lundi 8 juin 2026

PRO

 

Protection des enfants : ce n’est pas la priorité du gouvernement

Capture d’écran France 24

Suite au terrible meurtre de Lyhanna, 11 ans, des marches et rassemblements ont lieu pour soutenir sa famille et ses proches, et rappeler la réalité des violences contre les enfants.

160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles tous les ans. Huit victimes sur dix sont des filles, et la quasi-totalité des agresseurs sont des hommes : ces actes sont une manifestation de la violence du patriarcat.

La récupération sordide et coupable de la droite et de l’extrême droite

Loin d’apporter une réponse systémique, la droite et l’extrême droite répondent comme toujours avec leur discours sur le prétendu « laxisme » de la justice.

Ces politiciens portent pourtant une part de responsabilité, quand ils soutiennent toutes les coupes budgétaires dans les services sociaux, là où précisément les victimes peuvent être écoutées et accompagnées. Ils ne jurent que par l’école privée, où on ne compte plus le nombre d’affaires de pédocriminalité. Et ils s’opposent fermement à la tenue des séances d’éducation à la vie affective dans les écoles, et d’éducation à la sexualité chez les adolescents… qui permettent justement d’apprendre aux enfants à dénoncer des comportements problématiques.

Le gouvernement et la police ont manifestement mieux à faire

Le ministre Darmanin – lui-même accusé de viols – a présenté ses excuses au nom du gouvernement pour les manquements qui ont mené à la mort de Lyhanna.

Les procureurs lui ont répondu en rappelant l’avoir alerté depuis longtemps sur les délais de traitement des plaintes, car leur ministre leur demande de traiter en priorité les affaires de narcotrafic. La police et la justice sont bien plus rapides quand il s’agit de juger en comparution immédiate des jeunes de quartiers populaires pour des petits larcins… ou de convoquer des syndicalistes et des militants qui ont critiqué trop fort le pouvoir !

Des mesures choc sont prises lorsque des affaires éclatent, mais elles sont aussi inefficaces que spectaculaires. Après le scandale des violences dans le périscolaire à Paris, la mairie a suspendu 78 animateurs et animatrices… dont 43 pour des motifs qui n’ont pas de rapport. Elle ne répond pas aux problèmes réels : les sous-effectifs dans les écoles, où un adulte peut se retrouver à encadrer seul un groupe d’enfants, alors qu’il en faudrait toujours au moins deux, le recrutement de vacataires (10 000 sur les 15 000 animateurs de la ville) sans formation…

Une question d’ampleur et de fond

Les responsables politiques de gauche disent aussi, à leur manière, que la justice n’a pas assez de moyens. Mais c’est d’abord la prévention qui est sous dotée : la répression, elle, n’empêche pas les violences de se produire…

Beaucoup des préconisations rendues en 2023 par la Commission indépendante sur les violences faites aux enfants (Ciivise) pour mieux détecter les cas et accompagner les victimes, ont été rangées dans un tiroir… Après des décennies de suppressions de postes et de baisse des moyens dans les services publics, les écoles et établissements scolaires sont en pénurie de psychologues et d’infirmières, qui pourraient recueillir la parole des enfants et donner l’alerte ; les services sociaux et les centres d’hébergement sont noyés sous les demandes et ne peuvent accueillir des victimes qu’il faudrait éloigner d’urgence de leur agresseur ; la psychiatrie est trop exsangue pour accompagner les victimes.

Cette société est incapable de prévenir l’ensemble des violences faites aux enfants : en 2025, au moins vingt-six mineurs sans domicile fixe sont morts dans la rue, dont quatorze de moins de 4 ans, et au moins cinq adolescents en stage ou en apprentissage ont été tués dans des accidents du travail, puis déjà quatre en 2026.

La raison d’être de l’État, des gouvernements capitalistes, de la police et de la justice, c’est la défense de l’ordre social et de la propriété des plus riches. Jamais la protection des plus vulnérables ne sera leur priorité.

samedi 6 juin 2026

ps

 

Présidentielle 2027 : les bisbilles de la gauche social-démocrate

Pour tenter de faire émerger un candidat unique de la gauche sociale-démocrate à la prochaine élection présidentielle Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, avait proposé d’organiser deux primaires. La première réunissant l’ensemble des candidats potentiels qui se reconnaissent dans ce courant, ensuite une seconde opposant le candidat arrivé en tête à ceux du PCF et des écologistes, hors La France insoumise. Mais l’euro-député Raphaël Glucksmann, qui dirige la petite formation Place publique, s’y est farouchement opposé qualifiant cette proposition de « machine à perdre ». Au lieu de cela il propose que le PS l’investisse et mette à sa disposition ses finances, ses militants et ses réseaux d’élus, car il serait, paraît-il, le mieux placé et battrait à plate couture… Mélenchon au premier tour. Il n’y a plus qu’à y croire. À noter que jusqu’à présent ceux qui ont participé, de près ou de loin, à ce débat (Faure et Glucksmann bien sûr, mais aussi Hollande, Cazeneuve ou Vallaud) ont fort peu parlé de leur programme. Et pour cause. Les rares fois où ils l’ont mentionné, leurs propositions ressemblaient comme deux gouttes d’eau à celles de la Macronie. Tout ça pour ça !

vendredi 5 juin 2026

ste anne

 

« Étaler la boue » : la politique de la direction de l’hôpital Sainte-Anne

« 20 patients, 7 lits, urgences en grève » c’est ce qu’on peut lire sur une grande banderole accrochée à l’entrée de l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne dans le 14e arrondissement de Paris. En effet, depuis cinq jours, les soignants du CPOA (centre psychiatrique d’orientation et d’accueil) sont en grève pour dénoncer des conditions d’accueil des patients de plus en plus dégradées. « Un patient a fait une crise d’épilepsie et on n’avait aucun lit, les réanimateurs sont venus le prendre en charge sur un bureau, improvisé en lit » nous racontent-ils.

Cette situation dramatique ne date pas d’hier, mais elle ne fait qu’empirer, car les patients restent de plus en plus longtemps aux urgences faute de lits d’hospitalisation pour les accueillir en aval. Or, comme le manque de lits d’hospitalisation et de moyens pour le suivi des patients ne date pas d’hier, des situations fragiles sont laissées « dans la nature » pour se dégrader jusqu’au besoin d’avoir recours aux urgences et à l’hospitalisation. Et c’est donc un cercle vicieux qui aboutit à une augmentation de la fréquentation des urgences psychiatriques.

C’est pourquoi les grévistes revendiquent la réouverture de tous les lits fermés du GHU, c’est-à-dire 88, des moyens et des embauches pour leur service, mais également en amont et en aval des urgences. Les dix grévistes qui se relayent en permanence sur le piquet de grève cherchent à étendre leur mouvement.

La direction, elle, fait le choix de la division : elle leur a proposé jeudi des solutions de « rustines » comme des brancards en plus, mais aussi d’obliger les services d’hospitalisation en aval à avoir des lits d’appoint, mais sans espace dédié : ils pourraient par exemple transformer une chambre simple en double, mais ils envisagent aussi de les mettre dans un bureau ou tout autre pièce… Tout ça sans embauche de personnel, bien sûr. C’est donc une manière de déplacer le surnombre de patients en aval, ou « étaler la boue » comme disent les grévistes. C’est pourquoi ils ont choisi de reconduire leur grève jusqu’à lundi et de tenir un piquet tout le week-end.

Les conditions de travail et d’accueil des patients dans la santé sont le résultat d’une politique délibérée des différents gouvernements successifs de sous-financement des services publics de santé. Rien que cette semaine, la Cour des Comptes a annoncé vouloir faire 10 milliards d’économies annuelles sur le budget de la sécurité sociale. Les grévistes de Sainte-Anne montrent la voie.

Retrouvez le lien de la caisse de grève : https://www.leetchi.com/fr/c/caisse-de-greve-cpoa-2026-2111480

Correspondants

mardi 2 juin 2026

bourbriac

 

        RASSEMBLEMENT DU  JEUDI 28 MAI

                               CONTRE

             LE BANQUET DU RN.BOURBRIAC.


                                         Intervention en introduction .



Chère et cher camarade et ami.e



En préambule à cette intervention d’ouverture de notre rassemblement la prudence, l’honnêteté et la tradition ouvrière vis à vis de notre longue histoire de lutte méritent quelques précisions.

Ce rassemblement initié par l’Intersyndicale devant la maison du notaire Sourimant n’est pas une commémoration historique.

Nous n’avons surtout pas la prétention de préempter la mémoire des résistants torturés dans ce sinistre lieu.

Nous avons aussi souhaité respecter la famille qui y habite et qui n’a pas à porter l’histoire que nous a légué l’occupation nazi.

Nous le disons donc publiquement.


Il n’est surtout pas non plus question pour l’Intersyndicale de Guingamp de démêler les responsabilités des divers protagonistes qui ont fait de la maison Sourimant un lieu de torture et de détention.

Nous savons que bien des chercheurs ,des historiens locaux ou de Bretagne ont des thèses contradictoires, voir violemment opposées.

Ici nous dénoncerons le nazisme et son corollaire le fascisme.

Nous dénoncerons les IDEOLOGIES, c’est à la justice humaine de condamner les individus pas à nous.


SOUVENONS NOUS.

En mai 1944, le régime nazi est aux abois, l’armée rouge avance à l’EST le débarquement à l’OUEST est imminent.

Brest brûle, Lorient agonise.

Partout les troupes d’occupation traquent les maquis naissant, le centre Bretagne est quasi sous les contrôle de la résistance. Mais surtout des centaines de jeunes refusent le service du travail obligatoire soit en Allemagne, soit sur la cote pour construire le mur de l’Atlantique

Ces jeunes se réfugient dans les campagnes, dans les fermes, la population bretonne très opposée à l’occupation les cache, les nourrit.

Notre région bruisse des appels à la résistance, à l’action armée contre les troupes du Reich.

Les premiers parachutages de mars sur St Nicolas ont procuré des armes, des vivres, les chemins creux sont d’excellents réseaux de partage du butin.

Et dès le 6 juin avec le débarquement la Bretagne bascule peu à peu dans l’insurrection, sans en avoir reçu l’ordre. 

L’état major des FTP FFI s’installe à Canihuel.

En Juillet, acculés les nazis et leurs collaborateurs lancent des rafles.

A St Nicolas, ils arrêtent entre autres 7 jeunes résistants ou simples réfractaires au STO.

Ils seront détenus ici, torturés, puis exécutés à Garzonval en Plougonver.


L’idéologie nazi et le fascisme ne font qu’un.

Le Rassemblement National n’est pas un parti comme un autre. Il en est l’héritier par ses fondateurs.

Ne pas l’admettre c’est sans rendre complice.

Le mouvement ouvrier a payé cher l’instauration des régimes fascistes, autoritaires à travers le monde et il continue à subir ces politiques liberticides, réactionnaires dans bien des pays.

A chaque fois qu’elle est contestée et risque de perdre son pouvoir la bourgeoisie capitaliste reprend le vieux slogan :

"plutôt Hitler que le front populaire."

C’est ce que nous allons décrypté dans la suite de cette intervention.



RN

 

Retraite : les dirigeants du Rassemblement national galèrent pour se mettre d’accord

Dans une récente interview accordée au journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, Jordan Bardella avait été interrogé sur la question de l’âge de départ à la retraite à 62 ans, position défendue jusqu’alors par son parti. Mais Bardella, qui a dû se faire remonter les bretelles sur la question lors de ses différentes rencontres avec des membres influents du patronat, a préféré botter en touche en affirmant : « Nous examinons actuellement la question. » Ce qui lui a valu, quelques jours plus tard, une réponse cinglante de Marine Le Pen au micro de RTL que « la retraite à 62 ans reste d’actualité dans le contexte économique qu’on connait ». Une position qui déplait souverainement à toute une partie des chefs d’entreprise. Mais ce n’est pas très grave. Plus ils approcheront de la mangeoire gouvernementale, plus Bardella, Le Pen et compagnie mettront de l’eau dans leur vin pour finalement appliquer ce que les patrons exigeront.