L'ANTICAPITALISTE HEBDO
Philippe Poutou, candidat anticapitaliste et révolutionnaire
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Photothèque Rouge/ JMB
Après
18 mois de pandémie, le système capitaliste a fait la démonstration
qu’il est incapable de résoudre les grands problèmes de l’humanité : au
contraire, il en crée de nouveaux. En utilisant la stratégie du choc à
l’occasion de cette crise sanitaire, les classes dominantes amplifient
leur offensive contre les classes populaires : suppressions d’emplois et
licenciements, restructurations, développement de la précarité, remise
en cause des libertés démocratiques… La course aux profits d’une
minorité menace nos emplois, notre
santé, comme l’état de la planète et l’avenir de l’humanité. La
propriété privée est apparue à une large échelle en contradiction avec
la défense de nos vies, comme l’illustre le maintien des brevets sur les
vaccins. Tous les niveaux de crises — sanitaire, écologique,
économique, sociale, démocratique — se conjuguent pour produire un sombre bilan pour le capitalisme. Cela ne peut plus durer !
Face à un gouvernement à l’offensive, des colères sociales toujours là !
Ni les confinements ni l’empilement des lois répressives n’ont effacé l’expérience
des Gilets jaunes ou celle de la grève contre la réforme des retraites
de l’hiver 2019-2020, des mobilisations de la jeunesse pour le climat,
contre le racisme et le sexisme. Assurance chômage, violences
policières, offensives islamophobes et racistes, lois autoritaires et
liberticides, politiques qui font flamber la planète : les terrains de
mobilisation n’ont pas manqué depuis un an pour que la révolte contre la
politique du pouvoir se déconfine. Des luttes également pour
la défense des droits : des femmes depuis le mouvement #Metoo, des
LGBTI, notamment autour de la PMA, des migrantEs et contre les violences
policières et racistes. La nécessité d’un affrontement qui puisse aller jusqu’au bout pour arracher des victoires est là.
Car, en l’absence de ces victoires sociales et de perspectives, les vents les plus mauvais soufflent. La
montée en puissance de la droite et de l’extrême droite a de profondes
racines sociales, qui se sont développées dans le terreau laissé par
quarante années de politiques racistes et antisociales. Les
idées d’extrême droite progressent aujourd’hui, dans la société et au
sein de l’appareil d’État, notamment dans la police et l’armée, et le
pouvoir en porte la première responsabilité.
Combattre la menace de l’extrême droite
Surfant
sur le désespoir des couches populaire, le RN tente de détourner les
colères vers un projet mortifère, libéral, raciste et identitaire. Sa
prise du pouvoir devient envisageable, avec tout ce que cela
comporterait de dangers pour les droits et libertés démocratiques.
Combattre
l’extrême droite, ce n’est pas refaire « l’union de la gauche », une
union électorale entre partis discrédités par leurs politiques passées. Du
PS au PCF, en passant par le possible candidat d’EÉLV, tous ces partis
se sont en particulier fourvoyés en allant manifester aux côtés des
policiers enragés et de l’extrême droite...
Jean-Luc Mélenchon et LFI ne sont pas nos adversaires, mais ils refusent de s’affronter jusqu’au bout avec ce système, à savoir s'attaquer aux profits, à la propriété privée, au pouvoir patronal et aux institutions. Ils ne peuvent représenter une alternative.
Une campagne pour répondre aux urgences sociales, écologiques et démocratiques
Pour construire une alternative, nous avons d’abord besoin d’un programme qui fasse passer nos vies avant leurs profits.
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Garantir une vie et un salaire décent pour toutes et tous
La garantie de vivre dignement avec un revenu tout au long de la vie, au moins égal à un SMIC de 1800 euros nets,
y compris lorsque l’on est sans travail, que l’on fait des études, que
l’on recherche un emploi ou que l’on est à la retraite. Toutes et tous
doivent pouvoir avoir un travail, répondant aux besoins de la société et
de la préservation de la planète. Cela passe par une
réduction massive du temps de travail, sans augmentation des cadences,
en parallèle d’une augmentation des salaires de 400 euros par mois pour
toutes et tous. Cela passe aussi par enlever le droit des capitalistes à décider de nos vies, en interdisant les licenciements.
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Contrôler, socialiser et étendre les biens communs
Nous
proposons de renforcer les services publics existants et d’en créer de
nouveau. Dans les secteurs de la santé, de l’industrie pharmaceutiques,
de l’éducation, de l’énergie ou des transports, les capitalistes se sont
assez gavés. Il faut les exproprier et nationaliser les banques dans un monopole public. Nous défendons la gratuité des transports et d’autres services.
Contre le productivisme et la course aux profits, il y a urgence à planifier la réorganisation de l’économie sur des bases écologiques et démocratiques.
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En finir avec un régime autoritaire, raciste et inégalitaire
Il faut en finir avec cette république impérialiste des riches et des patrons et du présidentialisme, particulièrement incarné par Macron. Le salaire des éluEs sera ramené au salaire médian de la population et touTEs les éluEs seront révocables en cours de mandat.
La police, gangrenée par l’extrême droite, maintient l’ordre social. Nous nous opposons à la répression policière, à commencer par la suppression des corps spéciaux de répression (BAC, BRAV…).
Face à la montée du racisme et de l’islamophobie, nous défendons la solidarité internationale, avec la liberté de circulation et d’installation, avec ou sans papiers, et le droit de vote pour les étrangerEs.
Nous mènerons la bataille contre les violences et pour l’égalité des droits, pour les femmes et les LGBTI. La crise sanitaire a rappelé la nécessité de revaloriser les métiers des « premières de corvées » et de socialiser les tâches « reproductives ».
Lutter, prendre nos affaires en main, nous rassembler
L’absence de représentation politique anticapitaliste de masse, l’offensive réactionnaire
et le recul des luttes sociales, la montée du désespoir et la peur d’un
avenir sombre, sont autant d’éléments qui pèsent sur la situation. Il y
a urgence à construire des fronts contre les idéologies réactionnaires et à lutter pied à pied contre l'extrême droite en construisant les mobilisations unitaires les plus larges.
Celles et ceux d’en bas peuvent faire irruption sur la scène politique. Notre camp social doit se représenter lui-même, pour en finir avec l’exploitation capitaliste, le saccage de la planète et toutes les oppressions.
Dans cette campagne, nous voulons contribuer à rassembler, pour aider à construire une
mobilisation d’ensemble avec des grèves de masse, des manifestations,
des révoltes. Parce qu’il n’y a pas de « sauveur suprême », il faut unir
les nôtres pour se battre et défendre nos droits.
Nous
défendons la perspective d’une rupture avec ce système : exercer notre
contrôle sur l’organisation de la société, de la production, et
reconstruire associations, syndicats et cadres d’auto-organisation. Pour
un gouvernement du monde du travail aussi fidèle aux intérêts de notre
camp que Macron et Le Pen le sont à ceux des capitalistes.
Nous proposons dès maintenant à celles et ceux qui se retrouvent dans ces perspectives de se regrouper sans attendre. Nous avons en
effet besoin d’un parti pour la transformation révolutionnaire de la
société, d’un outil pour contribuer au renversement du capitalisme, vers
une société écosocialiste, pour l’émancipation de l’humanité.
Un candidat militant du monde du travail
Philippe Poutou est à nouveau candidat à l’élection présidentielle car il incarne cette nécessité de s’affronter au
système, de s’organiser pour le faire, et de défendre la perspective
d’une société libérée de l’exploitation et des oppressions. C’est ce que
nous voulons contribuer à porter, modestement mais fermement, dans la
rue et dans les urnes.
Ce
n’est pas un professionnel de la politique. Ouvrier qui s’est battu
contre Ford, aujourd’hui licencié, c’est un travailleur qui ne lâche
rien, s’oppose au grand patronat, et veut dégager Macron et tous les
politiciens, de droite comme de gauche, au service des classes dominantes. À travers son activité militante, politique et syndicale, il représente aussi notre volonté de rassembler et de prendre nos affaires en main.
C’est un candidat issu de notre camp social, à son image. Un travailleur, un anticapitaliste.