mardi 5 mai 2020

L ECHO

L'ECHO ARGOAT

Guingamp. 17 amendes au défilé du 1er mai : le coup de gueule de la CGT

Les syndicalistes ont été verbalisés vendredi 1er mai 2020, à l'issue d'un rassemblement à Guingamp (Côtes-d'Armor). Depuis, ils ne décolèrent pas, estimant avoir été dénoncés.



Une vingtaine de véhicules, en majorité conduits par des syndicalistes de la CGT, ont participé à ce rassemblement du 1er mai, à Guingamp (Côtes-d'Armor).
Une vingtaine de véhicules, en majorité conduits par des syndicalistes de la CGT, ont participé à ce rassemblement du 1er mai, à Guingamp (Côtes-d’Armor). (©DR)
17 syndicalistes ont été verbalisés vendredi 1er mai, à Guingamp (Côtes-d’Armor), à l’issue d’un rassemblement improvisé, en soutien aux personnels soignants.
Ils avaient pris place dans leurs véhicules et joué du klaxon à plusieurs endroits de la ville. Les manifestants ne contestent pas leur verbalisation mais fustigent les personnes qui, selon eux, les ont dénoncées

Applaudis depuis les balcons

Les dix-sept syndicalistes (16 de la CGT et un de Solidaire) ont écopé, chacun d’une amende de 135 €, pour non-respect du confinement.
« Nous nous sommes retrouvés à une vingtaine de véhicules, de manière spontanée, au niveau du rond-point du Restmeur, avant de descendre vers l’hôpital en cortège, drapeaux rouges aux fenêtres », raconte le cégétiste Thierry Pérennes.
Il poursuit :
Notre objectif était d’apporter notre soutien aux collègues soignants de l’hôpital. Ce que nous avons fait en klaxonnant et en faisant deux tours du rond-point devant
Le cortège motorisé a ensuite pris la direction de l’Ehpad de Kersalic, en traversant la ville. « Là, plusieurs résidants et une partie du personnel nous ont applaudis depuis leurs balcons », sourit Thierry Pérennes.
C’est à l’issue du défilé, du côté du discret parking Saint-Sébastien, au moment de plier les gaules, qu’ils ont été verbalisés par les gendarmes. Chacun a écopé d’une amende de 135 €.

« Nous sommes des rebelles au niveau social, mais pas au niveau sanitaire ! »

Une amende que les syndicalistes se donnent le droit de contester.
« Nous assumons nos actes et j’insiste sur le fait que, lors de ce mouvement, nous avons respecté les règles de distanciation, en étant une personne par véhicule, à l’exception de deux couples qui vivent sur le même lieu de confinement. Nous portions aussi des masques. Nous sommes des rebelles au niveau social, mais pas au niveau sanitaire ! », tonne le cégétiste.
Thierry Pérennes hausse le ton. « Nous savions très bien que l’on risquait de prendre une prune, mais ce que nous n’acceptons pas, c’est d’avoir été dénoncé par plusieurs personnes qui ont appelé la gendarmerie. Des personnes qui n’ont visiblement rien d’autre à faire de leur confinement que de la délation. La dénonciation est un comportement inadmissible », conclut furieux le cégétiste.