mercredi 14 mars 2018

KENDAL BZH

 
 Hommage prononcé lors du rassemblement de Carhaix le samedi 10 mars 2018 par des militants de la CGT EDUC PRIVE.

Kemenadenn ofisiel ar Sneip Cgt Deskadurezh Prevez Breizh an 10/03/2018 :




Kas a ra ar Sneip-CGT Deskadurezh Prevez Breizh gourc'hemennoù a gengañv da familh ha da gamaradezed ha kamaraded Olier bet lazhet e Efrin get an arme Turk.

Kondaoniñ a ra ar CGT, c'hoazh ur wezh, argadoù faskour an arme turk berped é fardiñ àr ar bobl kurd hag an tu araokour pehani 'vez é añse kas ar peoc'h hag an demokratelezh na bout 'vehe en Turki pe er C'hurdistan.

Goulenn a raomp get ar strolladoù politik ha gouarnamantoù a-bep, dreist-holl ar stad jakobinour gall, seurt d'ober muioc'h ha d' arrest lakaat o c'hrabannoù neokolonnialour àr ar broioù skoet get ar brezel : Kurdistan, Siria, Libia, Irak ha c'hoazh...Dezhe d'en em glevet d'arrest get kement brezel a zo dre ar bed ha da lakaat ar Frankiz hag ar Peoc'h da ren er bed a-bezh en-dro...

Degas a reomp da soñj penaos eh omp lusket get talvoudoù a gengred hag a beoc'h etre an holl bobloù dre mard omp etrebroadelour. D' ar pobloù dezhe o-hunan da choaz an hent o c'hasay àr-zu ar Frankiz hag ar Peoc'h. Hor stourm-ni a-enep dismantroù ar sistem kapitalour a choma àr an dachenn sindikal d'an tu politik d'hon harpiñ ivez da gas ar sistem-se da get.

Ne vo ket a beoc'h en tamm bed-se betak ne vo ket doujet da wirioù an holl bobloù eno. Gwir o deus beviñ er Peoc'h hag er Frankiz. Ar c'hengevredad demokratel ec'h en em sevel er Rojava a zasson ennomp : Ur gevredigezh dijabl, demokratel, lik, gwregelour hag a-enep kapitalour. Ra 'vleuniay ar Peoc'h hag ar Frankiz du-se en-dro !

Degas a ra da soñj ar CGT penaos hon eus ni ivez kollet ur yoc'h kamaradezed ha kamaraded, izili hor sindikad, doc'hpenn 10 vlé ha tri-ugent so er stourm doc'h ar fascism hag an nazism pa 'veze ar vro edan dorn o armeioù. Ni 'zalc'ha soñj enne ha ne vint ket ankouehet naket genomp.

Hama, neuse, Ra 'vleuniay ar Peoc'h, ar Frankiz, an Demokratelezh, ar C'hengred etre an holl bobloù àr o bez hag àr ho kani-c'hwi, él-just...

Kenavo Olier.


 



Communiqué officiel Sneip-CGT Enseignement Privé Bretagne du 10/03/2018 :

Le Sneip-CGT Enseignement privé Bretagne exprime ses condoléances à la famille et aux camarades d’Olivier tué à Efrin par l’armée turque.

La CGT condamne, une fois de plus, les agressions fascistes de l’armée turque qui s’attaque toujopurs au peuple kurde et aux forces démocratiques et de progrès en Turquie comme au Kurdistan. Celles-là même qui cherchent à maintenir la paix et la démocratie.

Nous demandons aux partis politiques et aux gouvernements d’agir et de cesser toute ingérence néo-coloniale dans les pays frappés par la guerre au Kurdistan, en Syrie, en Libye, en Irak, etc… A eux de s’entendre afin de faire cesser toute guerre dans le monde, d’imposer et de faire régner la liberté et la paix à nouveau.

Nous tenons à rappeler les valeurs de solidarité, profondément pacifistes et d’amitié entre les peuples qui constituent notre syndicat. De même, étant internationalistes, nous ne cesserons d’affirmer que c’est aux peuples de décider par eux-mêmes la voie qui les mènera à la liberté et à la paix. Notre combat contre le système capitaliste et ses destructions ne peut se faire que sur le terrain syndical. C’est au politique de nous aider à abattre ce système sur un plan plus large.

Il n’y aura pas de paix dans cette région du monde tant que tous les peuples ne seront pas respectés dans leur droit à vivre et à exister dignement. Le confédéralisme démocratique qui se construit au Rojava exprime des pratiques et des idées qui résonnent en nous : une société libre, démocratique, laïque, féministe et anticapitaliste.Que la paix et la liberté reviennent là-bas.

Nous rappelons que nous avons-nous aussi perdus un grand nombre de camarades, hommes et femmes, membres de notre syndicat, il y a plus de 70 ans, tombés dans la lutte contre le fascisme et le nazisme, quand ses armées occupaient notre pays. Nous nous en souvenons et ne les oublions pas non plus.

Que la paix, la liberté, la démocratie, la solidarité entre les peuples continuent de fleurir sur leurs tombes et sur la tienne aussi…

Kenavo, Olivier.

mardi 13 mars 2018

gare

         GUINGAMP LE 15 MARS 2018

   Guingamp contre Macron dès le 19 juin 2017, nous manifestions devant la mairie
 RASSEMBLEMENT DES RETRAITES A     L'APPEL DE L'UNION LOCALE CGT  
SUR LE PARVIS DE LA GARE A 11H00,
DANS LE CADRE DE LA JOURNEE D'ACTION NATIONALE.

           

lundi 12 mars 2018

GAEL

 SIGNEZ MASSIVEMENT EN URGENCE LA PETITION DE SOUTIEN A GAEL QUIRANTE.

 en signant et partageant la pétition Change.org : https://www.change.org/p/non-au-licenciement-de-ga%C3%ABl-regroupons-nous-contre-lanrepressiona-la-poste-et-ailleurs

Non au licenciement de Gaël Regroupons-nous contre la répression à La Poste et ailleurs !



English, Spanish and Italian versions follow
https://www.facebook.com/nonaulicenciementdegaelquirante/
https://www.facebook.com/nonaulicenciementdegaelquirante/videos/115423982624101/



Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et militant du Front Social, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’Inspection du Travail en 2010, par le Ministre du Travail en 2011, puis par le Tribunal Administratif en 2014.

En avril dernier la Cour d’Appel du Tribunal Administratif de Versailles a annulé les 3 précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure ! L’Inspection du Travail a de nouveau refusé son licenciement mais c’est désormais Mme Penicaud, Ministre du Travail et ex-DRH de Danone qui va décider du sort de Gaël ! Notre mobilisation doit empêcher son licenciement !

La Poste a décidé de frapper fort contre les militantes et militants combatifs. L’intervention du GIPN contre les grévistes du centre de tri de Bègles-Bordeaux en 2005 avait constitué le coup d’envoi de cette offensive. Depuis, les poursuites disciplinaires et pénales, les licenciements, les sanctions disciplinaires se sont multipliées contre les syndicalistes et plus largement contre toutes celles et ceux qui refusent de courber l’échine : 10 ans de mises à pied cumulées par les militantes et militants SUD et CGT en Ile-de-France depuis 2012 ont été recensées, 14 ans depuis 2010 ! 4 militants syndicaux du 92 ont été mis en garde à vue en pleine grève en 2014. Olivier Rosay a subi à lui seul 69 mois de suspension de fonction ! Dans le 92 aussi, Yann Le Merrer a été révoqué, puis en attente de poste suite à l’obligation faite à son employeur de le réintégrer.

Cette logique répressive touche aujourd’hui l’ensemble du monde du travail : plus de 4000 poursuites disciplinaires ou pénales ont été intentées contre des grévistes ou des manifestants depuis le mouvement de 2016 contre la Loi Travail. Mais cette répression est combattue, que ce soit concernant les peines de prison pour les ex-Goodyear, contre les violences policières dans les quartiers populaires, pour les inculpés du procès du Quai de Valmy, à PSA Poissy, pour Loïc de la Compagnie Jolie Môme par exemple. Si la répression est là, c’est bien qu’il y a des résistances. Nous appelons à regrouper tous les cas de répression pour être en mesure de mettre un coup d’arrêt à l’offensive actuelle. Si nous regroupons nos forces, nous pouvons gagner !




Parmi les premiers signataires : Jean-Pierre Mercier (CGT PSA), Cécile Gondard (Secrétaire nationale Solidaires), Éric Beynel (Secrétaire national Solidaires), Pierre Khalfa (Copernic), Willy Pelletier (Copernic), Mickael Wamen (CGT Goodyear), Xavier Mathieu (ex CGT Continental), Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise), Eric Coquerel (France Insoumise), Olivier Besancenot (NPA), Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Mickaël Wamen (CGT Goodyear), Romain Altmann (Info com CGT)...

22 mars

         Nous pouvons faire reculer Macron !
Le 22 mars, on commence la vraie contre-offensive, celle du tous ensemble.
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Depuis des mois, les attaques pleuvent en masse sur l'ensemble du monde du travail, de la jeunesse et des retraités. Depuis des mois, les résistances sont nombreuses, mais dispersées dans l'espace et non-coordonnées dans le temps. C'est fondamentalement pour cette raison que Macron et les patrons s'en donnent à cœur joie, ils ont l'impression d'être tout-puissants alors que c'est notre incapacité à faire converger l'ensemble de nos colères qui les rend forts.

Public, privé, cheminot-e-s, jeunes, chômeuses, retraités...
Vendredi dernier les salariés de Ford manifestaient à Bordeaux contre la nouvelle menace de fermeture de leur entreprise. Jeudi 15 mars, les salariés des EHPAD et les retraités seront dans la rue. Ainsi que des lycéens et des étudiants contre la sélection à l'Université. Les facteurs de Rennes vont bientôt entamer leur deuxième mois de grève, tout comme de nombreux salariés des hôpitaux de Lyon. Les uns et les autres se battent contre les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail et celle des services publics en général. Et ils sont des centaines, des milliers d'autres, un peu partout à se battre contre les mêmes causes, produisant les mêmes effets : austérité, chômage, précarité, alors que pour les patrons, les riches, les nantis, tout va bien ! On a ainsi appris la semaine dernière que Bernard Arnault, le PDG du groupe français LVMH, leader du « luxe » mondial est devenu la 4ème fortune mondiale avec 72 milliards d'euros...

Maintenant c'est tous ensemble qu'il faut lutter si on veut gagner !
La colère sociale est forte. Il faut qu'elle puisse désormais s'exprimer d'une seule voix, il faut arrêter avec la cacophonie des luttes dispersées. Le 22 mars est la première occasion depuis longtemps de nous retrouver le plus nombreux-ses possibles en grève et dans la rue. Pas seulement les fonctionnaires, les cheminots, les lycéens et les étudiantes, mais les salarié-e-s du commerce, de la métallurgie, des transports routiers, et bien d'autres encore ! Il y a en marre d'attendre d'être écrasés les uns derrière les autres ! Ce sera une première étape pour défendre le statut des cheminots comme pour résister face à l'offensive du gouvernement contre l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse. Les directions syndicales ont prévu pour l’instant à Paris ce jour-là deux manifestations séparées, l’une cheminote et l’autre des fonctionnaires, qui ne se rejoindraient qu’en fin de parcours. Alors que c’est en tapant toutes et tous sur le même clou, en se mobilisant ensemble que les travailleuses et travailleurs ont réussi par le passé à faire reculer la classe dirigeante. 
 
La force des travailleurs c'est la grève, la plus massive possible !
Nous savons tous qu'une seule journée ne sera pas suffisante pour faire reculer le patronat et le gouvernement. Aucun secteur ne pourra gagner seul face au gouvernement. Plus que jamais il faut construire une grève massive, qui ne s'arrête pas aux « journées saute-moutons» qui nous ont conduit à l'échec lors des derniers mouvements organisés par les directions syndicales. Un mouvement qui pose la question de la reconduction. Une grève générale, comme un mai 68, mais qui aille jusqu’au bout, jusqu’à remettre en cause le pouvoir de ceux qui nous dirigent !
Si le gouvernement actuel tient tellement à supprimer le statut des cheminots, ce n'est pas pour redresser les comptes de la SNCF, c'est pour écraser une frange du salariat qui, à de nombreuses reprises, a su faire grève massivement, bloquer l'économie, mais aussi s'organiser sur ses lieux de travail, en assemblées générales, voire en coordinations, et a su s'adresser aux autres travailleurs pour qu'ils les rejoignent, (notamment en 1995, et c'est cela qui avait fait reculer le gouvernement de l'époque). Ce dont le gouvernement a particulièrement peur, c'est qu'en plus d'unir nos luttes, nous nous organisions à la base, avec le souci de contrôler nous-même notre mouvement, de le faire vivre démocratiquement. Discutons dès maintenant partout sur nos lieux de travail et d'étude de tout cela. La rencontre nationale ouverte à tous les salarié-e-s, syndicalistes, militant-e-s des luttes sociales, organisée le 7 avril à la Bourse du Travail à Paris par le Front Social sera aussi une occasion importante d'en discuter.

dimanche 11 mars 2018

agora

(le télégramme)

 
 

front soc

Agora des luttes. Une première sans fausse note

La première Agora des luttes, organisée par le Front social de Lannion, s’est déroulée, ce samedi, sous le soleil. Une vingtaine de collectifs s’y sont rassemblés autour de jeux et de saynètes, avec pour point d’orgue, un défilé de carnaval.

Pétards, tambours, tuba… Une cinquantaine de personnes a défilé en costumes dans les rues de Lannion, ce samedi, vers 18 h. Ce défilé carnavalesque était le point d’orgue de la première Agora des luttes, organisée par le Front social.
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« C’est globalement une réussite, se félicite Nicolas, porte-parole de l’événement. On a réussi à tout monter et on a quand même du monde ! » Tout l’après-midi, en effet, plusieurs stands ont été installés devant la chapelle des Ursulines.
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Des saynètes, des quiz et des jeux, ont impliqué les visiteurs, comme Myriam, venue avec sa fille et une amie de La Roche-Derrien. « C’est vraiment super, ce qu’ils font : c’est une très bonne idée de se rassembler », sourit-elle alors que sa fille participe à un jeu « des lois », tracé à la craie sur le sol. Le matin, une vingtaine de collectifs étaient représentés lors d’une réunion visant à mieux organiser et unir les luttes de chacun. « Les contacts sont établis, de façon à créer une forme de mutualisation des moyens et une convergence des luttes », explique Nicolas.
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« Trop souvent, le message est compliqué »
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Les organisateurs se félicitaient hier d’avoir réuni aussi bien des petits collectifs locaux comme des collectifs d’envergure nationale. « L’important est de faire le lien entre tous ces collectifs. Il y a déjà des sujets sur lesquels on va commencer à travailler en commun ». Le (forcément) tout-premier défilé de l’Agora des luttes, car les organisateurs espèrent en faire un rendez- vous périodique, a même eu son premier char, ou presque.
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Une remorque tirée par une voiture, derrière laquelle la quarantaine de militants a défilé déguisée en Astérix, en Neptune dénudé ou encore en pingouin. « Nous voulons faire les choses sous forme ludique pour que nos luttes soient accessibles à tous, explique très sérieusement Alain Stéphan, du Front social du Trégor, déguisé en Astérix.
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Trop souvent, le message est compliqué, le but est de le rendre clair, grâce à l’Agora des luttes, pour que tout le monde se rende compte de ce qui se passe. Les multinationales et les banquiers sont en train de prendre le pouvoir ! » Au départ du parking des Ursulines, les « carnavaliers » sont arrivés sur le quai d’Aiguillon, gonflés à bloc, où ils ont brûlé une effigie du capitalisme.
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  11 mars 2018 Xavier Terrien


Note: Le comité NPA avait un stand sur l'agora, notre présence a permis que j'engage des discussions, notamment autour de la célèbre phrase de Philippe Poutou sur l'  " immunité ouvrière"....

lundi 5 mars 2018

krivine


 Alain Krivine

        C'est officiel.....





Alain KRIVINE, qui fut un des animateurs du mouvement de mai 1968 sera au DIBAR le samedi 16 juin 2018. 
Le comité NPA Lannuon Gwengamp , Bear organise une rencontre à l'occasion des 50 ans d'un mouvement qui a profondément changé la période contemporaine.

Nous vous tiendrons au courant dans les prochaines semaines sur l'organisation précise de cette journée.



                 Un peu d'histoire...drôle sur Alain: extrait de L EXPRESS:

Panique à la caserne: Alain Krivine est candidat à la présidentielle de 1969

Alain Krivine est en train de faire son service militaire lorsque la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) le désigne candidat à la présidentielle de 1969. (Photo d'illustration).
Alain Krivine est en train de faire son service militaire lorsque la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) le désigne candidat à la présidentielle de 1969. (Photo d'illustration).

En 1969, Alain Krivine est sous les drapeaux. Peut-il être candidat? Les juristes s'affolent.

"Elections piège à cons." Voilà ce qu'ils criaient dans la rue au printemps 1968. Un an plus tard, les membres de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) présentent un candidat à la présidentielle! L'idée vient de Michel Rotman, à l'époque trésorier de ce qui deviendra la LCR, comme un pied de nez au pouvoir. Le 6 mai 1969, alors que l'organisation trotskiste a été officiellement dissoute et qu'elle n'existe plus que dans une semi-clandestinité, elle désigne Alain Krivine pour la représenter dans la course à l'Elysée.

Une surprise, y compris pour le principal intéressé, qui n'en sera informé qu'a posteriori. Et pour cause: pendant que ses camarades décident de la stratégie du mouvement, il est en train de faire son service militaire à Verdun! Arrêté après Mai 68, relâché sans autre forme de procès, les autorités l'ont envoyé immédiatement à l'armée.
Au 150e régiment de Verdun, la panique gagne dès l'annonce de sa candidature. Peut-on le laisser sortir? Le colonel le convoque. "Il m'a dit: 'Ecoutez Krivine, j'ai tout vécu, j'ai fait le Vietnam, j'ai fait les fellouzes, mais un truc comme ça, jamais, jamais de ma vie, alors il faut qu'on arrive à s'entendre'", raconte le trotskiste dans Présidentielles, les surprises de l'histoire, d'Olivier Duhamel et Jean-Noël Jeanneney (Seuil). Un compromis est trouvé: le soldat Krivine n'a pas le droit de sortir, mais le candidat peut recevoir, dans la salle de garde, les journalistes et ses camarades venus lui rendre visite.

Echappée discrète en concertation avec l'état-major

Il faut bien temporiser en attendant que les juristes les plus éminents trouvent réponse à une question cruciale. La Constitution prévoit que, pour concourir à la présidentielle, il faut avoir satisfait à ses obligations militaires. A-t-on "satisfait" lorsque le service militaire est en cours? Pas si simple. En attendant, pour ne pas ajouter de l'agitation au désordre, Alain Krivine est dispensé de défilés et de gardes. Enfin, le verdict tombe par un décret de Pierre Messmer, alors ministre des Armées: oui, Krivine peut être candidat.
Reste à organiser sa sortie de la caserne. Les autorités veulent être discrètes. Krivine raconte avoir été associé à des réunions d'état-major pour préparer l'échappée incognito. On imagine d'abord une ambulance. Finalement, il se cache dans la voiture d'un officier de sécurité militaire en civil. Ils ont rendez-vous à 20 kilomètres, devant la gare d'un village, avec des camarades de la Ligue. La carte n'a pas été mise à jour, la gare n'existe plus.

Sorti des griffes de l'armée, Krivine peut enfin se lancer dans la campagne. Il arpente le territoire, souvent avec Henri Weber, qui deviendra plus tard sénateur socialiste. La récolte des signatures n'est pas un souci. Alors qu'il en faut 100, le candidat en obtient 230, essentiellement des maires de petites communes. La recherche de financement est plus délicate. On sollicite les intellectuels et les amis. Le soir du premier tour, le résultat se révèle décevant, 1%, un an seulement après les événements de Mai 68. Mais la Ligue communiste a atteint un objectif: se faire connaître hors des seuls cercles ultrapolitisés.

Les résultats

Premier tour, 1er juin 1969
44,5% GEORGES POMPIDOU (UDR), élu le 15 juin 1969 avec 57,6% des voix
23,3% Alain Poher (Centre démocrate)
21,3% Jacques Duclos (PCF)
5 % Gaston Defferre (SFIO)
3,6% Michel Rocard (PSU)
1,3% Louis Ducatel (sans étiquette)
1% Alain Krivine (LC)


Note du comité: Alain Krivine avec son sens bon mot a ainsi caractérisé sa candidature de 1969: 
" j'étais simple trouffion, le chef de l'Etat sortant général, (De Gaulle), je ne pouvais pas gagner"....

OB

OLIVIER BESANCENOT et les luttes en cours



Notre camarade Olivier BESANCENOT défend avec son brio habituel, les salariéEs, notamment les cheminots...  Olivier le dit lui même, il est venu dans  cette émission pour défendre ce qui sont tous les jours traités de nantis, de fainéants....Et même RUQUIER n'ose pas l'interrompre.....




Qui c'est les cyniques? C'est eux les cyniques, 
Qui c'est les fainéants? c'est eux les fainéants, 
Qui c'est les pourris? c'est eux les pourris".

samedi 3 mars 2018

sauvegarde

                                 SAUVEGARDE DU TREGOR 
VOUS TROUVEREZ CI APRES LE MESSAGE DIFFUSE PAR L ASSOCIATION "SAUVEGARDE DU TREGOR" SUITE A SA RECENTE CONDAMNATION
LE PROCES OPPOSAIT "SAUVEGARDE DU TREGOR "AU CONSERVATOIRE DU LITTORAL
LE LITIGE PORTE SUR LA DEMOLITION CONTESTEE D UNE MAISON INSCRITE AU PATRIMOINE MARITIME DE LA BAIE DE LOCQUIREC FINISTERE.
LE COMITE NPA LANNUON GWENGAMP BEAR SOUTIENT "SAUVEGARDE DU TREGOR" DANS SON ACTION



La maison de Marcelle Derrien a été offerte au Conservatoire du Littoral par le fils de l'actrice
il y a 5 ans...Bravo l'Etat !....


Cher(e)s ami(e)s,

                          le jugement est tombé. Pas de sursis pour la démolition de la maison de Marcelle Derrien au Moulin de la Rive à Locquirec. L'association Sauvegarde du Trégor est condamnée à verser 1500 euros au Conservatoire du Littoral.

                           Punie pour avoir défendu un témoin d'une architecture centenaire, punie pour avoir défendu une maison inscrite au Patrimoine Maritime de la Baie de Locquirec, dont on se demande du coup à quoi il sert, punie pour avoir défendu l'âme de cette maison et son histoire attachée à la plus grande actrice de l'immédiat après-guerre, punie pour avoir défendu l'équilibre entre patrimoine naturel à préserver et patrimoine architectural;

                           surprise par l'inculture des acteurs de cette décision, littéralement abasourdis que l'on puisse faire valoir le patrimoine immatériel de  cette maison à travers la vie et l'oeuvre d'une artiste comme Marcelle Derrien, surprise par une décision qui refuse de s'interroger sur la mission d'un Etablissement Public de préserver le caractère naturel du littoral et certainement pas de détruire un bâti remarquable qui ne l'affecte en rien; 

                           choquée par la violence institutionnelle exercée à l'égard d'une association en la menaçant rien que moins d'une amende grande voirie pour oser s'opposer à cette décision de destruction d'une maison centenaire quand elle se garde bien de s'exercer à l'égard du président du plus grand syndicat agricole "tirant un coup de chapeau" à ceux qui ont saccagé en 2014 l'Hôtel des Impôts de Morlaix;  choquée par les conditions déplorables de l'audience au Tribunal ou le représentant de l'association a plaidé sans avoir pu prendre connaissance des écritures des parties adverses qui ont manifestement tout fait pour cela, violant ainsi les règles les plus élémentaires de justice;

                            mais en rien résignée, Sauvegarde du Trégor continuera son combat tant devant les tribunaux que par d'autres moyens qu'elle ne va pas tarder à mettre en oeuvre. Que toutes celles et ceux qui veulent préserver ce témoin de l'architecture se rassurent. Aucune intimidation, aucune violence institutionnelle illégitime n'arrêtera son action. 

                             Donc, à très bientôt.   

                           
Échappée belle...

vendredi 2 mars 2018

Guadeloupe

 L'Anticapitaliste mensuel n° 94

Une nouvelle terrible, passée inaperçue car cela se passe dans les colonies françaises.Un exemple si besoin de la politique menée au niveau de la santé.

Guadeloupe : le CHU brûle, décembre 2017


 
Un CHU complètement évacué pour cause d’incendie, c’est ce qui est arrivé en Guadeloupe avant les fêtes de fin d’année. Mille deux cents personnes ont été évacuées en quelques heures. Comment en est-on arrivé là ?
Un incendie s’est déclaré dans un local technique. Cela peut arriver. Mais la suite est invraisemblable : aucune alarme incendie n’a fonctionné, et on apprendra très vite que les extracteurs de fumée et les portes coupe-feu non plus, faute d’entretien. Une interne signale qu’elle n’a vu aucun sprinkler (appareil d’extinction automatique à eau). Le feu s’est développé et les fumées toxiques ont envahi l’hôpital. Les pompiers ont mis huit longues heures pour venir à bout de l’incendie. Le fils de l’architecte ayant construit l’hôpital témoigne dans le journal France Antilles : « on n’évacue pas un hôpital si les coupe-feu fonctionnent. Seules les parties impactées doivent être évacuées. Pas un immeuble comme celui-ci, dans sa totalité. C’est pour cela qu’on cloisonne ces bâtiments, A, B, C. Quand A est en feu, B et C sont protégés par des coupe-feu. Là, rien n’a fonctionné comme il aurait fallu. C’est le manque d’entretien du CHU qui a entraîné ce qui s’est passé. Et quand je vois des élus, qui ont fermé les yeux durant toutes ces années... On a eu de la chance qu’il n’y ait pas eu de morts. »
Cet hôpital était particulièrement vétuste, et les politiques budgétaires d’austérité mises en œuvre par les différents gouvernements ont bien sûr amplifié les problèmes. Construit en 1978, il ne répond plus à aucune norme actuelle, notamment antisismique dans une région fortement exposée aux tremblements de terre. En 2014, la Haute-autorité de santé ne lui avait pas accordé de certification, et la commission de sécurité incendie avait émis un avis défavorable en 2015. Depuis, rien n’a été entrepris, faute de moyens. L’hôpital, comme tant d’autres en France, est en déficit et subit un plan de redressement. On voit le résultat.
Les patients décrivaient depuis longtemps l’état d’abandon de l’hôpital. Certains devaient apporter leurs draps, on déconseillait à d’autres d’aller dans les douches pour des problèmes d’hygiène, de nombreuses chambres dans la maternité ne comportaient pas de sanitaires. D’autres rapportent qu’ils doivent se débrouiller pour acheter leurs médicaments, et des familles sont amenées à apporter un repas à un proche. Tout est à l’avenant. Un nouvel hôpital doit être construit. La décision a été prise en 2007, mais cela traîne depuis dix ans. Le chantier est aujourd’hui à peine commencé.
Cela n’a pas empêché l’indécence des politiques, notamment d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé, accourue sur place pour saluer le dévouement des personnels et affirmer sans sourciller que tous les équipements avaient parfaitement fonctionné. Heureusement que le personnel s’est mobilisé, venant prêter main forte de partout. Des soignants témoignent qu’ils ont dû se débrouiller tant bien que mal pendant l’évacuation, sans aucune indication des cadres ou des chefs : « je me revois même prendre une chaise de bureau roulante dans un bureau de médecin afin de pouvoir prendre une dernière petite mamie (…) », raconte une interne « terrifiée à l’idée d’oublier quelqu’un. Je me vois vérifier avec mes collègues une fois, deux fois, chaque chambre pour être certain que personne n’a été oublié. L’enfer. » 
Les patients ont été évacués dans d’autres hôpitaux et cliniques. L’une d’elles, proche du CHU, s’est vue contrainte d’annuler 80 opérations dans les jours ayant suivi l’incendie, pour cause de... coupure d’eau. Un autre problème récurrent dans l’île, où de nombreux habitants subissent des coupures à répétition du fait de l’incurie de Veolia.
Autant dire que la situation sanitaire de l’île est préoccupante. Sans parler des conditions de travail du personnel hospitalier. Des témoignages rapportent des journées de 14 heures, voire plus. En sous-effectif chronique comme partout ailleurs, le personnel est épuisé. Mais le directeur de l’ARS a trouvé la parade : il a demandé à la population « d’être particulièrement vigilante sur les routes pendant les fêtes et aux malades chroniques de bien respecter les traitements prescrits » afin d’éviter un engorgement des urgences...
La politique d’austérité appliquée aux hôpitaux a entraîné la fermeture de certaines petites structures, et d’autres sont envisagées, pour concentrer le maximum d’interventions sur le CHU. Avec l’incendie, la population se rend bien compte des conséquences dramatiques que cela peut avoir sur sa santé.
Régine Vinon

la poste ST B

Abandon de Poste (suite)
Fin 2013, un employé de La Poste, qui était en arrêt de travail, s'est donné la mort. Sa femme, qui réclamait la reconnaissance de « la faute inexcusable », a de nouveau été déboutée par la justice.

         Suite à l’annonce de la Poste pour le 1er Juillet, de 3 fermetures de bureaux sur les 7 que compte l’agglomération briochine, après signatures de pétitions, tractage dans les boîtes à lettres et 2 réunions publiques, la CGT FAPT en démarche unitaire avec SUD et FO en compagnie des collectifs d’usagers des quartiers impactés, a bloqué l’entrée du Conseil Municipal Lundi 26 Février. 
Marie-Claire Diouron, maire de St Brieuc est venue à notre rencontre pour s’informer de nos revendications et rendez-vous a été pris avec elle pour Vendredi 2 mars.
Lors de l’audience, nous avons réaffirmé notre attachement à un service postal de plein exercice et lui avons exposé notre refus d’un service dispensé dans des commerces. Elle nous a rejoint dans notre démarche revendicative et a promis de reprendre rendez-vous avec la Direction régionale de la Poste afin de faire valoir des exigences communes de maintien d’un service à la hauteur des besoins des usagers et des attentes du personnel. 

Nous lui avons suggéré de s’appuyer sur le contrat territorial de présence postale liant l’état, l’association des maires de France et la Poste, qui lui permet dans son article 6, d’exprimer son désaccord et de faire voter une motion par son conseil municipal. Attentive à nos arguments, elle a pris la mesure de notre détermination et noté les dates des prochains rassemblements prévus dans les semaines à venir.
Nous appelons les camarades à venir nombreux à participer aux rassemblements devant les bureaux de Poste
Pour dire non à ces fermetures arbitraires et pour démontrer notre attachement à un service public postal de qualité, de proximité et vecteur de lien social.
Rendez-vous les samedis à partir de 9h30 devant les bureaux de :
  • Cesson, le 17 Mars
  • St Brieuc Liberté, le 24 Mars
  • Robien, le 31 Mars
  • St Brieuc Résistance, le 7 Avril