dimanche 11 août 2019

GENES


Info en provenance du NPA Rennes


Un activiste italien, condamné à 13 ans de prison en Italie et recherché depuis le G8 de Gênes, en 2001, a été arrêté, jeudi, dans le Morbihan, a révélé, ce samedi, le parquet général de Rennes, où il a été incarcéré.

Après 18 ans de cavale, cet Italien, répondant au nom de « Vecchi » a été « interpellé, jeudi 8 août, dans le Morbihan, par la brigade nationale de recherche des fugitifs sur le fondement de deux mandats d’arrêt européens délivrés par les procureurs de Milan et de Gênes », a indiqué l’avocat général du parquet général de Rennes, Pascal Bougy. Des mandats d’arrêts avaient été délivrés « à la suite de condamnations pénales prononcées par les tribunaux de ces villes », a précisé le magistrat.
L’avocat général a confirmé que l’arrestation de cet homme, recherché depuis 2001, est liée à deux condamnations en Italie, elles-mêmes liées à sa participation au G8 de Gênes, en juillet 2001, où un manifestant avait trouvé la mort.

Note du NPA:  rappelons que le manifestant mort à Gênes a été abattu par la police et non par Vincenzo et que toutes les poursuites ont été abandonnées contre les policiers...

« Il a été déféré, le vendredi 9 août, à la cour d’appel de Rennes où le magistrat délégué par le premier président l’a incarcéré », conformément au code de procédure pénale en l’attente de sa comparution devant la chambre d’instruction, mercredi 14 août, à 9 h », a-t-il ajouté sans autres détails.
Un collectif de soutien dénommé « Soutien Vincenzo » a confirmé, dans la soirée, dans un communiqué, que l’Italien arrêté est Vincenzo Vecchi, un homme âgé d’une quarantaine d’années, connu localement et qui vivait, depuis plusieurs années, dans une commune proche de Rochefort-en-Terre où ce collectif d’habitants s’est créé.

« Il avait choisi de fuir cette condamnation injuste »


Selon le collectif, Vincenzo Vecchi a été incarcéré à la prison de Vezin-le-Coquet près de Rennes.
« Il n’était membre d’aucune organisation politique » et « avait choisi de fuir cette condamnation injuste et disproportionnée. Il vit depuis huit ans sur notre territoire (pays de Questembert) et s’est complètement intégré à la vie locale », a affirmé le collectif.
« Nous nous opposons à ce que l’État français livre « Vincenzo » aux autorités italiennes, qui ne manqueront pas l’opportunité d’en faire un exemple », a-t-il ajouté.
Selon le collectif, Vincenzo Vecchi a été condamné en Italie pour « dévastation et saccage » au G8 de Gênes, la justice lui reprochant également sa participation à une manifestation antifasciste, non autorisée, à Milan, en mars 2006.
« Étant donné le contexte actuel en Italie, cette affaire nous apparaît éminemment politique et urgente », ajoute le collectif qui entend « se mobiliser contre une procédure d’extradition en cours » et juge « inadmissible que notre gouvernement, se prévalant d’être le défenseur européen de l’humanisme et des Droits humains, cautionne cette discrimination politique ».
« Il y a une émotion ici qui est très forte », a déclaré Jean-Pierre, un porte-parole du collectif. Celui-ci a indiqué qu’une cinquantaine de personnes « très touchées par l’arrestation de Vincenzo » se sont réunies, ce samedi soir, dans un café associatif de la commune pour « discuter des moyens d’agir et d’aider d’une manière ou d’une autre Vincenzo ».

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/monde/justice-un-activiste-italien-en-cavale-arrete-dans-le-morbihan-10-08-2019-12358372.php#1A3fYiqCOVIFqLWH.99


 Le NPA demande sa libération immédiate et l'arrêt du processus d'expulsion.

climat antika



Suffit de biffer les mentions gênantes....

 

ecop univ été

Pendant les vacances un peu d'économie politique ne peut pas nuire...

 

Dossier La crise vient, quand et laquelle ?

L’U d’été du NPA tentera de répondre lors d’un atelier le 28 août, de 9 à 12:00, animé par Rémi Grumel, Catherine Samary et Henri Wilno. Le présent billet n’entend pas répondre, mais offrir informations et références de lecture qui peuvent aider à participer pleinement aux discussion lors de cet atelier et à les prolonger au bar, aux repas ou même à la plage… 
 
Pourquoi des crises

Avant de fournir des référence de lecture sur la prochaine crise, quelques considérations sur les crises en général et le contexte favorable aujourd’hui à une crise majeure.
Les explications traditionnelles d’une crise économique, autrement dit un recul de la production marchande sont multiples: baisse de la demande (baisse des revenus ou hausse de l’épargne qui fait reculer la consommation), contraction de l’offre (notamment chute de l’investissement lié à une baisse du taux de profit, guerre, bond du prix des matières premières ou baisse de la productivité du travail), effondrement bancaire qui entraine réduction des crédits à la consommation et à l’investissement. Elle font référence en général à un facteur externe, pas aux contradictions de l’accumulation capitaliste. Par exemple en 1973 à la hausse du prix du pétrole, ou en 2008 à l’effondrement de la valeur des titres immobiliers, en ignorant les prémisses de la récession marquée alors par la chute des profits des entreprises des Etats-Unis.
Il faut exclure ici un effondrement du capitalisme. Le seul effondrement assuré, c’est l’effondrement écologique, à moins d’une révolution sociale. Par contre nous avançons vers une nouvelle crise telle que analysée par Marx.
L’origine des crises du capitalisme est une contradiction expliquée par la baisse tendancielle du taux de profit. En résumé, les progrès technologiques entrainent une mécanisation et automatisation de la production, qui réduit la part du travail humain dans la production, ce que Marx décrit comme la hausse de la composition organique du capital, d’où baisse de la plus value et du taux de profit.
Mais Marx explique bien que cette tendance est combattue par les contre-tendances. Il en annonce six dans le chapitre XIV du livre III du Capital. Retenons celles qui s’appliquent sans conteste en ce moment, et qui poussent à la hausse du taux exploitation: augmentation de la productivité (hausse des heures travaillées, accélération des cadences) ou baisse des salaires.
Comme l’explique Marx dans Le Capital : « La production capitaliste tend sans cesse à dépasser les limites qui lui sont immanentes, mais elle n'y parvient qu'en employant les moyens, qui de nouveau, et à une échelle plus imposante, dressent devant elle les mêmes barrières ». (Marx, Le Capital, livre III, tome 6, Editions Sociales, Paris, 1957, page 263)
On est alors en suraccumulation de capacité de production par rapport à la demande. Elle peut être compensée en partie par une augmentation de la consommation de la bourgeoisie, la hausse des exportations, dans les limites de la demande des pays partenaires commerciaux, et à court ou moyen terme par le crédit facilitant la consommation des classes populaires et l’investissement des capitalistes, soit achats de machines, terrains, brevets, etc. C’est ce à quoi nous avons assisté depuis des dizaines d’années avec la financiarisation de l’économie. Voir à ce propos l’ article de 2016 de François Chesnais.
Mais tôt ou tard le ferment de la crise se manifeste, parfois de façon d’autant plus catastrophique que l’endettement fut massif et prolongé. D’où la crise dite financière déclenchée en 2007, mais qui en fait est due à la contradiction même du régime d’accumulation capitaliste. C’est ce que F. Chesnais explique dans un entretien récent : « la crise avait débuté de façon très classique dans le système de crédit étatsunien, il s’agissait d’une crise de surproduction et de suraccumulation reposant sur un endettement massif des entreprises et des ménages permis par des moyens d’ingénierie financière inédits et dont le champ était le marché mondial. La crise de septembre 2008 à Wall Street a failli emporter le système financier mondial et a provoqué une récession mondiale stoppée court par la Chine. »
La crise qui a éclaté aux Etats-Unis a touché les autres continents.  Mais pas avec la force de celle des années 30, grâce au recours au crédit pour sauver les banques, et pour relancer la demande. La bourgeoisie a ainsi retardé et augmenté l’explosion à venir.
Les économistes, quand ils s’expriment librement, en s’adressant à la bourgeoisie, et non pas dans les médias chargés de défendre le régime capitaliste, peuvent, avoir recours aux explications marxistes de la crise. Un exemple: Bruno Bertez, dans l’édition du 29 juillet de la Chronique Agora:
« La crise de 2008 a été une crise de reproduction avec un système qui a buté sur ses limites.Les dites limites étaient constituées par l'endettement, qui a permis au système de se prolonger malgré les difficultés à maintenir la profitabilité et la valeur du capital dans un monde soumis d'une part aux pressions dépensières sociales démocrates, et d'autre part à la hausse de la composition organique du capital…La dette qui a été la solution jusqu'en 2008 a cessé de l'être. On est passé en situation de surendettement permanent. Pourtant, on ne connaît pas d'autre solution pour prolonger cette voie : faire encore plus de tout ce qui conduit aux crises. L'augmentation du taux d'exploitation de la main-d'oeuvre et les quelques destructions de capital des plus faibles sont loin d'être suffisantes et de faire le compte.» (souligné  par moi).
Geoges Ugeux, ancien n°2 de la bourse de Wall Street, estime les niveaux d’endettement public et privé des Etats déclenchera une crise dès la hausse des taux d’intérêt, actuellement à un plus bas historique.
Nouriel Roubini, célèbre économiste UE prix du pétrole au plus haut, ralentissement de la croissance chinoise, déficits budgétaires massifs des Etats.
Pour Olivier Delamarche, la menace vient plutôt de l’accumulation de mauvaises créances dans les banques, à tel point qu’elles ne se prêtent plus entre elles, et que la BCE a relancé les LTRO, crédits destiné à assurer la liquidité du marché interbancaire.
Pour Jean-Marc Daniel, économiste et professeur à L’ESCP Europe, la menace, c’est la baisse de la productivité.
Quant à l’ampleur de la crise qui vient, elle est jugée par beaucoup d’ économistes comme aussi grave ou plus grave qu’en 2008, du fait de l’absence de marge de manoeuvre des banques centrales: les taux déjà à zéro, et les robinets du crédit déjà grand ouverts.

Bulles…Bulles…Bulles…
Avec un endettement encore plus massif, sommes-nous aujourd’hui à la veille d’un rebond encore plus grave de la crise?  Le gonflement des bulles semble l’annoncer.
Après la bulle des technologies en 2000, puis celle de l’immobilier en 2008, nous assistons à l’envolée d’une quantité de formes de capital fictif qui ne cessent de gonfler. Chacune de ces bulles pourrait, en explosant, impacter les autres: bulle des marchés actions en premier lieu, mais aussi bulle des dettes publiques, comme des dettes privées, d’abord celle des entreprises, un peu partout, ensuite celle dite des ménages, avec l’explosion des crédits à la consommation ( crédit immobilier, voiture, étudiant, etc ).
L’endettement global, qu’il soit étatique, privé ou corporatif, dépasse déjà 300 % du PIB mondial. L’encours mondial d’obligations émises par des sociétés non financières a atteint un niveau record proche de 13 000 milliards $ à la fin de 2018, soit selon l’OCDE le double de leur encours en termes réels avant la crise financière de 2008. Selon la Banque des règlements internationaux, la part des entreprises dites « zombies » (= qui ne survivent qu’en s’endettant) serait de 6% en moyenne dans les 14 principaux pays développés.
Passé le choc d’il y a dix ans, la valeur des titres boursiers n’a cessé de monter jusqu’en 2018, avec des cours sans rapport avec les rémunérations auxquelles il donnent droit, grâce à une politique monétaire très généreuse. D’après Merrill Lynch, une des principales banques d’investissement au monde - elle gère 1 800 milliards USD d'actifs pour ses clients - jamais la bulle des actifs financiers n’a jamais été aussi menaçante.
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Les banques centrales ne savent même plus comment en sortir, sans faire éclater les bulles financières. Comme le met en évidence le tableau ci-dessous chaque crise financière a été précédée d’une hausse des taux et, pire, 16 des 19 hausses des taux des 100 dernières années se sont soldées par des récessions.
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Par ailleurs, l’analyse de la durée des cycles économiques aux Etats-Unis est assez inquiétante. Les 12 phases d’expansion depuis la Seconde Guerre mondiale ont duré 61 mois en moyenne. Nous en sommes déjà à plus de 10 ans. Mais avec une différence: une croissance faible de 22 % en 10 ans contre 45% pendant la décennie précédente.
Bien sûr les responsables de la politique monétaire assurent leur principale mission: reculer le plus longtemps possible le moment inévitable de la  panique.  Irving Fisher déclarait neuf jours avant le krach du 24 octobre 1929, que le prix des actions avait atteint ce qui semblait être "un haut plateau permanent ». Ben Bernanke indiquait, à l'été 2007, que "les crédits subprime sont contenus ». Bill Dudley, président de la Banque de Réserve de New York, a déclaré en 2018 que "le bilan de la Fed n'est pas la menace que les gens imaginent ». Autre banquier central, Alan Greenspan, a donné la clé le jour où il a déclaré:  »Si vous m'avez compris, c'est sans doute que je me suis mal exprimé »…
Bush aussi avait loué la bulle immobilière au milieu des années 2000, avant qu'elle ne s'effondre et plonge les Etats-Unis dans une profonde récession. Trump prend le relai de cette célébration religieuse de la croissance, dans son canal habituel: « Si quelqu’un d’autre me succède en 2020 (je connais très bien la course), il y aura un effondrement du marché comme nous n’en avons encore jamais vu. »
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Plus de marges de manoeuvre
Gordon Brown était premier ministre britannique au moment de la crise de 2008. Il sait comment il a du y faire face et souligne l’absence aujourd’hui de marge de manoeuvre : « Quand la prochaine crise se produira, nous découvrirons que nous n’avons ni la marge de manœuvre fiscale ou monétaire, ni la volonté d’en user. Pire, il ajoute que cette fois-ci, « la nécessaire coopération internationale nous fera défaut » (Gordon Brown, « We are sleepwalking into another financial crisis »  BBC, 13 September 2018).
Les dirigeants des principales bourgeoisies et Etats impérialistes, Trump et Etats-Unis en tête, lui ont donné raison. Sur tous les fronts, les politiques de coopération internationale et les instruments de coordination ont été mises à mais, et que ce soit pour la protection de l’environnement, notamment le climat, pour la coordination des politiques économiques, notamment les politiques commerciales, pour la protection contres les guerres, notamment le risque nucléaire, ou pour les migrations.
Or la situation économique des principales économies est plus inquiétante qu’il y a dix ans.
Aux Etats-Unis,  la croissance est tombée au dernier trimestre à un rythme annuel de 2,1%. Elle est surtout largement due à un endettement sans précédent. Le déficit budgétaire ne cesse de se creuser. Désormais à 5,5% du PIB, il dépasse ceux légendaires de l’Italie, actuellement de 3,2% ou de l’Argentine, de 5,2%. La croissance ralentie est tirée avant tout par la forte croissance de la consommation (+4,3%) et plus encore des dépenses publiques (+5%), alors que les deux autres principaux facteurs sont en recul: les exportations avec -5,2%, et l’investissement des entreprises qui baisse pour la première fois depuis le premier trimestre de 2016.
Plus important encore pour les perspectives d’investissement, les chiffres révisés indiquent non pas une hausse de la masse des profits de 20% entre 2014 et 2018, y compris de 2% depuis le début de l’année (voir article de Michael Roberts)
Enfin, les journalistes aux ordres des oligarques débitent le mantra de Trump: le pays serait en « plein emploi ». En fait les chiffres officiels ne prennent pas en compte le chômage réel, qui devrait inclure les temps partiels contraints et tous ceux qui ont arrêté de chercher un emploi. En fait le taux de participation au marché du travail recule. 
Ce déficit représente 739 milliards de dollars durant les huit premiers mois de l'exercice fiscal, une augmentation de 206 milliards de dollars par rapport à l'année précédente. Pour atténuer la crise de 2008, la dette fédérale américaine a été augmentée de 11 000 milliards de dollars au cours de la dernière décennie, soit une accumulation de dette plus importante en 10 ans que pendant deux siècles…
En Chine, la croissance chinoise est revenue à des niveaux d’avant l’ouverture en grand au capitalisme, sur fond de menace de guerre commerciale, qui verrait alors sa croissance s’effondrer.
En Amérique Latine, la principale économie, le Brésil est au bord de la récession, alors que la troisième y est déjà entrée.
En Europe, la croissance déjà atone, menace de s’effondrer dans plusieurs pays, notamment dans la perspective du Brexit. L'économie britannique elle-même se serait déjà contractée pour la première fois depuis 2012 au deuxième trimestre, selon le dernier sondage Bloomberg auprès d’économistes.
ArcelorMittal, premier sidérurgiste mondial, vient d’abaisser le premier août sa prévision de demande mondiale d'acier, estimant la consommation mondiale d'acier, variation des stocks incluse, augmentera de 0,5 à 1,5% en 2019, contre une prévision antérieure d'une hausse de 1 à 1,5%.
Le 19 mai, la Banque Natixis,  alertait que la nouvelle "modernité" créée par les gouvernements et les banques centrales était précaire,  concluant ainsi:
"La remontée des taux d'intérêt serait donc une chose terrible. L'OCDE s'étant installée dans un équilibre à taux d'intérêt bas, la remontée des taux d'intérêt serait un choc terrible qui conduirait :
- à l'excès d'endettement, aux défauts des emprunteurs (très bas aujourd'hui) ;
- à la chute des prix des actifs ;
- à la ruine des investisseurs, avec les moins-values sur les portefeuilles obligataires, le recul des cours boursiers, la hausse des spreads de crédit ;
- à la faillite des entreprises zombie."
Au vu de l'océan de liquidités, Natixis se demandait si le fait que les banques centrales gardent la main tout près du robinet est une condition suffisante pour éviter un choc financier. Dès février, Natixis tentait rappelait une évidence :
"Les crises financières viennent toujours des mêmes causes : un excès d'endettement associé à une hausse forte des prix de certains actifs (financiers ou immobiliers), et venant souvent d'un optimisme trop important au sujet de l'avenir (de la croissance, de la valeur fondamentale des actifs achetés...). Ceci s'était observé à la fin des années 1990 avec les actions, de 2002 à 2008 avec l'immobilier."
Et elle concluait:"Ce qui précède montre que peuvent être dangereux et provoquer une crise financière :
- l'endettement public des pays de l'OCDE, mais à condition que les politiques monétaires deviennent plus restrictives et que les taux d'intérêt remontent. Le maintien d'une politique monétaire très expansionniste dans l'OCDE y maintient aussi la solvabilité budgétaire ;
- l'immobilier commercial des pays de l'OCDE ;
- l'immobilier en Chine ;
- l'endettement total qui devient un endettement extérieur des pays émergents à déficit extérieur (donc à épargne faible), car ces pays connaissent une crise de change qui se transforme en crise économique dès qu'ils sont confrontés à des sorties de capitaux.
Il reste l'hypothèse d'une crise auto-réalisatrice : recul des marchés financiers dû à l'anticipation erronée d'une crise, et crise due au recul des marchés financiers. »
Dans Le Parisien 4 juillet 2019, Pascal Lamy, ancien commissaire européen et ancien directeur de l’OMC, interrogé sur la nomination de Christine Lagarde à la tête de la BCE, fait le pronostic suivant:  « Je crois, hélas, qu'elle devra faire face pendant son mandat - c'est-à-dire dans les huit années qui viennent - à une crise financière violente…Aujourd’hui, le grand danger est lié à notre système globalisé et hyperconnecté. L'univers bancaire est mieux régulé qu'avant la crise de 2008 mais il reste beaucoup de zones grises dans la finance…L'étincelle qui mettra le feu aux poudres peut provenir du système financier américain, de la dette d'un pays émergent ou encore de la Chine, si sa croissance décline un peu. Celle-ci est actuellement de 5 à 6 % mais il suffit qu'elle descende à 2 ou 3 % pour que l'impact soit énorme pour le reste du monde. »

Quatre inconnues
Restent quatre inconnues: 
1) quelle est l’étincelle qui mettra le feu à la forêt de dettes ? Ce peut être un retournement de la confiance des investisseurs, se rendant à l’évidence que le tsunami approche. Par exemple lors de la publication d’un chiffre annonçant la récession en Allemagne, ou celle au Royaume-Uni, suite à l’annonce par Boris Johnson d’un Brexit dur, ou encore la déclaration d’une des banques centrales…Ou même lors d’une accélération de crise politique et géopolitique au MO, en Afrique ou ailleurs…Sans oublier une catastrophe écologique aux conséquences économiques majeures, ce qui sera désormais difficile d’éviter.  
2) dépendant de la première inconnue, quand sera déclenchée la crise ?
3 ) plus important, comment les gouvernements, privés de capacité de surendettement supplémentaire comme en 2008, tenteront-il de nous faire payer cash la nouvelle crise? 
4) et surtout, les peuples qui entreront en résistance forgeront-ils les instruments des luttes révolutionnaires qui veulent permettront d’en finir avec la dictature du capital et la barbarie qui approche.

commune paris

13 juin 2020 : Le retour de Jacques Deljehier

Tonkedeg
Le-TdC

Programme

- 14h : Ouverture de la fête, de la buvette et du stand du livre
- 15h : Hommage à Zéphyrin Camélinat, responsable de la monnaie sous la Commune, un des fondateurs du Parti communiste à Tours en décembre 1920
- 16h : Buvette et stand du livre
- 17h : "Conférence chantée 1917-1920", de la fin de la première guerre mondiale à la création du PCF.
Spectacle avec Roger Héré, Patricia Paulus et Jean-François Vérant 
(durée environ 1h30-1h45) - Participation libre

- 19h : Apéritif communard suivi d'une paëlla - Concert de Jacques DelJehier - Tarif communiqué ultérieurement

samedi 10 août 2019

CETA GUINGAMP

             ASSEMBLEE NATIONALE

VOTE DU 27 JUILLET POUR RATIFIER LE TRAITE sur le CETA

 

Courage fuyons:  Yannick Kerlogot député de Guingamp s'est abstenu!...

Nous voila bien avancé pour décrypter si il était POUR ou CONTRE...

Peu importe, la majorité à laquelle il appartient à voter le CETA.

Il va donc s'appliquer. 

Il lui restera juste désormais à découvrir les dégâts avec ses copains du syndicalisme patronal de la FDSEA.

 

Vote des députés par Groupe ( par ordre alphabétique)*

Groupe La République en Marche (304 membres)
Pour : 229
•    Caroline Abadie
•    Damien Adam
•    Saïd Ahamada
•    Ramlati Ali
•    Aude Amadou
•    Patrice Anato
•    François André
•    Pieyre-Alexandre Anglade
•    Jean-Philippe Ardouin (par délégation)
•    Christophe Arend
•    Stéphanie Atger
•    Laetitia Avia
•    Florian Bachelier
•    Didier Baichère
•    Sophie Beaudouin-Hubiere
•    Belkhir Belhaddad
•    Mounir Belhamiti
•    Aurore Bergé
•    Hervé Berville
•    Grégory Besson-Moreau
•    Barbara Bessot Ballot
•    Christophe Blanchet
•    Yves Blein
•    Pascal Bois (par délégation)
•    Bruno Bonnell (par délégation)
•    Éric Bothorel
•    Florent Boudié
•    Brigitte Bourguignon
•    Bertrand Bouyx
•    Pascale Boyer
•    Yaël Braun-Pivet
•    Jean-Jacques Bridey
•    Anne Brugnera
•    Danielle Brulebois
•    Anne-France Brunet
•    Carole Bureau-Bonnard
•    Pierre Cabaré
•    Céline Calvez
•    Émilie Cariou
•    Anne-Laure Cattelot
•    Samantha Cazebonne
•    Jean-René Cazeneuve
•    Sébastien Cazenove
•    Jean-François Cesarini
•    Émilie Chalas
•    Philippe Chalumeau
•    Annie Chapelier
•    Sylvie Charrière
•    Philippe Chassaing
•    Francis Chouat
•    Stéphane Claireaux (par délégation)
•    Mireille Clapot
•    Christine Cloarec
•    Jean-Charles Colas-Roy
•    François Cormier-Bouligeon
•    Bérangère Couillard
•    Dominique Da Silva
•    Dominique David
•    Typhanie Degois
•    Marc Delatte
•    Michel Delpon (par délégation)
•    Nicolas Démoulin
•    Frédéric Descrozaille
•    Jean-Baptiste Djebbari
•    Jacqueline Dubois
•    Coralie Dubost
•    Nicole Dubré-Chirat (par délégation)
•    Audrey Dufeu Schubert
•    Françoise Dumas
•    Jean-François Eliaou
•    Sophie Errante (par délégation)
•    Christophe Euzet
•    Catherine Fabre
•    Valéria Faure-Muntian (par délégation)
•    Jean-Michel Fauvergue (par délégation)
•    Jean-Marie Fiévet
•    Philippe Folliot (par délégation)
•    Emmanuelle Fontaine-Domeizel
•    Alexandre Freschi
•    Jean-Luc Fugit
•    Thomas Gassilloud
•    Raphaël Gauvain (par délégation)
•    Laurence Gayte
•    Anne Genetet
•    Raphaël Gérard
•    Séverine Gipson
•    Joël Giraud
•    Olga Givernet
•    Valérie Gomez-Bassac
•    Guillaume Gouffier-Cha
•    Carole Grandjean (par délégation)
•    Florence Granjus
•    Romain Grau (par délégation)
•    Olivia Gregoire (par délégation)
•    Benjamin Griveaux
•    Émilie Guerel
•    Stanislas Guerini
•    Marie Guévenoux
•    Nadia Hai
•    Christine Hennion (par délégation)
•    Danièle Hérin
•    Alexandre Holroyd
•    Dimitri Houbron
•    Sacha Houlié
•    Philippe Huppé
•    Monique Iborra
•    Jean-Michel Jacques
•    Caroline Janvier
•    Christophe Jerretie (par délégation)
•    Hubert Julien-Laferriere (par délégation)
•    Catherine Kamowski
•    Guillaume Kasbarian
•    Fadila Khattabi
•    Rodrigue Kokouendo
•    Sonia Krimi
•    Aina Kuric
•    Mustapha Laabid
•    Daniel Labaronne
•    Amélia Lakrafi
•    Jean-Charles Larsonneur
•    Michel Lauzzana (par délégation)
•    Célia de Lavergne
•    Pascal Lavergne
Fiona Lazaar
•    Gaël Le Bohec
•    Didier Le Gac
•    Gilles Le Gendre
•    Annaïg Le Meur
•    Nicole Le Peih
•    Fabrice Le Vigoureux
•    Marie Lebec
•    Charlotte Lecocq
•    Martine Leguille-Balloy
•    Roland Lescure
•    Monique Limon
•    Richard Lioger
•    Brigitte Liso
•    Alexandra Louis (par délégation)
•    Marie-Ange Magne
•    Mounir Mahjoubi
•    Sylvain Maillard
•    Laurence Maillart-Méhaignerie
•    Jacques Maire
•    Jacqueline Maquet
•    Jacques Marilossian
•    Sandra Marsaud
•    Denis Masséglia
•    Fabien Matras (par délégation)
•    Sereine Mauborgne
•    Ludovic Mendès
•    Thomas Mesnier
•    Marjolaine Meynier-Millefert
•    Monica Michel
•    Thierry Michels
•    Jean-Michel Mis
•    Sandrine Mörch
•    Jean-Baptiste Moreau
•    Adrien Morenas
•    Cendra Motin
•    Naïma Moutchou
•    Mickaël Nogal (par délégation)
•    Claire O'Petit
•    Catherine Osson
•    Sophie Panonacle
•    Didier Paris
•    Zivka Park
•    Hervé Pellois
•    Alain Perea
•    Pierre Person
•    Bénédicte Pételle
•    Valérie Petit
•    Bénédicte Peyrol
•    Michèle Peyron
•    Damien Pichereau
•    Laurent Pietraszewski
•    Claire Pitollat
•    Jean-Pierre Pont
•    Jean-François Portarrieu
•    Natalia Pouzyreff
•    Florence Provendier
•    Bruno Questel
•    Pierre-Alain Raphan
•    Isabelle Rauch
•    Rémy Rebeyrotte
•    Hugues Renson
•    Cécile Rilhac
•    Véronique Riotton
•    Stéphanie Rist
•    Marie-Pierre Rixain
•    Mireille Robert
•    Laëtitia Romeiro Dias
•    Laurianne Rossi
•    Gwendal Rouillard (par délégation)
•    Cédric Roussel
•    Thomas Rudigoz
•    Pacôme Rupin
•    Laurent Saint-Martin (par délégation)
•    Laetitia Saint-Paul
•    Jacques Savatier
•    Jean-Bernard Sempastous
•    Benoit Simian
•    Thierry Solère
•    Bertrand Sorre
•    Bruno Studer
•    Sira Sylla
•    Aurélien Taché
•    Marie Tamarelle-Verhaeghe
•    Buon Tan
•    Liliana Tanguy
•    Jean Terlier
•    Vincent Thiébaut
•    Sabine Thillaye
•    Valérie Thomas
•    Alice Thourot (par délégation)
•    Huguette Tiegna
•    Jean-Louis Touraine
•    Alain Tourret
•    Stéphane Travert
•    Nicole Trisse
•    Stéphane Trompille
•    Alexandra Valetta Ardisson
•    Laurence Vanceunebrock-Mialon
•    Olivier Véran
•    Marie-Christine Verdier-Jouclas
•    Annie Vidal (par délégation)
•    Corinne Vignon
•    Guillaume Vuilletet
•    Hélène Zannier (par délégation)
•    Jean-Marc Zulesi
Contre : 9
•    Éric Alauzet
•    Lionel Causse
•    Yves Daniel
 •  Olivier Gaillard
•    Albane Gaillot
•    Sandrine Le Feur
•  Jean François Mbaye
•    Xavier Paluszkiewicz
•    Benoît Potterie
Abstention : 52
•    Lénaïck Adam
•    Delphine Bagarry
•    Frédéric Barbier
•    Xavier Batut
•    Anne Blanc
•    Aude Bono-Vandorme
•    Julien Borowczyk
•    Blandine Brocard
•    Stéphane Buchou
•    Danièle Cazarian
•    Fannette Charvier
•    Guillaume Chiche
•    Fabienne Colboc
•    Yolaine de Courson
•    Michèle Crouzet
•    Jennifer De Temmerman
•    Christophe Di Pompeo
•    Stéphanie Do (par délégation)
•    Loïc Dombreval
•    Stella Dupont
•    Pascale Fontenel-Personne
•    Éric Girardin
•    Perrine Goulet
•    Fabien Gouttefarde
•    Véronique Hammerer
•    Pierre Henriet
•    François Jolivet
•    Stéphanie Kerbarh
•    Yannick Kerlogot
•    Loïc Kervran
•    Anissa Khedher
•    Jacques Krabal
•    Anne-Christine Lang
•    Frédérique Lardet
•    Jean-Claude Leclabart
•    Christophe Lejeune (par délégation)
•    Marion Lenne
•    Didier Martin
•    Stéphane Mazars
•    Cécile Muschotti
•    Valérie Oppelt
•    Patrice Perrot
•    Barbara Pompili
•    Éric Poulliat
•    Cathy Racon-Bouzon
•    Xavier Roseren (par délégation)
•    Nathalie Sarles
•    Denis Sommer
•    Stéphane Testé
•    Élisabeth Toutut-Picard
•    Frédérique Tuffnell
•    Martine Wonner
Non-votant: 1
M. Richard Ferrand (Président de l'Assemblée nationale)

mardi 6 août 2019

SOS

            SOS MEDITERRANEE 


Nous relayons cet appel auprès de toutes et tous nos lecteurs, le NPA des Côtes d'Armor: d'ores et déjà le comité de Dinan et notre comité ont décidé de verser la somme de 200€ en soutien. 
Une journée de navigation coûte 14 000€...
 Courir ensemble et repartir en mer !





Chers amis,

Après une dernière escale technique à Marseille, l’Ocean Viking part maintenant vers la zone de sauvetage, dans les eaux internationales au large des côtes libyennes où il devrait arriver d’ici trois jours environ.

Cette escale technique nous a permis de terminer les travaux d’aménagement du bateau, avec l'installation des derniers canots de sauvetage et d'une antenne satellite supplémentaire. Nous avons effectué le ravitaillement en carburant et en vivres et les équipes à bord sont désormais au complet.

L’Ocean Viking est prêt à remplir sa mission.

C’était la dernière étape de préparation du navire. Pendant deux mois, le bateau a été aménagé dans un chantier naval en Pologne pour recevoir les rescapés à bord dans les meilleures conditions. Nous avons installé un abri pour les hommes, un abri pour les femmes et les enfants, un hôpital, des espaces de stockage et tout le matériel de sauvetage.

Au nom de toute l’équipe, nous vous adressons nos très sincères remerciements car c’est grâce à vous, à votre confiance, à votre soutien constant que nous avons pu reprendre la mer.

Les dernières nouvelles tragiques en Méditerranée renforcent notre détermination à rejoindre au plus vite la zone de sauvetage. Plus de 110 personnes sont portées disparues suite au naufrage de jeudi 25 juillet au large des côtes libyennes, la "pire tragédie survenue cette année en Méditerranée" selon les Nations Unies.

L’Ocean Viking est le bateau de tous les citoyens européens qui veulent s'engager dans un grand élan de solidarité et d'humanité.

Partagez votre engagement avec vos proches et invitez les à nous rejoindre pour agir face à l’inacceptable.

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lundi 5 août 2019

retraites

Retraites : contre l'enfumage, préparons la mobilisation.

 


Comme d’habitude, c'est à la mi-juillet que le gouvernement fait ses mauvais coups... Il a décidé de rendre publiques les propositions du haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye qui prépare une baisse générale des pensions pour la très grande majorité des retraitéEs.

Les préconisations du rapport Delevoye n'ont qu'un objectif : réduire le « coût » du droit inaliénable à bénéficier de pensions assurant des conditions de vie à la hauteur des richesses produites, en progression constante alors que les pensions sont en baisse régulière.
L'allongement de l'espérance de vie et les évolutions démographiques rendraient trop coûteux notre système de retraite par répartition. 
En réalité, l'espérance de vie en bonne santé ne progresse quasiment plus en raison de l'aggravation des conditions de travail et de vie et des reculs de l'âge de la retraite déjà engagés.
Quant au financement du système de retraite, la suppression de l'ensemble des exonérations de cotisations patronales, la réduction du chômage et l'égalité salariale hommes-femmes l'assureraient sans problème.

Enfin, les régimes « spéciaux » résultent le plus souvent de la prise en compte de particularités de multiples professions, notamment en terme de pénibilité. Les présenter comme des avantages voire des privilèges n'a comme fonction que de préparer la liquidation de dispositions prenant en compte, en partie, des conditions de travail particulières. 
Le rapport Delevoye est présenté à grand renfort d’enfumage et de mensonges. Enfumage avec un prétendu maintien de l'âge légal de départ en la retraite, de fait effacé par la mise place d'une décote pour tout départ avant cet âge. Le « libre » choix de départ, présenté comme âge d'équilibre, sera en réalité reporté à 64 ans dès la mise en place de la contre-réforme avec une évolution à l'allongement de la durée du travail d'ores et déjà prévu. 
Mensonge dans l'affirmation que le remplacement du système de répartition par le système à points améliorera les retraites. Ce système ne permettrait pas mieux de compenser les aléas des parcours professionnels, notamment pour les femmes ; le niveau des pensions sera soumis à l'arbitrage, au choix, des gouvernements au fil des politiques d'austérité et des avantages maintenus pour les patrons ; la prise en compte de la pénibilité continuera à être combattue par le patronat.
La transformation du système de retraite a pour objectif de verser des pensions a minima pour l'immense majorité et d'ouvrir un large champ de développement pour les logiques assurantielles privées et accessibles seulement à celles et ceux qui en auront les moyens.
Les organisations syndicales, en particulier celles qui s'opposent à la modification globale du système des retraites, doivent refuser toute poursuite de semblant de discussion, aménagement, concertation.
Il faut engager dès maintenant la construction d'un front unitaire syndical, politique, associatif pour favoriser le développement de la mobilisation qui seule peut faire reculer le gouvernement. Un gouvernement qui d'ores et déjà envisage de ne présenter son projet de loi qu'après les élections municipales de 2020. Mais c'est dès la rentrée de septembre que la mobilisation doit commencer à se construire. 

mercredi 31 juillet 2019

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L’image contient peut-être : texte

steve

Steve est mort. Assez de violences policières et de mensonges d’État ! Castaner dehors !

 


Le corps de Steve, 24 ans, a été identifié. Le jeune homme est mort, noyé dans la Loire après une charge policière le soir de la fête de la musique à Nantes. Nos pensées vont évidemment à sa famille, à ses proches, et à toutes celles et ceux qui, ce soir-là, ont failli perdre la vie. 
Ils et elles étaient venuEs faire la fête. Et soudain, peu après 4h du matin, la police a chargé. Chiens, matraques, lacrymos, des centaines de personnes en panique. Et certainEs se sont jetéEs dans la Loire pour fuir les policiers. 14 d’entre elles et eux ont été repêchéEs par les pompiers, heureusement présents sur les lieux. Steve n’a pas eu cette chance.  
Ce nouvel épisode de violence s’ajoute à l’interminable liste des méfaits commis par des policiers animés par un tel sentiment de haine et d’impunité qu’ils n’hésitent pas à mettre en danger des vies, à blesser, à mutiler, à tuer. 
Steve est mort, comme sont morts avant lui des dizaines de jeunes dans les quartiers populaires, sous les coups de la police ou en essayant d’y échapper. Steve est mort, comme avant lui Rémi Fraisse, coupable d’avoir manifesté. Steve est mort, et nous sommes en colère. 
Dans ses premières déclarations, Édouard Philippe a osé affirmer qu’il n’y aurait « pas de lien » entre la charge de police et la mort de Steve. Après les mensonges concernant Geneviève Legay, les mensonges sur la Pitié-Salpêtrière, les mensonges sur les violences contre les Gilets jaunes, le gouvernement tente une fois de plus de couvrir les exactions policières. 
Assez ! Si Steve est mort, c’est en raison d’une charge policière injustifiable, ordonnée en pleine nuit, sur un quai sans barrières, avec des risques évidents et connus de la police, comme l’a révélé Mediapart. Les responsables doivent être identifiés. Et le principal d’entre eux, Castaner, doit démissionner. Au-delà, il est temps d’en finir avec la gouvernance autoritaire de la Macronie : nous revendiquons le droit de manifester, mais aussi de faire la fête, et tout simplement d’aller et venir, sans risquer d’être cognés par les flics. La rue est à nous !  

Montreuil, le 30 juillet 2019.

mardi 30 juillet 2019

retraites

Avis d'attaque sur les retraites...


Le « haut commissaire à la réforme des retraites », Jean-Paul Delevoye, a rendu ses préconisations pour une nouvelle salve de mesures contre les droits des travailleurs et des travailleuses. Elles s'échelonneront sur plusieurs années : un bon moyen d'éviter une riposte de l'ensemble du monde du travail.

Un plan gouvernemental et patronal pour empêcher la riposte
Delevoye prétend unifier les différents systèmes. Mais il ne s'agira en aucun cas d'harmoniser par le haut, en s'alignant par exemple sur les âges de départ des travailleuses et travailleurs de la santé ou de la SNCF, ou sur le mode de calcul des pensions des fonctionnaires. Au contraire, le gouvernement veut nous diviser en désignant les uns ou les autres comme des « privilégiés » et en cognant plus fort sur les statuts qui ont les moins mauvaises conditions.
Mais le résultat sera le même pour toutes et tous : une baisse des pensions. Partir à la retraite à 62 ans exposera à une pénalité de 10 % sur la future pension, « l'âge d'équilibre » passant à 64 ans. Le temps de cotisation a déjà été allongé de nombreuses fois (en 1993, 1999, 2003, 2008 et 2010). Et beaucoup de salariés, notamment les plus jeunes, ont déjà commencé à mettre de l'argent de côté en prévision de périodes de chômage ou de précarité qui les empêcheront de demander leurs droits le moment venu.
Sans savoir si cette épargne ne fondra pas lors de la prochaine crise financière.
Le gouvernement, tout en faisant mine de maintenir la retraite par répartition, va encourager ce système qui profite aux entreprises privées, au détriment de la caisse commune qu'est la Sécurité sociale.
Comment ne pas prédire la baisse générale des pensions quand la proposition de Delevoye est de bloquer à 14% du PIB la part des retraites alors que le nombre de retraités va aller croissant.

Des mesures toujours inacceptables
Delevoye propose de garantir un minimum de 85 % du SMIC... Comme si cela suffisait à vivre décemment ! Les grandes entreprises font chaque année des profits records et bénéficient de cadeaux comme des exonérations de cotisations à la Sécu, qui privent la caisse des retraites de sommes colossales. Les milliardaires étalent leurs richesses et se voient offrir des cadeaux comme la suppression de l'ISF.
Cette minorité de riches de plus en plus riches s'accapare les richesses créées par la majorité de ceux et celles qui travaillent. C'est le patronat qui demande à cette majorité de faire plus d'études, d'entrer dans le monde du travail par le biais de stages, de CDD, de temps partiels ou d'intérim... C'est lui qui licencie et exige que nous retournions nous former pour nous adapter à ses nouveaux besoins...
Mais en aucun cas Delevoye ou Macron n'auraient l'idée de lui faire payer toutes ces années sans cotisations. Et ils n'envisagent certainement pas plus d'augmenter les salaires ou d'interdire les emplois précaires et les licenciements !

Construisons sérieusement le rapport de force !
Seules de telles mesures garantiraient qu'aucune pension ne soit en-dessous du SMIC et que le temps de travail soit partagé afin que chacun et chacune ait un emploi et cotise.
Mais seul un rapport de force du monde du travail dans son ensemble permettra d'imposer ces revendications. Cela passera par une grève générale, seule à même de rappeler qui fait tourner l'économie et qui peut véritablement la contrôler.
Un tel plan devrait être  à l'ordre du jour des directions syndicales. Diverses dates de mobilisation existent pour tel ou tel secteur. Force ouvrière appelle à manifester le samedi 21 septembre, tandis que la CGT appelle à la grève le mardi 24...
Certes construire la mobilisation prend du temps pour qu'elle soit massive, et cela ne peut être des journées isolées, sans perspective.
Quand aux autres syndicats, silence radio sur la mobilisation...
Une telle dispersion ne fera pas trembler le gouvernement ! C'est donc à toutes et à tous, dans nos lieux de travail, de nous saisir de ces dates pour imposer une riposte plus sérieuse.

dimanche 28 juillet 2019

vacs

Pas d'affolement pour nos lecteurs attitrés ...
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Mais les vacances permettent aussi de recharger l'énergie militante.
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Bon vent sous le soleil breton.

Et Trump qui prétend que le réchauffement climatique est un complot des chinois....

samedi 13 juillet 2019

refugies 13 juillet




OUEST FRANCE

Guingamp : Ils manifestent en soutien aux migrants



Le militant de la Gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance), Gaël Roblin, au mégaphone devant la mairie de Guingamp, le samedi 13 juillet 2019.
Le militant de la Gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance), Gaël Roblin, au mégaphone devant la mairie de Guingamp, le samedi 13 juillet 2019. | OUEST-FRANCE
 
 



Indignées par le sort réservé aux réfugiés qui tentent de gagner l’Europe par la Méditerranée, environ 70 personnes se sont réunies, ce samedi matin, devant la mairie de Guingamp (Côtes-d’Armor).

Environ 70 personnes se sont réunies, ce samedi matin, devant la mairie de Guingamp. Elles répondaient à l’appel lancé par les unions locales CGT, Solidaires, NPA, PCF et par la Gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance).
Un rassemblement pour protester contre le sort fait aux migrants qui tentent de rejoindre le continent européen, par bateau, depuis les côtes africaines. Plusieurs manifestants ont brandi des pancartes avec les photos de Carola Rackete et Pia Klemp, capitaines de navires humanitaires qui participent au sauvetage des réfugiés dans la Méditerranée, via l’association Sea-Watch.


Les garde-côtes italiens, auprès du navire Sea-Watch 3, au large de Lampedusa, le 26 juin dernier. | REUTERS/GUGLIELMO MANGIAPANE

« Nous pouvons les accueillir »

« Nous sommes là pour dénoncer l’hypocrisie de l’Union Européenne et de la France quant à l’accueil des migrants, présente Guillaume. Un cimetière est en train de se créer en Méditerranée. Ces réfugiés, nous pouvons les accueillir dans de bonnes conditions, dans une Europe de centaines de millions d’habitants, la plus riche du monde. Il faut mettre en avant la tradition d’accueil de la Bretagne. »


Un manifestant tient une pancarte à l’effigie des deux capitaines de navire Carola Rackete et Pia Klemp, à Guingamp, le 13 juillet 2019. | OUEST-FRANCE

Des syndicats présents

Gaël Roblin, militant à Breizhistance, prolonge : « Des pays plus pauvres que la France accueillent plus de migrants que l’État français. Dans le Trégor, plein de familles pallient les carences de l’État, en accueillant des migrants : Des dizaines de personnes, discrètes, qui organisent la solidarité au fin fond des campagnes. On peut être attaché à son territoire et refuser l’instrumentalisation xénophobe. »
De son côté, la secrétaire générale de l’union locale CGT, Flora Bochet, estime que « ces migrants ont les mêmes droits que nous. Il faut que l’on les protège ». Un souhait partagé par Thierry Perennes, porte-parole local du NPA : « De l’air, ouvrons les frontières ».

Les deux capitaines soutenues



La capitaine du navire Sea-Watch 3, Carola Rackete, risque dix ans de prison, après avoir accosté de force à Lampedusa, en Italie, dans la nuit du 28 au 29 juin 2019. | ©TILL M. EGEN/SEA-WATCH HANDOUT/EPA
Carola Rackete avait accosté de force à Lampedusa, en Italie, fin juin, avec 42 migrants à bord. Accusée d’aide à l’immigration clandestine par les autorités italiennes, elle sera jugée le 18 juillet par le tribunal d’Agrigente, en Sicile. Vendredi, la Ville de Paris annonçait son intention de remettre la médaille Grand Vermeil à Carola Rackete et Pia Klemp.

REFUGIES PHOTOS

crédit photos NPA
GUINGAMP, samedi 13 Juillet rassemblement de solidarité aux réfugiéEs et à leur soutien.

Soixante dix personnes se sont retrouvées devant la mairie de Guingamp, le comité du NPA a participé activement  à la mobilisation. 
A l'appel de UL CGT, UL SOLIDAIRES,NPA, Gauche Indépendantiste et PCF.


De l'air, ouvrons les frontières, et au lendemain de l'occupation du Panthéon par les sans papiers, nous exigeons la régularisation massive des sans papiers.

jeudi 11 juillet 2019

Commission nationale immigration-antiracisme du NPA

Contre l’Europe forteresse, contre la criminalisation de la solidarité : liberté de circulation et d’installation


Capitaines courage contre vague brune : les « affaires » Carola Rackete et Pia Klemp comme symboles de la nécessaire lutte contre les politiques criminelles des gouvernements de l’Union européenne. 


Malgré la fermeture imposée par les autorités italiennes, malgré le rejet des recours auprès de la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme), malgré le silence de l’Union européenne et de ses États membres, malgré les risques très importants de poursuites qui l’attendaient à l’arrivée, après 17 jours d’errance avec 42 personnes exténuées à son bord, Carola Rackete, capitaine du Sea Watch 3a pris la décision d’entrer dans les eaux italiennes afin d’accoster à Lampedusa et de débarquer les personnes secourues.

Capitaines courage
Une fois son bateau arraisonné, elle a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence sur les ordres du fasciste italien Salvini. Cela avait déjà été le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée. Depuis, Carola a été relâchée, mais elle n’est pas tirée d’affaire puisqu’une enquête est menée. Les réactions de protestation et de solidarité avec les deux capitaines courage, dans toute l’Europe, ont certainement joué en leur faveur.
Ces événements dramatiques se répètent malheureusement : Sea WatchAquariusPro-Arms… nombreux sont les bateaux d’ONG à avoir été bloqués en mer et interdits d’accoster dans le port le plus proche, en violation complète du droit de la mer et des conventions internationales. Les attaques contre les ONG de sauvetage ne datent pas d’hier, mais ont été construites et renforcées durant plusieurs années, à coups de discours laissant sous-entendre un lien entre ONG et « passeurs », de législations de plus en plus répressives, d’indifférence généralisée face à la violation des droits des personnes exilées.

Une politique meurtrière et liberticide 
Ces poursuites sont à remettre dans le contexte plus général de la construction d’une Europe forteresse empêchant l’accès au territoire européen : délivrance restrictive de visas, construction de murs, contrôle militarisé des frontières aériennes, terrestres et maritimes, renvois forcés dans les pays d’origine et sous-traitance du contrôle des migrations à des États peu ou pas du tout démocratiques, comme le Maroc, la Turquie et la Libye. Dans ce dernier pays, une guerre civile fait rage autour de Tripoli entre le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et les forces du maréchal Haftar. Des milliers de personnes migrantes enfermées dans les geôles libyennes se retrouvent en première ligne : le soir du 2 juillet, une attaque aérienne sur le camp de détention pour migrantEs de Tadjourah dans la banlieue est de la capitale libyenne a fait plus de 60 mortEs et 80 blesséEs.

L’extrême droite renforcée
Les partis d’extrême droite ou de droite extrême se renforcent en Europe. Là où ils sont au pouvoir, ils appliquent une politique drastique de fermeture des frontières, de traque des migrantEs ouvertement raciste. Mais ils agissent avec la complicité et l’accord des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Calais, Vintimille, Mayotte… sont des terrains d’expérimentation des moyens policiers de surveillance et de répression. Cette guerre aux migrantEs n’empêche pas ces derniers de venir, mais les pousse à emprunter des voies de passage toujours plus dangereuses.  
Depuis 2000, plus de 50 000 personnes sont mortes aux frontières de l’Europe, en mer Méditerranée, devenue un immense cimetière marin, aux frontières terrestres de l’UE ou aux frontières des territoires ultra-marins.

Défendre la liberté d’installation et de circulation
Les premières victimes de cette politique sont bien sûr les migrantEs. Mais elle empoisonne l’ensemble des sociétés européennes en distillant la suspicion, le racisme, le rejet des étrangerEs, l’habitude de la répression, l’idée fausse et dangereuse qu’il n’y aurait pas de place pour tout le monde, autant de poisons qui nourrissent les fascismes de tout bord.
Nous ne pouvons compter ni sur les gouvernements en place ni sur les instances internationales pour contrer les logiques nationalistes nourries d’analyses erronées des questions migratoires, qui guident pourtant les politiques actuelles. L’alternative doit passer par la mobilisation massive des peuples à l’échelle mondiale. Il y a dans le monde de nombreuses personnes qui se lèvent, agissent pour défendre les droits humains. Cela montre que la bataille n’est pas perdue. Il va falloir continuer à la mener et l’amplifier malgré les vents mauvais, avec les premierEs concernéEs : les migrantEs. Il faut construire une vraie solidarité internationale pour la liberté de circulation et d’installation, seul moyen d’empêcher l’hécatombe des migrantEs, seule revendication qui permette réellement de faire respecter l’égalité des droits. Cela nécessite en même temps de se battre pour une juste répartition des richesses, pour que les richesses des pays pauvres ne continuent pas à être transférées vers les pays les plus riches. De la même façon, pour accueillir dignement les réfugiéEs, assurer une véritable égalité des droits, il faut dans notre propre pays lutter pour une répartition des richesses qui permettra d’avoir des logements, des hôpitaux, des écoles, des revenus suffisants pour toutes et tous.

Correspondante (Commission nationale immigration-antiracisme)

CADTM

 CADTM ITALIE

Migrants, dette et propagande

CADTM – 10 juillet par CADTM Italie  


Sit-in de solidarité pour Sea Watch 3 à Sulmona (photo by Collettivo Studentesco Sulmona)


L’accostage de force du Sea-Watch 3 suscite un violent débat, auquel les organisations qui travaillent également sur l’économie, la finance et la dette ne pouvaient rester étrangères.
Nous assistons ces jours-ci à la mise en scène d’une propagande dramatique, tragique et aberrante, qui utilise l’histoire de personnes en difficulté et en danger de mort pour détourner l’attention des vrais problèmes.

Quels sont les effets réels des flux migratoires sur l’économie nationale ? Notre économie se porterait-elle vraiment mieux si elle était libérée du « fardeau » des immigrés ? Serait-il vraiment plus facile pour les Italiens de trouver du travail ou de gagner davantage ? Le gouvernement devrait répondre à ces questions, qui sont cruciales si l’on veut comprendre le phénomène migratoire et se libérer des mythes absurdes qui faussent le débat politique italien.
En tant que CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes) italien, notre contribution consiste à sauver des vies humaines en affrontant les points nodaux d’un système financier qui génère les intérêts réels (passifs) des Italiens : les intérêts sur la dette. Selon le Document d’économie et finance (DEF) du gouvernement jaune-vert, les intérêts sur la dette que nous paierons au cours des quatre prochaines années sont les suivants :
  • pour 2019, 63.984 millions d’euros (3,6% du produit intérieur brut) ;
  • pour 2020, 65.983 millions d’euros (3,6% du PIB) ;
  • pour 2021, 68.659 millions d’euros (3,7% du PIB) ;
  • pour 2022, 73.739 millions d’euros (3,9% du PIB).
 Entre ceux qui se retranchent derrière des lois injustes et ceux qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour la défense des droits humains, nous sommes du côté de ces derniers

Le piège de la dette engloutira donc 273 milliards d’intérêts – sur une dette qui, précisément pour cette raison, continuera de s’accroître et fera augmenter les intérêts futurs, qui accroîtront la dette, qui fera augmenter les intérêts futurs… Ah, mais bien sûr : le vrai problème, c’est de parvenir à mettre les troupes en ordre de marche pour défendre le sol sacré de la patrie contre l’arrivée de quarante-deux personnes à bout de forces. Telle est la puissance de la propagande. Un écran de fumée pour cacher la vraie nature des choses, qui apparaît pourtant bien dans la description des véritables intérêts payés par les Italiens.

« Entre ceux qui se retranchent derrière des lois injustes et ceux qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour la défense des droits humains, nous sommes du côté de ces derniers. »
Est-il possible que ces données ne pulvérisent pas le « néant » de la propagande anti-migrants ? Nous invitons tout le monde à fournir les données véridiques, qu’il faudrait opposer à celles du gouvernement italien. Utilisons nos connaissances et nos capacités pour mener une opération vérité sur les vrais problèmes qui sont occultés par une propagande extrêmement dangereuse.

Entre ceux qui se retranchent derrière des lois injustes et ceux qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour la défense des droits humains, nous sommes du côté de ces derniers.

Traduction de Sylvie Herold

mercredi 10 juillet 2019

rass 13 juillet


              GUINGAMP  13 Juillet 2019
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              SAMEDI 13 JUILLET 
     SUR LE PARVIS DE LA MAIRIE 
                          11h00

Contre la criminalisation des exilé·e·s et de leurs soutiens, l’humanité
et les droits fondamentaux avant tout.

A l'appel de l' UL CGT GUINGAMP, UL SOLIDAIRES TREGOR ARGOAT,
Gauche Indépendantiste et NPA



Soutien aux exilé.e.s, à Carole Rackete Capitaine du Sea watch 3 et à
tout son équipage.

La nuit du samedi 29 juin, Carola Rackete a été arrêtée par la police
italienne après avoir accosté avec son navire dans le port de Lampedusa.
A son bord, 42 personnes secourues dans les eaux internationales au
large de la Libye. Après 17 jours d’errance en Méditerranée, la
capitaine du Sea Watch 3 a pris la décision d'entrer sans autorisation
dans le port, bravant ainsi les interdits du gouvernement italien et le
silence de l’Union Européenne.
Elle l’a fait parce qu’il y a quelque chose au-dessus des lois immorales
promulguées par le ministère de l’intérieur italien et de la lâcheté
meurtrière de l’Union Européenne. Au-dessus, il y a l’humanité et le
respect des droits fondamentaux. Carola Rackete a fait le choix de
l’humanité. Elle et son équipage ont choisi de sauver 42 femmes et
hommes exilé·e·s, condamné·e·s à se noyer au milieu de la méditerranée,
ou à être torturé·e·s, violé·e·s, enfermé·e·s.
Avant elle la capitaine Pia Klemp a participé au sauvetage de réfugiés
dans la méditerranée avec l’association Sea-Watch. Elle est elle aussi
maintenant accusée par la justice italienne d’aide à l’immigration
illégale. Le parquet exige une peine de prison de 20 ans. Pour ses
investigations, le parquet a eu recourt à des écoutes téléphoniques et à
des agents infiltrés. Dans le cadre de ses six missions en tant que
capitaine des bateaux de sauvetage Sea-Watch 3 et Iuventa, Pia Klemp dit
avoir pu sauver les vies de 5000 personnes.
En niant le droit de ces personnes d’être secourues, l’Italie se rend
complice de l’enfer qu’est devenue la Lybie aujourd’hui pour les
personnes exilées. En fermant les yeux et en se déresponsabilisant, en
n’ouvrant pas ses ports la France se rend tout autant complice. En
militarisant ses frontières et en déléguant l’accueil des personnes à
des pays tiers, l’Union Européenne est responsable du délitement de
leurs droits. En refusant d’intervenir, la Cour Européenne des Droits de
l’Homme devient complice de cette atteinte aux principes les plus
fondamentaux de notre humanité.
Exigeons que les personnes sauvées et que tou·te·s les exilé·e·s soient
protégé·e·s et que leurs droits soient respectés. Exigeons que tous
bateaux avec à leur bord des enfants, des femmes et des hommes en danger
soient accueillis dans tous les ports de l’Union Européenne.
Exigeons la libération immédiate et la levée des sanctions contre Carola
Rackete, Pia Klemp et tout l’équipage du Sea Watch 3, symboles d’une
humanité qui nous donne à toutes et tous, chaque jour, l’espoir et la
détermination.
Nous appelons toutes les collectifs de soutien au migrants, les
organisations syndicales et politiques, citoyen.ne.s, artistes, élu-e-s
engagées, à se rassembler le samedi 13 juillet à 11h, devant la mairie
de Guingamp , pour dénoncer une atteinte inqualifiable aux droits
humains les plus fondamentaux et soutenir l’ensemble des personnes
exilées et leurs soutiens.

Pour faire vivre et résonner une voix solidaire, résolument
internationaliste, une voix unitaire conte le racisme et la xénophobie !
Montrons que ceux et celles que comme Carola Rackete et Pia Klemp nous
refusons ici en Bretagne les discours et pratiques xénophobes des
gouvernements Italien et Français et que nous soutenons les réfugiéEs et
que nous refusons que ceux et celles qui les hébergent et sauvent soient
poursuivis !

jeudi 4 juillet 2019

sea watch

Communiqué du comita NPA LGBP

Libérez Carola Rackete et Pia Klemp, ouvrez les frontières !


Dans la nuit de vendredi à samedi, le bateau Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa en Italie. À son bord se trouvaient 42 migrants sauvés des eaux 17 jours plus tôt, ce qui n’a pas empêché l’assaut contre le bateau humanitaire mené par un navire de guerre dépêché par le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Salvini… Et une fois le bateau arraisonné, sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence… Pour le ministre néo-facho Salvini, il s’agit d’« une criminelle au service des passeurs » qui mérite la prison notamment pour « résistance à un navire de guerre ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison !

Carola Rackete assume son geste : « Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. […] Mon objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées et désespérées. […] Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. » Elle a raison ! C’est aussi le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée, qui risque vingt ans de prison, ainsi qu’une amende de 15 000 euros pour chaque vie qu’elle aura sauvée !

S’il s’agit de la mise en œuvre par l’extrême droite italienne de sa politique dégueulasse, celle-ci se déroule avec la complicité passive des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Comment pourrait-il en être autrement, lui qui il y a quelques mois refusait, dans les mêmes conditions, d’accueillir l’Aquarius, et qui n’a à aucun moment proposé d’accueillir le Sea Watch 3 malgré les appels de détresse de ce dernier ?

Contre la criminalisation de la solidarité, le NPA exige l’arrêt des poursuites contre Carola Rackete et Pia Klemp, et leur libération immédiate. Contre l’Europe forteresse, cette Europe criminelle, la libre circulation des personnes doit être un droit, et l’ouverture pure et simple des frontières une mesure d’urgence.


GREVE DU 2 JUILLET

LE TELEGRAMME

Les salariés du Centre hospitalier ont répondu présent, ce mardi, devant le service des urgences.
Les salariés du Centre hospitalier ont répondu présent, ce mardi, devant le service des urgences. (Le Télégramme/Victor Bolo)

Une trentaine de grévistes se sont réunis ce mardi midi devant les urgences du Centre hospitalier de Guingamp pour protester contre le manque de moyens et de considération.

Ils étaient une trentaine de salariés du Centre hospitalier, ce mardi midi, mobilisés pour montrer leur mécontentement, dans le cadre du mouvement de grève nationale initié le 29 avril. Réunis pour un pique-nique revendicatif devant le service des urgences, les membres de la CGT réclament notamment des postes afin de répondre aux besoins de santé, aux urgences et dans tous les services.
« Il faudrait quinze infirmières et neuf aides soignantes supplémentaires », précise Joseph Le Goas, secrétaire de la CGT à l’hôpital de Guingamp. Mais les salariés n’en voient pas pour l’instant la couleur. L’inquiétude grandit aussi pour les infirmières par rapport à l’absence de remplaçants au moment des vacances.

Un appel au renforcement du mouvement


Parmi les revendications, on y retrouve également les demandes d’augmentation de salaires à hauteur de 300 €, de vrais moyens pour l’hôpital, du matériel adapté et non vétuste ou encore la suppression du jour de carence, pour ne citer qu’elles.
Lundi, se tenait par ailleurs une manifestation nationale concernant les Ehpad. Le secrétaire et les salariés mobilisés tenaient à soutenir également ce mouvement : « Le gouvernement avait promis mille et une choses pour les Ehpad et on n’a rien vu venir », constate Joseph Le Goas. « Entre autres les reconnaissances salariales… et les conditions de travail restent les mêmes sans moyen en personnel et matériel ».
C’était le deuxième rassemblement organisé par la CGT après celui du 21 juin. Le syndicat appelle au renforcement du mouvement pour faire « plier le gouvernement et obtenir de vrais moyens qui permettront de soigner correctement et en sécurité ».

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