samedi 19 août 2017

roullier timac



                 PERMIS D'EXTRACTION DU SABLE 
                          EN BAIE DE LANNION.

Le Groupe ROULLIER brandit des menaces sur l'emploi sur son site de Pontrieux pour faire pression contre les opposants au permis d'extraction, qui rappelons le a été signé par un ministre de l'économie du nom..... d'Emmanuel MACRON.....
Le comité NPA évidemment s'associe aux associations qui luttes contre ce projet inutile et désastreux pour l'environnement. Mais nous nous associerons aussi à toutes les mobilisations pour conserver l'emploi des salariés de la TIMAC à Pontrieux. 
Forçons ROULLIER à remettre en service l'approvisionnement de l'usine par voie de cabotage maritime et non par voie routière.

 Ci après le communique d'EAUX ET RIVIERES de Bretagne


Communiqué : Pontrieux, CAN, TIMAC, sable coquillier et personnel



 La Compagnie Armoricaine de Navigation, filiale du grand groupe malouin Roullier, attributaire de la concession de sable coquillier en Baie de Lannion, s’apprêterait-il à licencier ou muter (encore) du personnel ?



  Depuis l’été 2016 cet armateur a vendu l’un de ses deux sabliers, le Côte d’Armor, à la Crimée. Sous le nom d’Amur, il désormais basé à Sébastopol. C’est pour la CAN, contrairement à son deuxième sablier, le Côtes de Bretagne, le plus petit qui a donc été vendu l’an dernier.

 Or, si le Côte d’Armor pouvait passer l’écluse de Pontrieux pour approvisionner directement la TIMAC en sable coquillier (Cf. aliments pour le bétail intégrant du calcaire venant de ce sable), le Côtes de Bretagne est lui trop grand et ne peut être déchargé qu’à Tréguier, ou sur le Légué-St Brieuc (outre Roscoff, St Malo, Quimper , …).

 L’usine de fabrication ne peut plus être alimentée de la sorte, MAIS que par la route désormais. Où sont passés là les beaux arguments du bilan carbone vantant les mérites du transport maritime ? Ceci, sachant que Pontrieux est, outre le siège de la CAN, une grosse usine de fabrication et un lieu de stockage important ?



 Un bateau en moins autorise des équipages de plus pour optimiser l’usage à la mer du sablier restant : bravo ! Mais, puisque nous suivons depuis plusieurs années les mouvements et temps d’extraction sur les diverses concessions de la CAN, nous mesurons bien qu’il n’en est rien ! Moins de sable coquillier notamment en ce 1er semestre 2017 et une inversion des matières extraites : 40% de sable coquillier et 60% désormais de granulats (dont une grosse partie de ce dernier fret vient des Chassirons (Nord de l’Ile d’Oléron) en Charente Maritime, pour très certainement le BTP.



 Et si aujourd’hui, le personnel administratif de la CAN avait reçu sa lettre l’avertissant qu’il faudrait choisir entre rallier St Malo, ou alors être licencié ? Il est à prévoir que l’on ferait alors porter le chapeau à l’opposition à l’extraction en baie de Lannion !



 En fait, l’agriculture et notamment l’élevage autonome (dont bovin) et les systèmes herbagers actuels (bonnes pratiques agricoles) limitent les cultures céréalières (ex : maïs), impliquent moins d’amendement et chaulage des sols. De ce fait la demande et les besoins en sable coquillier se réduisent. En outre, les stocks et concessions actuelles de sable coquillier de la CAN déjà renouvelées et confirmées (Duons, Cormorandière, Horaine) n’épuisent pas leurs quota vu la baisse avérée des besoins. On pourrait imaginer à terme la suppression du site de Pontrieux pour cause de difficulté à s’y rendre et aussi de rentabilité en regard d’une demande en baisse.



  Donc si tel était le cas, apprêtons nous à ne pas tout mélanger dans ces conjonctures et pressions sur le gouvernement, par d’éventuels chantages à l’emploi ou fermeture programmée. Le Groupe Roullier est un grand employeur à l’échelle internationale, qui pèse dans notre économie. Mais sachons aussi nous souvenir qu’il a notamment été condamné par l’Europe à 60 millions d’Euros d’amende pour une entente déloyale et concurrence illégale avec d’autres industriels de l’agro-business.



 Les besoins en sable coquillier de nos agriculteurs bretons sont structurellement en baisse et les stocks (y compris en maërl) ainsi que les autres concessions, les couvrent largement. Donc ne nous laissons pas leurrer par d’éventuels effets d’annonce à venir.


jeudi 17 août 2017

Ouest France

Extraction de sable. 2 000 personnes lancent un SOS à Trébeurden

  • Un superbe cliché, signé Trégor Drone.
    Un superbe cliché, signé Trégor Drone. 

Beau temps, belle mer et belle mobilisation sur le port de Trébeurden, ce dimanche matin. 2 000 personnes ont répondu à l’appel des associations et élus engagés dans la lutte contre l’extraction de sable en baie de Lannion. Ensemble, elles ont composé en lettres humaines un SOS, comme Save our sand. Et ceci, à 15 jours de la rencontre à Bercy d’une délégation trégorroise d’opposants, auprès du cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances.
« Prenez ce carton et placez-vous là, indique un placier au public. Quand le drone nous survolera, vous le brandirez. Et à nous tous, et vus de haut, on formera le message SOS, comme Save our Sand » Et il y avait du monde à placer, ce dimanche matin sur le port de Trébeurden qui était le théâtre d’une nouvelle mobilisation des opposants à l’extraction de sable en baie de Lannion.

« Laisser piller nos ressources ? »

Ils ont réussi leur pari en mobilisant 2 000 personnes, parmi lesquelles beaucoup de Trégorrois mais aussi des vacanciers. « Merci d’être si nombreux à venir défendre notre économie et notre environnement, leur a lancé Alain Faivre, le maire de Trébeurden. On ne peut pas laisser piller ainsi nos ressources, si fragiles et si près des côtes. Que laisserons-nous à nos enfants ? Que deviendront nos pêcheurs ? Que deviendrons-nous si nos fonds marins sont ainsi bouleversés ? Alors non, on ne se laissera pas faire. »

« Mobilisés même l’été »

Pour Alain Bidal, à la tête du collectif Peuple des Dunes, c’est un coup de semonce à 15 jours de la rencontre des opposants avec le cabinet du ministre Bruno Le Maire : « Nous faisons la démonstration que l’on reste mobilisé ».
Et Philippe Soufflet d’ajouter. « On en attend du concret, de cette réunion, avec la suppression pure et simple de ce décret d’autorisation de l’extraction de sable accordé à la Cie armoricaine de navigation (Can), en 2015 mais suspendu jusqu’au 1er septembre. Si ce n’est pas le cas, on ne sera pas en mesure de maîtriser la colère des gens. Les Bretons sont gentils, mais faut pas pousser. »

Pour SOS en lettres humaines pour demander le retrait du décret d'autorisation d'extraction de sable, signé en 2015.
Pour SOS en lettres humaines pour demander le retrait du décret d'autorisation d'extraction de sable, signé en 2015. | Trégor Drone




En brandissant leur carton, les 2 000 personnes ont formé les lettres SOS.
En brandissant leur carton, les 2 000 personnes ont formé les lettres SOS. | Céline Martin


Alain Faivre, le maire, de Trébeurden :
Alain Faivre, le maire, de Trébeurden : " On ne peut pas laisser piller ainsi nos ressources, si fragiles et si près des côtes." | Céline Martin


Le message SOS a rapidement pris forme.
Le message SOS a rapidement pris forme. | Céline Martin


Il y en avait, des écharpes tricolores. Le
Il y en avait, des écharpes tricolores. Le "gwen ha du" figurait aussi en bonne place. | Céline Martin


Elus, vacanciers, locaux, associations... Le cortège était très varié.
Elus, vacanciers, locaux, associations... Le cortège était très varié. | Céline Martin


La mobilisation était de mise sur le port de Trébeurden, ce dimanche matin.


Note du comité NPA: 
et voila le chantage commence de la part du groupe ROULLIER propriétaire de la CAN qui exploite le sable. Des " rumeurs" font état de la fermeture de l'usine de Pontrieux, 
Hier sous les pavés la plage, aujourd'hui sous le sable, les emplois....Une solution comme pour STX- St Nazer nationalisation expropriation de groupe Roullier .

nissan

Mississippi : Pourquoi les ouvriers de Nissan ont voté non



Traduction d’un article publié sur le site nord américain Labor Notes le 11 août 2017

Il ne faut pas se mentir : après une campagne de 12 ans pour organiser un syndicat dans l’usine Nissan de Canton, dans le Mississippi, le  refus de la    création d’un syndicat, par 2244 voix contre 1307,  est un échec. Malgré de multiples tentatives, l’UAW n’a pas encore réussi à gagner un vote dans l’une des usines d’un constructeur automobile étranger dans le Sud des États-Unis.
Le résultat du 4 août peut être expliqué par trois facteurs: la campagne anti-syndicale féroce de Nissan, l’échec du syndicat à construire une organisation forte à l’intérieur des ateliers, et la réticence des travailleurs de Nissan à risquer de perdre un travail qui paie beaucoup plus que les autres usines de l’État du Mississipi.
Les dirigeants de l’UAW avaient estimé que les données démographiques jouaient en leur faveur, puisque 80% de la main-d’œuvre de Nissan est noire, les travailleurs noirs étant, selon les données disponibles, plus susceptibles de voter pour un syndicat que leurs homologues blancs. Mais Nissan apporte des emplois bien rémunérés dans une zone où il y en a très peu, et même si les travailleurs de Nissan ont des salaires moins élevés que chez les les trois grands constructeurs automobiles nord américains, ils ont des salaires plus élevés que les autres ouvriers de cet état du Mississipi.
Selon Robert Hathorn, un responsable syndical, « les gens conduisent deux heures pour arriver à cette usine parce qu’ils n’ont jamais eu un emploi comme celui-ci auparavant ». Hathorn avait débuté comme temporaire il y a quatre ans, et fut ensuite employé directement par Nissan grâce au programme « Pathway » d’intégration dans l’entreprise.
Ces salariés « pathway » sont certes payés plus que les temporaires mais reçoivent des salaires plus bas et disposent de moins d’avantages que les travailleurs embauchés directement par Nissan lors de l’ouverture de l’usine en 2003. Alors quelL’UAW comptait sur la frustration de ces travailleurs « pathway »   mis en situation d’infériorité dans l’usine, beaucoup d’entre eux ne soutenaient pas le syndicat par peur de perdre ce qu’ils avaient. Selon  Bianca Cunningham, l’une des « volontaires » bénévoles de la campagne, « j’ai parlé à  de nombreux travailleurs qui m’ont dit :  » J’ai vécu dans une maison mobile avec ma femme et mes enfants et maintenant je travaille chez Nissan et j’ai une maison et un terrain et ma vie est meilleure. C’est vrai, peu importe la race. «
Nissan loue des voitures aux employés à des taux inférieurs au marché. La rumeur était que la création d’un syndicat signifierait la fin de ce programme – bien qu’il puisse être inclus dans un accord syndical.

La triple alliance anti syndicat.
Nissan, le personnel politique de l’état du Mississippi, et les groupes de défense des intérêts des entreprises se sont tous joints à cette croisade anti syndicale.
Avant le vote, la Commission nationale des relations du travail a déposé une plainte contre Nissan, détaillant les menaces illégales commises pendant des années par la société contre des employés syndicalisés. La plainte relève  que les cadres et contremaîtres de Nissan ont déclaré aux travailleurs, tant  en tête à tête qu’en petits groupes que l’usine pourrait fermer  si un syndicat y était autorisé.
« Ils ont effrayé beaucoup de détenteurs de cartes syndicales », selon Chip Wells, un ouvrier d’entretien qui avait été embauché peu de temps après l’ouverture de l’usine il y a 14 ans. Alors que pendant des années, il avait été actif dans le comité d’organisation du syndicat, quelques jours avant le vote, il a changé de position  sous la pression des collègues antisyndicaux, une décision qu’il regrette maintenant. La pression dans l’usine état intense, avec des vidéos anti syndicat passant en boucle. « Les membres de l’encadrement et des personnes  travaillant dans l’usine, mais n’étant pas salariés par Nissan portaient des chemises « Vote NO ». Membres de l’encadrement et responsables des ressources humaines ont tenu dans toute l’usine des réunions de 20 à 25 travailleurs chacune auxquelles il était obligatoire d’assister.
La Chambre de commerce du Mississippi et l’Association nationale des entreprises ont saturé les médias locaux de publicités. Une association financée par les frères milliardaires Koch, s’est impliquée, en envoyant 25 000 mails aux habitants de la région et en produisant vidéos et publicités radio donnant une image apocalyptique de l’avenir du Mississippi si les travailleurs de Nissan votent en faveur du syndicat. Le gouverneur Phil Bryant a déclaré la semaine précédant le vote: «Si vous voulez détruire votre emploi, et mettre fin à la production comme elle existe dans le Mississippi, commencez par développer des syndicats !».
« Vous avez déjà entendu parler de la puissance télépathique? C’était comme ça « , selon Hathorn. « C’était écrasant. Ils étaient dans nos têtes vingt quatre heures sur vingt quatre ».
Après une expérience similaire il y a trois ans et l’échec d’ un vote dans l’usine de Volkswagen à Chattanooga dans l’État du Tennessee, l’UAW aurait dû savoir que les entreprises et les politiciens du Mississippi ne seraient pas moins hostiles.

Pas de neutralité pour Nissan
L’UAW avait essayé de convaincre Nissan de rester neutre, comme l’avait fait Volkswagen. L’année dernière, le syndicat a accueilli Christian Hutin, un député de l’Assemblée nationale française, France, membre d’une mission d’enquête destinée à informer les travailleurs de l’intimidation antisyndicale régnant dans l’entreprise. Le gouvernement français est le plus grand actionnaire de Renault, qui détient 43% des actions de Nissan. Il ne semble pas que le gouvernement français ait pris des mesures utiles.
Le sénateur Bernie Sanders et l’acteur Danny Glover ont participé à la campagne : «Les droits des travailleurs sont des droits civiques». Mais lorsque les prédicateurs et les dirigeants des droits civiques ont demandé à Nissan une réunion pour discuter d’un scrutin «libre et équitable », Nissan n’a pas répondu. « C’est à cela que ressemblent les campagnes anti-syndicales agressives. Nissan n’abandonnera pas une campagne antisyndicale agressive simplement parce que vous dites qu’ils sont racistes », remarque Kate Bronfenbrenner, chercheuse à l’Université Cornell. « Vous devez organiser une campagne qui fasse que pour l’entreprise la lutte contre le syndicat lui coûte plus cher l’entreprise que l’autorisation du syndicat ».
L’UAW a fait pendant des années des dons généreux aux organisations communautaires de la ville de Canton.  Nissan, relayé par tous les anti syndicats,  a accusé l’UAW de financer les prédicateurs et ses partisans.

Le syndicat pas prêt
Le syndicat n’était pas préparé à cette offensive. Le comité d’organisation du syndicat était trop réduit et manquait de présence dans certains départements et équipes de travail de l’usine. « Nous ne pouvions pas couvrir tout le monde dans l’usine parce que le comité n’était pas assez grand et il y avait beaucoup de membres du comité n’étaient pas actifs comme ils auraient dû l’être », selon Jeremy Holmes, un travailleur de l’atelier de sellerie membre du comité depuis son entrée dans l’usine de Canton il y a six ans. « Probablement, seulement environ la moitié faisaient le travail qui devait être fait ».
Les membres du comité affirment qu’ils n’ont pas eu accès au recensement exact de qui était employé directement par Nissan ou pas, jusqu’à ce que la compagnie fournisse au syndicat la liste requise seulement quelques semaines avant le vote.
Les travailleurs temporaires employés par Kelly Services et d’autres organismes représentent jusqu’à 40 pour cent des 6 400 travailleurs. Beaucoup réalisent les mêmes emplois, mais pour moins de rémunération et moins d’avantages que les travailleurs directement employés par Nissan. Selon Holmes, « tout le monde dans l’usine porte des chemises Nissan et il y a tellement de gens qui travaillent pour des entreprises secondaires que vous ne savez pas qui travaille pour qui, si vous ne le leur demander pas ».
Les membres du comité d’organisation du syndicat ont voulu rencontré chaque salarié « admissible pour voter » pour discuter de leurs opinions  pro ou anti syndicats. Selon les membres du comité d’organisation, plus de 600 travailleurs  n’avaient pas été rencontrés par le syndicat le jour de l’élection.
Au contraire, Nissan a contacté tous les salariés. Selon Holmes, « ceux que nous n’avons pas rencontrés ont voté après avoir seulement entendu ce que Nissan avait à dire au sujet du syndicat ». Et selon Hathorn, membre du comité d’organisation syndicale depuis deux ans, « Au moment du vote, les travailleurs qui avaient signé une carte syndicale représentaient moins de la moitié des salariés ».
Tout aussi important, l’UAW a limité sa campagne à des déclarations plutôt qu’à  l’action revendicative. Une recherche a montré que les syndicats qui gagnent les élections sont ceux qui organisent les travailleurs pour s’occuper de leurs revendications. Cela signifie contester les actions injustes des contremaîtres avec des pétition ou des venues groupées dans leur bureau. Cela implique de prendre la responsabilité d’organiser et de représenter les collègues de travail avant qu’il n’ait été concéder le droit légal de le faire. En tout état de cause, les membres du comité d’organisation étaient trop intimidés pour parler même pendant les réunions d’ateliers convoqués par la direction de Nissan.

Et maintenant !
Quelque temps avant le scrutin, le vice-président de l’UAW a été accusé de recevoir d’énormes pots de vin de la part de Chrysler. Mais selon Hathorn, cette d’accusation n’a pas été un problème dans l’usine : « Aucun des anti syndicats n’a dit quelque chose à ce sujet ».
Selon Hathorn, « Les gens étaient vraiment terrifiés par la menace de  perdre leur emploi…Ils pensaient qu’ils allaient perdre aussi leur voiture en location ».
Et maintenant? « Nous allons vérifier l’application de toutes les promesses faites par l’entreprise. Nous allons toujours avoir nos réunions, encore parler aux employés, encore travailler avec la communauté, et nous préparer à engager de nouvelles actions. »



Note du comité NPA: 
voilà demain avec les ordonnances ce qui risque de nous arriver: l'impossibilité de créer un syndicat dans une entreprise, déjà que c'est un combat......

jeudi 3 août 2017

OUEST FRANCE

Coco de Paimpol. Les producteurs broient du noir.

 Note du NPA:

On commençait à ne plus y croire....Le feuilleton du coco paimpolais rentre dans sa saison été 2017. Avec encore une fois l'UCPT et la FDSEA en animateurs vedettes, pourchassées par les méchants syndicalistes de la ...CGT. Qui ont même réussi à faire alliance avec la pluie pour ruiner les paysans du Trégor Goelo.

Trop fort la CGT.... 

 

  • Hervé Guézou ne cache pas ses inquiétudes quant à l’avenir de ses champs de coco de Paimpol.
    Hervé Guézou ne cache pas ses inquiétudes quant à l’avenir de ses champs de coco de Paimpol. | Ouest-France
Yann CLOCHARD
 
Toujours plus de contraintes, une production en baisse, des agriculteurs inquiets : le coco de Paimpol se porte de plus en plus mal. Certains producteurs l’ont d’ailleurs délaissé en 2017.
Tête basse, Hervé Guézou entre dans son hangar. À cause de la pluie, impossible de ramasser le coco aujourd’hui. Une journée de travail perdue même si le coco a besoin d’un peu d’eau de temps en temps.
Hervé Guézou est responsable de la section régionale du coco de Paimpol et du haricot de Bretagne à l’Union des coopératives de Paimpol et Tréguier (UCPT). Agriculteur depuis 1984, il a vu la situation du coco se dégrader petit à petit, notamment ces dernières années.
« Sur 230 producteurs de coco, 32 ont arrêté en 2017, indique-t-il. Ils ont tous la peur au ventre. Nous étions à 1 000 ha l’an passé. Nous passons à 750 ha. Et moins nous produisons, moins nous intéressons la grande distribution. »
Le producteur de Pléhédel a dû lui-même revoir sa copie il y a deux ans : « J’étais à quinze hectares mais je suis passé à huit. Fut un temps, le coco représentait 40 % de mon chiffre d’affaires. » Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
Retrouvez notre rubrique Agriculture

120 kg en sept heures

Si les producteurs sont à la peine, c’est qu’ils ne sont pas aidés, selon eux. Par les syndicats, d’abord, qui ont modifié les conditions de travail des « plumeurs ». Un contrat est désormais obligatoire afin de cueillir le précieux haricot. Auparavant rémunérés au kilo, les saisonniers sont maintenant payés au Smic horaire, sur une base de 120 kg de coco ramassés en sept heures.
De nouvelles contraintes qui poussent les agriculteurs à trouver une autre main-d’oeuvre. « Chacun ne va pas au même rythme. Lorsque nous avons une personne qui récolte 100 kg en sept heures, nous ne pouvons pas la conserver. » Et chaque été, ils sont environ 2 000 à ramasser le coco.
Lire aussi : Coco de Paimpol payé à l’heure : les producteurs en colère

« Le coco est une AOP sur la sellette »

Hervé Guézou, lui, continue de faire appel à des locaux. D’autres emploient des personnes venant de l’autre bout de la France, voire de l’étranger. Se pose alors un autre problème : le logement, notamment en période estivale. « Il y a beaucoup de Polonais. Ils arrivent en groupe et louent une maison. Mais pour ceux venant d’une autre région et qui sont seuls, c’est difficile», concède Hervé Guézou.
Les agriculteurs se plaignent également des nombreux contrôles. « L’administration doit être plus conciliante. Lors d’un contrôle d’un inspecteur du travail, il faut que cela se fasse en bonne intelligence. C’est une saison de transition. Nous avons fait beaucoup d’efforts. Nous ne pouvons pas être parfaits dès la première année. »
Le Pléhédelais de 56 ans a hâte que la saison se termine afin de tirer un premier bilan. « Nous sommes craintifs pour la suite. Le coco est une AOP (Appellation d’origine protégée) sur la sellette. Si nous ne faisons pas une bonne saison, je pense que le coco risque bientôt de disparaître. » Un comble pour un produit censé être « protégé ».
Retrouvez tous nos articles sur les produits de nos régions

Des techniques d’écossage à l’essai

Actuellement, les agriculteurs ne peuvent descendre en dessous de 1,40 € le kilo de coco. Or, les distributeurs ont tendance à brader un produit de qualité. « Le coco reste un produit d’appel. Toutes les centrales veulent du coco mais ils sont exposés comme un produit basique. Nous avons des efforts à faire au niveau de la communication. »
Lire aussi : Paimpol. Hervé Guézou craint pour l’avenir du coco paimpolais

L’espoir repose aujourd’hui sur l’émergence de nouvelles technologies. Car le coco de Paimpol, plus fragile que les autres haricots, est encore vendu en gousse.
« Nous travaillons sur l’écossage pour donner une autre image du coco. Nous faisons actuellement des essais. Mais si nous voulons que le coco perdure, on n’y coupera pas. » De nouveaux procédés qui permettraient peut-être aux producteurs de regarder l’avenir plus sereinement.

mercredi 2 août 2017

amapa



 AIDE ET SOINS A DOMICILE

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’UNION DÉPARTEMENTALE CGT

des Côtes d’Armor

C’est avec un grand étonnement que l’union départementale CGT des Côtes d’Armor a lu, dans la presse datée du 28 juillet 2017, l’annonce faite par le Conseil Départemental de confier à l’Amapa la restructuration du secteur de l’aide et de l’accompagnement à domicile du Trégor.


En effet, si l’on se réfère au règlement de l’appel d’offre du Conseil Départemental, il est écrit que les candidats seront invités à une réunion de présentation de leur projet en septembre 2017. la CGT s’interroge donc sur le contenu de l’article de presse paru le 28 juillet dernier, dans lequel il est annoncé la structure qui a remporté l’appel, tout en critiquant la candidature de LTC.

Zone de Texte: C.G.T.  – 75-77 rue Théodule Ribot – 22000  SAINT BRIEUC  – Tél. 02 96 68 40 60 – Mail : accueil@udcgt22.fr

Qu’en est-il des échanges, des négociations et des réunions avec les candidats pour approfondir les points de chaque dossier ? Nous constatons que le règlement d’appel à candidature n’est pas respecté.

Le sujet est pourtant d’une importance notable : confier à un prestataire, en l’occurrence ici l’Amapa, un service d’aide et d’accompagnement à domicile jusqu’ici gérer par des structures associatives ou publiques communautaires. En d’autres termes, abandonner au secteur marchand un service public. A noter que l’Amapa vient d’obtenir, au grand damne des élus locaux, la gestion de Ti Jikour, SAAD de Plouaret-Prat.


La CGT rappelle que l’Amapa, l’Association Mosellane d’Aide à la Personne Agée, en grande difficulté financière en 2013, appartient depuis au groupe DocteGestio, présent sur les secteurs du médico-social, de la santé, de l’hôtellerie et de l’immobilier. Sa politique salariale et économique n’est pas non plus sans conséquence là où elle est implantée avec de nombreux conflits sociaux et des litiges portés devant les tribunaux des prud’hommes.


La CGT craint qu’une fois de plus, un service public bascule dans le secteur capitaliste avec les conséquences que l’on connaît sur la recherche de profit
Nous rappelons au conseil départemental que la différence entre le Service Public et un service AU public est fondamentale : CONTINUITÉ, (géographique et dans le temps), ADAPTABILITÉ aux besoins, ÉGALITÉ d’accès pour tous et ceci avec les moyens nécessaires à la satisfaction des besoins. 

Ce sont les conditions pour assurer la défense des intérêts de toutes les personnes âgées et dépendantes afin de répondre aux besoins sociaux de la population, avec des personnels qualifiés et pour lesquels les missions et les contraintes professionnelles sont reconnues (amplitudes horaires, flexibilité des plannings, déplacements fréquents…).


Note du comité NPA: nous ne pouvons que souscrire à la prise de position de la CGT 22 qui pose clairement l'enjeu du service public de la dépendance. Et qui rappelle la nécessité de répondre aux besoins sociaux des populations les plus âgées. Nous soutenons sans réserve la lutte et les actions des personnels soignants, auxiliaires de vie, employés  de toutes catégories des comités d'entraide. Ce blog relaie ces luttes régulièrement.

Nous rappellons que l'organisme AMAPA, et la société DOCTE GESTIO ont pour seul objectif de faire du profit sur la misère. La société DOCTE GESTIO est connue pour procéder dans tous les organismes qu'elle rachète à la  liquidation des acquis des personnels. Elle mène une politique antisyndicale dès qu'une opposition se fait jour.




 Un peu d'histoire:

En juillet1944 avant d'être enfermé dans la poche de Brest, les parachutistes de Ramcke, général désigné par Hitler pour tenir le grand port, tentent une sortie pour rejoindre le front allemand.

Pas de chance la Bretagne s'est insurgée, a décrété la levée en masse et les maquis tiennent solidement tout le centre Bretagne. 

Maquis essentiellement composés de FTPF et largement remuants....A tel point que le gouvernement gaulliste mettra plusieurs mois à"pacifier" ce secteur.  Encore va t il jouer de chance en enrôlant massivement les maquisards pour assurer avec une seule brigade américaine en appui, les combats autour de la poche de Lorient. Lorient ne capitulera que le....10 mai 1945.

Il est probable  si des milliers de  jeunes maquisards n'étaient pas devenus des fantassins, que l'armée de l'ombre du centre Bretagne aurait donné du fil à retordre aux gaullistes.

Voici dans "Ouest France" , le récit d'un résistant qui a participé au combat de "Milin Bich", le moulin de La Pie en Paule .  

note du comité NPA, sur la base des témoignages recueillis auprès d'anciens résistants.

                                    *

Paule. Le 29 juillet 1944, « j’étais de garde, j’ai entendu des bruits »


  • C’est un combat contre les Allemands qui a marqué l’histoire du Centre-Bretagne : le combat de la Pie, le 29 juillet 1944. Le Résistant Victor Guillossou s’en souvient, soixante-treize ans après.
    C’est un combat contre les Allemands qui a marqué l’histoire du Centre-Bretagne : le combat de la Pie, le 29 juillet 1944. Le Résistant Victor Guillossou s’en souvient, soixante-treize ans après. | Ouest-France
C’est un combat contre les Allemands qui a marqué l’histoire du Centre-Bretagne : le combat de la Pie, le 29 juillet 1944. Le Résistant Victor Guillossou s’en souvient encore, soixante-treize ans après. Témoignage.
Quand la guerre éclate en 1939, Victor Guillossou a 16 ans. Très vite, il comprend qu’il est nécessaire de s’engager dans la Résistance.
Il rejoint l’organisation des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en avril 1943.
 « Au début, mon rôle était de faire de la propagande, de recruter et de mener des actions contre l’occupant. »

« C’était normal d’agir »

Confection de tracts demandant aux agriculteurs de ne pas livrer de productions à l’ennemi, mise en place du drapeau tricolore sur le monument aux morts le 14 juillet 1943… « C’était normal d’agir. »
Sabotage, cartes d’identité… Victor Guillossou se souvient de ces nombreuses actions. Le 29 juillet 1944, il faisait partie du « bataillon Guy-Môquet, compagnie Scottet ». Il a alors 21 ans.
Ce jour-là, l’état-major allemand décide d’anéantir le bataillon Guy-Môquet, qui constitue un obstacle pour l’acheminement de renforts en Normandie.

« Une mitrailleuse nous tirait dessus »

« J’étais au manoir de Kerloguénic (à Paule) et j’étais de garde, se souvient l’homme de 93 ans, aujourd’hui président des Anciens combattants et Résistants. Ce matin-là, j’ai entendu des bruits du côté de Bellevue… »
« Une mitrailleuse nous tirait dessus, on a répliqué et on leur a détruit du matériel, on leur a imposé des pertes. Nous, on a perdu deux hommes au combat. Je n’ai jamais oublié ni cette journée, ni tous ces événements, et je sais que notre action a permis une libération plus rapide du Centre-Bretagne. »
Ce 29 juillet 1944, il fait nuit, une belle nuit d’été. Des camions allemands, tous feux éteints, avancent prudemment sur les routes, mais dans tout le secteur, ils vont se heurte à la Résistance.

144 victimes françaises

À Saint-Émilion (Paule), ce sont des accrochages avec un maquis du Morbihan ; à Saint-Jean (Plévin), les Allemands venus de Gourin sont stoppés. Et ainsi toute la journée.
À la Pie, au croisement, les renforts allemands sont attaqués par des éléments de la compagnie Ernest-Le Borgne et par des sections du bataillon Koenig. Les camions ennemis, stationnés sur le côté droit de la route, sont mis hors d’usage.
Le combat a fait 144 victimes françaises. La BBC de Londres annoncera, finalement, en soirée, cette victoire des maquisards.

mardi 1 août 2017

assemblée

Une étude très officielle qui démontre l'exclusion de notre classe de la représentation parlementaire. Une des explications de l'abstention? Sans doute mais loin d'être la seule...Note du comité.

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L’Assemblée ne compte quasiment plus de représentants des milieux populaires

12 juin 2017 - A quand la parité sociale à l’Assemblée nationale ? Employés et ouvriers représentent la moitié de la population active, mais seulement 3 % des députés.

Avant le scrutin du 18 juin, 2,8 % des députés étaient d’anciens ouvriers ou employés alors que ces catégories représentaient la moitié de la population active, selon les données du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) [1]. A l’inverse, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentaient 82 % des élus, cinq fois plus que leur part dans la population active. Compte tenu des candidatures présentées par les partis aux législatives de 2017 (et notamment de la composition des candidats La République en marche) cette situation ne changera guère dans la nouvelle Assemblée élue.
Les partis recrutent essentiellement parmi les diplômés. Pour être candidat, il faut appartenir aux réseaux du pouvoir et tisser des liens qui dépassent la sphère politique (amis, relations de travail, etc.), savoir et oser s’exprimer en public. Il faut également pouvoir consacrer de longues heures à la politique au-delà de son temps de travail pour s’investir dans les réunions où les enjeux de pouvoir se décident. Enfin, les salariés du privé sont très défavorisés : en cas d’échec après un premier mandat, rien ne garantit leur avenir professionnel.
Cette situation appelle deux remarques. Premièrement, l’absence des milieux populaires traduit une mutation des partis qui habituellement les représentaient du fait de l’effondrement du parti communiste et de l’embourgeoisement du parti socialiste. C’est à leur niveau, à gauche comme à droite, que l’écart se creuse. Deuxièmement, l’écart est considérable entre le débat suscité par l’absence des femmes au Parlement et celui, inexistant, sur la représentation des milieux populaires. Il n’existe par exemple aucun "Haut conseil à la parité sociale" en France. Pas plus que pour la représentation des sexes, celle des catégories sociales ne garantit une politique plus égalitaire ou plus juste, mais les ouvriers et les employés ne s’y expriment plus ne préoccupe pas vraiment les commentateurs.

Evolution de la représentation des catégories populaires à l’Assemblée nationale de 1871 à nos jours [2]

Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient 18,8 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVe République, qui comptait 98 députés venus de leur rang sur 522. Ce sera la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée nationale et jusqu’à aujourd’hui. En 1958, cette part était déjà revenue à 4,1 %. La poussée de la gauche aux élections de 1967 (Ve république) a conduit à une remontée à 9,2 % de l’ensemble ouvriers et employés. Une législature qui dure peu : l’Assemblée est dissoute en mai 1968. Par la suite, la représentation des catégories populaires ne va cesser de se réduire, alors que cet ensemble constitue toujours environ la moitié de la population active. Suite aux législatives de 2012, les onze députés ouvriers et employés représentent à peine 3 % de l’ensemble. En 2017, cette situation ne devrait pas évoluer.

Notes

[1Les députés de 2012 : quelle diversité ? - Les Notes de recherche - Cevipof, juillet 2012.
[2chiffres de Patrick Lehingue auteur de « Le vote. Approches sociologiques de l’institution et des comportements électoraux » - La Découverte, 2011- d’après les données de l’Assemblée nationale. Données 2012 : Cevipof.
Date de rédaction le 12 juin 2017