vendredi 14 août 2026

15 SEPTEMBRE

 


    LA CGT GUINGAMP S'ACTIVE POUR PREPARER  LA   

                  MANIFESTATION REGIONALE 

                    DE RENNES LE 15 SEPTEMBE.


israel

 

Israël : agressions racistes contre les travailleurs arabes

À Jerusalem en particulier, les chauffeurs de bus et les éboueurs arabes sont fréquemment l’objet d’agressions racistes de la part de jeunes juifs ultra-orthodoxes.

Selon le syndicat Koach LaOvdim, (« le Pouvoir aux travailleurs »), qui met l’accent sur les intérêts communs de travailleurs juifs et arabes et représente environ 6 000 des quelques 20 000 chauffeurs de bus d’Israël, plus de 100 chauffeurs ont été blessés, l’an dernier, lors d’agressions. Malgré les preuves vidéo, 90 % des affaires sont classées sans suite… Les agresseurs savent agir en toute impunité puisqu’ils sont très rarement arrêtés et encore plus rarement jugés.

Dernière agression en date : un chauffeur de la compagnie Superbus a été violemment agressé le 2 août, alors qu’il était arrêté à un feu rouge. Il a perdu connaissance et a eu des blessures au visage et quatre dents cassées. Le syndicat Koach LaOvdim et le comité des employés de Superbus ont décidé de boycotter certains quartiers particulièrement dangereux la nuit et ont appelé les chauffeurs de bus à une grève, le 5 août, suivie par des centaines de travailleurs, qui ont déclaré que, si besoin, ils étaient décidés à refaire grève. Car, s’ils dénoncent l’inaction de la police et de la municipalité, c’est avant tout sur leurs luttes qu’ils devront compter pour mettre fin aux violences racistes.

mardi 11 août 2026

mamma

 

Big Mamma : le capital veut aussi sa part des pourboires

Un lundi de juillet, devant le restaurant East Mamma du 11e arrondissement de Paris, une vingtaine de militants du collectif Mise en place (MEP, collectif de travailleurs isolés des hôtels, cafés, restaurants), aux côtés de salariés de la restauration et de soutiens syndicaux, se sont rassemblés pour dénoncer les pratiques du groupe Big Mamma : les conditions de travail dans ses restaurants, mais aussi l’utilisation de la plateforme de pourboires Sunday.

Les manifestants ont distribué des tracts aux clients et aux passants, dénonçant « heures supplémentaires impayées », « plannings modifiés au dernier moment » ou encore « salaires inférieurs aux minimums légaux » et « témoignages de harcèlement managérial ». Les tracts rappelaient également que plusieurs salariés ont quitté leur poste à la suite de ces conditions de travail qu’ils jugent insupportables.

Mais la critique ne s’arrête pas aux pratiques d’un employeur peu scrupuleux. Le système de pourboires mis en place par Sunday représente une nouvelle étape dans la marchandisation du travail et l’abus de l’exploitation dans le milieu de la restauration.

Sunday est la plateforme de paiement créée par l’un des fondateurs du groupe Big Mamma. Son fonctionnement est simple : le client scanne un QR code, paie son addition et ajoute, s’il le souhaite, un pourboire. Mais avant d’arriver dans la poche des salariés, cet argent transite par une plateforme contrôlée par les patrons du groupe, qui prélève 9 % sur chaque pourboire. Ce qui est présenté comme une simple solution de paiement devient en réalité un nouveau moyen de ponctionner une partie de la rémunération des travailleurs. Big Mamma ne se contente plus de tirer profit du travail de ses salariés : le groupe prélève désormais sa part jusque sur les pourboires qui leur sont destinés.

Correspondant

 

 


 

 

Plus que des pourboires, des salaires pour vivre

En prélevant une part sur les pourboires des travailleurs, la plateforme vient empirer le vieux mécanisme d’exploitation qu’est le pourboire. Dès la fin du XIXe siècle, les syndicats de l’hôtellerie dénoncent ce système qui fait dépendre une partie du salaire de la générosité des clients plutôt que de l’employeur. À la veille de la révolution russe d’octobre 1917, le journaliste américain John Reed raconte dans Les Dix Jours qui ébranlèrent le monde qu’à son arrivée à Petrograd, de nombreux cafés et restaurants affichaient des pancartes invitant les clients à ne pas laisser de pourboire, les travailleurs devant vivre de leur salaire et non de la charité. Quelques années plus tard, cette même revendication réapparaît dans certains restaurants français au moment des luttes sociales de 1936. Un siècle plus tard, ce système qui fait dépendre une partie du revenu des salariés de la générosité aléatoire des clients tient toujours. Non seulement il permet de réduire le salaire versé par le patron, mais il place les travailleurs dans une situation de dépendance vis-à-vis de la clientèle.

Les pourboires n’appartiennent en aucune manière au patron, et les travailleurs ont bien raison de se battre pour en récupérer l’intégralité. En plus de cette revendication, ils auront à lutter pour des salaires fixes et qui permettent de vivre dignement, financés par les richesses qu’ils créent eux-mêmes. Ce sont les cuisiniers, les serveurs, les plongeurs et l’ensemble du personnel qui font vivre les restaurants et créent ces richesses, il est donc légitime qu’ils en soient les bénéficiaires.

Cassian Michelle

algues

 

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LUNDI 10 AOÛT RDV À 20H SUR LA PLACE DE L'ÉGLISE D’HILLION

 

  

Nous sommes invités par la Fanfare invisible de Bretagne qui soutient les luttes en cours, à  descendre en fanfare jusqu’à la plage de l’Hôtellerie où nous ferons une démonstration des risques sanitaires et de la destruction de la biodiversité occasionnés par les algues vertes.

 

La Fanfare Invisible de Bretagne https://www.facebook.com/FIBZH.org

Chaque année une interfanfare réunissant des fanfarons militants de toute la France a lieu en août et cette année elle se déroule en Bretagne !

Elle est composée d’une quarantaine de musiciens, elle profite de cette semaine qui vient pour soutenir des luttes/actions locales.

 

Nous vous invitons à notre tour pour manifester avec nous et la fanfare contre les algues vertes et leur gestion. Car, depuis plus d'un demi-siècle, les marées vertes continuent d'affecter le littoral breton malgré les nombreux plans publics engagés pour les combattre.

La récente décision de la Cour administrative d'appel de Nantes marque un tournant. Elle confirme l'existence d'un préjudice écologique et retient la responsabilité de l'État en raison de carences fautives dans l'application des politiques destinées à protéger les eaux des pollutions d'origine agricole.

Cette décision vient conforter les analyses portées depuis de nombreuses années par nos associations et rejoint les constats formulés par la Cour des comptes et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur les limites des politiques conduites jusqu'à présent.

Merci de prévenir vos ami.es


jeudi 6 août 2026

anar

 

Initiative anarcho-syndicaliste : « À rebours de la propagande d’une Serbie pro-russe, la Serbie est un État vassal complet de l’Otan »

Mobilisation devant le siège de la télévision serbe en avril 2025. Source : wikipedia

Un militant serbe de Belgrade, au sein de l’Initiative anarcho-syndicaliste, raconte comment se positionne le pays face aux tensions impérialistes, entre un pouvoir pro-Occidental et une population en rejet.

Pourrais-tu présenter ton organisation ?

L’Initiative anarcho-syndicaliste est un syndicat révolutionnaire actif en Serbie depuis 25 ans. En plus de nos activités syndicales, nous organisons chaque année des manifestations et des conférences antiguerres, qui nous permettent de beaucoup recruter depuis 2022. Quand la guerre en Ukraine entre l’Otan et la Russie a commencé, beaucoup de Russes et d’Ukrainiens ont fui vers la Serbie, l’un des rares pays d’Europe qui n’avait pas de lois racistes antirusses. Ainsi, 100 000 réfugiés sont arrivés à Belgrade, dans une ville de 2 millions d’habitants ; cela change un peu la donne. Au-delà de notre empathie envers ces gens qui fuyaient, certains se sont révélés être des camarades antimilitaristes et ont rejoint notre organisation.

Comment l’Union européenne, les États-Unis et la Russie s’affrontent-ils dans les Balkans ?

Il existe l’image d’une Serbie pro-russe, fruit d’une propagande destinée au peuple serbe. Mais la Serbie est un État vassal complet de l’Otan. C’est un des principaux exportateurs d’armes et de munitions vers l’Ukraine, notamment parce que les armes serbes utilisent les mêmes normes que les armes en Ukraine (héritées de l’URSS), différentes de celles de l’Otan. Le pays est issu de l’implosion de la Yougoslavie socialiste. Après avoir rompu avec Staline en 1948, la Yougoslavie s’est rapprochée de l’Occident, se revendiquant « neutre ». En réalité, elle alternait les périodes pro-Ouest et pro-Est. Au début des années 1990, la guerre a éclaté en Yougoslavie et le pays a été divisé en six : Croatie, Bosnie, Serbie, Monténégro, Slovénie et Macédoine. Ces petits États sont devenus des proies faciles pour les impérialistes, qui en ont fait des républiques bananières. Contrairement à la Slovénie ou à la Croatie, la Serbie n’est pas intégrée à l’Union européenne ou à l’Otan, qui a bombardé la Serbie en 1999, nourrissant une forte hostilité de la population.

Il y a une forte différence entre les sentiments de la population et ce que dit l’élite au pouvoir : les élites sont très favorables à l’Occident, alors que seulement 35 % de la population dit vouloir intégrer l’UE. De même, le Parlement et tous les partis sont pro-UE, alors que l’essentiel de la population est pro-russe et hostile à la guerre. Le gouvernement nationaliste en est bien conscient, mais il est lié aux impérialismes européen et américain. Pour ne pas se couper de la population, il se dit « neutre », évoquant la position de l’ex-Yougoslavie, mais organise en secret des exercices militaires avec l’Otan. Les journaux n’en parlent pas, mais le pouvoir russe le dénonce et montre ce qui est exporté en Ukraine. La plupart des investissements en Serbie viennent de l’UE et des États-Unis, puis de la Chine, tandis que seuls le gaz et le pétrole viennent de Russie. La France n’est pas en reste : Macron est le premier ami de la classe dirigeante serbe, qui lui achète des avions de chasse français. D’ailleurs, c’est l’entreprise française Egis qui va construire le métro de Belgrade.

Egis, c’est une entreprise peu connue en France, qui l’est beaucoup plus en Serbie. Raconte-nous pourquoi ?

En novembre 2024, à Novi Sad (deuxième plus grande ville du pays après Belgrade), le gouvernement a ouvert en grande pompe une gare qui venait d’être reconstruite par cette entreprise, Egis. Seulement quelques mois après son ouverture, une verrière s’est effondrée, tuant 16 personnes. Choquée, la population a organisé des manifestations, petites au début, avant que les étudiants ne les rejoignent. Le gouvernement a alors envoyé des voyous paramilitaires pour les attaquer en pleine rue. C’est à ce moment que les étudiants ont décidé d’occuper leurs universités. Le syndicat de l’éducation, qui nous est affilié, s’y est greffé. Depuis 2006, ce syndicat a participé aux blocages des facultés contre la hausse des frais de scolarité et pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants. On a produit de nombreux écrits sur la question pour organiser des assemblées et les coordonner.

Pendant plus d’un an, toutes les universités en Serbie, privées comme publiques, étaient occupées et contrôlées par les étudiants, organisées selon le principe de la démocratie directe et coordonnées les unes avec les autres. Depuis janvier, les étudiants invitaient la population à s’organiser en assemblées populaires : il y en a désormais 300 en Serbie et elles constituent la colonne vertébrale d’une mobilisation qui dure depuis deux ans, malgré la répression d’État. Le pic de la mobilisation a été atteint [en mars 2025] quand les assemblées populaires ont appelé à une manifestation qui a réuni 500 000 personnes (dans un pays de 6,5 millions d’habitants) pour réclamer une enquête et trouver les coupables. C’est comme si un quart de Belgrade était dans la rue ! Une trentaine de permanences du parti au pouvoir ont été incendiées dans tout le pays, des postes de police aussi. En tant qu’anarchistes, ça nous a beaucoup diverti ! (Rires)

Il faut répéter que c’est la compagnie Egis qui est responsable de cet accident tragique. Et ça, seuls les étudiants le dénoncent. On nous vend soi-disant un niveau d’expertise brillant des compagnies européennes qui pourraient nous apporter bien des choses. Mais plutôt que de souligner la responsabilité de cette entreprise française, le parti au pouvoir continue de lui confier la construction du métro de Belgrade et préfère dire que ce sont les étudiants qui foutent le bordel.