lundi 26 janvier 2026

ICE OUT

 

Minnesota — Un mouvement de masse contre la terreur raciste

Article traduit du site du groupe révolutionnaire américain Speak Out Now

 

Des milliers de manifestants du Minnesota contre la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, le 23 janvier 2026. Photo de Lorie Shaull (https://www.flickr.com/people/number7cloud/).

 

Entre 50 000 et 100 000 personnes se sont rassemblées à Minneapolis dans l’après-midi du vendredi 23 janvier, par une température de –23 °C, pour exiger la fin de la récente campagne de terreur et de l’occupation de leur ville par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) et la police des frontières (Border Patrol). Une grande journée de mobilisation que beaucoup ont vue comme une grève générale ou un « black-out économique ». Le gouvernement fédéral a envoyé 3 000 agents masqués pour kidnapper, attaquer, brutaliser et, dans certains cas, assassiner toute personne considérée comme une cible ou un obstacle à Minneapolis et dans les environs.

En prévision de l’action de vendredi, une grande partie de la population, notamment les principaux syndicats, des organisations à but non lucratif, des associations locales et les églises, avait appelé à ne pas envoyer les enfants à l’école, ne pas se rendre à son travail, pour manifester ou participer à des activités visant à aider et à protéger leurs voisins immigrés. En grande partie sous la pression de leurs employés ou de leurs clients, plus de 600 entreprises et institutions ont fermé leurs portes pour la journée en signe de solidarité : musées, théâtres, restaurants et bars, salles de sport, magasins, salons de tatouage et bien d’autres encore. Une autre manifestation s’est déroulée à l’aéroport, de nombreux employés s’étant mis en arrêt maladie, cependant qu’un blocage était organisé par des chefs religieux et des membres locaux du clergé afin de perturber le principal goulot d’étranglement de la machine à expulser de l’ICE dans le Minnesota.

« Le Minnesota fait fondre l’ICE »

Les actions menées vendredi ont été le point culminant de l’activité déployée par les habitants du Minnesota au cours des dernières semaines pour défendre la ville contre l’ICE et la police des frontières. Des mégaphones, des cornes de brume supporter et des slogans tels que « Minnesota’s got the ICE melt » (le Minnesota fait fondre la glace – jeu de mot sur le nom ICE de la police de l’immigration) résonnent jour après jour dans les Twin Cities – les villes jumelles de Minneapolis et Saint-Paul –, malgré le froid glacial. Des manifestations régulières ont lieu devant les bâtiments du gouvernement fédéral, les centres de détention, les zones de rassemblement de l’ICE et les hôtels où sont logés ses agents. Des gens qui n’ont jamais milité rejoignent chaque jour, de plus en plus nombreux, les équipes de défense contre l’ICE, armés de sifflets et des appareils photo de leurs téléphones pour alerter leurs voisins lorsque l’ICE ou la police des frontières est repérée et pour documenter les abus des agents. Des réseaux élaborés de distribution de nourriture et autres produits de première nécessité ont été mis en place pour les personnes qui ne peuvent pas quitter leur domicile en toute sécurité.

Les habitants du Minnesota ont bien raison de s’opposer à ces attaques ! Bien que les communautés somaliennes, hmong, latino-américaines et autres communautés immigrées soient particulièrement visées, c’est toute la région des Twin Cities qui a été durement touchée. Il y a deux semaines, un agent de l’ICE a assassiné Renée Good, qui observait les activités de l’ICE depuis sa voiture lorsqu’elle a reçu trois balles dans la tête. Depuis, les agents fédéraux ont recommencé à kidnapper des enfants d’à peine cinq ans, même en l’absence de leurs parents ; en assumant de violer l’obligation légale d’obtenir un mandat pour pénétrer dans un domicile ou une entreprise ; et ils ont continué à utiliser des techniques d’étranglement mortelles interdites. Ils ont même – et il ne s’agit certainement pas d’un cas unique – enlevé un homme âgé, originaire de l’ethnie Hmong mais citoyen américain, sous la menace d’une arme à feu à son domicile, le forçant à sortir en sous-vêtements dans le froid glacial. Ils ont également répondu aux manifestations avec un niveau de violence similaire : la Une récente du Minneapolis Star Tribune montrait l’image pleine page d’un manifestant aspergé de spray au poivre après avoir été menotté et plaqué au sol. Samedi 24 janvier, des agents fédéraux ont à nouveau assassiné un manifestant, l’infirmier Alex Pretti, qui s’opposait à leurs attaques : juste avant que les agents ne le plaquent au sol et ne lui tirent dessus, Pretti protégeait un autre manifestant que les agents aspergeaient de spray au poivre. Ses derniers mots, entendus sur une vidéo prise par un passant, ont été : « Ça va ? »

Le maire de Minneapolis a dit s’opposer aux attaques de l’ICE et de la police des frontières, mais reproche aux manifestants de riposter. Mais il s’agit d’une lutte pour la survie ! La résistance organisée, mobilisant de nombreuses personnes contre les attaques racistes du gouvernement menée par les travailleurs sur leur lieu de travail et tous les citoyens du Minnesota partout ailleurs est la seule voie.

24 janvier 2026

samedi 24 janvier 2026

X

 

À bas la diplomatie ̶s̶e̶c̶r̶è̶t̶e̶ impérialiste sur X-Twitter !

Montage posté par Trump lui-même sur les réseaux

Une des premières mesures des bolchéviks qui avaient pris le pouvoir au nom du prolétariat fin 1917 a été de rendre publics les traités diplomatiques tenus secrets et de révéler les véritables buts impérialistes de la Première Guerre mondiale. La publication des accords Sykes-Picot, qui partageaient le Moyen-Orient arraché à feu l’empire ottoman défait par les alliés franco-anglais, avait créé une opposition à ce repartage du monde entre brigands capitalistes à la fois dans les classes ouvrières des métropoles et parmi les peuples de la région.

À l’ère des réseaux sociaux, les dirigeants du monde capitaliste ivres de leur puissance étalent leurs ambitions territoriales mafieuses sur X. Le 20 janvier, Trump a rendu public un message privé qu’il a reçu de Macron où la flagornerie le dispute à fanfaronnade : « Mon ami, nous sommes totalement alignés sur la Syrie [Le régime syrien tenu par un repenti d’Al-Qaïda et qui vient de massacrer les Kurdes est soutenu dans sa reconquête territoriale par des bombardements franco-anglais prétendument contre Daech]. Nous pouvons faire de grandes choses en Iran [La dictature capitaliste et théocratique d’Iran vient de noyer dans le sang la révolte contre la vie chère et pour la liberté, et Trump a jeté de l’huile sur le feu tout en laissant cette répression se déployer]. Je ne comprends par ce que vous faites à propos du Groenland [Par contre quand le brigandage américain touche aux intérêts européens, Macron fait mine de ne pas comprendre]. Essayons de construire de grandes choses : 1) Je peux organiser un meeting du G7 après Davos à Paris jeudi après-midi. Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes à la marge [Sur la scène intérieure Macron présente Poutine comme une menace existentielle qui justifie de tout sacrifier au militarisme, mais apparemment il peut l’inviter au pied levé pour discuter le bout de gras à Paris]. 2) Dînons ensemble à Paris jeudi avant que vous ne repartiez aux États-Unis. »

Lequel de ces petits problèmes de la marche du monde ne pourrait pas être réglé autour d’une bonne bouffe ?

Raphaël Preston

carhaix

 

Communiqué de presse du NPA-R du 22 janvier 2026
Sur la liste électorale « Ensemble pour Carhaix »


Le NPA Révolutionnaires par ce communiqué dément l'information parue dans la presse début Décembre 2025 et qui ressort sur les réseaux ces derniers jours. En effet, il n’y a aucune participation du NPA R ou d'un de ses militants ou militantes à la liste « Ensemble pour Carhaix », autour de Claude Prigent, de quelque manière que ce soit.

Pour qui s’intéresse à la politique du NPA R, cela serait politiquement totalement contradictoire avec notre programme et la stratégie de notre organisation.

Aucune instance n’a validé un tel choix.

Nous faisons d’ailleurs, partout, le choix de nous présenter sous nos propres couleurs, sans cacher nos logos et notre perspective révolutionnaire y compris lors de ces Municipales.

Après avoir proposé un pôle des révolutionnaires à Lutte Ouvrière et suite à son refus, nous faisons d'ailleurs, partout, le choix de nous présenter sous la dénomination exclusive de « Liste Ouvrière et révolutionnaire».

Nous demandons à la presse de reprendre fidèlement le contenu de notre positionnement en reprenant nos communiqués de presse (du 23/12/25 et celui d’aujourd’hui).

Nous n’avons pas l’habitude de nous désolidariser publiquement de camarades que nous respectons et avec lesquels nous avons fait un bout de chemin ensemble. Mais les confusions malveillantes colportées consciemment depuis le 23 décembre nous y obligent.

Sur Carhaix  notre ancien candidat pour les législatives de juillet 2024 au nom du NPA-R, n’est effectivement plus membre du NPA-R. Ses propos et actions n’engagent donc en ce sens que lui-même et pas le NPA-R ni le comité départemental des Côtes-d’Armor et du Finistère. C’est dans ce sens qu’il semble agir en tant que « citoyen », un terme que nous n’utilisons d’ailleurs jamais, comme semble le rapporter le Poher.fr dans un article difficile à comprendre vu l’emplacement des guillemets.

Quant aux organisations qui se disent « révolutionnaires » nous les enjoignons à ne pas colporter des propos et prétendus faits qui sont totalement contradictoires avec notre politique quotidienne et celle de tous nos camarades.
Le sectarisme a la vie dure, mais tous les coups ne sont pas permis entre révolutionnaires.
Camarades « révolutionnaires », la prochaine fois, si vous êtes « choqués » n’hésitez pas à communiquer avec nous autrement que par RS. Évidemment, si l’objectif que vous recherchez est d’éclaircir la réalité des faits ou du moins d'obtenir des précisions concernant la réalité de notre politique.

Ces séquences parasites qui n’élèvent pas le débat politique, ne nous empêcheront pas de mener campagne dans plusieurs dizaines de villes du territoire en toute indépendance, sous nos couleurs et logos révolutionnaires, ainsi qu’à continuer de défendre le pôle des révolutionnaires.

Le 22 janvier 2026
Pour le NPA Révolutionnaires, Côtes d'Armor et Finistère.

kurdes

 


mardi 20 janvier 2026

PALESTINE

 


GUINGAMP CINEMA LES KORRIGANS JEUDI 5 FEVREIR 19H30

battir

 



trump

 

Le ticket d’entrée au « Conseil de la paix » de Trump fixé à un milliard de dollars

Le cirque trumpiste continue. Il touche cette fois le « Conseil de la paix », proposé et présidé par Donald Trump, initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. 

Le président américain, toujours vexé de ne pas avoir obtenu le prix Nobel de la paix, vient de décider d’élargir les prérogatives dudit Conseil… au monde entier. Il a donc invité plusieurs chefs d’États – dont Poutine et Macron (qui a refusé) – à avoir un siège permanent dans cet organisme… à la condition de payer un droit d’entrée d’un milliard de dollars (861 millions d’euros). Il ne perd pas le sens des affaires. 

Il ne cache pas non plus qu’il souhaite voir ce conseil concurrencer l’ONU. En outre il sera le seul habilité à « inviter » d’autres chefs d’État et de gouvernement à l’intégrer, pourra révoquer leur participation à tout moment et aura un droit de regard sur tous les votes. 

La rapacité de l’impérialisme américain boostée par la mégalomanie du locataire de la Maison-Blanche.

mercredi 14 janvier 2026

morfoisse

 

Un homme est mort

Thierry Morfoisse est mort intoxiqué par l’hydrogène sulfuré le 22 juillet 2009 au volant de son camion après le troisième chargement d’algues vertes en putréfaction depuis deux à trois jours à la décharge de Launay-Lantic dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

« Avec les protections, il ne serait pas mort »

Ces mots de la fille de Thierry Morfoisse parlant de la mort de son père ne peuvent laisser personne indifférent. Car les protections, à savoir masque à gaz et détecteur, visite médicale annuelle, étaient prescrites depuis un arrêté préfectoral du 1er octobre 2007. Mais pas appliquées…

Ces mesures de prévention, pourtant réglementaires, n’ont jamais été suivies d’effets par l’entreprise de Thierry Morfoisse comme par la plupart des entreprises de ramassage d’algues vertes en Bretagne. Des salariés de l’entreprise de ramassage des algues ont témoigné en avoir été victimes avant cet accident.

La presse s’est fait l’écho des propos d’un autre salarié ramasseur qui tenait à garder l’anonymat : « Quand on bouge les tas, on dérouille ! Le masque à gaz, on devrait nous l’imposer ! » Ou encore un autre salarié, alors qu’il ramassait des algues à Hillion en baie de Saint-Brieuc : « À la fin de la semaine, alors que je conduisais le chargeur, d’un coup je n’ai plus rien vu… J’ai dû m’arrêter et c’est le conducteur de camion qui m’accompagnait qui m’a ramené. »

Il n’y a donc aucune fatalité. La famille Morfoisse se bat depuis plus de quinze ans pour faire reconnaître l’intoxication par l’hydrogène sulfuré comme accident du travail. Dorénavant c’est sa fille qui porte avec courage le dossier, soutenue par des associations qui dénoncent depuis des décennies le scandale sanitaire et l’écocide liés aux algues vertes.1

Aucune juridiction saisie n’a pour l’instant reconnu l’empoisonnement comme cause du décès, donc de facto comme accident du travail.

Au terme d’un long marathon judiciaire, la Cour de cassation avait été saisie, le dossier plaidé et le délibéré fixé à janvier 2026. Le 8 janvier, la Cour a cassé le jugement de 2023 de la cour d’appel de Rennes et la charge de statuer à nouveau. Il faudra recommencer la procédure. Un nouvel espoir se concrétise de voir reconnaître la responsabilité de l’employeur (la société Colas, ayant repris l’ancienne entreprise se retrouve mise en cause), Thierry Morfoisse serait alors reconnu comme décédé au travail par intoxication à l’hydrogène sulfuré.

Une telle issue serait conforme aux décisions judiciaires prises pour reconnaître le rôle de l’hydrogène sulfuré dans le décès de Jean-René Auffray, le jogger retrouvé mort dans l’estuaire du Gouessant en 2016.

Quelle que soit l’issue judiciaire, la famille Morfoisse peut compter sur son comité de soutien qui regroupe des associations historiques de lutte contre les algues vertes pour poursuivre cette lutte pour la justice. S’il le faut il fera appel à la solidarité publique pour financer les frais de procédure.

La décision à venir de la cour d’appel de Rennes pourrait constituer une jurisprudence en reconnaissant « la faute inexcusable de l’employeur ». Et, ce qui n’est pas anecdotique, le versement de dommages et intérêts aux ayants droit.

Mis bout à bout avec les condamnations récentes de l’État pour écocide dans le dossier des algues vertes, des récents arrêts de la Cour de cassation sur les intoxiqués par pesticide dans le dossier Triskalia Eureden2, cela finit par faire beaucoup de « fautes inexcusables ». De quoi énerver passablement le Medef et le complexe agro-industriel breton… et les élus locaux qui craignent pour la « réputation touristique de la Bretagne » et vont devoir gérer un dossier explosif.

Correspondant comité Nathalie Le Mél

 

 

1  Les associations sont :Défense des victimes des marées vertes, Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, Force 5, et AE2D.

2  Deux salariés de Triskalia ont témoigné lors de la récente fête annuelle du comité Nathalie Le Mél du NPA-R.