Pour un monde sans frontières ni patrons URGENCE REVOLUTION
Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaires comité Nathalie Le Mél
dimanche 22 février 2026
rennes
Rennes : après 50 ans de politiques antisociales du PS, faisons entendre la voix des travailleurs !
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À la mairie de Rennes, le PS continue de dérouler le tapis rouge à l’extrême droite en menant déjà une partie de sa politique. Depuis fin octobre, les collectifs de sans-logement se font expulser et humilier régulièrement par la police de Nathalie Appéré, la maire PS de Rennes, qui multiplie par ailleurs les contrôles de flics dans les transports en ce début d’année de peur d’être doublée par la droite.
Le 10 septembre et après, les services de santé publics et les écoles dénonçaient le manque de moyens et de personnels. En ce moment, ce sont les centres de santé communautaires de Villejean et du Blosne qui sont en lutte pour pérenniser et développer un système qui a fait pourtant ses preuves mais est menacé de disparition par le gouvernement. Les militants du NPA-Révolutionnaires sont toujours aux côtés de ceux qui luttent pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, comme c’est le cas dans ces centres de santé.
Ces élections sont l’occasion d’une course au flicage et à l’étalage d’idées nauséabondes par les dignitaires locaux. Mais ce sera aussi l’occasion pour le NPA-Révolutionnaires de mettre un coup de pied dans la fourmilière et de faire entendre la voix du monde du travail !
samedi 21 février 2026
MUNICH
Conférence sur la sécurité de Munich : une caverne de brigands et « 200 000 » figurants
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Signe des temps, ce ne sont plus les réunions de l’Organisation mondiale du commerce qui marquent l’actualité des puissants de ce monde mais les grands raouts militaires comme la Conférence de Munich sur la sécurité.
Rubio, secrétaire d’État américain, y a pris la parole le 14 février pour répéter sur un ton diplomatique les attaques que le vice-président Vance avait assénées l’an dernier : confrontée au « culte du climat » et à « l’immigration de masse », l’Europe devrait retrouver ses « racines chrétiennes » et rejoindre Trump dans la défense de « la civilisation occidentale ». Un discours d’extrême droite raciste tenu juste avant de s’envoler pour la Hongrie d’Orbán.
« Si c’est ainsi, sur ce ton, que nous communiquons nos différences mais aussi notre proximité, alors il est possible de travailler », a jugé l’entourage du chancelier allemand Merz. Même son de cloche chez Kallas pour la diplomatie européenne : « On n’est pas raccord sur tous les sujets, mais on peut trouver là une base de travail. » Les idées d’extrême droite sont déjà au pouvoir, avant même que son personnel politique ait « grand remplacé » celui de l’extrême centre !
Merz a promis de faire de la Bundeswehr « la plus forte armée conventionnelle d’Europe », dépassé dans ses ambitions uniquement par Macron qui agite la « dissuasion » nucléaire pour rappeler la capacité de nuisance de l’impérialisme français.
Occasio Cortez, qui se prépare à la présidentielle pour l’aile gauche du Parti démocrate, a montré patte blanche aux généraux et marchands de canons en indiquant qu’elle souhaitait « approfondir nos partenariats avec un engagement renforcé envers l’intégrité et nos valeurs ». Sonnantes et trébuchantes ?
Pahlavi, le fils du chah qui a régné d’une main de fer au service de l’impérialisme américain en Iran avant de se faire renverser par une révolution populaire en 1979, a posé aux côtés de Zelensky afin de travailler sa posture de marionnette des intérêts impérialistes. Il a aussi rencontré le français Haddad, ministre délégué à l’Europe, qui lui a déroulé le tapis rouge pour sa propagande en faveur d’une intervention militaire américaine contre le peuple iranien. Séance suivie d’une opération photo de royalistes iraniens devant la conférence, que les médias présentent comme une manifestation de 200 000 personnes.
On pourra se consoler de ce bal des vautours en réécoutant la chanson de Boris Vian, la Java des bombes atomiques : « Voilà des mois et des années / Que j’essaye d’augmenter la portée de ma bombe / Et je n’me suis pas rendu compte que la seule chose qui compte / C’est l’endroit où ce qu’elle tombe »
Raphaël Preston
rouvray
Hôpital du Rouvray (près de Rouen) : halte au saccage de la pédopsychiatrie !
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Jeudi 12 février, plusieurs dizaines de salariés se sont rassemblés devant l’hôpital à l’appel du syndicat SUD de l’établissement. La météo très dégradée collait à l’ambiance pour dénoncer le naufrage de la pédopsychiatrie au Rouvray.
Depuis janvier 2025, le pavillon Rimbaud est fermé. C’était le seul lieu où hospitaliser des enfants présentant des troubles psychiatriques pour l’Eure et la Seine-Maritime. De graves dysfonctionnements dénoncés par plusieurs agents du service durant des mois avaient été laissés sans réponse de la part de la direction. Des violences à caractère sexuel ont aussi été dénoncées par des familles de jeunes patients. D’où cette fermeture, prévue pour trois mois. Mais la réouverture a été repoussée plusieurs fois et assortie d’une réduction du nombre de lits. L’unité rétrécie ouvrirait en mars 2026, mais seulement pour les enfants de plus de 8 ans. Pour masquer la casse, la direction du Rouvray a décidé en octobre 2025 d’ouvrir un hôpital de jour… dans un bâtiment évacué quelques mois auparavant pour son insalubrité !
La fermeture brutale de Rimbaud a eu des conséquences dramatiques sur la prise en charge des enfants souffrants de troubles psychiatriques sur toute la région : aggravation des troubles, automutilations, passages à l’acte suicidaire, sentiment d’abandon et rupture totale dans la continuité des soins. Pour les enfants et les éducateurs des maisons d’enfants à caractère social (MECS), la situation est devenue alarmante. Certains enfants sont orientés vers la psychiatrie adulte, renvoyés dans leurs foyers, ou dirigés vers la pédiatrie généraliste. Les centres médico-psychologiques (CMP) n’ont pas les moyens nécessaires pour compenser la fermeture de lits.
Pour ceux qui y ont participé, le rassemblement de jeudi ne peut être que le lancement d’une mobilisation d’ampleur pour la pédopsychiatrie au Rouvray, contre la casse des budgets de l’hôpital public.
Correspondants
mardi 17 février 2026
com
Nos différences d'analyse politique sur la nécessité de la réforme ou de la révolution ne nous mène pas à hurler avec les loups.
Contre la fascisation l'unité n'est pas un style rhétorique c'est une nécessité.
Communiqué — Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe
Quentin Deranque, militant d’extrême droite raciste et catholique intégriste, est mort des suites de ses blessures samedi 14 février. Ce n’était pas un saint, voilà qu’il meurt en martyr de l’extrême droite et du gouvernement, à moitié endeuillés, à moitié réjouis de saisir l’occasion pour dénoncer « la violence de l’extrême gauche ».
La fabrique du martyr
Jeudi 12 février, Quentin Deranque participait au service d’ordre de ses amies de Némésis, venues provoquer et perturber une conférence tenue par Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Némésis est un groupuscule identitaire qui instrumentalise le féminisme par pur racisme. Elles sont habituées des coups d’éclat contre le mouvement ouvrier, elles qui s’incrustent le 8 mars, lors de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, sous escorte policière. Et ce n’est pas la première fois qu’elles prennent pour cible une conférence de la juriste franco-palestinienne sur le génocide à Gaza qui, rappelons-le dans ce contexte où chacun est sommé de pleurer les morts, a fait 70 000 victimes selon les hypothèses les plus basses.
Deranque était partie prenante d’un groupe d’apprentis fascistes, posté à quelques dizaines de mètres de cette action de provocation, prêt à faire le coup de poing. D’après Mediapart, la police était informée à l’avance mais a choisi de ne pas intervenir – Nemesis est souvent protégée par la police, jamais entravée. La suite des événements n’est pas encore claire à cette heure.
Le gouvernement solidaire de l’extrême droite
Avant même que les faits soient établis, le ministre de l’Intérieur Nuñez et celui de la Justice Darmanin affirment que les coupables seraient membres de ce qu’ils appellent « l’ultra-gauche ». Ces ministres, comme tout le camp présidentiel macroniste, instrumentalisent cette affaire pour cibler la gauche et l’extrême gauche. Au plus grand bonheur des Le Pen, Bardella et autres Zemmour.
Leur indignation est à géométrie variable : on ne les a pas entendus pour les onze personnes tuées par l’extrême droite depuis 2022. On n’a rien entendu pour Ismaël Aali, tué parce que d’origine maghrébine le 6 janvier au sud de Lyon. Même silence pour le lycéen de Décines-Charpieu, dans la banlieue Est de la ville, dont le visage a été lacéré le 19 janvier, sous un torrent d’injures racistes. Pas un mot pour El Hacen Diarra, travailleur immigré mort dans les mains de la police à Paris dans la nuit du 14 au 15 janvier. Silence complice aussi après le coup de poing contre les Kurdes à Paris en février 2025, où une trentaine de nervis d’extrême droite ont attaqué une réunion et blessé un militant de la CGT au couteau. Enfin, le non-lieu prononcé en faveur des gendarmes dans la mort d’Adama Traoré montre le côté que choisit la justice.
La basse manœuvre politicienne de classer la France insoumise comme un mouvement « d’extrême gauche » est utilisée pour imputer la responsabilité de la « violence politique » au mouvement de Mélenchon. Double calomnie, car l’extrême gauche révolutionnaire, à laquelle nous appartenons, est porteuse de combats collectifs et émancipateurs contre la violence de cette société capitaliste. La violence politique, verbale ou physique, raciste et anti-pauvres qui rend l’atmosphère irrespirable vient de l’extrême droite ! Le gouvernement jette de l’huile sur le feu : en traitant d’antisémites tous ceux qui marquent leur solidarité avec le peuple palestinien, comme Macron l’a encore fait sur Radio J dimanche dernier, il rend respectable l’extrême droite française dont, malgré les discours hypocrites, la haine des Juifs n’a d’égal que sa haine des musulmans ou supposés tels. En reprenant tout ou partie du programme de Le Pen contre les immigrés et contre la gauche, le gouvernement encourage les groupuscules violents satellites du RN.
Face aux intimidations et aux violences de l’extrême droite, union des travailleurs et réponse de classe
Il n’est pas étonnant que devant tant de bienveillance, des bandes fascistes se sentent pousser des ailes. Depuis jeudi, elles sortent du bois pour attaquer des locaux de la France insoumise ou de syndicats à Paris, Lyon, Lille, Metz, Rouen, Castres, Bordeaux, Toulouse ou encore Montpellier. Nous adressons tout notre soutien aux camarades de la FI qui subissent un torrent d’injures et de calomnies de la part du gouvernement et une escalade de violence de la part de l’extrême droite. L’objectif est pour l’instant d’intimider, mais les groupuscules violents pourraient aller plus loin encore. Il ne faut pas les laisser faire. Il faut protéger de manière unitaire les locaux et les réunions publiques organisées par les partis de gauche et les syndicats. Les militants du NPA-Révolutionnaires participeront à tous les cadres qui permettent de se défendre contre la peste brune. L’extrême droite prospère sur le terreau de l’offensive patronale qui prend un tour nationaliste et militariste. Elle prospère sur 40 ans de politiques antisociales, menées par des gouvernements de droite comme de gauche. Une riposte du monde du travail serait à même de la faire reculer durablement : la démagogie raciste et les groupuscules violents ne sont rien face à des travailleurs et des travailleuses en lutte, à leur nombre, leur détermination et leur organisation collective.
Communiqué du NPA-Révolutionnaires, 16 février 2026