dimanche 16 juin 2019

gael gav

 

 





COMMUNIQUE DU NPA COMITE LANNUON GWENGAMP BEAR PEMPOUL

Notre camarade Gaël Quirante interpellé ce matin. Nous exigeons sa libération immédiate



Aujourd’hui, au petit matin, notre camarade Gaël Quirante, membre du comité exécutif du NPA, a été interpellé et placé en garde à vue. D’après les informations que nous avons, cette arrestation serait liée « à ses activités » d'animateur d'une grève de plus de 14 mois à la poste des Hauts-de-Seine. Une fois de plus, la police réprime les grévistes pour le compte de la Poste. Une fois de plus, la police montre son vrai visage : un bras armé au service du capital.
Le NPA exige la libération immédiate de notre camarade. Si la direction de la Poste croit pouvoir éviter les négociations et faire plier les grévistes et leurs soutiens en employant la répression la plus brutale, elle se fourre complètement le doigt dans l’œil.
Un rassemblement de solidarité est organisé ce dimanche à 12h devant la Sureté territoriale, 3-5 rue Riquet, Paris 19 (métro Riquet).

Guingamp  le dimanche 16 juin 2019

samedi 15 juin 2019

lannion 20 juin

JOURNEE MONDIALE DES REFUGIES  

LE 20 JUIN 2019 A LANNION

Rassemblement devant la Mairie à 11H30

Le comité NPA est signataire de l'appel. 


Manifestation de SAINT MALO pour les droits des  réfugiés et sans papiers. Crédit photo F.Lepage

vendredi 14 juin 2019

débat LO NPA

          FETE DE LUTTE OUVRIERE 2019

Le traditionnel "débat" NPA -LO s'est tenu lors de la fête annuelle de LO.
Gael QUIRANTE et Daniela COBLET représentaient le NPA. 
"Révolution Permanente" a fait une vidéo à cette occasion.
Vous pouvez la visionner ci dessous. 
Si la discussion est rude, et avec Gael elle l'est toujours, elle reste courtoise entre révolutionnaires et c'est un vrai débat d'idée.


mercredi 12 juin 2019

st malo

 MARCHE A L'OCCASION DU FESTIVAL DE   SAINT MALO

"ETONNANTS VOYAGEURS" 
 


Bonjour
Nous avons été accueillir cette marche à St Malo. Plusieurs camarades du NPA St Malo et de Rennes  étaient présents également dont certains assuraient la sécurité.
Daniel avait amarré son bateau sur le quai où étaient installé plusieurs châpitaux d"' Étonnants voyageurs" avec une belle banderole " SOS méditerranée".
Mais la manif n' a pas eu l' autorisation d' aller jusque là...par contre, la marche a été conviée à la maison du peuple par l' UL CGT. La CGT privés d' emploi de Rennes participait à la marche. 

Le soir, les marcheurs étaient invités par le festival et un très beau livre est sorti des ateliers d' écriture du quartiers de Maurepas à Rennes. Paroles de réfugiés et de précaires. En vente au prix de 8 euros si vous êtes intéressés.
Merci à notre camarade du NPA de Dinan pour cette information.



Et une photo plus ancienne, pour faire enrager les nationalistes de tous bords et rappeler que 
" prolétaires de tous les pays, unissons nous!..."
 

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santé

                                                EDITO DE LA SEMAINE


   IL Y A LE FEU DANS LE  SECTEUR DE   LA  SANTE  !...


Contre les capitalistes et le gouvernement à leur solde : construire l’unité de notre classe sociale !
Mobilisation inédite dans la santé ! 
 
Mardi 6 juin, des centaines de personnels hospitaliers, aides-soignants, infirmiers… ont manifesté dans tout le pays. Le collectif inter-urgence, qui s’est constitué afin de regrouper les différents services en lutte, a recensé 83 services d’urgence en grève. Le mouvement entamé en mars dans les services parisiens continue de faire tache d’huile : une nouvelle journée de manifestation est convoquée le 11 juin.
Il faut dire que la situation dans les hôpitaux, et particulièrement dans les services des urgences, est devenue plus que chaotique. Et comment pourrait-il en être autrement puisqu’entre 1996 et 2016, 95 services d’urgences ont été fermés ? En mai 2018, Agnès Buzyn annonçait 960 000 millions d’euros d’économies dans les hôpitaux, soit l’équivalent de 15000 suppressions d’emplois. Ces millions d’économies, ces fermetures de services, les personnels hospitaliers les vivent de plein fouet, avec l’allongement des files d’attente aux urgences, les patients hospitalisés dans les couloirs, les situations de tension avec les familles exaspérées…
Et que répond la ministre face à cette mobilisation inédite ? Par le mépris et la répression. Le 7 juin, elle s’en est pris aux personnels de l’hôpital Lariboisière qui, pour protester, s’étaient mis collectivement en arrêt maladie. « ça n’est pas bien », a-t-elle dit à leur adresse. Mais plus grave, à Lons-le-Saunier, c’est la police qui est venue directement chercher les infirmières chez elles, à une heure du matin !
Cette répression montre que le gouvernement est déterminé à ne pas céder aux grévistes. Pour le faire reculer, il faudra donc encore étendre la mobilisation, et notamment aux autres services, car les urgentistes ne pourront gagner seuls !

Dans les autres secteurs aussi, des luttes et des grèves !
Dans l’Education Nationale également, le gouvernement tance vertement les enseignants et les désigne à la vindicte populaire. En effet, ils ont osé appeler à la grève le 17 juin, premier jour des épreuves du bac ! Depuis des mois que les personnels de l’Education Nationale se mobilisent, le ministre Blanquer refuse de les écouter et n’use que d’une chose : la répression, comme au collège République de Bobigny, où des enseignants mobilisés sont victimes de mutations forcées. Mais malgré cela, les profs ne baissent pas la tête et ne se résignent pas. Pour la première fois depuis des décennies, ils parlent ouvertement de bloquer les examens !
Et dans les autres secteurs, les mobilisations continuent également. Le 4 juin dernier, c’étaient les cheminots qui montaient en manifestation à Paris pour dénoncer les conséquences des réformes désastreuses pour leurs conditions de travail. A la Poste, le nombre de bureaux et de centres de tris en grève ne cesse de s’allonger, notamment en Occitanie, avec des grèves qui durent depuis plusieurs semaines. 
 
Pour faire reculer les capitalistes… faire converger nos luttes et nos grèves !
Ces luttes, ces grèves, montrent la colère et la détermination qui existe dans notre classe sociale. Car oui, il y a des milliers de raisons de se révolter, de se mettre en grève, de lutter, lorsqu’on voit les inégalités engendrées par la société capitaliste. Alors oui, il faut lutter pour en finir avec ce système. Mais pour cela, il faudra bien davantage que des journées d’action cantonnées chacun dans nos secteurs. Face à un gouvernement qui se montre prêt à aller toujours plus loin dans la répression pour défendre les intérêts des capitalistes, la politique traditionnelle des journées d’action chacun dans nos secteurs ne peut suffire. Pour contrer les attaques des capitalistes, pour inverser la tendance et faire que la peur change de camp, nous avons plus que jamais besoin d’œuvre à l’unité de notre classe sociale, en faisant converger nos luttes et nos grèves. 
 
La prochaine attaque d’ampleur au service des patrons que prépare le gouvernement est une nouvelle réforme des retraites, pour nous faire travailler toujours plus longtemps et partir avec une pension toujours moindre. Peut-être que ce serait l’occasion, pour préparer un réel plan de bataille pour faire reculer le gouvernement, que les militants et militantes combatifs, les syndicalistes lutte de classe, etc… se rencontrent et discutent de comment œuvrer à cette unité de nos luttes et nos bagarres ?

Le comité du NPA Lannion Guingamp Bégard Paimpol.
Le 13 Juin 2019

mardi 11 juin 2019

BUZYN

PatientEs en danger, personnels épuisés : avec les hospitalierEs en grève, contre les provocations d’Agnès Buzyn !

Communiqué du NPA




Comme une maîtresse d'école faisant la morale à des enfants, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'en est prise aux personnels des urgences de l'hôpital Lariboisière, qui, en arrêt maladie, ne sont pas venus assurer leur service. « Ce n'est pas bien », a-t-elle déclaré, les accusant de « dévoyer ce qu'est un arrêt maladie » et tentant de les culpabiliser.
Le vrai scandale n'est pourtant pas que les personnels des urgences soient aujourd’hui en arrêt de travail. C'est au contraire qu'ils et elles ne l'aient pas été plus tôt, continuant à travailler par conscience professionnelle, afin d'assurer les soins et le service public, au mépris de leur santé physique et psychique, jusqu'à l'épuisement et dans des cas extrêmes jusqu'au suicide. 
Le vrai scandale est de n'apporter aucune réponse au mouvement de grève engagé depuis le mois de mars dans les services d’urgences, et qui touche aujourd'hui 80 d'entre eux. 
 « En général les soignants en grève viennent soigner avec un brassard pour assurer la continuité des soins » a déclaré la ministre. Le problème est qu'elle et son gouvernement se fichent totalement des grèves qui se multiplient, depuis des mois, dans les services hospitaliers quand les personnels continuent d'assurer les soins « avec un brassard ». C'est seulement quand les hospitaliers prennent tous les risques que le pouvoir commence à écouter. L'année dernière, au Rouvray, certains ont dû entamer une grève de la faim, tandis qu'au Havre d'autres se sont « perchés » sur le toit des urgences, pour que la ministre prête enfin attention à leurs revendications. Il faut qu'aujourd'hui que les personnels de Lariboisière, épuisés, ne viennent plus assurer leur service, pour qu'elle commence à réagir. 
Mais, franchissant un pas de plus dans la répression, elle n'a pas hésité à faire réquisitionner, à leur domicile, par la gendarmerie, les grévistes à Lons-le-Saunier, mesure habituellement réservée aux temps de guerre. 
Il est vrai que le recours à la police et à l'armée, semble être désormais la réponse privilégiée de ce gouvernement qui n'a qu'une hâte : reprendre et accélérer ses contre-réformes, dans la santé comme ailleurs. A. Buzyn veut à tout prix faire adopter avant l'été la loi santé, qui va lui permettre de fermer encore plus de services d'urgences, aggravant la saturation de ceux qui existent, tandis que les déserts médicaux continuent de s’étendre.
Les personnels des urgences ont raison de poursuivre et de faire monter le niveau de leur mobilisation, par tous les moyens dont ils et elles disposent, pour en finir avec la situation intenable de leurs services. Le NPA leur apporte son entier soutien à l'occasion de leur mobilisation du 6 juin, dans la perspective d'un mouvement de grève de l'ensemble des hospitalierEs, avec le soutien et la participation des usagerEs, pour enrayer la mécanique destructrice de Macron et de son gouvernement.
Montreuil, le 6 juin 2019.
                CONSEIL DEPARTEMENTAL DES COTES D'ARMOR



La CGT en action contre le projet de la « Modernisation Politique Routière ».

Quand le terme de "modernisation" cache la liquidation du service public


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Danger, la droite s'occupe de nos routes.
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Danger, la droite liquide le service public























Depuis un an, nous connaissons la trame du dossier visant à démanteler la politique routière du département.

Celui ci est composé de six chapitres:
usage du domaine routier,
viabilité du réseau,
entretien des chaussées ,
entretien des dépendances bleues et vertes,
entretien des ouvrages d'art et entretien
et gestion des équipements la route.

Au préalable les divers budgets de la collectivité ont réduit les crédits d'entretien et de travaux neufs de manière drastique. Ce qui ne poserait à la limite pas de probléme pour les travaux neufs, si une politique alternative au tout voiture était mise en œuvre.Mais la majorité de droite au CD n'a évidemment pas cette ambition environnementale...

Le « dialogue social » dont nous abreuve patronat et élus divers a été mis en œuvre.Voyons comment ?

En instaurant des groupes de travail thématiques où les organisations syndicales n'ont pas été intégrées, Pour éviter qu'elles ne perturbent les cénacles de bons penseurs.
Sur un an, l'administration a convoqué trois fois les organisations syndicales en groupe de travail paritaire pour présenter les points d'étape et écouter nos remarques, sans en tenir compte. Il ne faut quand même pas éxagéré, si ceux qui font le boulot donne leur avis...
Le 6 juin , le CHSCT et 2 Comités Techniques devaient se tenir sur une partie du dossier.
A l'appel de La CGT, une centaine d'agents principalement des routes,ont empêché le déroulement des séances en bloquant l'hémicycle du Conseil Départemental.

Depuis un an, la CGT n'a cessé d'alerter et de faire pression pour changer le cours des discussions retenant essentiellement que les missions de l'exploitation, voire ceux de la viabilité toute l'année, sont calées sur des moyens restreints en effectifs. Avec des organisations de travail atypiques et incohérentes misent en œuvre au regard des besoins en service public.
Quid de l'entretien des routes ! Va t on vers une externalisation future, une privatisation , un transfert aux communautés d'agglos ?

Les propositions de la collectivité vont :
du travail programmé dans l'astreinte viabilité hivernale, rémunéré en Indemnité de Sujétion Horaire et heures de nuit majorées,
la conduite à un par saleuse : je conduis, je téléphone, je sale, je rabote, je suis un surper man sur chaussée glisante...
la séparation l'hiver des interventions viabilité hivernale pure (salage,déneigement..) et des accidents, incidents  pour former le Service d'Intervention Routier annuel,
la mise en place de la main courante embarquée.

Et un sérieux doute plane sur la mise à disposition des véhicules de liaison en astreinte hivernale.Mais prenez donc votre voiture personnelle pour rejoindre votre lieu de travail alors que vous étes à la disposition de l'employeur du fait de votre sujétion en astreinte...

La CGT a déposé un préavis de grève et le personnel a répondu présent avec une très bonne participation d'agents de maîtrise et techniciens.
Le Comité Technique a été reconvoqué le lendemain et tous les syndicats ont voté contre le projet, y compris le groupe politique de l'opposition de « gauche ».

Suite au vote défavorable, un nouveau Comité Technique est convoqué le 20 juin et un nouveau préavis va être déposé pour couvrir les séances plénières du CD du 24/25 juin.
Lors de celle ci les délibérations doivent être prises.L'action est loin d'être finie, mais d'ores et déjà un pas dans la mobilisation est franchi pour les agents accompagnés par la CGT, dans l'unité avec FO, SOLIDAIRES, la CFDT….

Prochaine action le 20 juin....

Inutile de rappeller que la défense du service public départemental concerne tous les salariés et la population du département.Nous apprécions la convergenec grace à l'action syndicale avec nos camarades agents des routes de l'Etat au sein de la DIRO qui sont aussi engagés dans des actions pour défendre le service public sur les routes nationales.

Communiqué par Section Côtes d'Armor du SNPTRI CGT











lundi 10 juin 2019

rennes

RENNES COMITE NPA


Rennes : nouvelle victoire pour les migrantEs, la lutte continue


L’immeuble situé au 4, allée d’Estrémadure à Rennes, abrite une centaine de migrantEs depuis une réquisition organisée le 17 octobre. Après avoir été débouté une première fois, Archipel Habitat, bailleur social de la ville de Rennes, est revenu à la charge, avec un lourd dossier, pour demander leur expulsion. La justice ne lui a pas donné raison.
Un des arguments avancé par le bailleur pour justifier la demande d’expulsion est que des travaux de rénovation doivent commencer pour créer un centre d’hébergement d’urgence, qui n’abriterait que des familles avec enfants, et ce de façon non pérenne. Un projet flou qui n’est, pour l’instant, qu’un effet d’annonce de la Maire ­(présidente d’Archipel Habitat).

Soulagement 
Le délibéré du second procès a été rendu le 29 mai : deux mois supplémentaires ont été accordés aux habitantEs d’Estrémadure, mais il leur est demandé une indemnité de 3 600 euros par mois à compter du 1er juin. Comment peut-on demander de payer à des personnes qui n’ont même pas un toit et que l’on balade depuis des mois avec le couperet de la remise à la rue au dessus de la tête. C’est inacceptable et impossible !
Ce délai supplémentaire est toutefois un soulagement pour les habitantEs de l’immeuble et, le 29 mai au soir, les visages tendus ont fait place à des sourires.
Depuis l’occupation du squat de la Poterie (2017), il s’agit de la plus importante occupation d’un lieu par des migrantEs à Rennes. Un noyau d’habitantEs est toujours présent aux AG hebdomadaires, et aux actions.

La lutte est loin d’être finie
Le 30 juin, 130 personnes logées dans une tour vont se retrouver sans solution, un squat, à Thorigné-Fouillard, verra la fin de sa convention, et l’expulsion d’Estrémadure finira malheureusement par arriver. Nous emploierons ce délai pour agir face à une préfecture qui fait la sourde oreille et une mairie qui botte en touche et refuse de prendre ses responsabilités. 
Cette dernière refuse de loger les célibataires, les familles sans enfants, les familles dublinées.
Le NPA continue de rester mobilisé contre cette guerre menée à l’encontre des migrantEs, ici et ailleurs. Nous déploierons toutes nos forces contre cette politique criminelle et raciste !

Correspondant

vendredi 7 juin 2019

GREVE HOSTOS

LE TELEGRAMME

Lannion-Paimpol. Débrayages dans les hôpitaux. 


 Ce jeudi, les personnels du centre hospitalier de Lannion ont à nouveau mené une action pour redire le manque de moyens et l’urgence d’agir aux urgences. Nombreux sont ceux qui ont enfilé un tee-shirt noir et posé leurs blouses blanches à terre, le temps de quelques minutes ce midi. Un peu plus tôt dans la matinée, quelques-uns étaient sur le marché. À partir de lundi, des cafés-infos vont se tenir à l’accueil du centre hospitalier, pour échanger avec le grand public.


Les personnels du centre hospitalier ont enfilé un tee-shirt noir et posé leurs blouses blanches à terre, jeudi midi, pour signifier leur ras-le-bol face aux conditions de travail aux urgences.
À Paimpol, en réponse à l’appel national, la CGT a débrayé 50 minutes devant le centre hospitalier. A été mis en avant la défense des conditions de travail.

La CGT a débrayé, ce jeudi pendant 50 minutes, devant le centre hospitalier de Paimpol.


© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/l-actu-du-jour-plouisy-verreries-de-brehat-debrayages-06-06-2019-12304493.php#byG5XLlkde5HjeVr.99

mercredi 5 juin 2019

a et r



EDITO  DE LA SEMAINE



Tableau de Charles TILLON, la gréve des "penn sardin" de Douarnenez...


Le gouvernement et les patrons tapent fort mais on ne lâche rien !

Alors que se déroulait ce dimanche 2 juin la marche des Mutilés qui revendiquait l'interdiction du LBD 40 et des grenades contenant de la TNT, le secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Laurent Nuñez déclarait sur RTL : «Nous n’avons pas de regret sur la façon dont nous avons mené l’ordre public et la sécurité publique. (...) les choses se sont quand même globalement bien passées en matière d’ordre public» et « ce n'est pas parce qu'une main a été arrachée, parce qu'un œil a été éborgné, que la violence est illégale ». «Je ne présente pas d'excuses (...)». D'après David Dufresne, au 1er mai, on comptabilisait 1 décès, 268 blessures à la tête, 23 éborgnés, 5 mains arrachées, 95 journalistes visés ou entravés. Ainsi, au-delà du caractère abject des propos du secrétaire d'Etat, c'est surtout, derrière, le message qui est véhiculé : on continue et on est prêts à aller loin pour défendre les intérêts capitalistes. Mais malgré le contexte électoral qui a vu arriver en tête le Rassemblement National et l'annonce sans réserve du gouvernement de la poursuite de sa politique anti-ouvrière, le mois de juin s'emplit déjà de date de mobilisations.

La persévérance des combats contre la régression sociale.

Rien ne semble arrêter pourtant pour l'instant le flux continu de luttes qui touchent de nombreux secteurs. Le 4 juin les cheminots, le 11 juin les urgentistes et encore le 13 juin et surtout à partir du 17 les enseignants qui sont appelés à bloquer les examens pour poursuivre la mobilisation contre toutes les réformes Blanquer. Et cela en ne comptant que des dates à caractère national puisque dans les hôtels de luxe, chez les agents du nettoyage à la RATP, à la Poste, dans le commerce, il y a des combats réguliers contre la dictature patronale. Car les raisons de lutter explosent ! Dans la grande distribution, par exemple, plus de 30 000 emplois ont disparu depuis 2014 ; les grands groupes comme Carrefour, Casino et Auchan ont touché à eux trois, 522 millions d'euros d'aides en 2018 par le biais du CICE et d'exonérations de cotisations sociales. Ce qui ne les a pas empêché de supprimer plus de 10 000 emplois. La dernière annonce en date étant celle qui a éclaté au lendemain des élections européennes sur les 1000 licenciements à General Electric.
Toutes ces dates sont des points d'appui bien sûr pour les secteurs concernés et surtout pour leurs franges les plus combatives. Mais cela reste quand même un immense gâchis que de voir tout cet éparpillement alors qu'en face, ils restent pour l'instant bien soudés contre notre camp social.

S’unir pour ne plus subir !
A ce jour, toutes celles et tous ceux qui se battent et sont déterminés à ne rien lâcher sont sur le pont mais sans perspective de regroupement. C'est cela qu'il faut mettre en perspective dès maintenant pour la rentrée : contre la réforme des retraites et pour l'interdiction des licenciements, construisons notre plan d'action pour enfin gagner pour faire reculer Macron et ses amis 
les patrons!
Il faut en finir avec les journées d'action dispersées et diluées dans le temps ! Si de ce monde nous ne voulons plus, il va falloir le faire savoir toutes et tous ensemble et s'en donner les moyens. Nous avons besoin de l'unité et de la convergence de nos grèves, de nos blocages et de nos manifestations. Et surtout nous ne devons plus tergiverser à utiliser les modes d'action qui font vraiment peur au gouvernement et aux patrons... Les enseignantEs en colère discutent ainsi de plus en plus ouvertement de bloquer les examens, notamment le Bac, à partir du 17 juin ! Ils et elles ont raison ! C’est la première fois depuis des décennies qu’une telle action est envisagée. Cette menace de blocage il faut s'en sentir solidaires car elle exprime ce que nous devrions faire à l'échelle de toute la société et l'économie : mettre le grain de sable dans la machine et ainsi se donner les moyens de reprendre le contrôle sur nos vies et sur la marche de la société !