’engagement de moyens militaires français en Arabie saoudite dans une position d’appui subordonné à la guerre d’agression menée par les États-Unis contre l’Iran. Le prix des carburants ? Les travailleurs devront se contenter de l’aumône de 100 euros tous les trois mois, promise sous conditions par le gouvernement deux jours plus tôt. Et lui faire le plaisir de laisser de côté leurs mesquines revendications de pouvoir « vivre et pas survivre » alors que la vraie menace serait… Poutine – qui d’autre ? Mais le spectre qui hantait l’interview était celui d’un « mouvement social généralisé » dont Macron pense qu’il « ne nous aiderait pas collectivement ». Ça tombe bien, les lycéens qui débrayent en banlieue parisienne, les pompiers et fonctionnaires qui préparent la grève du 29 septembre et tous ceux qui s’apprêtent à se joindre aux Gilets jaunes le 17 octobre ne jouent pas dans la même équipe que le président des patrons.

Macron et la bourgeoisie française dans une triple impasse

Macron peut bien, après coup, regretter l’aventure militaire de Trump contre l’Iran qui a débouché sur le blocage d’Ormuz puis de Bab-el-Mandeb. Mais celle-ci s’inscrit dans la logique guerrière de contrôle des ressources en ces temps d’aggravation des rivalités impérialistes. Il est vrai que l’impérialisme français, de seconde zone, subit cette crise et en paye les conséquences, mais il n’en choisit pas moins son camp et annonce son implication aux côtés de l’Arabie saoudite, donc des États-Unis. Cette annonce officielle ne fait que sanctionner une participation plus officieuse depuis le début, typique des interventions militaires à l’extérieur de l’armée française pour défendre les intérêts des multinationales du pétrole, dont Total. Voilà la raison d’être des budgets militaires exponentiels alloués à la « défense » – défense des profits sûrement, mais de rien d‘autre.

La guerre est devenue le troisième poste de dépense de l’État, en forte augmentation. Cette année 2026, la première dépense sera « le service de la dette », c’est-à-dire les intérêts versés aux banques privées, en forte augmentation aussi puisqu’elle qui vient de dépasser l’Éducation nationale. Sur ce poste, aucune marge de manœuvre, le « marché » (euphémisme pour désigner les grands groupes financiers) fixe les taux d’intérêts de sa rente à vie. Comme le disait Marx il y a plus de 150 ans : « La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique. » Les taux d’intérêts s’envolent dans le monde entier, signes annonciateurs d’une prochaine crise financière, donc le tribut social payé aux banques augmente avec eux de manière automatique. Un transfert de richesses gigantesque part des poches des travailleurs par les biais de la TVA et des taxes sur les carburants pour remplir les coffres des banques.

Ce moment où l’État est fauché comme jamais coïncide avec des records de profits. Onze milliards en six mois pour le profiteur de guerre Total, percée historique du CAC 40 et entrée de la France dans le Top 2 des pays qui versent le plus de dividendes aux actionnaires. Les 211 milliards (évaluation du Sénat) ou 270 milliards (évaluation d’experts indépendants) versés par l’État chaque année au patronat sous forme de subventions directes ou d’exonérations d’impôts et de cotisations sociales n’y sont pas pour rien. C’est surtout toute la politique antisociale menée par les gouvernements, de gauche comme de droite, pour durcir l’accès au chômage, pour faciliter les licenciements, pour fliquer les arrêts maladie, etc. qui permettent l’envolée du taux d’exploitation. Enfin l’appui impérialiste de l’armée aux affaires des capitalistes français, comme Total, Bolloré et Orano, notamment en Afrique, permet en plus d’y ajouter des surprofits de pillages néo-coloniaux.

Le gouvernement n’a effectivement aucune marge de manœuvre parce qu’il ne prendra ni sur la guerre, ni sur les banques, ni sur les profits. Il ne peut que prêcher la patience, comme le pape, dont la visite officielle tombe à point, en priant pour que la crise économique qui couve et l’explosion sociale qu’il mérite tardent un peu, le temps de tenir une élection présidentielle qui ne changera rien. Rien, car parmi les prétendants ayant une chance de passer, aucun n’a prévu de s’en prendre ni à la guerre, ni aux banques, ni aux profits. Certainement pas Le Pen et son « national-capitalisme » d’alternance au macronisme. Mais pas non plus Mélenchon qui prétend garantir les moyens militaires du « rayonnement » de la France « sur les cinq continents », négocier gentiment la dette avec « Francfort » (comme si les adversaires sur le sujet étaient « les Allemands » et pas la BNP) et « trouver une solution » non « punitive » avec Total.

Macron, Merz et Poutine, chacun contre leur propre peuple

Quelle ficelle tirer pour que ça tienne alors que, visiblement, « ceux d’en bas n’en veulent plus » ? La patrie en danger ! Le 18 septembre Macron a convoqué les principaux candidats à la présidentielle pour leur livrer des informations « confidentielles » sur la menace russe. Rien n’a filtré, mais peut-être que pas grand-chose n’a été dit.

La Russie est accusée d’« ingérences » et de « menaces hybrides ». Le régime de Poutine pratique certainement l’ingérence pour favoriser les intérêts capitalistes russes en France et en Europe, et pousser les candidats qu’il juge favorables. Mais ses méthodes et ses moyens relèvent de l’artisanat face à « l’allié » américain, qui, lui, à travers ses Gafam, contrôle les principaux réseaux sociaux, les outils et données numériques utilisées dans presque tous les ministères. D’autant plus que le gouvernement de Trump, comme sur les autres sujets, affiche la couleur et soutient ouvertement ses candidats – Le Pen en France, l’AfD en Allemagne, Orbán en Hongrie, Farage au Royaume-Uni…

Quant aux « menaces hybrides », elles semblent se résumer à des incursions de drones et d’avions de chasse dans les espaces aériens frontaliers ou à des « tests » dont on peine à comprendre la portée tant toutes ces affaires sont entourées de secrets (et de mensonges), comme l’attentat déjoué de l’aéroport de Leipzig. La « guerre hybride » semble bien plus concrètement menée par les puissances européennes contre la Russie de Poutine. Alors que Zelensky annonçait de manière triomphale avoir touché Moscou par des frappes aériennes dimanche 20 septembre, des entreprises françaises et leurs relais politiques s’empressaient de se vanter de l’indispensable efficacité de leur matériel tricolore pour les mener.

La Russie d’un côté et les puissances européennes, dont la France et l’Allemagne, de l’autre se renvoient la responsabilité de l’aggravation des tensions. Il est clair que la surenchère verbale et guerrière est organisée au moins autant par les puissances européennes que par la Russie. La concurrence impérialiste pour les marchés et les ressources est à l’œuvre entre un capitalisme russe dopé au militarisme depuis 2022 et des États impérialistes européens soucieux de défendre leur domination sur le continent élargi, domination écornée à la fois par la tentative russe d’invasion de l’Ukraine et par les coups de boutoir de l’allié américain. Mais s’y ajoutent des considérations dites « de politique intérieure » dans les deux camps, en réalité de lutte de classe, qui ne sont pas à négliger.

L’ennemi est dans notre propre pays

Le fait que la « menace russe » soit avant tout brandie par Macron contre la classe ouvrière en France et que la guerre soit devenue le seul moyen pour Poutine de se maintenir au pouvoir contre la classe ouvrière en Russie ne signifie pas que le basculement vers une guerre ouverte est impossible. Si une telle escalade devait se produire, la responsabilité ne serait pas à chercher du côté de qui aurait « commencé » : la situation a été rendue si inflammable par la logique de la concurrence capitaliste qu’une nouvelle provocation russe ou européenne peut la faire basculer. L’opposition à « notre propre impérialisme », pour reprendre les mots de Karl Liebknecht, « en collaboration avec le prolétariat des autres pays, dont la lutte est dirigée contre ses propres impérialistes » est, à l’opposé du « campisme », une prolongation de la lutte de classes, y compris sur le terrain de la guerre.

Pour l’heure, Macron ici, comme Merz en Allemagne, sont avant tout en guerre contre leur propre classe ouvrière. Il s’agit de rendre coups pour coups, jusqu’à reprendre l’offensive sur le seul terrain qui vaille, celui de la lutte de classe. Pour bloquer le prix de l’essence, pour nos salaires en général, pour ne pas subir une nouvelle vague de licenciements, pour ne pas se faire embarquer dans une nouvelle guerre, il faudra un « mouvement social généralisé » qui devra consciemment s’en prendre aux trois piliers du système : la guerre, les banques et les profits. Non pas en cherchant à « trouver une solution » mais en les affrontant jusqu’au bout avec un programme de luttes pour renverser le capitalisme.

Raphaël Preston

samedi 26 septembre 2026

edito

 

Un projet de budget pour nous serrer la ceinture ­— Tous ensemble préparons la riposte !

Photothèque Rouge / Copyright : Martin Noda / Hans Lucas.

 

 

Lecornu veut économiser 54 milliards d’euros sur le prochain budget. Mais pas en puisant dans les bénéfices des entreprises, alors que la France est le deuxième pays du monde en dividendes versés aux actionnaires – 61 milliards d’euros ! Pas en supprimant l’infinité d’exonérations et subventions dont bénéficient les patrons : 211 milliards par an !

Guerre aux plus fragiles

Non, Lecornu va chercher ses milliards dans la poche des retraités en gelant les pensions et en les désindexant par rapport à l’inflation. Alors que les prix flambent ! L’indice des fonctionnaires serait gelé – pour la quatrième année consécutive. Pareil pour les aides au logement. Le gouvernement compte aussi faire la chasse aux arrêts maladie : ce n’est pas aux patrons – responsables de la dégradation des conditions de travail qui en est la cause – que Lecornu s’en prend, mais à leurs victimes ! Et, pour faire un clin d’œil à Marine Le Pen et sa préférence nationale, les travailleurs étrangers subiraient un délai de carence pour l’ouverture de droits, et cotiseraient donc un temps sans avoir droit aux indemnités correspondantes.

Les hôpitaux sont dans un état lamentable ? Pareil pour les écoles ? Ils devront aussi se serrer la ceinture, comme tous les services publics, car leurs budgets seront revus à la baisse… Des exceptions ? Évidemment : le ministère des Armées, largement augmenté : sinon, comment pourrait-il arroser les Dassault et autres Thalès en leur achetant leurs engins de mort ? Bien entendu, ceux de l’Intérieur ou la Justice augmenteront aussi pour pouvoir s’en prendre à ces pauvres qu’il veut ponctionner davantage et qui pourraient se révolter.

Nos armes : les grèves et les manifestations

Il paraît que Marine Le Pen n’est pas d’accord avec Lecornu. Aurait-elle découvert qu’on pouvait faire payer les patrons en augmentant les salaires ? Au contraire, elle propose de réduire leurs cotisations sociales et d’en redistribuer une toute petite partie sur le salaire net… Mais sa proposition revient à réduire ce que payent les patrons à la Sécu – qui serait obligée de réduire ses prestations. Les solutions de Le Pen ne s’en prennent jamais au patronat : alors que les prix à la pompe atteignent des sommets, pas question pour elle de s’en prendre aux bénéfices historiques de Total, et elle ne propose que de réduire les taxes.

À gauche, les candidats à la gestion des institutions nous disent que tout ira mieux une fois que nous aurons « bien voté » en 2027. Dans huit mois ? En attendant, on fait comment ? Et quel changement pourrait-il y avoir dans huit mois si aucun ne propose de s’en prendre aux patrons et à leurs actionnaires qui ont le pouvoir de décider des prix et des salaires, quel que soit le gouvernement !

Toutes ces solutions sont bidons. Nous devons défendre nous-mêmes nos intérêts et imposer nos revendications. Le seul moyen, ce sera en bloquant l’économie, et donc les profits, en nous mettant en grève et en manifestant jusqu’à ce qu’ils cèdent. Nous n’avons pas de temps à perdre !

Tous et toutes ensemble contre le gouvernement et le patronat

Les pompiers se mobilisent du 26 au 29 septembre, avec occupation d’une place dans Paris, puis rejoignent la manifestation du 29 septembre, journée de grève de la fonction publique, déjà rejointe par d’autres professions, comme les cheminots. D’autres journées de mobilisation sont prévues dans différents secteurs. Le gouvernement peut aussi craindre le « retour des Gilets jaunes », avec les manifestations prévues samedi 17 octobre contre les prix des carburants.

Il faut des mobilisations qui convergent en une lutte de tous les travailleurs, vers une grève générale, pas des luttes émiettées. Mais ces premières échéances seront l’occasion de faire grandir le mouvement et préparer cette lutte d’ensemble pour l’augmentation générale des salaires et pensions en prenant sur les profits des patrons.

Éditorial du NPA-Révolutionnaires du 21 septembre 2026

 

rso

 


mercredi 23 septembre 2026

pape

 

Paris : quand la charité papale se fout de l’hôpital public

L’île de la Cité, où se trouve la cathédrale Notre-Dame-de-Paris mais aussi l’Hôtel-Dieu (qui, contrairement à son nom, est un hôpital public) sera bouclée et sous haute surveillance durant la visite papale prévue le 25 septembre. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a donc décidé de fermer partiellement l’établissement en ne maintenant ouvert que certains services comme les urgences, la structure mobile d’urgence et de réanimation (Smur) ou le service d’hospitalisation de psychiatrie. Toutes les autres activités programmées seront annulées et reportées. Reports qui font grincer des dents à la CGT qui, le 10 septembre dernier, avait directement adressé une lettre à Léon XIV dans laquelle on pouvait lire : « Nous mesurons les exigences liées à l’organisation et à la sécurité de votre visite, cependant, celles-ci ne sauraient justifier que des malades en subissent les conséquences, particulièrement les plus fragiles, pour lesquels l’hôpital public constitue parfois le seul recours. » Le texte poursuivait en lui demandant de : « bien vouloir intervenir auprès des organisateurs de (sa) visite pour que des dispositions soient prises afin de préserver les consultations et la continuité de l’accueil des patients. » Mais il n’y a pas eu de miracle et le pontife en chef n’a pas répondu. Ce qui montre les limites de sa charité chrétienne.

vendredi 18 septembre 2026

 

                LANNION LE 22 SEPTEMBRE 18H00


                        POUR EN SAVOIR PLUS  ECRIRE A                                                         npabear@gmail.com