samedi 20 avril 2019

rural

Débat : 
Cet article a le mérite de poser un certain nombre de questions par rapport à la ruralité et à certaines idées reçues véhiculées et par la presse et par certains gilets jaunes.Comme quasiment tous les adhérents de notre comité habitent des communes rurales cela entre en résonance avec notre vécu.
Bonne lecture et bonne réflexion.

sur le site:www.anti-k.org



« La pauvreté du rural est surestimée », entretien avec Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités

2019-03-26 17:53:00 Observatoire des inégalités 


L’idée que le rural est pauvre est de plus en plus prégnante dans l’opinion publique. Pourquoi ?
Plusieurs facteurs l’expliquent. Le premier est politique. Des chercheurs, mais aussi une partie de la classe politique, défendent une vision misérabiliste de la France rurale et « périphérique ». C’est une façon de se rapprocher des catégories populaires, une nouvelle « France profonde » en quelque sorte. En parallèle, ils mettent en avant le fait que les banlieues bénéficieraient naturellement des effets positifs de la métropolisation, alors qu’on y trouve les catégories les plus pauvres de France.
Le second facteur est géographique. De nombreux analystes se laissent abuser par le biais de la densité [1]. Sur une carte de France classique, des espaces ruraux quasiment déserts occupent une place considérable. En banlieue, la densité dépasse souvent 10 000 habitants au km2. On surestime la pauvreté en milieu rural parce que visuellement, elle prend plus de place sur une carte. Lorsqu’on tient compte de la densité de la population, on voit bien que les pauvres vivent surtout en ville et en périphérie proche.
Le dernier facteur est sociologique. Pendant longtemps, on a disserté sur la « moyennisation » de la société française. On l’a tellement surestimée qu’on a ensuite tenu en réaction une analyse opposée tout aussi exagérée. C’est la théorie de la société en sablier avec, en haut, des riches qui seraient dans les métropoles, au milieu, peu ou pas de classe moyenne et, en bas, des pauvres relégués dans le périurbain et le rural. Or, les banlieues sont moins favorisées que le périurbain et, dans une moindre mesure, le rural. Ceci n’empêche pas qu’il y ait des difficultés à l’extérieur des villes bien sûr, mais il ne faut pas en faire des martyrs non plus.

Quelle est donc l’étendue des difficultés ?
On trouve beaucoup plus de pauvres dans les villes, mais il existe dans les campagnes une pauvreté structurelle. Notamment – mais pas uniquement bien sûr – de femmes d’agriculteurs à la retraite et de personnes âgées en général. Ce n’est pas la même chose d’être pauvre à vingt ans et à 80 ans. À cet âge, vous n’avez plus d’espoir de refaire votre vie, à part peut-être en gagnant au Loto. Cette situation est d’autant plus marquée que les services publics sont lointains à la campagne. Il faut aussi prendre en compte cette dimension.

Logement moins cher d’un côté mais coût des déplacements plus élevé de l’autre… Qui est gagnant en matière de coût de la vie ?
Le coût du logement est de loin le plus déterminant et la vie est beaucoup plus chère de ce fait en centre-ville. Ce sont des dépenses essentiellement contraintes, notamment pour une partie des jeunes qui subissent des prix exorbitants pour des petites surfaces. C’est un transfert massif de richesses, notamment des jeunes vers des bailleurs, qui sont souvent de vieux actifs ou des seniors. On parle beaucoup de la hausse des coûts du logement, mais on ne signale jamais que les loyers versés ne tombe pas dans un puis sans fond : certains en profitent largement.
Le carburant a un impact moins élevé sur le budget des ménages. C’est loin de rattraper le coût du logement, même si ce poste de dépenses n’est pas négligeable pour les 5 % des Français qui vivent dans le rural isolé, surtout quand le prix du pétrole s’envole, que l’euro se déprécie face au dollar et que les taxes sur les carburants progressent. Quand le litre d’essence à la pompe flambe, ceux qui sont dépendants de l’automobile se sentent piégés. Cela dit, c’est aussi, pour certains d’entre eux, le prix qu’ils consentent à payer pour avoir de la tranquillité et une bonne qualité de vie.

La cohésion sociale, supposée supérieure en milieu rural, est-elle un atout non monétaire majeur en matière de condition de vie ?
Le concept de « cohésion sociale » est une notion très vague qui n’a pas beaucoup de sens pour moi et, quoi qu’il en soit, il est très difficile à mesurer. En schématisant, la ville, c’est à la fois la perte des repères, une forme « d’anomie » disent les sociologues, mais aussi une formidable liberté : elle permet à de nombreux individus d’échapper au contrôle social du voisin. À la campagne, on se connaît mieux, on s’entraide car on sait qu’il est moins facile d’avoir de l’aide, mais on sait aussi tout ce que vous faites, ce qui est loin d’être toujours facile. L’exode rural a aussi correspondu à une forme de libération des individus à l’égard de relations de proximité pesantes. Ne poussons pas tout de même trop loin le raisonnement : de nouvelle formes de contrôle arrivent en ville et n’idéalisons pas les liens sociaux en milieu rural…

Être pauvre à Bobigny ou à Guéret, est-ce la même chose ?
C’est difficilement comparable. Globalement, vivre avec 500 ou 600 euros par mois, cela ne revient pas au même en matière de modes de vie, de logement, de consommation. À Guéret, les prix du logement sont moindres, mais vous n’avez pas accès aux mêmes services, au même bassin d’emploi. Si vous êtes jeune, l’intégration dans l’univers professionnel n’est pas simple. C’est pour cela que l’on compte peu de jeunes dans la Creuse, en proportion de la population.
Au-delà, la question qui est posée est celle de « l’effet territoire ». Le plus souvent, les inégalités territoriales sont des inégalités entre milieux sociaux dont on ne veut pas dire le nom. Elles n’ont rien à voir avec la géographie physique. Si, par exemple, la réussite scolaire est moindre dans certains territoires, c’est d’abord parce qu’ils sont peuplés de catégories sociales défavorisées, même si la concentration de pauvreté peut avoir un effet propre. Même chose avec la santé : c’est essentiellement la composition sociale du territoire qui détermine par exemple l’espérance de vie, les pratiques locales ne jouent que très marginalement. Pourtant, l’effet du territoire n’est pas nul, notamment quand on concentre des populations modestes entre elles. C’est par exemple le cas à l’école : la ségrégation scolaire pénalise les élèves en difficulté et joue sur le niveau éducatif global de notre pays.

Propos recueillis par Vincent Grimault.
Entretien extrait d’Alternatives Économiques, publié le 2 janvier 2019.

dd fin

OUEST FRANCE

 

Nous publions ci après le communiqué de Douar Didoull qui a le mérite de rappeler que ce sont les manifestations et toutes les formes d'opposition au projet qui ont forcé Variscan et l'état à le saborder. Cela renvoie les élus à leurs chères études...Mais ils reviendrons en fonction des opportunités... Le NPA qui a contribué à la mobilisation avec ses modestes moyens  s'en réjouit.( voir sur cette photo notre présence)

 Permis miniers. Douar Didoull « continue à s’opposer aux autres projets miniers »

En mars 2017, Douar Didoull organisait une manifestation anti projets miniers, à Guingamp.
En mars 2017, Douar Didoull organisait une manifestation anti projets miniers, à Guingamp.
Dans un communiqué de presse, le collectif Douar Didoull « se réjouit de la parution de l’arrêté, au Journal Officiel, acceptant la renonciation totale de la société Variscan Mines au permis exclusif de recherches de mines de Loc-Envel. » « Il se félicite également que de semblables arrêtés aient été publiés pour les autres permis en Bretagne : Silfiac et Merléac.

Jeudi, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a pris un arrêté entérinant l’annulation des permis miniers accordés à la société Variscan Mines sur les secteurs de Loc-Envel, Merléac (Côtes-d’Armor) et Silfiac (Morbihan).
Dans un entretien accordé à Ouest-France , l’avocat du collectif Douar Didoull, Me Jérôme Bouquet-Elkaïm, avait déjà affiché sa satisfaction.

Ce vendredi, le collectif Douar Didoull a réagi par communiqué.
« Le collectif Douar Didoull « pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers » se réjouit de la parution de l’arrêté, au Journal Officiel du 11 avril 2019, acceptant la renonciation totale de la société Variscan Mines, au permis exclusif de recherches de mines de tungstène, molybdène, cuivre, zinc, plomb, étain, or, argent et substances connexes dit « Permis de Loc-Envel » 1. Il se félicite également que de semblables arrêtés aient été publiés pour les autres permis en Bretagne (Silfiac, Merléac). »

La pression populaire a engendré cette renonciation

Le collectif procède à divers remerciements. « Après plusieurs années de luttes, Douar Didoull tient à remercier l’ensemble des personnes qui ont pris part à cette opposition en participant aux différentes actions menées par le collectif : réunions d’information, manifestations, pétitions, campagne de refus de prélèvements, festivals des luttes… Car en effet, seule la pression populaire a engendré cette renonciation […]. »

« Soutien à ceux qui luttent contre les permis miniers »

Enfin, « En dehors de la Bretagne, le collectif Douar Didoull continue à s’opposer aux autres projets miniers et apporte son soutien à ceux qui luttent contre les permis miniers de Couflens en Ariège, en Guyane et ailleurs… »

Le collectif organise un « fest-noz des luttes » , le jeudi 30 mai au Dibar, à Plougonver.

jeudi 18 avril 2019

douar didoull

LE TELEGRAMME


(Photo d'archives Le Télégramme)

Les trois permis de recherche minière à Loc Envel (22), Silfiac (56) et Merléac (22), accordés à la société Variscan, ont été annulés. La décision du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, vient d’être publiée au Journal officiel.

C’est l’épilogue d’un dossier qui a suscité la polémique pendant plusieurs années. Les trois permis miniers de recherche accordés à la société Variscan pour les territoires de Loc Envel (22), Silfiac (56) et Merléac (22) ont été officiellement annulés par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. C’est Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, qui l’annonce ce jeudi, dans un communiqué.

Des permis signés par Arnaud Montebourg


Si la société australienne avait jeté l’éponge en 2017, face à la levée de bouclier qu’elle avait déclenchée dans sa recherche de minéraux rares en Bretagne, les permis initialement donnés par Arnaud Montebourg courraient toujours.
Dans son communiqué, Richard Ferrand affirme qu’il « faut souligner la mobilisation du conseil régional et tout particulièrement de Thierry Burlot, Olivier Allain et de son président sur ce dossier. Mais c’est aussi l’engagement personnel du Président de la République, Emmanuel Macron, qui en juin 2018 avait confirmé, à Saint Brieuc, que les permis seraient abrogés ».
Des associations comme Douar Didoull et le collectif Vigil’Oust s’étaient aussi fortement mobilisées contre ces projets de recherche minière.
 
 
Richard Ferrand en profite pour indiquer que « la BreizhCOP (une concertation citoyenne pour débattre de l’avenir de la Bretagne à l’horizon 2040, à l’initiative du conseil régional) doit être l’occasion de comprendre que l’environnement doit être un moteur de développement des territoires ».

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/bretagne/recherche-miniere-les-permis-de-loc-envel-silfiac-et-merleac-annules-18-04-2019-12262290.php#MbtoW65AUYWMqX81.99
 
note: finalement heureusement que Macron est président à entendre Ferrant...et comme pour la maternité de Guingamp les surhommes remplacent la mobilisation populaire...

lundi 15 avril 2019

VARLIN

 NOTRE DAME DE PARIS EN FEU


Notre blog a identifié l'incendiaire qui est régulièrement cité tous les ans en avril, puisque invariablement ce blog lui rend hommage.
Il s'agit de l'individu répondant au nom d'Eugéne VARLIN, ouvrier  relieur, membre de la première Internationale, Communard convaincu, député de Paris.
Il aurait en mai 1871  placé sous la charpente de la cathédrale un feu avec retard à l'allumage.
En fait il souhaitait incendier le Sacré Coeur, mais comme celui ci n'existait pas en 1871, il s'était rabattu sur le symbole de la calotte au coeur de Paris.

Vive la Commune!

Gloire à VARLIN

De notre envoyé spécial
près du comité central de
La Garde Nationale

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samedi 13 avril 2019

13 AVRIL




  • Lannion.  Près de 200 personnes pour la liberté de manifester [Vidéo]
    Lannion. Près de 200 personnes pour la liberté de manifester [Vidéo] (Le Télégramme / Dominique Morvan)
  • image: https://www.letelegramme.fr/images/2019/04/13/lannion-pres-de-200-personnes-pour-la-

  • Lannion.  Près de 200 personnes pour la liberté de manifester [Vidéo]
    Lannion. Près de 200 personnes pour la liberté de manifester



Ce samedi, un nouveau défilé a eu lieu dans le centre-ville de Lannion. En fin de matinée, à l’appel de quinze organisations syndicales, associations et mouvements politiques, près de 200 personnes, dont une trentaine de gilets jaunes, se sont réunies devant la mairie pour défendre la liberté de manifester en France. Avant de rallier le parvis des Droits de l’Homme en cortège, elles ont ainsi dénoncé une « dérive autoritaire du gouvernement » et un projet de loi qu’elles qualifient d’« anti-manifestants ». À leurs yeux, « cette loi réduit la liberté fondamentale de manifester et empêche d’exprimer toute opposition réelle. Elle est donc profondément antidémocratique ».


© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/lannion-pres-de-200-personnes-pour-la-liberte-de-manifester-13-04-2019-12258483.php#ADtA8Fyo0JwGOhOp.99

vendredi 12 avril 2019

13 mai com

 
 A l'initiative de la CGT, une manifestation contre la loi "anti manifestants.e.s" est organisée dans les Côtes d'Armor, ce samedi 13 avril 2019 à LANNION à11h00 sur le parvis de la mairie.
Initiative à laquelle ont répondu 10 autres organisations (AFPS, Attac, CGT, EELV, La France Insoumise, LDH, Réseau Sortir du nucléaire, NPA, PCF, Solidaires et UDB).
 
 
 
 
Communiqué de presse des organisations du Trégor du 08 avril 2019
Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Attac ; Confédération générale du travail (CGT) ; Europe Ecologie Les Verts (EELV) ; La France Insoumise ; Ligue des droits de l'Homme (LDH) ; Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ; Parti Communiste Français (PCF) ; Réseau Sortir du nucléaire ; Solidaires ; Union Démocratique Bretonne (UDB)

Une proposition de loi contre la liberté de manifester
Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester constitue une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.
Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants et décrète qui peut ou ne peut pas manifester.
Participer à une manifestation ne saurait pas plus signifier le risque pour tout individu d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.
Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, confier aux préfets le pouvoir d’interdire à une personne de manifester, y compris sans qu’elle ait connaissance de l’interdiction prononcée et donc sans recours effectif possible, faire d’un visage en partie couvert un délit, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.
Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain. C’est pourquoi nous appelons solennellement le gouvernement et le Parlement à abandonner ces mesures qui violent les principes les plus fondamentaux d’un Etat de droit.

Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation contre ce projet de loi, nos organisations locales appellent la population à venir se rassembler
ce samedi 13 avril 2019 à 11h devant la mairie de Lannion.
13 avril : Manifestation contre la loi
"anti-manifestants/es"

 

mardi 9 avril 2019

asad tregor




Guy Connan, maire de Ploëzal et vice-président de l’Asad, a tenu à exprimer son inquiétude sur l’avenir de la fusion.
Guy Connan, maire de Ploëzal et vice-président de l’Asad, a tenu à exprimer son inquiétude sur l’avenir de la fusion.
L’Asad Goëlo Trieux, association d’aide, de soins et de services à domicile, est issue de la fusion, en 2017, du Comité cantonal d’entraide de Plouha et du Comité d’aide et de soins à domicile de Paimpol et en 2018, avec le Comité cantonal d’entraide de Pontrieux. Lors d’un point presse, ce lundi, Guy Connan, maire de Ploëzal et premier vice-président de l’Asad, a tenu à exprimer son « inquiétude au niveau du personnel et de la qualité du service entre autres, pour l’avenir de la fusion de l’ex-comité de Pontrieux, avec l’Asad ».
Guy Connan, qui a assuré la vice-présidence, durant sept ans et la présidence, trois ans, du Comité cantonal d’entraide de Pontrieux, déclare : « La fusion administrative et financière s’est faite en 2018 avec un apport de 300 000 € de trésorerie, ainsi qu’avec un bâtiment abritant des bureaux rénovés, et surtout une équipe de salariées motivées. Pour répondre à l’appel à projet du Département, l’objectif de la fusion est de garder l’esprit associatif avec le respect du service à rendre à nos anciens, le respect des salariés ainsi que de garder la collégialité décisionnelle du conseil d’administration, observatrice et garante du bon fonctionnement. L’ensemble du personnel, de la directrice, du personnel administratif, des aides à domicile, des aides-soignantes, a pour valeur d’être soudés, en travaillant en confiance ».

Pour la défense de l’esprit associatif


Mais pour Guy Connan, la réalité, depuis six mois, est tout autre. « L’effet fusion s’est traduit par le transfert de la comptabilité sur Plouha, ainsi que du service paie auprès du directeur, ce qui va nécessiter des travaux non annoncés. La nouvelle ligne de management s’est faite de manière brutale, sans concertation, etc. Le président parle de culture d’entreprise qui demande de rationaliser ; moi, je préfère garder, même à la nouvelle entité, l’esprit associatif. Une telle entité peut devenir très fragile s’il n’y a pas de cohésion sociale ». Il ajoute : « Le contrat pluriannuel d’objectif et de moyens a été signé pour cinq ans et nous laisse le temps pour réussir la fusion », avant de conclure : « Je suis engagé pour cette fusion en tant que premier vice-président et je suis trop attaché à la considération à apporter aux salariés et aux usagers, pour me permettre d’exprimer mon inquiétude ».


© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/ploezal/asad-goelo-trieux-guy-connan-inquiet-08-04-2019-12254518.php#DXD207A1RWTrKQPJ.99

13 avril

            LANNION SAMEDI 13 AVRIL 

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A L'APPEL DE PLUSIEURS DIZAINES  D'ORGANISATIONS,ASSOCIATIONS,
SYNDICATS ET PARTIS

RASSEMBLEMENTS  POUR DEFENDRE LA LIBERTE DE MANIFESTER

Le NPA est signataire de l'appel sur LANNION
à 11h00 devant la Mairie.

vendredi 5 avril 2019

retraités


OUEST FRANCE

Guingamp. L’Intersyndicale des retraités attend une réponse des élus


Gilles, Thierry Pérennes et Alain Prévost, membres de l’Intersyndicale des retraités, étaient présents sur le marché de la place du Vally, ce vendredi 5 avril.
Gilles, Thierry Pérennes et Alain Prévost, membres de l’Intersyndicale des retraités, étaient présents sur le marché de la place du Vally, ce vendredi 5 avril. | OUEST-
Vendredi 5 avril, l’Intersyndicale des retraités a profité du marché de la place du Vally, à Guingamp (Côtes-d’Armor), pour tracter la lettre qu’ils ont envoyé aux élus en février. Ils revendiquent une hausse du pouvoir d’achat et l’annulation de l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités.
Cinq membres de l’Intersyndicale des retraités ont distribué des tracts lors du marché de la place du Vally, ce vendredi 5 avril, à Guingamp. « En janvier, nous avons adressé à tous les élus, c’est-à-dire maires, députés, sénateurs, conseils départementaux, communautés de communes » , liste Alain Prévost, un des responsables départementaux des sections retraités CGT.
Dans ce courrier, l’Intersyndicale s’associe à trois associations de retraités et demande un meilleur pouvoir d’achat et une annulation de l’augmentation de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités. Sur 387 lettres envoyées, l’Intersyndicale n’a reçu qu’une seule réponse. « Celle de Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d’Armor. Face à l’absence de réponse des politiques, nous avons commencé à alerter la population » , explique le responsable syndical.
L’action se terminera dimanche 7 avril, à Perros-Guirec. « Nous aurons distribué près de 5 000 tracts. Comme nous opérons, la plupart du temps, sur les marchés en semaine, les gens sont assez réceptifs » , constate Alain Prévost. Cette opération prépare la journée d’action nationale du 11 avril à Lannion et à Saint-Brieuc, « où nous essayerons d’être reçus en mairie » , espère le responsable CGT.

jeudi 4 avril 2019

CORONG

OUEST FRANCE

Maël-Carhaix. Nouvelle journée d’action des salariés de l’Association d’aide à domicile du Corong

Les grévistes et leurs soutiens des autres sections ont été reçus en mairiede Maël-Carhaix.
Les grévistes et leurs soutiens des autres sections ont été reçus en mairiede Maël-Carhaix. | OUEST-FRANCE
Les salariés du service d’aide à domicile du Corong se sont mobilisés ce jeudi 4 avril, à l’appel de la CGT. Ils réclament le respect de la convention collective. Un conseil d’administration s’est tenu ce jeudi soir.
Après deux journées d’action la semaine passée, des salariés du service à domicile du Corong (regroupant Maël-Carhaix et Callac) s’est mobilisé, hier, à l’appel de la CGT. Ils réclament le respect de la convention collective.
Marie-Françoise Zianchi, déléguée syndicale, a demandé une réunion d’urgence du conseil d’administration : « Si un tiers des membres demande un ordre du jour, cet ordre du jour doit être accepté. »

« La situation est au même point »

La CGT a tenu à rappeler qu’ « il y a deux ans, les salariés du service d’aide à domicile du Corong entamaient une grève illimitée pour demander à leur employeur de revenir notamment sur les habitudes perdues pour les aides-soignantes et leur extension pour les aides à domicile».
Celles-ci concernaient principalement l’usage du véhicule de service durant la pause méridienne, la prime du dimanche passée de 50 % à 45 % et la suppression de récupération de 11 jours fériés. «Ces usages ne sont que la juste compensation des contraintes professionnelles : travail du dimanche et des jours fériés et nombreux déplacements. »

Avant d’ajouter : « Aujourd’hui, la situation est au même point, malgré les relances et tentatives d’échanges. Elle s’est même aggravée. Face au déni de dialogue social, les salariés demandent à rencontrer, au plus tôt, le conseil d’administration. » 

En cours de journée, ce jeudi 4 avril, il a été décidé de convoquer un conseil d’administration qui se tiendra, à 18 h, à Maël-Carhaix. Or, Malgré nos appels, nous n’avons pu être mis en relation avec la Direction du Sad du Corong.

st gregoire

 ANTIKA HEBDO

Santé : grève près de Rennes dans la « meilleure clinique de France »



Les salariéEs de la prétendue « meilleure clinique de France » de Saint-Grégoire près de Rennes ont été en grève pendant 10 jours à partir du lundi 25 mars. Une grève majoritaire, qui s'est soldée par un recul de la direction qui a fini par concéder une augmentation de 0,7 % des salaires au 1er avril, et une seconde augmentation de 0,3 % au 1er juillet, ainsi qu'un audit sur les conditions de travail. La reprise du travail a finalement été votée pour le jeudi 4 avril. 

Pour devenir la 1re clinique de France, le groupe privé Vivalto Santé épuise ses salariéEs. Ces dernierEs sont parfois debout pendant 10 heures, sont informés 3 heures avant qu’ils et elles ne prendront pas leur poste, et peuvent être reconvoqués durant leurs congés. La direction se comporte comme tous les patrons-voyous, ne respectant pas la législation qui stipule d’afficher les plannings un mois à l’avance : à Saint-Grégoire il faut se connecter sur internet quelques jours avant pour connaître son emploi du temps. La direction est d’ailleurs bien claire sur ses objectifs : comme annoncé fièrement devant tout le personnel, le dernier directeur était là pour « augmenter la valeur de l’action ». Et, en n’embauchant pas et en pressurisant les personnels, la valeur en question a bondi de 300 % en quelques années, quand les salaires ont augmenté de 3 % en 5 ans, et 0 % la dernière année. On est bien loin du soin et de la prise en charge des patientEs…

Relever la tête et ne plus subir

Alors que le secteur des cliniques privés est rarement en lutte, plus de la moitié des personnels se sont mis en grève pour revendiquer des réorganisations et une amélioration des conditions de travail, des embauches pour soulager les soignantEs et une augmentation significative de leurs salaires. La direction joue la provocation en refusant de négocier, et en proposant une risible prime de 180 euros brut ! En AG quotidienne, les salariéEs ont revoté tous les jours la grève, relevant la tête face à la direction et construisant collectivement leur lutte. Par des actions bon enfant, des manifestations costumées, ils et elles rencontrent une véritable sympathie aux abords de la clinique. 
Preuve en est que leur lutte pour une santé débarrassée de la cupidité capitaliste, une santé qui ne maltraite pas ses personnels, est une lutte nécessaire et qui touche tout le monde. Preuve en est aussi que les salariéEs de la santé, quel que soit leur service, sont disponibles pour une mobilisation d’ensemble du monde de la santé qui est aujourd’hui d’actualité tant les luttes éparses sont nombreuses et quasiment quotidiennes.

Correspondant

hache



Visite d’Emmanuel Macron à Saint-Brieuc : un maire se fait confisquer sa hache

Un élu a bien failli ne pas passer les barrages de gendarmerie lors de la visite du président Emmanuel Macron à Saint-Brieuc. Il avait une hache dans son coffre.




Joël Le Jeune, président de Lannion Trégor communauté et maire de Trédrez-Locquémea
Joël Le Jeune, président de Lannion Trégor communauté et maire de Trédrez-Locquémea (©Le Trégor)
Le Président de la République Emmanuel Macron était en visite à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) mercredi 3 avril, dans le cadre du Grand débat national, pour assister à la restitution des premières Assises des maires de Bretagne.

Très gros dispositif de sécurité

Un important dispositif de sécurité cernait le périmètre du parc des expositions de Brézillet et plus largement les accès à la préfecture des Côtes-d’Armor par les grands axes, notamment la RN12. De façon à contenir les opposants qui manifestaient en centre-ville et à empêcher tout imprévu de nature à perturber la visite présidentielle.
Parmi les quelque 900 élus présents, Joël Le Jeune, président de Lannion Trégor communauté et maire de Trédrez-Locquémeau (Côtes-d’Armor), a bien failli ne pas passer les barrages. Une anecdote dont il plaisante à l’issue du débat avec ses confrères édiles.
J’avais dans le coffre de mon véhicule une paire de bottes, un gilet jaune et… une hache pour fendre du bois. Il a fallu que je donne des explications…
L’objet du délit (en l’occurrence la hache, pas le gilet jaune) a été confisquée sur le champ. Et Joël Le Jeune, élu En Marche de la première heure et membre du bureau national LREM, n’a pas été davantage inquiété.
On était entre gens de bonne compagnie donc il n’y a pas eu de doute sur mes intentions. Le gendarme a pris mon nom, j’attends qu’il me rappelle . Je me sers de cette hache pour défricher un petit bois sur ma propriété… Mais s’il ne me la rend pas, ce n’est pas dramatique.
 


Joël Le Jeune, ici avec le dputé Eric Bothorel et le président Emmanuel Macron, a été reçu à l'Elysée l'an dernier
Joël Le Jeune, ici avec le député Eric Bothorel et le président Emmanuel Macron, a été reçu à l’Elysée l’an dernier (©Eric Bothorel)
 
 
Note du comité: 
Une police et une justice à deux vitesses, Mathias condamné il y a deux mois pour port d'arme, un petit Laguiole,  lors de la venue de Macron en juin 2018 à St brieuc. Et Joel Le Jeune, ex PS, actuel LREM, qui se balade avec une hache pour rejoindre Macron au "grand débat". Comme quoi la décision de vous poursuivre pour port d'arme par destination est une vaste blague, la notion même de celle ci variant en fonction de votre positionnement politique.

mercredi 3 avril 2019

TRISKALIA

OUEST FRANCE

Intoxiqués au travail. La pression de l’Europe sur la coopérative bretonne Triskalia

 
 
Des membres des comités de soutien entourent Laurent Guillou (2e à partir de la droite), un des intoxiqués par Nutréa, filiale de Triskalia. | DR
Plusieurs anciens salariés de Nutréa, une filiale de la coopérative agroalimentaire Triskalia, ont été gravement intoxiqués par des pesticides, sur leur lieu de travail, à Plouisy (Côtes-d’Armor). Depuis dix ans, ils se battent, avec l’aide de deux comités de soutien et du syndicat Solidaires, pour être indemnisés par leur ex-employeur (qui les a licenciés après leur intoxication).

Le 2 avril 2019, les victimes des pesticides ont été une nouvelle fois reçues à la Commission des pétitions du Parlement européen. « Cecilia Wikström, la présidente de la Commission des pétitions va écrire au ministère de l’Agriculture, expliquent ceux qui soutiennent les salariés, pour demander des comptes sur le traitement des victimes et sur les infractions au droit européen dont l’État français se rend coupable. Et les députés européens de tous les bords politiques ont demandé que des mesures contraignantes soient prises envers la France. Si ces sanctions sont décidées, la France pourrait se retrouver accusée devant la Cour européenne de justice. »

La Commission européenne a assuré que, suite à la publication de son rapport accablant contre l’État français, ses demandes d’informations complémentaires concernant « l’affaire Triskalia » adressées au ministère de l’Agriculture sont restées lettre morte. « Cette situation de blocage est intolérable, estiment les soutiens. La France doit contraindre Triskalia à changer ses pratiques et à indemniser les victimes des pesticides. L’omerta qui sévit au ministère de l’Agriculture et au sein de la filière agroalimentaire en Bretagne doit cesser ! Nous remercions le Parlement européen de se mobiliser à nos côtés. »

La pétition, en ligne sur change.org (Empoisonnés par les pesticides nous sommes tous concernés) a déjà recueilli près de 83 000 signatures.

binic


Evénement en partenariat avec toutes les associations qui soutiennent Halte Aux Marées Vertes   


Que Thierry Morfoisse ne soit pas mort pour rien



Monsieur le Préfet des Côtes d'Armor vient d'annuler les mesures agro-environnementales prises depuis 10 ans sous la pression de l'Europe pour limiter les excédents de nitrates sur le bassin versant de l'Ic.

Mais sur ce bassin versant, les enjeux vont bien au-delà de la potabilité de l'eau, puisque c'est là qu'un homme est mort en transportant et déchargeant des marées vertes ramassées sur les plages de Binic. Et pour que plus personne ne puisse mourir intoxiqué, la communauté scientifique et la Justice ont fixé à 10 mg/l de nitrates dans les rivières, le seuil maximum au-delà duquel ces algues prolifèrent massivement en mer. Comme on est loin aujourd'hui de ce seuil dans la rivière de l'Ic, c'est durcir les mesures agro-environnementales qu'il faut, et non pas les assouplir.


Pour dénoncer le laxisme de Monsieur le Préfet, tous à

Binic jeudi 4 avril 2019 à 16 h


sur le parking de l'ancienne décharge route du Moulin Gélin



André Ollivro, Yves-Marie Le Lay, co-présidents de Halte Aux Marées Vertes




GAEL

Scandaleuse mise en examen de notre camarade Gaël Quirante !

Convoqué ce matin par une juge d’instruction du tribunal de Paris, notre camarade Gaël Quirante, membre de la direction du NPA et postier dans le 92, a été mis en examen pour « dégradations, violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public et violation de domicile » (!), suite à une occupation du siège national de La Poste qui remonte à… 2014 ! Trois de ses camarades de La Poste sont également convoqués par la même juge dans les jours prochains pour les mêmes faits, et on peut craindre la même issue à ces convocations… 
Alors que les postiers et postières du 92 sont en grève depuis plus d’un an et que les négociations ont démarré seulement depuis un mois, la  direction de La Poste, qui a perdu vingt-deux fois devant la justice durant ce conflit, est obligée de remonter le temps pour ressortir des dossiers anciens et tenter de discréditer les grévistes. Mais le plus grave est l’attitude de la justice, qui avalise une telle démarche en transformant l’occupation d’un lieu de travail par des grévistes en délit. 
Gaël n’a rien à faire chez une juge, ni aucun de ses camarades ! Sa mise en examen, pour des faits qui n’ont jamais été établis depuis 2014, est une tentative d’intimidation supplémentaire vis-à-vis de salariéEs en grève depuis le 26 mars 2018 et vis-à-vis d’un militant syndicaliste et politique déterminé à défendre les droits des travailleurs et des travailleuses. Nous demandons l’arrêt immédiat de toutes les poursuites judiciaires engagées à l’encontre de Gaël et de ses camarades postierEs. Nous lui apportons tout notre soutien, et affirmons que les seuls vrais coupables sont les dirigeants de La Poste, qui affament depuis plus d’un an 150 familles de grévistes luttant pour leurs conditions de travail et le service public postal.

Montreuil, le 2 avril 2019. 

MACRON ST BRIEUC

OUEST FRANCE

VIDEO. Emmanuel Macron à Saint-Brieuc. Les Gilets jaunes tenus à distance toute la matinée

Les Gilets jaunes ont été repoussés par les forces de l’ordre.
Les Gilets jaunes ont été repoussés par les forces de l’ordre. | OUEST-FRANCE
Les Gilets jaunes ont tenté toute la matinée de rejoindre le Palais des congrès et des expositions de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour interpeller le Président de la République. Ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.

L’unité entre syndicats et Gilets jaunes a fait long feu. Pour la venue d’Emmanuel Macron à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ce mercredi 3 avril, ils avaient appelé à « la convergence des luttes », en se rassemblant ensemble devant la préfecture à partir de 11 h. Une manifestation autorisée par les autorités.
La convergence aura duré une dizaine de minutes… À peine les syndicats avaient terminé leurs prises de parole devant les grilles de la préfecture, que les Gilets jaunes décidaient de prendre la direction du Palais des congrès et des expositions, où se tenaient les Assises des maires de Bretagne, « pour aller dire bonjour à Macron » .

Ils ont vite été bloqués par l’important déploiement de forces de l’ordre, alors qu’une zone sécurisée avait été mise en place autour de Brézillet par la préfecture des Côtes-d’Armor.

Toute la matinée, les Gilets jaunes ont joué au petit jeu du chat et de la souris avec policiers et gendarmes. Tentant d’accéder par plusieurs chemins au Palais des congrès. Tentant aussi brièvement d’accéder à la RN12 pour perturber la circulation. À chaque fois, ils ont été vite repoussés par les forces de l’ordre.
Les syndicats se sont rassemblés devant la préfecture à Saint-Brieuc. | OUEST-FRANCE
Côté syndicats, une délégation a été reçue par un représentant du préfet. Les membres de la CGT, de FO, FSU, et Solidaires, avaient un mot d’ordre : « l’arrêt de la démolition de notre modèle social » .