Rien n’y fait. Le gouvernement a beau prétendre que la mobilisation lycéenne est en baisse, le nombre de manifestants le désavoue à chaque fois. Mardi encore, à Paris, plus de 70 000 manifestants, très majoritairement des jeunes. Énorme ! 10 000 à Rennes, plus de 8 000 à Marseille, 6 000 à Caen. En tout, 480 000 manifestants dans tout le pays selon les syndicats. À Paris, sans doute ailleurs, les cortèges des jeunes étaient plus nombreux que les cortèges syndicaux, preuve que le fer de lance de la mobilisation, ce sont les lycéens et les étudiants. Le gouvernement comptait sans doute sur l’approche des congés scolaires – et sur la répression qui n’a pas faibli. Raté ! Les lycéens ont été rejoints par les étudiants qui, eux, ne sont pas en vacances vendredi ! Et, partout, revient la date du samedi 17 octobre qui pourrait permettre à la mobilisation de franchir un cap.
Le gouvernement répond par la matraque
Machine à éliminer, mais aussi à briser les rêves ! On ne devrait plus rêver à 15 ans ? À l’inverse, les jeunes sont supposés se couler dans l’univers étriqué que patrons et gouvernants ont façonné pour eux. Leur refus est une révolte saine, un cri d’espoir qui devrait nous rallier, qui devrait faire se lever tous « les damnés de la terre » !
Insupportable pour ce gouvernement des riches, qui a fait mine de changer de ton à leur égard, mais continue de leur envoyer les flics. À Lyon, les flics ont matraqué des militants du service d’ordre syndical, des parents d’élèves de la FCPE, se sont emparés d’une banderole syndicale. Lecornu et Geffray se disent à l’écoute, Nuñez cogne !
Des ministres morts de trouille devant la contagion possible
Nos gouvernants sont morts de trouille. Parce que ce que vivent les jeunes n’est pas si différent de ce que nous vivons dans les usines et les bureaux : conditions de travail dégradées, précarité, compétition permanente pour « améliorer son employabilité », comme disent les DRH : un Parcoursup à vie. Tout cela pour des salaires minables – la fin du mois arrive de plus en plus tôt !
La journée du 17 octobre est sur toutes les lèvres.
Qu’à cela ne tienne. Faisons comme les jeunes : n’attendons pas après qui que ce soit. Au boulot, nombreux sont ceux qui disent : c’est le moment d’y aller !
Alors, samedi, n’hésitons pas. Explosons les compteurs des manifs, préparons-nous à rebondir sur toutes les dates mises en avant, y compris le 5 novembre, et, surtout, commençons à discuter entre nous pour nous organiser. Comme les jeunes l’ont fait, directement entre nous.
Nous sommes le nombre, sans nous, ils ne peuvent rien.
Le comité du NPA.R des Côtes d'Armor appelle à manifester
à St Brieuc à 14h00 Place de la Liberté
et à Guingamp à 14h00 Place St Sauveur.