mardi 16 février 2021

LIdl GUINGAMP

             LIDL  DR 15 GUINGAMP.

 

                   "On est mal, patron"

 

La presse locale et nationale vient de faire fuiter la nouvelle.

Une perquisition de la police est en cours depuis ce matin 9h00 au siège de la direction régionale de LIDL et l'ensemble du comité de direction est en garde à vue.

Les faits reprochés à l'enseigne seraient constitués de pressions de harcèlement de discrimination syndicale.Pour nous ce n'est pas une surprise,la situation sociale est explosive depuis des mois.En clair la direction veut éliminer les deux syndicats CGT et CGC qui sont à eux deux majoritaires au CSE.

Selon nos sources un délégué syndical CGT a été licencié en octobre dernier en toute illégalité mais l'Etat par ses services du travail n'a rien voulu faire.

Un autre représentant syndical CGT vient lui de  voir son licenciement refusé par la ministre du travail. Plusieurs procès sont en cours ou ont déjà donné lieu à des condamnations de LIDL.

Nous en saurons sans doute plus dans les prochaines heures au fil du déroulement de l'enquête et de la communication qui sera faite par les syndicats engagés dans le dossier. 

 

Correspondant local du comité

lundi 15 février 2021

galapiat

         GUINGAMP PLACE DU CENTRE

              Les artistes et techniciens du spectacle  vivant nous interpelle... 
 

samedi 13 février 2021

nokia

 

NOKIA LANNION




Entre réalité, communication et bluff, le diable se cache dans les détails....


Considérant la vitesse et la précipitation du député Lrem de Lannion , Bothorel, dans les annonces de création d'emplois, un observateur un peu vigilant mène une petite enquéte.


Depuis l'annonce du PSE qui au final verrait la suppression de 250 emplois sur le site, il est nécessaire de prendre en considération la situation interne de Nokia et l'échéance du PSE à savoir mars prochain ou les licenciements seront notifiés.


Et là, l'esbrouffe atteindra ses limites.


Suite à la fin de la procédure du PSE le 26 novembre, la direction a ouvert le 7 décembre la cellule de reclassement (PIC : Point Information Conseil) qui est géré par le cabinet Catalys et la période de « volontariat » a été ouverte le 14 décembre.

La dite période a pris fin prend fin le 29 Janvier. 

La direction pourra donc passer à la phase coercitive du PSE, fin Mars.

Mi janvier il était recensé 24 départs volontaires, soit actés soit en prévision.

Le miracle de la cyber sécurité fera t il de Lannion , un lieu saint du macronisme ?

En premier lieu les 90 postes annoncé par IRT BCOM ont fait l'objet d'un job dating le 12 janvier, mais ces postes sont externes à Nokia et ouverts à toutes les compétences, ils ne peuvent donc être considérés comme un reclassement de 90 salariés de Nokia.

Toujours annoncée jamais concrétisée, l'activité cyber sécurité télécom vient de faire l'objet d'une annonce du député, annonce sonnante et trébuchante, car l'Etat va verser des subventions non négligeables à Nokia...

Le miracle devient un mirage pour les salariés.

Face au flou entretenu par la direction, la CGT Nokia a lancé un sondage en ligne sur le sujet Cyber sécurité. ( tract du 1er février 2021)

322 réponses ont été collectés soit 40% de l'effectif de Lannion. Avec des réponses intéressantes:

Avez vous des comptétences en cyber sécurité ?

Oui 99

Non 223

Voila qui peut refroidir les ardeurs des politiciens, voir des polytechniciens...

Seriez vous intéressé par un poste dans la nouvelle cyber sécurité ?

Oui 225

Non 97

Voilà aussi qui se passe de commentaires sur la volonté des salariés de rester sur Lannion et dans Nokia.

Et cerise sur le gateau macroniste, la dernière question perfide de ces syndicalistes enmpécheurs de licencier en rond :

Pensez vous avoir besoin d'une formation pour intégrer cette nouvelle activité cyber sécurité ?

Oui 208

Non 11

Si on se risque à un calcul un peu simpliste 225 salariés veulent du boulot en cyber sécurité et 208 souhaitent se former, ce qui pour des ingénieurs n'est ni étonnant, ni vide de sens.

Or à cette date, le projet de la direction est simple, faire miroiter au gouvernement une activité pour valider son PSE. Et obtenir des subventions encore et toujours pour grossir ses profits.

Et banco le député Bothorel, qui lui a vraiment besoin d'une formation de base, annonce au titre du plan de relance 30 millions d'euro en direction de Nokia.

Qui se rajoute et ce n'est pas un détail au 70 millions de crédit d'impôts que reçoit déjà le groupe finlandais dans le cadre du CICE.

Ecoutons donc Eric Bothorel, Député des Côtes d’Armor, :

« Après IRT-BCOM, Qualcomm et AKKA, les bonnes nouvelles se multiplient pour notre territoire. Il faut se féliciter qu’une entreprise basée à LannionNokia,  bénéficie directement de notre stratégie de reconquête industrielle. C’est la preuve de l’attractivité du Trégor et la promesse de nouveaux emplois. C’est aussi la reconnaissance de notre savoir-faire et l’affirmation de Lannion comme un lieu central pour la R&D des télécommunications du futur. Comme il s’y était engagé, l’État finance le projet, c’est maintenant le rôle de Nokia de procéder au recrutement au plus vite. »

Pour La CGT Nokia il est urgent au contraire que les signataires du PSE dénonce le livre 1, ce qui donnerait un coup d'envoi d'une nouvelle mobilisation.

L'interdiction des licenciements n'est ni un miracle , ni un mirage.

Le mot d'ordre du NPA d'interdiction des licenciements, articulé sur une réduction massive du temps de travail à salaire égal, sur un retour au 60 ans comme âge de départ en retraite est d'actualité.

Et pour Nokia la socialisation d'une entreprise qui vit confortablement de subventions et de marchés publics. Nationaliser Nokia ne serait qu'un juste retour économique, doublé d'un contrôle par les salariés eux même sur l'entreprise.

Il restera à poser sur la table le modèle de développement industriel basé sur la 5G...

Mais celui là est un tout autre combat qui dépasse les seuls salariés.



Correspondant comité Nathalie Le Mél










vendredi 12 février 2021

VACCINS

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Brevets sur les vaccins anti-covid, stop. 

Réquisition ! (pétition en ligne)

 https://lanticapitaliste.org/agir/sante/brevets-sur-les-vaccins-anti-covid-stop-requisition-petition-en-ligne

Quarante-six organisations et plus de cent personnalités lancent un appel-pétition :

• Brevets sur les vaccins : stop ! 

• Tous les vaccins autorisés doivent devenir "biens communs "de l’humanité ! 

• Réquisition des entreprises pour la production des vaccins et des traitements anti-covid ! 

• Contrôle citoyen sur les accords, brevets, essais cliniques, pharmacovigilance, pour des vaccins et traitements sûrs et bien testés !

Signature de la pétition en ligne

Facebook

 

Contexte de la pétition

Face à la Covid 19,  l’urgence immédiate est à la prévention, construite avec la population, au renforcement du système de santé (lits, personnels…), et pas à la peur du gendarme, inefficace.  La vaccination est un moyen central pour enrayer la pandémie. Pourtant cette campagne piétine, le gouvernement et les pouvoirs publics ne sont pas en capacité de faire face aux besoins, par manque d’anticipation, mais surtout parce que les laboratoires pharmaceutiques se réservent la possibilité de faire de gigantesques profits grâce aux brevets sur les vaccins autorisés. Cette logique prive  les plus démunis et les pays les plus pauvres  de vaccins, au risque de l'émergence de variants encore plus agressifs.

Agissons ensemble pour imposer :

▪ La suspension de l’application des brevets sur les vaccins et les traitements médicaux anti-covid, au profit d’une mutualisation des connaissances, des technologies et la multiplication de leurs transferts, des savoir-faire, de l'augmentation du nombre des producteurs, à l'échelle européenne, et mondiale, sous l’égide de l’OMS.

▪ Que tous les vaccins autorisés deviennent des biens communs de l’humanité et soient accessibles à l’ensemble des populations mondiales. 

▪ La réquisition des entreprises pharmaceutiques pour la production de ces vaccins et traitements médicaux selon les normes de sécurité et de qualité requises, pour fournir en quantité suffisante et gratuitement les peuples du monde entier et éviter les pénuries.

▪ Un contrôle citoyen et une transparence totale sur les accords, les  essais cliniques, la  pharmacovigilance, pour des vaccins sûrs et bien testés, ainsi que la protection des données de santé. L’argent public des citoyens ne peut servir à payer deux fois, lors du développement puis lors de la production et commercialisation, les entreprises pharmaceutiques et ainsi alimenter leurs profits.

▪ Un Plan d’urgence de vaccination mondiale coopératif, dans le cadre de la politique mondiale commune publique de la santé sous l’égide de l’OMS.

Nous soutenons l'initiative citoyenne européenne de pétition en direction de la Commission Européenne : Pas de profit sur la pandémie.

Nous vous appelons à signer massivement en France la pétition : Brevets sur les vaccins anti-covid, Stop. Réquisition !

 

Premier⋅e⋅s signataires :

[signatures collectives]

ACT-UP Paris ; Agora des habitants de la Terre ; AITEC Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs ; APEIS Association pour l'emploi l'information et la solidarité ; Appel des appels ; Association Ban Asbestos France ; Association Henri Pézerat ; Association pour l'Autogestion ; Association Sciences Citoyennes ; ATTAC France ; CADAC coordination des associations pour le droit à l'avortement et la contraception ; CEDETIM Centre d'études et d'Initiatives de Solidarité internationale ; Cerises la coopérative ; CGT Sanofi ; CNT-SO ; Collectif antisanofric ; Collectif inter-blocs ; Collectif inter-urgences ; Collectif la Santé n’est pas une marchandise ; Collectif Médicament Bien Commun ; Collectif Médicament-Santé d'Initiatives Capitalexit  ; Collectif Notre Santé en Danger ; Comité de Défense de Santé Publique du Doubs ; Comite de vigilance pour le maintien des services publics de proximité en Haute-saone ; Comite ivryen pour la santé et l'hopital public ; Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics ; Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité ; Europe Solidaire Sans Frontières ; Féderation CGT de la santé et de l'action sociale ; Fédération SUD Santé Sociaux ; Fondation Copernic ; Le Printemps de la Psychiatrie ; Médicament Bien Commun ; Mutuelles de Travailleurs du Vaucluse ; Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament ; Réseau mondial du Comité pour l'Abolition des Dettes Illégitimes (CADTM) ; Résistance sociale ; SUD Chimie Solidaires ; SUD Recherche ; Syndicat de la Médecine Générale ; Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux ; Syndicat Sud Chimie Janssen VDR ; Union fédérale SUD Industrie ; Union Syndicale de la Psychiatrie ; Union Syndicale Solidaires.

[signatures individuelles]....................






 

sncf

sncf (le-télégramme cgt)


cheminots

Suppressions de postes attendues dans les gares finistériennes 

Une mobilisation est prévue en gare de Brest, ce jeudi, à 10 h, contre la suppression et le transfert de postes fixes d’agents de la SNCF vers des équipes mobiles.

Selon un communiqué de la CGT cheminots de Brest et Landerneau, plusieurs postes d’agents fixes de la SNCF doivent être supprimés, sur du long terme, dans d’importantes gares finistériennes. Une mobilisation est prévue à la gare de Brest, ce jeudi, à 10 h.

D’après le CGT, Brest devrait perdre un poste d’accueil et un à la vente, en plus de deux agents de réserve. Deux postes d’agents territoriaux, donc mobiles, verront cependant le jour.

Cette nouvelle mise en place dans le Finistère concerne aussi, toujours selon le syndicat, Landerneau, avec la perte de deux postes fixes et deux de réserves, pour la création de deux postes d’agents territoriaux.

À Morlaix, « où les guichets sont déjà très réduits », le poste d’assistant d’Assistant dirigeants de proximité (DPx) doit être supprimé, pour laisser la place à deux agents territoriaux. Quimper subira, d’après le communiqué, une suppression de cinq postes, tandis que quatre postes territoriaux apparaîtront.

« On parle de suppression, pas de licenciement »

Une politique nouvelle déjà mise en place, notamment sur l’axe Dol-Dinan-Lamballe. « C’est en projet pour le Finistère, comme ce fut le cas pour les dessertes des Côtes-d’Armor. On parle bien de suppression, et pas de licenciement.

On va surtout vers l’évolution de la demande de la population, qui privilégie aujourd’hui les billets en ligne. L’objectif, à l’avenir, va être d’aller chercher les usagers. Le métier d’agent, lui aussi, évolue », relève Thierry Chaplais, responsable de la communication régionale de la SNCF.

Face à cela, la CGT cheminots fait part d’un constat amer, en indiquant que les équipes mobiles ne combleront jamais les postes fixes supprimés suite à leur création. « Un agent de vente ou d’escale en poste dans une gare sera toujours plus efficace qu’un agent mobile qui n’est pas forcément là où il faut quand il faut ».

Le Parti communiste de Landerneau, lui, dénonce une déshumanisation des gares ferroviaires, tout en pointant du doigt une détérioration du service, dont celui prodigué auprès des personnes à mobilité réduite.

https://www.letelegramme.fr/


sncf 3

(Extrait du tract cgt)

 

samedi 6 février 2021

56

Ci dessous, le couvre feu en juillet 1944, aucun rapport avec une situation existante

 

 Archives du Morbihan transmis par un correspondant, fils de résistant.

 Aperçu de l’image

sans pap

 Samedi 6 février GUINGAMP plus de 500 manifestants pour soutenir les sans papiers

 à l'appel de dizaines d'associations des Côtes d'Armor.

 

Ouest france:

 "Plusieurs associations et collectifs (Kengred, Meskaj, CAJMA, CIMADE 22, Collectif Solidarité Migrant.e.s du Pays de Guingamp, Collectif de soutien aux personnes exilées de Bégard, Collectif de Soutien aux Migrants du Goelo Paimpol, Collectif de Soutien aux Sans Papiers du Trégor, Collectif de soutien aux migrants de Châtelaudren Les Gens heureux, Habitat et humanisme, Jamais sans toit en Trégor, Plouër Réfugiés, Amnesty International 22, LDH 22, CGT Guingamp, SUD Solidaires"

Il faut saluer ce travail en commun des associations caritatives ou de soutien dont le CSSP de Lannion avec qui nous avons l'habitude de travailler.

Une manifestation combative et déterminée dans les rues de Guingaingamp pour exiger le respect des droits des mineurs isolés et des sans papiers salariés. Une importante délégation de sans papiers organisée par la CGT Morlaix y a participé.

Il est peu commun en Bretagne de s'affranchir des limites territoriales sur ce sujet.

Cette initiative a reçu le soutien des deux unions départementales de la CGT  22 et 29 mais aussi de Solidaires et de la FSU.

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Aux cris de " première deuxième troisième génération nous sommes tous des enfants d'immigrés" de "solidarité avec les sans papiers", "régularisation de tous les sans papiers"mais aussi du fameux" de l'air ouvrons les frontières" les manifestants ont défilé en centre ville.

Notre comité était évidemment présent à la fois par ses militants dans les syndicats ou sous notre propre drapeau. A noter la présence de jeunes communistes avec leur drapeau rouge siglé d'une faucille et d'un marteau et de  notre camarade Gael Roblin élu de Guingamp en Commun- Gwengamp Kumun.

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LANNION

 LANNION COTES D'ARMOR MANIF INTERPRO DU 4 FEVRIER


 https://www.facebook.com/1746771665433100/videos/237569644647385/?t=1


Mobilisation sur Lannion jeudi 4 février


samedi 30 janvier 2021

marees vertes

 MAREES VERTES:  LA JUSTICE AU SECOURS DE L'ETAT.

 Sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, couverte d'algues vertes, en 2011.Nous relayons le communiqué de presse de Sauvegarde du Trégor Goelo Penthièvre sur le sulfureux sujet, sans jeu de mot, des algues vertes:

Petit rappel historique:

Vincent Petit, vétérinaire de profession, occupe ses loisirs en faisant des sorties à cheval sur l'immense gréve de St Michel,Côtes d'Armor, une baie magnifique située sur la commune éponyme. 

Sous le décor de carte postale se cache un danger mortel: le ruisseau le YAR se déverse en effet directement dans la baie et  à son estuaire il se forme des amas d'algues vertes, qui si elles ne sont pas ramassées entrent en putréfaction.

Le cavalier et son cheval après s'être enfoncés dans l'amas d'algues en putréfaction,se trouvent pris au piège, le cheval meure en quelques minutes. Le cavalier est sauvé par des promeneurs qui réussissent à l'extirper. Inconscient il est transporté à l'hôpital. Par chance l'urgentiste qui le soigne a déjà eu un cas d'intoxication semblable, il va donc l'inciter à porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui. Pour plus de précision, nous vous conseillons l'excellente bande dessinée d'Inès Leraud et Pierre Van Hove. La Cour d'Appel de PARIS vient de se prononcer dans ce cadre.


Algues vertes, l'histoire interdite - FORMAT NUMERIQUE - Plateforme Izneo

 

Marées vertes, une justice à la peine 


La plainte du cavalier victime d'une intoxication suraiguë à l'hydrogène sulfuré à Saint-Michel-en-Grève en 2009 et ayant subi la perte de son cheval, tout comme les plaintes individuelles pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui initiées par Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre lors de la manifestation sur les lieux en 2009 ont fait l'objet d'un non-lieu prononcé par la Cour d'Appel de Paris. Faut-il s'en étonner ? Non bien sûr, tant en la matière la justice en ce domaine tend à botter en touche faute d'éléments probants.


Et comment en aurait-elle quand sur place en Bretagne on s'ingénie à brouiller les pistes. On se souvient de flacons de sang de Thierry Morfoisse conservés à température ambiante d'été plutôt qu'en chambre froide comme si on se donnait tous les moyens de ne pas distinguer entre hydrogène sulfuré inhalé au moment de l'intoxication et celui produit par la décomposition organique accélérée par la température. Ce qui a le formidable avantage de construire un doute en faveur de l'accusé. Même chose avec l'autopsie de Jean-René Aufray réalisée des semaines après son intoxication mortelle pour permettre la même opération. Et si la Justice a reconnu en 2014 l'intoxication mortelle du cheval de Vincent Petit, c'est bien parce qu'il a lui-même opéré en sa qualité de vétérinaire deux jours après l'accident les prélèvements organiques sur son animal et les a fait analyser. Et ce contre les services d'Etat qui voulaient envoyer tout de suite le cadavre au service d'équarrissage. Sans la moindre analyse, bien sûr. 


Malgré toutes ses entraves, ces plaintes et d'autres déjà posées ou en cours ont permis que la Cour d'Appel de Paris aujourd'hui reconnaisse que les marées vertes en pourrissant peuvent tuer. Donc, félicitons tous les autrices et auteurs de toutes ces plaintes. Leur ténacité a eu raison de toutes les tentatives pour nier ces dangers. 


Reste à trouver les coupables. Et là la Justice peut toujours compter sur le zèle des services d'Etat en Bretagne. La règle est simple, réduire considérablement le nombre de contrôles dans les exploitations, ce qui a été relevé une fois encore par un jugement du Tribunal Administratif de Rennes en février 2018. Et par précaution dans les bassins versants algues vertes, le calcul des excédents d'azote à partir du reliquat sur les terres agricoles est globalisé à l'échelle du bassin versant à la demande de la FNSEA. Impossible alors d'identifier celui ou ceux qui pratiquent délibérément ces excédents d'azote à l'origine des marées vertes. Comme le nitrate dans l'eau, la culpabilité individuelle est soluble dans l'irresponsabilité collective non punissable au regard du droit.


Et la Cour d'Appel de Paris ne peut que déplorer qu' « Aucune violation règlementaire n'a pu être constatée. Aucune poursuite pénale n'est donc possible »Le tour est joué : responsable collectivement par de mauvaises pratiques agricoles mais personne n'est coupable. Conséquence, 50 ans après leurs premiers échouages en Bretagne, avec un tel système porté par toute une classe politique les marées vertes sont appelées à un grand et long avenir... 


Toutefois, la Cour d'Appel, vraisemblablement gênée aux entournures, mesure les limites de la loi. Elle constate « l'inadéquation de la loi pénale actuelle aux catastrophes écologiques ». Comme un appel au législateur, au Parlement donc pour en finir avec cette honteuse impunité qui est un outrage au sacro-saint principe de l'égalité de toutes et tous devant la Loi. Alors quelles députées, quels députés vont s'atteler à cette tâche ?


En attendant cette précision juridique et peut-être pour l'aider à voir le jour, Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre ouvre bientôt un nouveau chantier, celui de la reconnaissance du préjudice écologique grave, voire même de l'écocideprovoqué sur des pans entiers du littoral par l'hydrogène sulfuré des marées vertes. Comme en écho au slogan du WWF : on ne peut pas vivre en bonne santé dans une Bretagne malade



Contacts : Yves-Marie Le Lay 06 12 74 34 56 lavarenn@yahoo.fr




vendredi 29 janvier 2021

le jeune

 Jean LE JEUNE résistant communiste, un des responsables du bataillon Guy Moquet qui battit les troupes nazis de Ramcke au lieu dit "Milin Ar Pich" en Paule est décédé ce jour.

Le NPA salue la mémoire d'un antifasciste de la première heure, qui assuma avec courage son passé de résistant FTP, et ce ne fut pas toujours facile.

J'ai eu l'honneur de travailler avec lui dans les années 90 sur l'histoire de la résistance au sein de l'administration des Ponts et Chaussées, j'en conserve le souvenir d'un militant attaché à la vérité historique.

Thierry Perennes

 

 Fichier:Monument combats La Pie.jpg

Côtes-d’Armor. Jean Le Jeune, ancien Résistant, est décédé à l’âge de 99 ans

Ancien Résistant, Jean Le Jeune, qui vivait à Saint-Nicolas-du-Pélem (Côtes-d’Armor), est décédé jeudi 28 janvier 2021, à l’âge de 99 ans. Il fut l’un des responsables du réseau sud-ouest des Côtes-du-Nord.

Jean Le Jeune, né en 1921 à Plévin en Centre-Bretagne, habitant Saint-Nicolas-du-Pélem (Côtes-d’Armor), est décédé à l’âge de 99 ans.

Le « commandant Émile », à la tête d’une section FTP (Francs tireurs et partisans), fut arrêté à Lanvellec, non loin de Lannion, le 21 février 1944 par des gendarmes français. Mais a pu être exfiltré par ses camarades le 9 mars de la même année de l’hôpital-prison de Lannion.

« Notre engagement a débuté bien avant, dès notre prime jeunesse, en 1934 contre le fascisme et a pris une grande intensité sous l’Occupation »,

 


 

 

LE JEUNE Jean. Pseudonyme dans la Résistance Émile

Né le 17 avril 1921 à Plévin (Côtes-du-Nord) ; mécanicien ; commandant départemental des FTP des Côtes-du-Nord en 1944 ; secrétaire politique de la fédération du PCF et membre suppléant du comité central (1947-1950).

Originaire d’une famille pauvre et de gauche du Centre Bretagne, à la limite du Finistère et du Morbihan, Jean Le Jeune avait un frère et deux soeurs. Son père était journalier agricole et sa mère tenait un petit commerce dans cette commune rurale du canton de Maël-Carhaix (Côtes-du-Nord) qui comptait plusieurs ardoisières. Des noyaux communistes existaient dans les communes de Paule et Plévin dans les années 1930. Le PCF était animé dans la région par une institutrice, Yvonne Gouriou, qui avait fait le voyage en URSS et organisait des réunions. Marcel Cachin vint y tenir des meetings à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.

 

mercredi 27 janvier 2021

a et r

EDITO DE LA SEMAINE
Pas de vaccin contre... notre colère !

Samedi 23 janvier, plus de 4000 travailleurs et de travailleuses ont défilé à Paris entre l'Assemblée nationale et le siège du MEDEF contre les licenciements et les suppressions d'emplois. La manifestation avait été initiée par les salariés de la société de tourisme TUI, qui prévoit de mettre sur le carreau 600 de ses 900 employés.

Bien des secteurs ont répondu présents à leur appel, aussi divers que le tourisme avec Transdev, l'industrie pharmaceutique avec Sanofi, la construction et les équipements automobiles avec SKF, Goodyear ou Renault, les transports avec Geodis Calberson ou la RATP, le commerce avec Monoprix, l'énergie avec EDF ou Total...

Cette dernière, « fleuron » de l'industrie française soutenue inconditionnellement par l'État, a annoncé une « reconversion » de sa raffinerie de Grandpuits (77)... accompagnée de « départs » forcés pour une partie du personnel. Mais les raffineurs et raffineuses ne baissent pas les bras face à la multinationale : une grève reconductible a été votée et dure depuis le 4 janvier !

Lutter et nous regrouper

Ce défilé a été organisé par des équipes syndicales de boîtes, sans impulsion des directions syndicales nationales. Il s'est tenu en pleine période d'épidémie et de couvre-feu, rendant difficile de s'y rendre depuis le reste de la France. Pourtant, des manifestants et manifestantes sont venus de Normandie, de Lorraine, d'Auvergne-Rhône-Alpes ou encore des Hauts-de-France.

Toutes et tous étaient et restent animés de la volonté de sortir des mobilisations boîte par boîte, d'aller vers une lutte nationale pour l’interdiction des licenciements. Et l'initiative a bien été un lieu de convergence de différentes colères, avec la présence de Gilets jaunes ou de jeunes scolarisés qui s'étaient mobilisés la semaine précédente contre la précarité grimpante en période de fermeture des facs.

Outre la mobilisation étudiante, cette manifestation faisait suite à des journées de grève dans le médico-social le 12 janvier ou chez EDF le 19, et elle se tenait avant celle qui a largement touché l'Éducation nationale mardi 26. Toutes ces luttes ont un mot d'ordre commun : notre classe n'a pas à payer la crise ! Les capitalistes ont de l'argent, certains continuent même de faire des bénéfices, voire des profits records. La crise du Covid-19 n'est qu'un prétexte pour faire passer des plans parfois prévus de longue date.

Une prochaine étape le 4 février

Chaque jour, les retards pris dans la vaccination montrent encore et encore l'incapacité du gouvernement et de l'industrie capitaliste à satisfaire les besoins de la société. Les mesures du gouvernement limitent nos libertés et nos temps de loisirs, mais elles ne nous empêchent pas de mettre nos santés en danger au nom de l'économie. 

Il est grand temps de remettre en cause le pouvoir des capitalistes à décider de nos vies. Pour cela, notre classe doit lutter, se mettre en grève et unir ses colères. Un prochain rendez-vous est la journée de grève interprofessionnelle du 4 février prochain. Cette journée ne doit pas être une date isolée et sans lendemain, mais une prochaine étape dans la construction de la riposte d'ensemble de notre camp social !


Pièces jointes



 

mardi 26 janvier 2021

POLITIS

MISE AU POINT DE L'ASSOCIATION DES AMI.E.S DE  LA   COMMUNE DE PARIS 1871