Non au licenciement d’Alexandre ! Non à la répression contre les soutiens du peuple palestinien !
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Alexandre, militant du syndicat Solidaires informatique de l’entreprise Pelico – partenaire d’une société américaine impliquée dans l’armement de l’État israélien – se retrouve une nouvelle fois dans le viseur de sa direction. Déjà ciblé l’an dernier par une tentative de licenciement, finalement rejetée par l’inspection du travail puis par le ministère du Travail, il fait de nouveau face au harcèlement de son employeur.
En relançant la procédure disciplinaire, pouvant aller jusqu’au licenciement, l’objectif est clair : exercer une pression constante, intimider, et faire taire un salarié qui dénonce la collaboration de son employeur avec le massacre qui perdure depuis plus de deux ans en Palestine.
Loin d’être un cas isolé, cette situation s’inscrit dans une offensive plus large, menée de concert par l’État et le patronat contre les soutiens au peuple palestinien – et, in fine, contre toute forme de solidarité internationale.
Un amalgame dangereux, une répression féroce…
La ligne est claire : faire passer l’antisionisme – la dénonciation de la politique coloniale et meurtrière de l’État israélien – pour de l’antisémitisme. Dans un contexte d’embrasement du Proche et du Moyen-Orient, notamment avec la guerre menée contre l’Iran par le tandem Trump-Netanyahou, le gouvernement français durcit encore son arsenal répressif.
Alors que l’État israélien multiplie les agressions – la guerre permanente faite au peuple palestinien, les guerres extérieures, Syrie, Liban, Iran – le gouvernement français lui apporte son soutien en se préparant à durcir encore son arsenal répressif. Le projet de loi porté par la députée Yadan, assimile l’antisionisme à l’antisémitisme et le qualifie d’apologie du terrorisme. Dans le viseur : les militants associatifs, les syndicalistes et les forces de gauche mobilisées, de LFI aux organisations révolutionnaires. Cette instrumentalisation a déjà frappé de nombreux militants : Jean-Paul Delescaut de la CGT, Anasse Kazib, Rima Hassan…
Dernier exemple en date : Nicolas Shahshahani, vice-président d’EuroPalestine, interpellé à son domicile par des policiers déboulant cagoulés, puis placé en garde à vue pendant 36 heures sans qu’aucun élément incriminant ne soit saisi. À 78 ans, il a en outre été privé de ses médicaments durant sa détention. Il est convoqué au tribunal en septembre prochain.
… contre l’organisation de la solidarité internationale des travailleurs et des travailleuses
Face à cette escalade, la réponse ne peut être que collective : dans la rue, par la grève, et sur les lieux de travail. La mobilisation construite autour d’Alexandre en apporte une démonstration concrète. Elle a permis de contester à la fois la répression patronale et celle de l’État, tout en transformant ces attaques en points d’appui politiques.
Ces dynamiques montrent qu’il est possible d’imposer un rapport de force, contraignant patronat et institutions à reculer. Ces victoires soulignent une réalité essentielle : la lutte collective renforce et paie !
Aucun renoncement. Tant que les guerres impérialistes continueront de ravager le monde avec la participation active du patronat, c’est par nos luttes que nous pourrons faire front et continuer à faire vivre la solidarité internationale des travailleurs et des travailleuses.
Correspondant





