mardi 17 février 2026

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Le comité Nathalie Le Mél du NPA.R souscrit au communiqué ci dessous et dénonce la violente campagne visant à stigmatiser LFI.

Nos différences d'analyse  politique sur la nécessité de la réforme ou de la révolution ne nous mène pas à hurler avec les loups.

Contre la fascisation l'unité n'est pas un style rhétorique c'est une nécessité.




Communiqué — Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe

Quentin Deranque, militant d’extrême droite raciste et catholique intégriste, est mort des suites de ses blessures samedi 14 février. Ce n’était pas un saint, voilà qu’il meurt en martyr de l’extrême droite et du gouvernement, à moitié endeuillés, à moitié réjouis de saisir l’occasion pour dénoncer « la violence de l’extrême gauche ».

La fabrique du martyr

Jeudi 12 février, Quentin Deranque participait au service d’ordre de ses amies de Némésis, venues provoquer et perturber une conférence tenue par Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Némésis est un groupuscule identitaire qui instrumentalise le féminisme par pur racisme. Elles sont habituées des coups d’éclat contre le mouvement ouvrier, elles qui s’incrustent le 8 mars, lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, sous escorte policière. Et ce n’est pas la première fois qu’elles prennent pour cible une conférence de la juriste franco-palestinienne sur le génocide à Gaza qui, rappelons-le dans ce contexte où chacun est sommé de pleurer les morts, a fait 70 000 victimes selon les hypothèses les plus basses.

Deranque était partie prenante d’un groupe d’apprentis fascistes, posté à quelques dizaines de mètres de cette action de provocation, prêt à faire le coup de poing. D’après Mediapart, la police était informée à l’avance mais a choisi de ne pas intervenir – Nemesis est souvent protégée par la police, jamais entravée. La suite des événements n’est pas encore claire à cette heure.

Le gouvernement solidaire de l’extrême droite

Avant même que les faits soient établis, le ministre de l’Intérieur Nuñez et celui de la Justice Darmanin affirment que les coupables seraient membres de ce qu’ils appellent « l’ultra-gauche ». Ces ministres, comme tout le camp présidentiel macroniste, instrumentalisent cette affaire pour cibler la gauche et l’extrême gauche. Au plus grand bonheur des Le Pen, Bardella et autres Zemmour.

Leur indignation est à géométrie variable : on ne les a pas entendus pour les onze personnes tuées par l’extrême droite depuis 2022. On n’a rien entendu pour Ismaël Aali, tué parce que d’origine maghrébine le 6 janvier au sud de Lyon. Même silence pour le lycéen de Décines-Charpieu, dans la banlieue Est de la ville, dont le visage a été lacéré le 19 janvier, sous un torrent d’injures racistes. Pas un mot pour El Hacen Diarra, travailleur immigré mort dans les mains de la police à Paris dans la nuit du 14 au 15 janvier. Silence complice aussi après le coup de poing contre les Kurdes à Paris en février 2025, où une trentaine de nervis d’extrême droite ont attaqué une réunion et blessé un militant de la CGT au couteau. Enfin, le non-lieu prononcé en faveur des gendarmes dans la mort d’Adama Traoré montre le côté que choisit la justice.

La basse manœuvre politicienne de classer la France insoumise comme un mouvement « d’extrême gauche » est utilisée pour imputer la responsabilité de la « violence politique » au mouvement de Mélenchon. Double calomnie, car l’extrême gauche révolutionnaire, à laquelle nous appartenons, est porteuse de combats collectifs et émancipateurs contre la violence de cette société capitaliste. La violence politique, verbale ou physique, raciste et anti-pauvres qui rend l’atmosphère irrespirable vient de l’extrême droite ! Le gouvernement jette de l’huile sur le feu : en traitant d’antisémites tous ceux qui marquent leur solidarité avec le peuple palestinien, comme Macron l’a encore fait sur Radio J dimanche dernier, il rend respectable l’extrême droite française dont, malgré les discours hypocrites, la haine des Juifs n’a d’égal que sa haine des musulmans ou supposés tels. En reprenant tout ou partie du programme de Le Pen contre les immigrés et contre la gauche, le gouvernement encourage les groupuscules violents satellites du RN.

Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe

Il n’est pas étonnant que devant tant de bienveillance, des bandes fascistes se sentent pousser des ailes. Depuis jeudi, elles sortent du bois pour attaquer des locaux de la France insoumise ou de syndicats à Paris, Lyon, Lille, Metz, Rouen, Castres, Bordeaux, Toulouse ou encore Montpellier. Nous adressons tout notre soutien aux camarades de la FI qui subissent un torrent d’injures et de calomnies de la part du gouvernement et une escalade de violence de la part de l’extrême droite. L’objectif est pour l’instant d’intimider, mais les groupuscules violents pourraient aller plus loin encore. Il ne faut pas les laisser faire. Il faut protéger de manière unitaire les locaux et les réunions publiques organisées par les partis de gauche et les syndicats. Les militants du NPA-Révolutionnaires participeront à tous les cadres qui permettent de se défendre contre la peste brune. L’extrême droite prospère sur le terreau de l’offensive patronale qui prend un tour nationaliste et militariste. Elle prospère sur 40 ans de politiques antisociales, menées par des gouvernements de droite comme de gauche. Une riposte du monde du travail serait à même de la faire reculer durablement : la démagogie raciste et les groupuscules violents ne sont rien face à des travailleurs et des travailleuses en lutte, à leur nombre, leur détermination et leur organisation collective.

Communiqué du NPA-Révolutionnaires, 16 février 2026


dimanche 15 février 2026

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Soutien à Olivia Zémor, présidente de l’association EuroPalestine, en procès à Paris le 26 février : non à la répression !

Le gouvernement français cherche à intimider les expressions de solidarité avec le peuple palestinien. Depuis plus de deux ans, des centaines de militants, de manifestants et de travailleurs ont été la cible de poursuites judiciaires, au nom de la répression d’une prétendue « apologie du terrorisme ». Et ce, alors même que la complicité du gouvernement français avec le régime génocidaire israélien se poursuit en toute impunité.

C’est dans ce cadre que la présidente d’EuroPalestine, Olivia Zémor, est convoquée le 26 février au tribunal judiciaire de Paris, après Jean-Paul Delescaut de la CGT Nord, Anasse Kazib de Révolution permanente ou Rima Hassan de la FI. Ces procédures s’ajoutent aux licenciements arbitraires visant des travailleurs, syndiqués ou non syndiqués, qui se sont exprimés pour la Palestine ou bien ont dénoncé les liens entre leur entreprise et l’armée israélienne, comme Timothée Esprit de Toray ou Alexandre de Pelico. Elles s’ajoutent aux nombreuses contraventions dressées contre des manifestants qui exerçaient leur droit à l’expression collective et aux poursuites totalement infondées pour organisation de rassemblements spontanés (sic) comme celles qui visent David Pijoan à Bordeaux.

L’activisme répressif policier et judiciaire contre la solidarité avec le peuple palestinien est soutenu par le gouvernement qui, d’un côté, tient à réaffirmer sa solidarité sans faille avec son allié israélien, État sous-traitant les basses œuvres de l’impérialisme américain au Moyen-Orient, et, de l’autre, voudrait tuer dans l’œuf tout ce qui s’oppose au climat de division raciste et permettrait d’unifier les colères ouvrières.

Ces dossiers montés de toutes pièces par des associations comme la Licra ou l’OJE, qui ne combattent pas l’antisémitisme comme elles le prétendent, mais font la promotion de la politique d’apartheid de l’État d’Israël, débouchent heureusement sur un certain nombre de non-lieux et de relaxes. La proposition de loi Yadan, soutenue par les macronistes, LR, le RN et une partie du PS, vise à réduire encore plus la liberté d’expression en encourageant plus de condamnations dans ce genre d’affaires.

Seules nos manifestations et nos luttes peuvent mettre un coup d’arrêt à cette répression. Le NPA-R exprime sa solidarité avec Olivia Zémor et appelle, avec d’autres associations et partis, à participer nombreux à un rassemblement de solidarité le 26 février de 12 à 13 heures, devant le tribunal de Paris de la porte de Clichy (Métro lignes 13 et 14, RER C).

NPA-Révolutionnaires, le 12 février 2026

rennes

 

Dans Rennes Infos Autrement — Victor Darcissac, 20 ans, candidat révolutionnaire aux municipales

Ci-dessous un article paru dans Rennes Infos Autrement

 

 

Par jean-christophe collet, 09/02/2026

Il est jeune. Mais il a la détermination d’un militant aguerri. À un peu plus de vingt ans, Victor Darcissac est tête de liste pour Rennes ouvrière et révolutionnaire, présentée par le Nouveau Parti anticapitaliste Révolutioinnaires, aux élections municipales de Rennes. Classé à l’extrême gauche, plutôt trotskyste, il contredit l’idée d’une jeunesse qui ne se préoccupe pas des questions de notre temps. Installé place Sainte-Anne, devant un café brûlant, l’étudiant en géographie à Rennes 2 choisit ses mots avec calme mais fermeté. Loin des postures institutionnelles, il assume un discours de rupture, critique à la fois de la droite, de la gauche gouvernementale et d’un système qu’il juge profondément inégalitaire. « Nous sommes le parti des travailleurs et des ouvriers », affirme-t-il d’emblée. Derrière cette ligne claire, revendiquée, Victor Darcissac dénonce la France d’Emmanuel Macron, celle des centres-villes gentrifiés et des classes favorisées. Ce qui le motive : « la défense des plus pauvres, des laissés-pour-compte ».

Une liste pour faire irruption dans le débat

Sa candidature n’est pas pensée comme une conquête du pouvoir à tout prix. «Les élections ne changent pas les choses», explique-t-il. « Mais on y va pour s’en servir comme tribune, pour présenter nos idées et faire irruption dans les débats habituels. » Composée majoritairement de jeunes et de travailleurs, sa liste revendique une moyenne d’âge autour de 20-25 ans. « Ceux qui font tout tourner dans notre société ne sont pas souvent représentés », insiste-t-il, « alors que ce sont eux qui font fonctionner la société ».

Localement, la liste avance des propositions radicales. «À Rennes, il y a 12 000 appartements vides», rappelle-t-il. «Nous militons pour leur réquisition afin de lutter contre la spéculation immobilière et la crise du logement. » Contre l’exclusion sociale, la revendication est nette et sans bavure. « Nous ne voulons pas un salaire en dessous de 2 000 euros. L’argent existe, mais il va dans les aides au patronat et dans l’armée ».

Victor veut la régularisation de tous les sans-papiers. « Ce sont eux qui font les boulots les plus ingrats », estime-t-il.

Pour la sécurité, Victor Darcissac refuse les réponses qu’il juge simplistes. «On mélange tout pour taper sur les immigrés et les jeunes des quartiers », estime-t-il. Pour lui, le trafic de drogue est avant tout le symptôme d’un abandon social. «Notre système n’offre rien d’autre que la misère ou le chômage », ajoute-t-il. Même logique sociale sur la culture. «Quand on bosse en horaires décalés ou qu’on galère financièrement, on n’a pas le temps ni les moyens de se cultiver », observe-t-il.

Face aux critiques sur la dispersion des voix à gauche, Victor Darcissac assume totalement. « On nous dit souvent qu’on divise la gauche », concède-t-il, avant d’ajouter : « pour nous, l’unité qui compte, c’est l’unité dans la rue, dans les luttes contre les coupes budgétaires qui touchent toujours « les secteurs utiles à la population : la culture, la santé, l’éducation. » Étudiant, mais déjà engagé depuis le lycée contre la réforme des retraites, Victor Darcissac ne nie pas son inexpérience. Elle sera sans doute utilisée contre lui. Mais une chose est sûre : on ne pourra pas lui reprocher le manque de convictions ni l’envie de proposer un autre horizon politique. La campagne de son mouvement se veut militante et ancrée sur le terrain. « Nous organisons des comités de campagne toutes les semaines », précise-t-il. Un premier grand meeting est prévu le 3 mars à 18 h 30 au PolyBlosne.

nantes

 


gaza

 



Le cessez le feu de Trump est une escroquerie et concrétise l'enfermement de deux millions de gazaouis dans un ghetto sans aucune porte de sortie ni d'entrée.

vendredi 6 février 2026

LFI

 

La France insoumise s’offusque d’être classée… à « l’extrême gauche »

Le ministère de l’Intérieur a publié un document qui doit permettre aux préfets de classer les partis selon leur sensibilité en vue des prochaines élections municipales. Ce qui a provoqué des protestations véhémentes des Insoumis qui se sont vus classer à « l’extrême gauche ». Jean-Luc Mélenchon est monté au créneau en parlant de « magouille » et d’une décision « à la Trump ». De son côté, Manuel Bompard y voit une « une opération malhonnête du ministre de l’Intérieur qui veut manipuler les nuances pour tenter d’affaiblir la France insoumise ». Donc la chose est entendue. LFI fait partie de la gauche institutionnelle, et non de l’extrême gauche et est prête à assumer ses responsabilités gouvernementales au service de la bourgeoisie. Cela allait déjà sans dire, mais c’est encore mieux en le disant.