RASSEMBLEMENT DU JEUDI 28 MAI
CONTRE
LE BANQUET DU RN.BOURBRIAC.
Intervention en introduction .
Chère
et cher camarade et ami.e
En
préambule à cette intervention d’ouverture de notre rassemblement
la prudence, l’honnêteté et la tradition ouvrière vis à vis de
notre longue histoire de lutte méritent quelques précisions.
Ce
rassemblement initié par l’Intersyndicale devant la maison du
notaire Sourimant n’est pas une commémoration historique.
Nous
n’avons surtout pas la prétention de préempter la mémoire des
résistants torturés dans ce sinistre lieu.
Nous
avons aussi souhaité respecter la famille qui y habite et qui n’a
pas à porter l’histoire que nous a légué l’occupation nazi.
Nous
le disons donc publiquement.
Il
n’est surtout pas non plus question pour l’Intersyndicale de
Guingamp de démêler les responsabilités des divers protagonistes
qui ont fait de la maison Sourimant un lieu de torture et de
détention.
Nous
savons que bien des chercheurs ,des historiens locaux ou de Bretagne
ont des thèses contradictoires, voir violemment opposées.
Ici
nous dénoncerons le nazisme et son corollaire le fascisme.
Nous
dénoncerons les IDEOLOGIES, c’est à la justice humaine de
condamner les individus pas à nous.
SOUVENONS
NOUS.
En
mai 1944, le régime nazi est aux abois, l’armée rouge avance à
l’EST le débarquement à l’OUEST est imminent.
Brest
brûle, Lorient agonise.
Partout
les troupes d’occupation traquent les maquis naissant, le centre
Bretagne est quasi sous les contrôle de la résistance. Mais surtout
des centaines de jeunes refusent le service du travail obligatoire
soit en Allemagne, soit sur la cote pour construire le mur de
l’Atlantique
Ces
jeunes se réfugient dans les campagnes, dans les fermes, la
population bretonne très opposée à l’occupation les cache, les
nourrit.
Notre
région bruisse des appels à la résistance, à l’action armée
contre les troupes du Reich.
Les premiers parachutages de mars sur St
Nicolas ont procuré des armes, des vivres, les chemins creux sont
d’excellents réseaux de partage du butin.
Et
dès le 6 juin avec le débarquement la Bretagne bascule peu à peu
dans l’insurrection, sans en avoir reçu l’ordre.
L’état major
des FTP FFI s’installe à Canihuel.
En
Juillet, acculés les nazis et leurs collaborateurs lancent des
rafles.
A St Nicolas, ils arrêtent entre autres 7 jeunes résistants
ou simples réfractaires au STO.
Ils
seront détenus ici, torturés, puis exécutés à Garzonval en
Plougonver.
L’idéologie
nazi et le fascisme ne font qu’un.
Le
Rassemblement National n’est pas un parti comme un autre. Il en est
l’héritier par ses fondateurs.
Ne
pas l’admettre c’est sans rendre complice.
Le
mouvement ouvrier a payé cher l’instauration des régimes
fascistes, autoritaires à travers le monde et il continue à subir
ces politiques liberticides, réactionnaires dans bien des pays.
A
chaque fois qu’elle est contestée et risque de perdre son pouvoir
la bourgeoisie capitaliste reprend le vieux slogan :
"plutôt
Hitler que le front populaire."
C’est
ce que nous allons décrypté dans la suite de cette intervention.