mardi 16 mai 2017



"Monsieur Flasball" à l'Elysée... contre la répression, unité des travailleurs/euses
 
Emmanuel Macron vient donc de nommer ce dimanche Patrice Strozda comme directeur de son cabinet. Cet homme nous le connaissons malheureusement bien dans l'Ouest puisqu'il a été préfet de Bretagne entre 2013 et 2016 avant de rentrer au cabinet de Cazeneuve.
Surnommé "Monsieur flashball" il a été le véritable metteur en scène des violences policières que nous avons subies à Rennes ces dernières années: à la mort de Rémi Fraisse, pour la ZAD, contre l'état d'urgence et durant les manifestations contre la loi Travail. Sa gestion de l'ordre s'est bien plus apparentée à une chasse aux militants, à une volonté de marquer dans les chairs (ou les yeux) les contestataires à leurs lois liberticides ou libérales.
Ce triste sire est aussi bien connu des sans papiers et de leurs soutiens puisqu'il s'est employé à rendre les démarches administratives de plus en plus compliquées et la chasse aux migrants une règle, dans la pure continuité de Sarkozy/Hortefeux.
Cette nomination est bien une preuve supplémentaire que la présidence Macron s'annonce comme la poursuite des politiques libérales et liberticides menées depuis des années, politiques menées avec la plus grande brutalité, par les même personnes.
Comme le dit le NPA depuis le 7 mai, aucun état de grâce pour Macron, l'offensive libérale est en marche, construisons les ripostes dès maintenant!
 
NPA Rennes, 16 mai 2017

dimanche 14 mai 2017



Non seulement le NPA vous demande de voter pour ses candidatEs , mais en plus il vous demande des sous......
souscr

Souscription de printemps : Il n’y pas d’immunité financière !

Dans le sillage de notre campagne présidentielle, le NPA lance une nouvelle souscription. Des urnes législatives aux manifestations de rue en passant par le fonctionnement quotidien du NPA, l’argent reste le nerf de la guerre contre le capitalisme…

De l’Élysée à l’Assemblée…
Nulle barrière bureaucratique à l’entrée des élections législatives, pas un parrainage n’est nécessaire pour se présenter dans une circonscription. Faussement libéral, ce scrutin n’est pas pour autant facile d’accès aux petites formations politiques. Il est même le plus discriminant et le plus déterminant car l’argent y joue brutalement son rôle, sélectif à l’entrée et reproductif en sortie.
Sélection à l’entrée. Si l’élection présidentielle accorde une enveloppe de 800 000 euros à tout candidat pour ses frais de campagne ainsi que le remboursement du coût de son matériel officiel (profession de foi, bulletin de vote et affiche), les élections législatives n’accordent ce privilège qu’aux candidats atteignant les 5 %. Là où nous pouvions donc mener une modeste mais réelle campagne présidentielle sans rien dépenser de nos deniers propres, une campa- gne législative à minima dans les 577 circonscriptions nous coûterait environ deux millions d’euros rien que pour un matériel officiel « low cost », auxquels devraient s’ajouter plusieurs centaines de milliers d’euros en frais de campagne…

Reproduction en sortie. Un budget est alloué au financement des partis au titre de leur nombre de voix aux législatives et du nombre de leurs députés. Il représentait environ 350 millions d’euros à répartir sur la législature 2012-2017. Passons les fastidieux calculs et retenez que les deux principaux partis (UMP et PS) y ont raflé presque les 2/3 de l’aide, soit 230 millions d’euros sur 5 ans. Pour rappel, le NPA n’a pas touché un seul centime d’aide publique sur la dernière législature. On voit donc comment ce scrutin régit et reproduit le système des partis, et par là une bonne part du paysage politique.

De l’Assemblée à la rue…
Ceci étant dit, soyons réalistes : le NPA ne peut pas aujourd’hui se présenter dans des centai- nes de circonscriptions. Cela dépasse de loin nos moyens financiers et organisationnels actuels. Il est néanmoins juste et nécessaire de se mobiliser pour que le NPA ne soit pas absent de ce scrutin. D’abord, nous devons donner la possibilité aux électeurs de Philippe Poutou de réaffirmer leur choix. De manière cohérente et simultanée, nous devons donner la possibilité aux militants de profiter des élections législatives pour approfondir le travail politique accompli pendant l’élection présidentielle et mettre en mouvement les personnes ayant pris contact avec le NPA à la faveur de la campagne de Philippe Poutou. Mettre un bulletin dans l’urne, c’est bien. Militer, c’est mieux.

Voilà pourquoi nous lançons une souscription exceptionnelle en ce printemps électoral. Grâce à vos dons, notre projet anticapitaliste pourra vivre pendant, mais surtout au-delà de cette séquence électorale. Il y aura tant à faire contre l’arriviste Macron et la Bête le Pen : plus seulement dans les urnes, mais dans la rue, nos quartiers, nos entreprises, nos lieux d’études. Et pour cela, il faut aussi de l’argent.
Car la santé financière du NPA ne tient qu’à un fil depuis plusieurs années. S’il n’y a pas d’immunité ouvrière, il n’y a pas non plus, loin s’en faut, d’immunité financière pour un petit parti anticapitaliste !

Sylvain Madison  
Mardi 9 mai 2017

Pour verser à la souscription : https://souscription.npa2009.org

vendredi 12 mai 2017






PROCES DE GUINGAMP  LOI TRAVAIL 
                         12 MAI 2017
Résultat de recherche d'images pour "gare de plouaret"



            Ce matin quatre militants comparaissaient  dans le cadre du blocage des trains en gare de Plouaret, initié collectif "l'appel de plouaret".
Ce collectif regroupait des militants opposés à la loi travail , de NUIT DEBOUT Lannion,de la Gauche Indépendantiste,de syndicalistes.
La SNCF ayant porté plainte , quatre militants étaient poursuivis.



L'audience s'est tenu ce matin devant le tribunal correctionnel de Guingamp. D'emblée maitre Claude Larzul a relevé la nullité des poursuites contre l'un de militants, le parquet n'ayant tout simplement pas notifié le délit.....Pour les trois autres le débat n'a pas permis de savoir s'ils étaient vraiment présent sur les rails le 19 mai 2017.La seule photo de presse produite ...empêchant tout identification certaine.L'audition des témoins de la défense a recadré sur le contexte du conflit et le caractère collectif des actions.En conclusion, Claude Larzul a dénoncé la politique du gouvernement Valls, la loi travail et a appelé à la résistance devant la volonté de Macron de réformer par voie d'ordonnances le code du travail.Le délibéré n'a pas tardé, en fin d'audience le président du tribunal prononçant un non lieu et trois relaxes.Le NPA se félicite de la mobilisation de ce matin sur Guingamp, et revendique une nouvelle fois l'immunité ouvrière pour tous les militants syndicalistes et du mouvement social.correspondant NPA Guingamp

Assurer la présence du NPA aux législatives

 

Note du comité:

Nous vous livrons sur ce blog la position retenue par le Conseil Politique National du NPA sur les législatives.Nous  pouvons en paralléle rendre officielle la décision du comité NPA de Lannuon ,Gwengamp, Bear de présenter des candidatEs sur la quatrième circonscription des Côtes d'Armor, celle de Guingamp.

Circonscription où le score électoral de Philippe POUTOU est largement supérieur aux chiffres nationaux.Décision définitive lundi 15 mai à l'issue de la réunion de la CE du NPA.

Le Conseil politique national a décidé que le NPA se présenterait dans un nombre limité de circonscriptions aux élections législatives en continuité avec la campagne Poutou. Un objectif difficile mais qui a un grand intérêt dans la situation politique actuelle.

En effet, la confusion est complète dans ces élections. Macron va tenter de construire une majorité présidentielle en ramassant les secteurs les plus arrivistes des Républicains et du Parti socialiste. Ainsi Manuel Valls quémande une circonscription, et il se murmure que le futur Premier ministre pourrait être issu du parti de Fillon et Sarkozy. La France insoumise de Mélenchon tente d’étouffer le Parti communiste, sans ambition réelle de rassembler la gauche qui ne s’est pas vendue à Macron, ce qui peut paraître bien absurde si on ne comprend pas que la préoccupation de Mélenchon est bien plus d’arriver aux affaires que de reconstruire la gauche. Le Parti socialiste va essayer de survivre dans ce contexte, tandis que LR et le FN entrent en concurrence pour gérer l’espace à droite de Macron. Au niveau local, les relations sont d’ailleurs exécrables entre le PS, le PCF et les partisans de Mélenchon. On peut ainsi constater à quel point pour les partis institutionnels, la soif d’obtenir des éluEs et des subventions publiques (les élections aux législatives ouvrent le droit au financement des partis politiques, et des sommes considérables sont en jeu) passe avant les enjeux pour le mouvement ouvrier.

Une opposition radicale à Macron

Le premier objectif de notre campagne sera donc de populariser la nécessité d’une opposition au gouvernement Macron, de le combattre dès sa prise de fonction, sans attendre ni les législatives ni la rentrée de septembre. Tout cela sans minimiser le danger que représentera le FN dans cette élection. S’appuyant sur son score historique à la présidentielle, celui-ci voudra en effet se renforcer et conquérir un groupe parlementaire lui permettant de diffuser ses idées nauséabondes.
Le second objectif sera de creuser le sillon initié par la campagne Poutou à la présidentielle. Il s’agira de présenter des dizaines de « petits Poutou » : des travailleurEs, des militantEs du mouvement social, qui peuvent porter la voix des mobilisations et les intérêts des exploitéEs et des oppriméEs dans cette élection, afin que celle-ci ne se résume pas à une bataille entre courant politiques institutionnels établis. Car contrairement à ce que prétend Macron, cette élection sera bien une opération de recyclage pour un personnel politique, à commencer par Manuel Valls, qui a maintes fois prouvé son allégeance aux classes dominantes.

Une campagne militante

Ainsi, nous allons présenter des cheminotEs, des agents hospitalierEs, des ouvrierEs, des petitEs employéEs ou petitEs fonctionnaires dans une petite centaine de circonscriptions. Ce ne sont pas des professionnels de la politique, ce seront des militantEs qui veulent changer le rapport de forces entre les classes et renverser le capitalisme. Pour nous, ce sera aussi le moyen de continuer la campagne militante de ces derniers mois, de proposer à celles et ceux qui ont soutenu Philippe Poutou de continuer à militer avec nous.
La première étape à franchir est celle de la souscription (voir article en page 3). En effet, notre organisation, qui ne vit que des cotisations des militantEs et des dons des sympathisantEs, va avoir besoin de récolter autour de 200 000 euros dans les prochains jours pour être présente.
Nous avons également décidé de rencontrer Lutte ouvrière. En effet, dans les élections législatives, il est encore plus difficile d’exister que dans la présidentielle, dans laquelle les candidatures ont plus de visibilité. Une répartition des circonscriptions entre nos organisations permettrait de ne pas entrer en concurrence, alors qu’à une échelle de masse, nos discours sont souvent perçus comme proches. Une première réunion a donc eu lieu vendredi dernier (voir article ci-dessous).
C’est tout cela que nous voulons porter dans les urnes dimanche 11 juin, sans illusion sur le résultat mais avec la volonté de maintenir la sympathie suscitée par la campagne Poutou. Le fait que ceux qui ont apprécié la campagne Poutou puisse voter pour son parti, le NPA, dans un certain nombre de ­circonscriptions, y contribuera.

Antoine Larrache

mercredi 10 mai 2017

Dans un communiqué, Sylvie Lironcourt, candidate de Lutte ouvrière aux élections législatives sur la 4e circonscription des Côtes-d'Armor, réagit aux résultats du deuxième tour des élections présidentielles. « Si l'échec de Le Pen dans la course à la présidence est un soulagement pour beaucoup, avec Macron à l'Élysée, les travailleurs et la population laborieuse ont un adversaire déclaré de leurs intérêts. Il a l'intention de gouverner par ordonnance et dès cet été, il entend poursuivre la démolition du code du travail, faciliter les licenciements, augmenter la flexibilité et la précarité du travail. Macron veut supprimer 12. 000 emplois de fonctionnaires et faire 60 milliards d'économies sur les services publics, la santé et les indemnités des chômeurs. Autant dire que cette politique va laisser des millions de travailleurs sur le carreau. (...) La seule voie pour y faire face (...), c'est de renouer avec le combat social. Les valeurs du mouvement ouvrier reposent sur la solidarité et l'internationalisme. 
C'est à l'opposé de ce que prône le FN, champion de la division, des idées chauvines et de la xénophobie. Le monde du travail a raison d'être en colère mais c'est sur la base d'un programme clair de revendications comme l'interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire, qu'il a intérêt à l'exprimer. 
Les candidats de Lutte ouvrière aux prochaines élections législatives permettront d'affirmer ces revendications. »

© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/sylvie-lironcourt-appelle-au-combat-social-10-05-2017-11506608.php#pg1LOrhXk4Z4doGv.99

lundi 8 mai 2017

Macron président, l’offensive capitaliste va s’amplifier. Construisons les résistances ! 

 paris


Déclaration de Philippe Poutou


Marine Le Pen, la candidate du Front National ne sera pas élue, et nous nous en réjouissons. Pour nous, le FN ne sera jamais un parti comme les autres. Derrière quelques revendications sociales reprises de façon démagogique, son programme reste la destruction des droits démocratiques, la remise en cause de tous les droits du mouvement syndical et du mouvement social. Il développe un programme de division des exploitéEs, visant à renforcer les discriminations contre les personnes d’origine immigrée, un programme de haine raciste qui vise à épargner les vrais responsables de la misère et du chômage. Aujourd’hui, la candidate du FN a été dégagée et c’est tant mieux.

Héritier du Hollandisme, Macron le banquier s'inscrit pleinement dans la politique de son prédécesseur. Ministre, il a inspiré des lois de régression sociale comme celle qui porte son nom ou la loi travail à laquelle la rue s’est massivement opposée il y a un an. Au-delà, Macron entend amplifier la contre-révolution libérale et va donc poursuivre sans discontinuité une politique d’austérité pour les catégories populaires, au nom de la liberté d’entreprendre, de la rigueur et de l’équilibre budgétaire...  Son programme ? En finir avec les 35h, casser la Sécurité sociale, diminuer le nombre de fonctionnaires, aller encore plus loin dans la casse du code du travail… Cette politique, c’est justement celle qui fait le lit du Front national en accentuant toujours plus la destruction de nos acquis sociaux.

Il faut donc nous préparer à mener de nouvelles batailles, nous unir pour préparer la résistance face au rouleau compresseur d’un Macron qui déclare vouloir gouverner par ordonnances pour imposer son programme antisocial. Une période de combat est devant nous, et nous devons organiser le « tous ensemble », les mobilisations tous azimuts, pour inverser le rapport de forces, construire un front pour défendre dans l’unité nos droits sociaux et démocratiques.
D’ores et déjà, des militants syndicaux et associatifs ont commencé à préparer la riposte. Pour nous, « prendre nos affaires en main » passe par la construction des luttes, manifestations, et grèves. La manifestation de demain à 14h à République et dans un certain nombre de villes en fait partie, parce que toutes les conquêtes sociales n’ont jamais été l’œuvre d’un gouvernement mais arrachées par les travailleurs et la jeunesse en mouvement.

Pour préparer cet affrontement, nous avons besoin d’une force politique pour nous représenter nous-mêmes, organiser notre camp social face aux patrons et aux possédants. Un parti de combat, ancré dans les luttes quotidiennes, qui n’a pas peur de s’en prendre à la propriété capitaliste, qui défende la rupture avec les institutions nationales et européennes. Un parti féministe, écologiste, internationaliste, pour la transformation révolutionnaire de la société. 
Il y a urgence.

Montreuil, Le 7 mai 2017

dimanche 7 mai 2017

manif gare

IMMUNITE OUVRIERE POUR GAEL, YOAN, LOMIG, KAOU


Samedi 6 mai à Guingamp (22) , un rassemblement a réuni deux cent personnes pour protester contre les poursuites judiciaires contre quatre militants « anti loi travail ».

Pendant le conflit de l'année passée, des manifestants regroupés sous « l'appel de Plouaret » collectif issue de NUIT DEBOUT Lannion et de BREIZHISTANCE ont arrêté des trains en gare de Plouaret. Principalement les jours correspondants aux appels à manifester contre la loi travail.
Poursuivis par la SNCF, finalement quatre d'entre eux sont cités devant le tribunal correctionnel de Guingamp, ils comparaîtront le 12 mai 2017.
Ils seront défendus par maître LARZUL du barreau de Rennes et ne s'exprimeront qu'en breton....
Les peines encourues laissent songeur : 45 000 EUROS D'AMENDE ET 3 ANS D'EMPRISONNEMENT POUR « ENTRAVE À LA MISE EN MARCHE OU À LA CIRCULATION D'UN TRAIN .
D'autant que le dossier à charge est vide....
Un collectif de soutien large regroupe des individus, partis, organisations et des syndicats, tous opposés à la loi travail.

Rendez vous est donné le vendredi 12 mai à 8 h30 devant le tribunal de Guingamp.

Le comité NPA de Lannion-Guingamp-Bégard participe au collectif de soutien et appellent à manifester.
Nous exigeons la relaxe des quatre militants poursuivis et l'immunité ouvrière pour tous.
Face au capital et à l'immunité parlementaire de ses affidés imposons la non criminalisation des actions syndicales et revendicatives.

Correspondant comité NPA LGB



vendredi 5 mai 2017

 Candidate du FN sur Guingamp

Pas de bol, on héberge sur Moustéru la candidate du F. HAINE, Catherine BLEIN. Je peux vous assurer qu'elle n'aime pas le NPA car elle s'en est prise à nous lors du rassemblement du mois de Mars contre le PERM de LOK ENVEL

Petite lecture de sa prose délirante: ...vous allez vomir attention!

anti - fn 2

Catherine Blein, candidate FN aux législatives dans le 22: «Plein de gens bien n’aiment pas particulièrement les Juifs»

Après notre enquête sur ses tweets et posts Facebook islamophobes, Catherine Blein, candidate FN aux législatives dans les Côtes-d’Armor, a pris le temps de nous appeler pour nous déverser un discours complotiste contre les Juifs, les homosexuels et les musulmans.
Plongée dans le FN dédiabolisé de Marine Le Pen.
Quand nous avons tenté de la contacter pour la première fois, elle était en pleine visite de Marine Le Pen en Bretagne. On voulait lui faire parler de ses tweets et statuts Facebook pleins de haine. Catherine Blein, conseillère régionale de Bretagne et candidate du FN aux législa-tives, s’exprime beaucoup sur les réseaux sociaux. Ses principales cibles? Les musulmans, les immigrés, les homosexuels et, de temps à autres, les Juifs. Des obsessions que nous avons mises en lumière dans un article détaillant ses activités sur les réseaux sociaux.
En fin de journée, Catherine Blein nous laisse un message. «J’ai à peine eu le temps de manger un bout de pâté, je vous rappelle. Je n’ai jamais fui mes responsabilités, vous pouvez m’appeler!» Le ton est enjoué, et visiblement, la candidate souhaite discuter. Nous la rappe- lons donc pour lui demander si elle n’est pas en décalage avec la dédiabolisation voulue par Marine Le Pen, avec qui elle vient de passer une partie de la journée.
fachos d'armor (anti-fn) dans Antifascisme

«Quand bien même ils seraient tous braves, ils sont trop nombreux»

L’avis de Catherine Blein sur les musulmans est assez simple: il y en a trop en France. Une vision qu’elle nous détaille, et qui relève, selon elle, du «bon sens»: «Je dis ce que je pense, je me sens droite dans mes bottes. Chez les musulmans, qui sont croyants à 90%, ils ne com- prennent pas ce que c’est que la laïcité. Ils ne peuvent pas comprendre comment s’adapter à la laïcité. Et je pense en effet que l’islam est incompatible avec notre République, avec notre civilisation. Donc j’applique le principe de précaution. Qu’il y ait quelques immigrés musulmans, ça ne me pose pas de problème. Mais pas plus.»
Les immigrés, c’est l’autre cheval de bataille de Catherine Blein. La conseillère régio- nale de Bretagne voit, dans l’immigration, une «invasion». Elle souscrit également à la théorie du «grand remplacement», qui voudrait que les instances européennes œuvrent au remplace- ment de la population blanche d’Europe par des populations immigrées d’Afrique et du Moyen-Orient. Une idée pourtant rejetée publiquement par Marine Le Pen.
Catherine Blein: Je ne suis pas le valet de Marine Le Pen. Quand bien même ils seraient tous braves, ils sont trop nombreux. Vous savez cette immigration, elle est voulue.
BuzzFeed News: Vous pensez que c’est programmé?
CB: Évidemment que c’est programmé! C’est fait dans le but de créer une espèce de race… une mixité qui nous fera disparaître en tant que peuple blanc européen.
BN: Mais c’est quoi l’intérêt?
CB: Le but suprême, c’est que les grandes entreprises, les multinationales prennent le pas sur tout et fassent de nous des consommateurs. On aura une race mondiale et internationale de consommateurs tous identiques.

«Vous verrez, Macron va aller dîner au Crif»

Dans l’un de ses posts Facebook, Catherine Blein blâmait l’UMP (c’était en 2013) et le Medef pour la crise migratoire. Elle accusait le parti de droite d’aller «prendre ses ordres chez les franc-macs et l’association des Juifs de France». Comme on ne voyait pas bien le rapport entre la crise migratoire et l’association des Juifs de France (qui s’appelle en fait le Crif), on a demandé à Catherine Blein de nous en dire un peu plus:
CB: Vous allez voir, Macron, quand il sera président, il va aller dîner au Crif. C’est un adoubement, une espèce de coutume qui a, à l’origine, une signification particulière.
BN: Ah bon, laquelle?
CB: Je ne vais pas en dire plus. Mais ça veut dire quelque chose.
BN: D’accord, mais quoi?
CB: Vous verrez.
On croit voir revenir la vieille rengaine du lobby juif qui tirerait les ficelles du jeu politique. Antisémite Catherine Blein? Nous n’obtiendrons pas de réponse claire à cette question, mais un long raisonnement sur les raisons de l’antisémitisme en France:
CB: On nous rebat les oreilles avec la Shoah. Il y a un deux poids deux mesures avec le génocide vendéen par exemple, alors qu’on passe son temps à nous culpabiliser avec la Shoah. Ça génère un antisémitisme qui n’est pas méchant. Je connais plein de gens bien qui n’aiment pas particulièrement les Juifs. Notamment chez les catholiques. Vous savez pourquoi?
BN: Euh, pas trop non.
CB: Parce que ce sont les Juifs qui ont poussé pour crucifier Jésus!
BN: C’était il y a 2000 ans quand même…
CB: Et alors? C’est quoi 2000 ans? Il peut y avoir une gêne du catholique vis-à-vis du Juif.

«Je n’ai rien contre les homos qui se tiennent dans leur coin»

Dernier sujet de conversation que nous avons abordé avec Catherine Blein: l’homosexualité. Dans un tweet récent, l’élue s’était en effet insurgée contre l’hommage rendu à Xavier Jugelé, policier assassiné sur les Champs-Élysées lors d’une attaque revendiquée par Daech. Au cours de l’hommage national qui lui a été rendu, son compagnon, Étienne Cardiles, avait livré un émouvant discours.
Pas pour Catherine Blein, qui avait alors jugé, en accord avec Jean-Marie Le Pen, que «toutes les occasions sont bonnes de faire entrer l’homosexualité dans nos vies». Une idée condam- née là encore par Marine Le Pen elle-même. Qu’importe, Catherine Blein assume pleine- ment.«L’hommage rendu à ce malheureux flic, c’était surtout pour faire la promotion de l’homo- sexualité. Vous savez moi je n’ai rien contre les homos qui se tiennent dans leur coin. Mais je suis contre le mariage par exemple. Un mariage, c’est entre un homme et une femme. Une famille, c’est un père, une mère, et des enfants. J’ai fait toutes les manifestations de La Manif pour tous.»
En guise de conclusion, Catherine Blein nous explique qu’elle «connaît des homos» qui comprennent parfaitement ses positions. «Ils savent qu’avec moi, on peut débattre, j’assume tout ce que je pense» explique l’élue dont «toute la famille vient d’Ordre Nouveau et d’Occident», deux mouvements étudiants d’extrême droite aujourd’hui disparus.
5 Mai, 2017 Paul Aveline
BuzzFeed News, France
https://www.bu

jeudi 4 mai 2017

        IMMUNITE OUVRIERE POUR       GAEL, YOAN, LOMIG et  KAOU.


         Le comité NPA LANNUON GWENGAMP BEAR appelle à participer au rassemblement contre la répression du mouvement social le SAMEDI 6 MAI à 11h00 devant la gare de GUINGAMP.Quatre militants opposants à la LOI TRAVAIL   sont cités à comparaître devant le tribunal de Guingamp le 12  mai PROCHAIN. La justice leur reproche d'avoir arrêté en gare de Plouaret plusieurs trains lors des journées de mobilisation contre la loi, ce sont des militants de NUIT DEBOUT Lannion et du collectif 'l'appel de Plouaret".
Le NPA et ses militants étaient également présents lors de ces actions, ils sont donc solidaires des personnes poursuivies nous renouvelons donc notre appel à manifester les 6 et 12 mai à Guingamp. 
Relaxe pour les militants poursuivis.
NOUS EXIGEONS L'IMMUNITE OUVRIERE tant que LE PEN et FILLON sont couverts par leurs immunités parlementaires.
Comité NPA Lannuon Gwengamp Bear

mercredi 3 mai 2017

OUEST FRANCE 

Guingamp. 1er mai : 250 manifestants, place de l’Échiquier


  • Ce jour, 250 personnes ont manifesté à Guingamp. 
    Ce lundi, vers 10 h 30, 250 manifestants se sont réunis place de l’Échiquier pour une mobilisation à l’occasion du 1er mai. 
Au total, 250 manifestants se sont réunis, ce lundi 1er mai, place de l’Échiquier, à Guingamp. Dans les rangs : la CGT, CNT, FSU mais aussi les Insoumis, le PCF…
L’union locale de la CGT, comme d’autres organisations, a appelé à « faire barrage à l’extrême droite. Lutter pour le progrès social et la démocratie », dimanche, au second tour de l’élection présidentielle. « Déjà l’an dernier, en plein conflit de la loi Travail, nous avions prédit la catastrophe. »



A l'occasion de cette manifestation du 1er mai, il y a eu de nombreuses prises de parole dont celle de l'Union locale de la CGT de Guingamp.
À l’issue des différentes prises de parole, un cortège s’est formé pour défiler jusqu’à la sous-préfecture.

Note du NPA: Sur Guingamp nous avons compté 330 manifestants

2EME TOUR



Contre l’extrême droite,

Contre les politiques anti-sociales qui la nourrissent,

C’est dans la rue qu’on imposera nos revendications !


Avec deux candidats totalement opposés au monde du travail, une chose est certaine : les jeunes, les travailleurs et les classes populaires ne seront pas représentés lors du 2ème tour de l’élection présidentielle. D’un côté, la fille du milliardaire Le Pen, raciste, xénophobe et homophobe. De l’autre, l’ex-banquier de la banque Rothschild, devenu conseiller, puis ministre de Hollande, au service du projet le plus libéral du capitalisme financier.

Le Pen, un danger mortel pour les travailleurs
Le Pen, tente de nous faire croire qu’elle est dans le camp des ouvriers et des employés, des exploités et des opprimés. Elle nous raconte même qu’élue, elle abrogerait la loi El Khomri. Mais on ne peut pas oublier qu’au printemps dernier, elle réclamait le durcissement de la loi Travail, en demandant l’interdiction des manifestations qui s’opposaient à cette loi. Elle s'est toujours opposée aux grèves et aux syndicats parce qu'elle est du côté des patrons !
Et c’est pour affaiblir notre camp social qu’elle attise la haine contre les populations immigrées afin de mieux diviser les travailleurs entre eux.  Face aux ravages de la mondialisation capitaliste, elle propose au patronat de privilégier la production « française », en se repliant derrière les frontières nationales. Mais sa recette ne résoudra en rien l’exploitation accrue que nous subissons et qu’elle ne remet pas en cause. Pire, pour maintenir ses profits, le patronat n’aura pas d’autres solutions que de s’en prendre violemment à nos salaires et à nos conditions de vie.

Macron creusera encore plus le lit de l'extrême droite
Dimanche, beaucoup voudront empêcher Le Pen d'être élue en votant Macron. Mais Macron ne sera pas un quelconque rempart contre l'extrême droite car il est le meilleur représentant des politiques d’austérité et de destruction des conquêtes sociales. Ces politiques qui sont justement la cause de la montée du Front National.
Ce Macron qui ne trouvait rien à redire, l’année dernière, quand le gouvernement envoyait ses flics casser les cortèges syndicaux et s’opposer brutalement à nos luttes. Cet ancien ministre de Hollande qui a étendu le travail du dimanche, facilité les licenciements économiques et réduit les recours aux prud’hommes pour les salariés.
Son programme, s’il est élu ? En finir avec les 35 heures, casser la Sécurité sociale, mener une nouvelle offensive contre les retraites, supprimer 120 000 fonctionnaires, achever la destruction du Code du travail. Pour prendre de vitesse toute réaction d’opposition à sa politique, il prévoit même de gouverner par « ordonnances », c’est à dire sans même passer par le parlement. Une sorte de « 49-3 » permanent !

Reprenons l’offensive sur le terrain des grèves et dans la rue
Quel que soit le candidat anti-ouvrier qui sortira vainqueur ce dimanche, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes pour défendre nos droits et imposer nos revendications.
La seule solution pour combattre l’extrême droite et l’empêcher d’accéder au pouvoir, c’est une contre offensive du monde du travail et de la jeunesse qui balaie sur son passage le pouvoir sans partage de la classe dirigeante et de tous ses serviteurs politiques. C’est un juin 36 ou un mai 68 qui aille jusqu’au bout, pour mettre fin à l’exploitation et à l’oppression du système capitaliste.

Pour préparer cet affrontement, pour organiser notre camp social face aux patrons et aux possédants, nous avons besoin de regrouper nos forces, de participer à toutes les mobilisations qui affirment que la solution non seulement ce ne peut être ni Le Pen ni Macon, mais qu'elle viendra de nous, de nos luttes et de notre capacité à prendre notre sort en main. C'est le sens de l'appel à manifester dès le 8 mai partout où nous le pourrons à l'appel des organisations et des collectifs « du front social » pour affirmer que c'est dans la rue « que ça se gagne » !

mardi 25 avril 2017


Ni la peste ni le choléra, c’est dans la rue qu’on 
gagnera !

Le capitalisme, c’est le racisme décomplexé ou le pillage par les patrons : la révolution nous coûtera moins cher !
Ce premier tour des élections présidentielles voit donc deux candidats totalement opposés aux intérêts des travailleuses et travailleurs se qualifier pour le second tour. D’un côté, Marine Le Pen, avec 21,7%, propose un programme d’attaques brutales contre les immigrés-e-s, contre les femmes, contre les LGBT… Ses propositions vont toutes dans le sens du patronat : nouveaux cadeaux fiscaux aux patrons, limitation drastique des droits syndicaux… Marine Le Pen collectionne les casseroles comme tous les autres politiciens. Si elle a pu obtenir un tel score, la responsabilité en incombe d’abord aux gouvernements successifs de droite comme de gauche : leurs politiques antisociales et racistes ont fait exploser le chômage et la précarité, et en semant la division parmi les travailleuses et les travailleurs, en se plaçant sur le terrain dicté par le FN au point de mettre en application certains points de son programme.
En face, ce sera donc Emmanuel Macron, en tête avec 23,9%. C'est le candidat de premier choix pour les milieux d'affaires et la grande bourgeoisie, lui qui a donné son nom ou inspiré des lois (loi Macron et Loi Travail) parmi les plus anti-ouvrières de ces dernières décennies. Aujourd’hui il prévoit d’aller toujours plus loin dans cette politique de guerre contre les jeunes et la classe ouvrière.
Ces deux candidats sont deux visages d’un même système : il n’y a strictement rien à en attendre ! Le capitalisme porte en lui la guerre, le chômage, la précarité ; il ne laisse le choix qu’entre le racisme totalement décomplexé et l’ultralibéralisme. La révolution nous coûtera moins cher !
Il faut une contre-offensive de notre camps social !
S’il y a bien un moment où les choses ont commencé à changer, où les puissants ont commencé à trembler pour leurs privilèges, c’est l’an dernier, lorsque des centaines de milliers d’entre nous sommes descendus dans la rue contre la loi Travail ! Ce mouvement a remis au centre du jeu la question sociale, alors que le gouvernement, la droite et l'extrême-droite avaient tenté de polariser le débat sur la déchéance de nationalité. La seule solution pour combattre l'extrême-droite et son influence, c'est en effet une contre-offensive du monde du travail et de la jeunesse, qui balayera sur son passage le pouvoir sans partage de la classe dirigeante et tous ses serviteurs politiques, un juin 36 ou un mai 68 qui aille jusqu'au bout, pour mettre fin à l'exploitation et à l'oppression du système capitaliste. Cette nécessité des luttes sociales, c’est cette politique qu’ont fait entendre les candidatures de Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, au-delà de leurs scores électoraux.
C’est pour cela que samedi 22 avril, 2000 travailleuses et travailleurs, jeunes, syndicalistes, militantes et militants d’associations, de collectifs… ont défilé pour le « premier tour social ». Toutes et tous ont affirmé une chose : le prochain gouvernement devra compter avec la rue, avec celles et ceux qui luttent. C’est cette dynamique que nous appelons à renforcer dans les jours à venir, en participant aux manifestations qui auront lieu contre le FN et en manifestant massivement le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs. Dans les deux cas, nous tenterons d’y apparaître avec toutes celles et ceux qui refusent le front républicain et la logique du moindre mal qui n’a en rien empêcher non seulement la montée des scores du FN mais aussi la propagation de ces idées et des politiques anti ouvrières des gouvernements qui se sont succédés. La seule solution pour combattre l’extrême droite et son influence, c’est une contre-offensive du monde du travail et de la jeunesse.
Être prêt-e-s à s'affronter jusqu'au bout à la bourgeoisie et à son État rend plus que jamais nécessaire de construire un parti anticapitaliste et révolutionnaire : un parti qui formule jusqu’au bout la stratégie capable d’imposer ce programme, cela rend plus que jamais nécessaire de construire le NPA.

dimanche 23 avril 2017

1er tour

Déclaration de Philippe Poutou le soir du 1er tour

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Nous tenons évidemment d’abord à remercier les électeurs et électrices qui ont choisi de voter pour nous. Par ce vote, ils et elles ont voulu exprimer le rejet d’un système de politiciens professionnels qui sont souvent corrompus et qui permettent que, dans ce pays, continue, de fait, à s’exercer le pouvoir des capitalistes et des banquiers. Ils et elles ont voulu affirmer que le changement se fera par les mobilisations et la rupture avec ce système.

Cette campagne a témoigné du gouffre qui sépare de plus en plus la population d’un système politique qui ne nous représente pas et qui, fondamentalement, ne prend pas en compte nos conditions de vie, pire qui les aggrave année après année... Tous ces politiciens représentent de moins en moins d’électeurs, notamment dans les quartiers populaires.

L'élément inédit de ce premier tour est l’absence au second tour des candidats du PS et et des Républicains. C’est le signe d’une grande crise politique que les deux partis qui ont gouverné le pays depuis 60 ans soient ainsi éliminés. Mais la présence au second tour de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron n’est pas une bonne nouvelle, et encore moins une rupture avec tout ce que nous subissons depuis des décennies.

Le FN se prétend un parti hors système qui défend les travailleurs, alors que c’est un parti capitaliste comme les autres, qui a autant de casseroles que les autres, qui ne se bat jamais contre les licenciements et les projets patronaux, qui protège les riches et frappe les exploitéEs. De plus, ce parti est un grave danger car, par le racisme, il attise la haine contre les populations immigrées et d’origine immigrée, et la division, visant à détourner les salariéEs de vrais responsables du chômage et de la misère.

L’autre candidat sera donc Emmanuel Macron, imposteur à plusieurs titres : il n’est pas un nouveau candidat hors système mais un rejeton des banques et de François Hollande, tout autant responsable que celui-ci de la politique que nous avons subie depuis cinq ans. Et il nous promet d’aggraver encore l’austérité et les inégalités.

Le score de Le Pen et la crise politique nous montrent l’urgence de reprendre nos affaires en main, de nous mobiliser. Bien plus encore qu’en 2002, ces prochains jours, ce n'est pas un « front républicain » mais une large mobilisation contre le Front national et les politiques libérales, en particulier de la jeunesse, qui est indispensable. Nous devons nous battre dans les entreprises et les quartiers, sans attendre le résultat du second tour.

Dimanche 7 mai, beaucoup voudront faire barrage au FN en votant Macron. Nous comprenons la volonté de rejeter le danger mortel pour tout progrès social et pour l'ensemble des droits, tout particulièrement pour les populations immigrées et d’origine immigrée, que représenterait l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen. Mais nous voulons rappeler que ce sont bien les politiques d'austérité et sécuritaires, en particulier quand c'est la prétendue gauche de gouvernement qui les a portées, qui restent la cause de la montée du FN et de ses idées nauséabondes. Macron n’est pas un rempart contre le FN, et pour faire reculer durablement ce péril, il n'y a pas d'autre solution que de reprendre la rue, contre l'extrême droite, mais aussi contre toutes celles et ceux qui, comme Macron, ont mis en place ou veulent imposer des mesures antisociales. Le NPA et ses militants se joindront aux manifestations contre le FN. 

À toutes celles et tous ceux qui ont refusé de voter ou à qui on refuse le droit de vote, à celles et ceux qui ont voté Mélenchon en pensant faire un vote de rupture, à celles et ceux qui ont voté LO, nous tenons à dire ce soir que plus que jamais, nous avons besoin d’une nouvelle force pour nous représenter : un parti qui représente nos intérêts, un outil pour nos luttes quotidiennes, pour en finir avec le système capitaliste, pour porter le projet d’une société débarrassée de l’exploitation et de toutes les oppressions.

Dans les semaines qui viennent, nous serons d’abord présents dans la rue le 1er Mai : pour témoigner de la solidarité internationale à l’heure où la France perpétue des interventions néocoloniales et où le boucher Assad continue de semer la mort, mais aussi pour défendre nos libertés démocratiques et nos droits sociaux. Au-delà, le NPA veut continuer à porter dans les villes et les quartiers populaires, dans les entreprises, dans les mobilisations, dans l’action quotidienne, la campagne que j’ai menée avec mes camarades depuis plusieurs mois. Car au soir de ce premier tour, l'avenir reste bien à la contestation de ce système, toutes et tous ensemble.

Paris le 23/04/2017