Le Groupe ROULLIER brandit des menaces sur l'emploi sur son site de Pontrieux pour faire pression contre les opposants au permis d'extraction, qui rappelons le a été signé par un ministre de l'économie du nom..... d'Emmanuel MACRON.....
Le comité NPA évidemment s'associe aux associations qui luttes contre ce projet inutile et désastreux pour l'environnement. Mais nous nous associerons aussi à toutes les mobilisations pour conserver l'emploi des salariés de la TIMAC à Pontrieux.
Forçons ROULLIER à remettre en service l'approvisionnement de l'usine par voie de cabotage maritime et non par voie routière.
Ci après le communique d'EAUX ET RIVIERES de Bretagne
Communiqué : Pontrieux, CAN, TIMAC, sable
coquillier et personnel
La Compagnie
Armoricaine de Navigation, filiale du grand groupe malouin Roullier,
attributaire de la concession de sable coquillier en Baie de Lannion,
s’apprêterait-il à licencier ou muter (encore) du personnel ?
Depuis l’été 2016
cet armateur a vendu l’un de ses deux sabliers, le Côte d’Armor,
à la Crimée. Sous le nom d’Amur, il désormais basé à Sébastopol. C’est
pour la CAN, contrairement à son deuxième sablier, le Côtes de Bretagne,
le plus petit qui a donc été vendu l’an dernier.
Or, si le Côte
d’Armor pouvait passer l’écluse de Pontrieux pour approvisionner directement la
TIMAC en sable coquillier (Cf. aliments pour le bétail intégrant du calcaire
venant de ce sable), le Côtes de Bretagne est lui trop grand et ne peut être
déchargé qu’à Tréguier, ou sur le Légué-St Brieuc (outre Roscoff, St Malo,
Quimper , …).
L’usine de
fabrication ne peut plus être alimentée de la sorte, MAIS que par la
route désormais. Où sont passés là les beaux arguments du bilan carbone vantant
les mérites du transport maritime ? Ceci, sachant que Pontrieux est, outre
le siège de la CAN, une grosse usine de fabrication et un lieu de stockage
important ?
Un bateau en moins
autorise des équipages de plus pour optimiser l’usage à la mer du sablier
restant : bravo ! Mais, puisque nous suivons depuis plusieurs années
les mouvements et temps d’extraction sur les diverses concessions de la CAN,
nous mesurons bien qu’il n’en est rien ! Moins de sable coquillier notamment
en ce 1er semestre 2017 et une inversion des matières
extraites : 40% de sable coquillier et 60% désormais de granulats (dont
une grosse partie de ce dernier fret vient des Chassirons (Nord de l’Ile
d’Oléron) en Charente Maritime, pour très certainement le BTP.
Et si aujourd’hui, le
personnel administratif de la CAN avait reçu sa lettre l’avertissant qu’il
faudrait choisir entre rallier St Malo, ou alors être licencié ? Il est à
prévoir que l’on ferait alors porter le chapeau à l’opposition à l’extraction
en baie de Lannion !
En fait,
l’agriculture et notamment l’élevage autonome (dont bovin) et les systèmes
herbagers actuels (bonnes pratiques agricoles) limitent les cultures
céréalières (ex : maïs), impliquent moins d’amendement et chaulage des sols.
De ce fait la demande et les besoins en sable coquillier se réduisent. En
outre, les stocks et concessions actuelles de sable coquillier de la CAN déjà
renouvelées et confirmées (Duons, Cormorandière, Horaine) n’épuisent pas leurs
quota vu la baisse avérée des besoins. On pourrait imaginer à terme la
suppression du site de Pontrieux pour cause de difficulté à s’y rendre et aussi
de rentabilité en regard d’une demande en baisse.
Donc si tel était le
cas, apprêtons nous à ne pas tout mélanger dans ces conjonctures et pressions
sur le gouvernement, par d’éventuels chantages à l’emploi ou fermeture
programmée. Le Groupe Roullier est un grand employeur à l’échelle
internationale, qui pèse dans notre économie. Mais sachons aussi nous souvenir
qu’il a notamment été condamné par l’Europe à 60 millions d’Euros d’amende pour
une entente déloyale et concurrence illégale avec d’autres industriels de
l’agro-business.
Les besoins en sable
coquillier de nos agriculteurs bretons sont structurellement en baisse et les
stocks (y compris en maërl) ainsi que les autres concessions, les couvrent
largement. Donc ne nous laissons pas leurrer par d’éventuels effets d’annonce à
venir.
jeudi 17 août 2017
Ouest France
Extraction de sable. 2 000 personnes lancent un SOS à Trébeurden
Un superbe cliché, signé Trégor Drone.
Beau temps, belle mer et belle
mobilisation sur le port de Trébeurden, ce dimanche matin. 2 000
personnes ont répondu à l’appel des associations et élus engagés dans la
lutte contre l’extraction de sable en baie de Lannion. Ensemble, elles
ont composé en lettres humaines un SOS, comme Save our sand. Et ceci, à
15 jours de la rencontre à Bercy d’une délégation trégorroise
d’opposants, auprès du cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de
l’Économie et des Finances.
« Prenez ce carton et placez-vous là, indique un placier au public.
Quand le drone nous survolera, vous le brandirez. Et à nous tous, et
vus de haut, on formera le message SOS, comme Save our Sand »
Et il y avait du monde à placer, ce dimanche matin sur le port de
Trébeurden qui était le théâtre d’une nouvelle mobilisation des
opposants à l’extraction de sable en baie de Lannion.
« Laisser piller nos ressources ? »
Ils ont réussi leur pari en mobilisant 2 000 personnes, parmi lesquelles beaucoup de Trégorrois mais aussi des vacanciers. « Merci d’être si nombreux à venir défendre notre économie et notre environnement, leur a lancé Alain Faivre, le maire de Trébeurden.
On ne peut pas laisser piller ainsi nos ressources, si fragiles et si
près des côtes. Que laisserons-nous à nos enfants ? Que deviendront nos
pêcheurs ? Que deviendrons-nous si nos fonds marins sont ainsi
bouleversés ? Alors non, on ne se laissera pas faire. »
« Mobilisés même l’été »
Pour
Alain Bidal, à la tête du collectif Peuple des Dunes, c’est un coup de
semonce à 15 jours de la rencontre des opposants avec le cabinet du
ministre Bruno Le Maire : « Nous faisons la démonstration que l’on reste mobilisé ».
Et Philippe Soufflet d’ajouter.
« On en attend du concret, de cette réunion, avec la suppression pure
et simple de ce décret d’autorisation de l’extraction de sable accordé à
la Cie armoricaine de navigation (Can), en 2015 mais suspendu jusqu’au 1er septembre.
Si ce n’est pas le cas, on ne sera pas en mesure de maîtriser la colère
des gens. Les Bretons sont gentils, mais faut pas pousser. »
Pour SOS en lettres humaines pour demander le retrait du décret
d'autorisation d'extraction de sable, signé en 2015. | Trégor Drone
En brandissant leur carton, les 2 000 personnes ont formé les lettres SOS. | Céline Martin
Alain Faivre, le maire, de Trébeurden : " On ne peut pas laisser piller
ainsi nos ressources, si fragiles et si près des côtes." | Céline Martin
Le message SOS a rapidement pris forme. | Céline Martin
Il y en avait, des écharpes tricolores. Le "gwen ha du" figurait aussi en bonne place. | Céline Martin
Elus, vacanciers, locaux, associations... Le cortège était très varié. | Céline Martin
Note du comité NPA: et voila le chantage commence de la part du groupe ROULLIER propriétaire de la CAN qui exploite le sable. Des " rumeurs" font état de la fermeture de l'usine de Pontrieux, Hier sous les pavés la plage, aujourd'hui sous le sable, les emplois....Une solution comme pour STX- St Nazer nationalisation expropriation de groupe Roullier .
Mississippi : Pourquoi les ouvriers de Nissan ont voté non
Transmis par la commission Auto Critique du NPA
Traduction d’un article publié sur le site nord américain Labor Notes le 11 août 2017
Il
ne faut pas se mentir : après une campagne de 12 ans pour organiser un
syndicat dans l’usine Nissan de Canton, dans le Mississippi, le refus
de la création d’un syndicat, par 2244 voix contre 1307, est un
échec. Malgré de multiples tentatives, l’UAW n’a pas encore réussi à
gagner un vote dans l’une des usines d’un constructeur automobile
étranger dans le Sud des États-Unis.
Le résultat du 4 août peut être expliqué par trois facteurs: la
campagne anti-syndicale féroce de Nissan, l’échec du syndicat à
construire une organisation forte à l’intérieur des ateliers, et la
réticence des travailleurs de Nissan à risquer de perdre un travail qui
paie beaucoup plus que les autres usines de l’État du Mississipi.
Les dirigeants de l’UAW avaient estimé que les données démographiques
jouaient en leur faveur, puisque 80% de la main-d’œuvre de Nissan est
noire, les travailleurs noirs étant, selon les données disponibles, plus
susceptibles de voter pour un syndicat que leurs homologues blancs.
Mais Nissan apporte des emplois bien rémunérés dans une zone où il y en a
très peu, et même si les travailleurs de Nissan ont des salaires moins
élevés que chez les les trois grands constructeurs automobiles nord
américains, ils ont des salaires plus élevés que les autres ouvriers de
cet état du Mississipi. Selon Robert Hathorn, un responsable
syndical, « les gens conduisent deux heures pour arriver à cette usine
parce qu’ils n’ont jamais eu un emploi comme celui-ci auparavant ».
Hathorn avait débuté comme temporaire il y a quatre ans, et fut ensuite
employé directement par Nissan grâce au programme « Pathway »
d’intégration dans l’entreprise. Ces salariés « pathway » sont
certes payés plus que les temporaires mais reçoivent des salaires plus
bas et disposent de moins d’avantages que les travailleurs embauchés
directement par Nissan lors de l’ouverture de l’usine en 2003. Alors
quelL’UAW comptait sur la frustration de ces travailleurs « pathway »
mis en situation d’infériorité dans l’usine, beaucoup d’entre eux ne
soutenaient pas le syndicat par peur de perdre ce qu’ils avaient. Selon
Bianca Cunningham, l’une des « volontaires » bénévoles de la campagne,
« j’ai parlé à de nombreux travailleurs qui m’ont dit : » J’ai vécu
dans une maison mobile avec ma femme et mes enfants et maintenant je
travaille chez Nissan et j’ai une maison et un terrain et ma vie est
meilleure. C’est vrai, peu importe la race. « Nissan loue des
voitures aux employés à des taux inférieurs au marché. La rumeur était
que la création d’un syndicat signifierait la fin de ce programme – bien
qu’il puisse être inclus dans un accord syndical.
La triple alliance anti syndicat.
Nissan, le personnel politique de l’état du Mississippi, et les groupes
de défense des intérêts des entreprises se sont tous joints à cette
croisade anti syndicale. Avant le vote, la Commission nationale des
relations du travail a déposé une plainte contre Nissan, détaillant les
menaces illégales commises pendant des années par la société contre des
employés syndicalisés. La plainte relève que les cadres et
contremaîtres de Nissan ont déclaré aux travailleurs, tant en tête à
tête qu’en petits groupes que l’usine pourrait fermer si un syndicat y
était autorisé. « Ils ont effrayé beaucoup de détenteurs de cartes
syndicales », selon Chip Wells, un ouvrier d’entretien qui avait été
embauché peu de temps après l’ouverture de l’usine il y a 14 ans. Alors
que pendant des années, il avait été actif dans le comité d’organisation
du syndicat, quelques jours avant le vote, il a changé de position
sous la pression des collègues antisyndicaux, une décision qu’il
regrette maintenant. La pression dans l’usine état intense, avec des
vidéos anti syndicat passant en boucle. « Les membres de l’encadrement
et des personnes travaillant dans l’usine, mais n’étant pas salariés
par Nissan portaient des chemises « Vote NO ». Membres de l’encadrement
et responsables des ressources humaines ont tenu dans toute l’usine des
réunions de 20 à 25 travailleurs chacune auxquelles il était obligatoire
d’assister. La Chambre de commerce du Mississippi et l’Association
nationale des entreprises ont saturé les médias locaux de publicités.
Une association financée par les frères milliardaires Koch, s’est
impliquée, en envoyant 25 000 mails aux habitants de la région et en
produisant vidéos et publicités radio donnant une image apocalyptique de
l’avenir du Mississippi si les travailleurs de Nissan votent en faveur
du syndicat. Le gouverneur Phil Bryant a déclaré la semaine précédant le
vote: «Si vous voulez détruire votre emploi, et mettre fin à la
production comme elle existe dans le Mississippi, commencez par
développer des syndicats !». « Vous avez déjà entendu parler de la
puissance télépathique? C’était comme ça « , selon Hathorn. « C’était
écrasant. Ils étaient dans nos têtes vingt quatre heures sur vingt
quatre ». Après une expérience similaire il y a trois ans et l’échec d’ un vote dans l’usine de Volkswagen à Chattanooga dans l’État du Tennessee, l’UAW aurait dû savoir que les entreprises et les politiciens du Mississippi ne seraient pas moins hostiles.
Pas de neutralité pour Nissan
L’UAW avait essayé de convaincre Nissan de rester neutre, comme l’avait
fait Volkswagen. L’année dernière, le syndicat a accueilli Christian
Hutin, un député de l’Assemblée nationale française, France, membre
d’une mission d’enquête destinée à informer les travailleurs de
l’intimidation antisyndicale régnant dans l’entreprise. Le gouvernement
français est le plus grand actionnaire de Renault, qui détient 43% des
actions de Nissan. Il ne semble pas que le gouvernement français ait
pris des mesures utiles. Le sénateur Bernie Sanders et l’acteur
Danny Glover ont participé à la campagne : «Les droits des travailleurs
sont des droits civiques». Mais lorsque les prédicateurs et les
dirigeants des droits civiques ont demandé à Nissan une réunion pour
discuter d’un scrutin «libre et équitable », Nissan n’a pas répondu.
« C’est à cela que ressemblent les campagnes anti-syndicales agressives.
Nissan n’abandonnera pas une campagne antisyndicale agressive
simplement parce que vous dites qu’ils sont racistes », remarque Kate
Bronfenbrenner, chercheuse à l’Université Cornell. « Vous devez
organiser une campagne qui fasse que pour l’entreprise la lutte contre
le syndicat lui coûte plus cher l’entreprise que l’autorisation du
syndicat ». L’UAW a fait pendant des années des dons généreux aux
organisations communautaires de la ville de Canton. Nissan, relayé par
tous les anti syndicats, a accusé l’UAW de financer les prédicateurs et
ses partisans.
Le syndicat pas prêt Le syndicat
n’était pas préparé à cette offensive. Le comité d’organisation du
syndicat était trop réduit et manquait de présence dans certains
départements et équipes de travail de l’usine. « Nous ne pouvions pas
couvrir tout le monde dans l’usine parce que le comité n’était pas assez
grand et il y avait beaucoup de membres du comité n’étaient pas actifs
comme ils auraient dû l’être », selon Jeremy Holmes, un travailleur de
l’atelier de sellerie membre du comité depuis son entrée dans l’usine de
Canton il y a six ans. « Probablement, seulement environ la moitié
faisaient le travail qui devait être fait ». Les membres du comité
affirment qu’ils n’ont pas eu accès au recensement exact de qui était
employé directement par Nissan ou pas, jusqu’à ce que la compagnie
fournisse au syndicat la liste requise seulement quelques semaines avant
le vote. Les travailleurs temporaires employés par Kelly Services
et d’autres organismes représentent jusqu’à 40 pour cent des 6 400
travailleurs. Beaucoup réalisent les mêmes emplois, mais pour moins de
rémunération et moins d’avantages que les travailleurs directement
employés par Nissan. Selon Holmes, « tout le monde dans l’usine porte
des chemises Nissan et il y a tellement de gens qui travaillent pour des
entreprises secondaires que vous ne savez pas qui travaille pour qui,
si vous ne le leur demander pas ». Les membres du comité
d’organisation du syndicat ont voulu rencontré chaque salarié «
admissible pour voter » pour discuter de leurs opinions pro ou anti
syndicats. Selon les membres du comité d’organisation, plus de 600
travailleurs n’avaient pas été rencontrés par le syndicat le jour de
l’élection. Au contraire, Nissan a contacté tous les salariés. Selon
Holmes, « ceux que nous n’avons pas rencontrés ont voté après avoir
seulement entendu ce que Nissan avait à dire au sujet du syndicat ». Et
selon Hathorn, membre du comité d’organisation syndicale depuis deux
ans, « Au moment du vote, les travailleurs qui avaient signé une carte
syndicale représentaient moins de la moitié des salariés ». Tout
aussi important, l’UAW a limité sa campagne à des déclarations plutôt
qu’à l’action revendicative. Une recherche a montré que les syndicats
qui gagnent les élections sont ceux qui organisent les travailleurs pour
s’occuper de leurs revendications. Cela signifie contester les actions
injustes des contremaîtres avec des pétition ou des venues groupées dans
leur bureau. Cela implique de prendre la responsabilité d’organiser et
de représenter les collègues de travail avant qu’il n’ait été concéder
le droit légal de le faire. En tout état de cause, les membres du comité
d’organisation étaient trop intimidés pour parler même pendant les
réunions d’ateliers convoqués par la direction de Nissan.
Et maintenant !
Quelque temps avant le scrutin, le vice-président de l’UAW a été accusé
de recevoir d’énormes pots de vin de la part de Chrysler. Mais selon
Hathorn, cette d’accusation n’a pas été un problème dans l’usine :
« Aucun des anti syndicats n’a dit quelque chose à ce sujet ». Selon
Hathorn, « Les gens étaient vraiment terrifiés par la menace de perdre
leur emploi…Ils pensaient qu’ils allaient perdre aussi leur voiture en
location ». Et maintenant? « Nous allons vérifier l’application de
toutes les promesses faites par l’entreprise. Nous allons toujours avoir
nos réunions, encore parler aux employés, encore travailler avec la
communauté, et nous préparer à engager de nouvelles actions. »
voilà demain avec les ordonnances ce qui risque de nous arriver: l'impossibilité de créer un syndicat dans une entreprise, déjà que c'est un combat......
jeudi 3 août 2017
OUEST FRANCE
Coco de Paimpol. Les producteurs broient du noir.
Note du NPA:
On commençait à ne plus y croire....Le feuilleton du coco paimpolais rentre dans sa saison été 2017. Avec encore une fois l'UCPT et la FDSEA en animateurs vedettes, pourchassées par les méchants syndicalistes de la ...CGT. Qui ont même réussi à faire alliance avec la pluie pour ruiner les paysans du Trégor Goelo.
Trop fort la CGT....
Hervé Guézou ne cache pas ses inquiétudes quant à l’avenir de ses champs de coco de Paimpol. | Ouest-France
Yann CLOCHARD
Toujours plus de contraintes, une
production en baisse, des agriculteurs inquiets : le coco de Paimpol se
porte de plus en plus mal. Certains producteurs l’ont d’ailleurs
délaissé en 2017.
Tête basse, Hervé Guézou entre dans son hangar. À cause de la pluie, impossible de ramasser le coco aujourd’hui. Une journée de travail perdue même si le coco a besoin d’un peu d’eau de temps en temps.
Hervé Guézou est responsable de la section régionale du cocodePaimpol et du haricot deBretagne à l’Union des coopératives dePaimpol et Tréguier (UCPT). Agriculteur depuis 1984, il a vu la situation du coco se dégrader petit à petit, notamment ces dernières années. « Sur 230 producteurs decoco,
32 ont arrêté en 2017, indique-t-il. Ils ont tous la peur au ventre.
Nous étions à 1 000 ha l’an passé. Nous passons à 750 ha. Et moins nous
produisons, moins nous intéressons la grande distribution. »
Le producteur dePléhédel a dû lui-même revoir sa copie il y a deux ans : « J’étais à quinze hectares mais je suis passé à huit. Fut un temps, le coco représentait 40 % de mon chiffre d’affaires. » Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Retrouvez notre rubrique Agriculture
120 kg en sept heures
Si
les producteurs sont à la peine, c’est qu’ils ne sont pas aidés, selon
eux. Par les syndicats, d’abord, qui ont modifié les conditions de travail des « plumeurs ». Un contrat est désormais obligatoire afin de cueillir
le précieux haricot. Auparavant rémunérés au kilo, les saisonniers sont
maintenant payés au Smic horaire, sur une base de 120 kg decoco ramassés en sept heures.
De nouvelles contraintes qui poussent les agriculteurs à trouver une autre main-d’oeuvre. « Chacun ne va pas au même rythme. Lorsque nous avons une personne qui récolte 100 kg en sept heures, nous ne pouvons pas la conserver. » Et chaque été, ils sont environ 2 000 à ramasser le coco. Lire aussi : Coco de Paimpol payé à l’heure : les producteurs en colère
« Le coco est une AOP sur la sellette »
Hervé Guézou, lui, continue de faire appel à des locaux. D’autres emploient des personnes venant de l’autre bout de la France, voire de l’étranger. Se pose alors un autre problème : le logement, notamment en période estivale. « Il y a beaucoup de Polonais.
Ils arrivent en groupe et louent une maison. Mais pour ceux venant
d’une autre région et qui sont seuls, c’est difficile», concède Hervé Guézou.
Les agriculteurs se plaignent également des nombreux contrôles.
« L’administration doit être plus conciliante. Lors d’un contrôle d’un
inspecteur du travail, il faut que cela se fasse en bonne intelligence.
C’est une saison de transition. Nous avons fait beaucoup d’efforts. Nous ne pouvons pas être parfaits dès la première année. »
Le Pléhédelais de 56 ans a hâte que la saison se termine afin de tirer un premier bilan. « Nous sommes craintifs pour la suite. Le coco est une AOP (Appellation d’origine protégée) sur la sellette. Si nous ne faisons pas une bonne saison, je pense que le coco risque bientôt de disparaître. » Un comble pour un produit censé être « protégé ». Retrouvez tous nos articles sur les produits de nos régions
Des techniques d’écossage à l’essai
Actuellement, les agriculteurs ne peuvent descendre en dessous de 1,40 € le kilo decoco. Or, les distributeurs ont tendance à brader un produit de qualité. « Le coco reste un produit d’appel. Toutes les centrales veulent du coco mais ils sont exposés comme un produit basique. Nous avons des efforts à faire au niveau de la communication. » Lire aussi :Paimpol. Hervé Guézou craint pour l’avenir du coco paimpolais
L’espoir repose aujourd’hui sur l’émergence de nouvelles technologies. Car le cocodePaimpol, plus fragile que les autres haricots, est encore vendu en gousse. « Nous travaillons sur l’écossage pour donner une autre image du coco. Nous faisons actuellement des essais. Mais si nous voulons que le coco perdure, on n’y coupera pas. » De nouveaux procédés qui permettraient peut-être aux producteurs de regarder l’avenir plus sereinement.
COMMUNIQUE DE
PRESSE DE L’UNION DÉPARTEMENTALE CGT
des Côtes d’Armor
C’est avec un grand étonnement
que l’union départementale CGT des Côtes d’Armor a lu, dans la presse datée du
28 juillet 2017, l’annonce faite par le Conseil Départemental de confier à
l’Amapa la restructuration du secteur de l’aide et de l’accompagnement à
domicile du Trégor.
En effet, si l’on se réfère au
règlement de l’appel d’offre du Conseil Départemental, il est écrit que les
candidats seront invités à une réunion de présentation de leur projet en
septembre 2017. la CGT s’interroge donc sur le contenu de l’article de presse
paru le 28 juillet dernier, dans lequel il est annoncé la structure qui a
remporté l’appel, tout en critiquant la candidature de LTC.
Qu’en
est-il des échanges, des négociations et des réunions avec les candidats pour
approfondir les points de chaque dossier ? Nous constatons que le
règlement d’appel à candidature n’est pas respecté.
Le sujet est pourtant d’une
importance notable : confier à un prestataire, en l’occurrence ici
l’Amapa, un service d’aide et d’accompagnement à domicile jusqu’ici gérer par
des structures associatives ou publiques communautaires. En d’autres termes,
abandonner au secteur marchand un service public. A noter que l’Amapa vient
d’obtenir, au grand damne des élus locaux, la gestion de Ti Jikour, SAAD de
Plouaret-Prat.
La CGT rappelle que l’Amapa,
l’Association Mosellane d’Aide à la Personne Agée, en grande difficulté
financière en 2013, appartient depuis au groupe DocteGestio, présent sur les
secteurs du médico-social, de la santé, de l’hôtellerie et de l’immobilier. Sa
politique salariale et économique n’est pas non plus sans conséquence là où
elle est implantée avec de nombreux conflits sociaux et des litiges portés
devant les tribunaux des prud’hommes.
La CGT craint qu’une fois de
plus, un service public bascule dans le secteur capitaliste avec les
conséquences que l’on connaît sur la recherche de profit.
Nous rappelons au
conseil départemental que la différence entre le Service Public et un service
AU public est fondamentale : CONTINUITÉ, (géographique et dans le temps),
ADAPTABILITÉ aux besoins, ÉGALITÉ d’accès pour tous et ceci avec les moyens
nécessaires à la satisfaction des besoins.
Ce sont les conditions pour assurer
la défense des intérêts de toutes les personnes âgées et dépendantes afin de
répondre aux besoins sociaux de la population, avec des personnels qualifiés et
pour lesquels les missions et les contraintes professionnelles sont reconnues
(amplitudes horaires, flexibilité des plannings, déplacements fréquents…).
Note du comité NPA:nous ne pouvons que souscrire à la prise de position de la CGT 22 qui pose clairement l'enjeu du service public de la dépendance. Et qui rappelle la nécessité de répondre aux besoins sociaux des populations les plus âgées. Nous soutenons sans réserve la lutte et les actions des personnels soignants, auxiliaires de vie, employés de toutes catégories des comités d'entraide. Ce blog relaie ces luttes régulièrement.
Nous rappellons que l'organisme AMAPA, et la société DOCTE GESTIO ont pour seul objectif de faire du profit sur la misère. La société DOCTE GESTIO est connue pour procéder dans tous les organismes qu'elle rachète à la liquidation des acquis des personnels. Elle mène une politique antisyndicale dès qu'une opposition se fait jour.
Un peu d'histoire:
En juillet1944 avant d'être enfermé dans la poche de Brest, les parachutistes de Ramcke, général désigné par Hitler pour tenir le grand port, tentent une sortie pour rejoindre le front allemand.
Pas de chance la Bretagne s'est insurgée, a décrété la levée en masse et les maquis tiennent solidement tout le centre Bretagne.
Maquis essentiellement composés de FTPF et largement remuants....A tel point que le gouvernement gaulliste mettra plusieurs mois à"pacifier" ce secteur. Encore va t il jouer de chance en enrôlant massivement les maquisards pour assurer avec une seule brigade américaine en appui, les combats autour de la poche de Lorient. Lorient ne capitulera que le....10 mai 1945.
Il est probable si des milliers de jeunes maquisards n'étaient pas devenus des fantassins, que l'armée de l'ombre du centre Bretagne aurait donné du fil à retordre aux gaullistes.
Voici dans "Ouest France" , le récit d'un résistant qui a participé au combat de "Milin Bich", le moulin de La Pie en Paule .
note du comité NPA, sur la base des témoignages recueillis auprès d'anciens résistants.
*
Paule. Le 29 juillet 1944, « j’étais de garde, j’ai entendu des bruits »
C’est un combat contre les Allemands qui a marqué l’histoire du
Centre-Bretagne : le combat de la Pie, le 29 juillet 1944. Le Résistant
Victor Guillossou s’en souvient, soixante-treize ans
après. | Ouest-France
C’est un combat contre les Allemands
qui a marqué l’histoire du Centre-Bretagne : le combat de la Pie, le
29 juillet 1944. Le Résistant Victor Guillossou s’en souvient encore,
soixante-treize ans après. Témoignage.
Quand la guerre éclate en 1939, Victor Guillossou a 16 ans. Très
vite, il comprend qu’il est nécessaire de s’engager dans la Résistance.
Il rejoint l’organisation des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en avril 1943. « Au début, mon rôle était de faire de la propagande, de recruter et de mener des actions contre l’occupant. »
« C’était normal d’agir »
Confection
de tracts demandant aux agriculteurs de ne pas livrer de productions à
l’ennemi, mise en place du drapeau tricolore sur le monument aux morts
le 14 juillet 1943… « C’était normal d’agir. »
Sabotage, cartes d’identité… Victor Guillossou se souvient de ces nombreuses actions. Le 29 juillet 1944, il faisait partie du « bataillon Guy-Môquet, compagnie Scottet ». Il a alors 21 ans.
Ce
jour-là, l’état-major allemand décide d’anéantir le bataillon
Guy-Môquet, qui constitue un obstacle pour l’acheminement de renforts en
Normandie.
« Une mitrailleuse nous tirait dessus »
« J’étais au manoir de Kerloguénic (à Paule)
et j’étais de garde, se souvient l’homme de 93 ans, aujourd’hui
président des Anciens combattants et Résistants. Ce matin-là, j’ai
entendu des bruits du côté de Bellevue… » « Une
mitrailleuse nous tirait dessus, on a répliqué et on leur a détruit du
matériel, on leur a imposé des pertes. Nous, on a perdu deux hommes au
combat. Je n’ai jamais oublié ni cette journée, ni tous ces événements,
et je sais que notre action a permis une libération plus rapide du
Centre-Bretagne. »
Ce 29 juillet 1944, il fait nuit, une
belle nuit d’été. Des camions allemands, tous feux éteints, avancent
prudemment sur les routes, mais dans tout le secteur, ils vont se heurte
à la Résistance.
144 victimes françaises
À Saint-Émilion
(Paule), ce sont des accrochages avec un maquis du Morbihan ; à
Saint-Jean (Plévin), les Allemands venus de Gourin sont stoppés. Et
ainsi toute la journée.
À la Pie, au croisement, les renforts
allemands sont attaqués par des éléments de la compagnie Ernest-Le
Borgne et par des sections du bataillon Koenig. Les camions ennemis,
stationnés sur le côté droit de la route, sont mis hors d’usage.
Le combat a fait 144 victimes françaises. La BBC de Londres annoncera, finalement, en soirée, cette victoire des maquisards.
Une étude très officielle qui démontre l'exclusion de notre classe de la représentation parlementaire. Une des explications de l'abstention? Sans doute mais loin d'être la seule...Note du comité.
**
L’Assemblée ne compte quasiment plus de représentants des milieux populaires
12 juin 2017 - A
quand la parité sociale à l’Assemblée nationale ? Employés et ouvriers
représentent la moitié de la population active, mais seulement 3 % des
députés.
Avant le scrutin du 18 juin,
2,8 % des députés étaient d’anciens ouvriers ou employés alors que ces
catégories représentaient la moitié de la population active, selon les données du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) [1].
A l’inverse, les cadres et professions intellectuelles supérieures
représentaient 82 % des élus, cinq fois plus que leur part dans la
population active. Compte tenu des candidatures présentées par les
partis aux législatives de 2017 (et notamment de la composition des candidats La République en marche) cette situation ne changera guère dans la nouvelle Assemblée élue. Les partis recrutent essentiellement parmi les diplômés. Pour être
candidat, il faut appartenir aux réseaux du pouvoir et tisser des liens
qui dépassent la sphère politique (amis, relations de travail, etc.),
savoir et oser s’exprimer en public. Il faut également pouvoir consacrer
de longues heures à la politique au-delà de son temps de travail pour
s’investir dans les réunions où les enjeux de pouvoir se décident.
Enfin, les salariés du privé sont très défavorisés : en cas d’échec
après un premier mandat, rien ne garantit leur avenir professionnel. Cette situation appelle deux remarques. Premièrement, l’absence des
milieux populaires traduit une mutation des partis qui habituellement
les représentaient du fait de l’effondrement du parti communiste et de
l’embourgeoisement du parti socialiste. C’est à leur niveau, à gauche
comme à droite, que l’écart se creuse. Deuxièmement, l’écart est
considérable entre le débat suscité par l’absence des femmes au
Parlement et celui, inexistant, sur la représentation des milieux
populaires. Il n’existe par exemple aucun "Haut conseil à la parité
sociale" en France. Pas plus que pour la représentation des sexes, celle
des catégories sociales ne garantit une politique plus égalitaire ou
plus juste, mais les ouvriers et les employés ne s’y expriment plus ne
préoccupe pas vraiment les commentateurs.
Evolution de la représentation des catégories populaires à l’Assemblée nationale de 1871 à nos jours [2]
Les catégories populaires (ouvriers et employés) représentaient
18,8 % des députés lors de la première législature (1946-1951) de la IVe
République, qui comptait 98 députés venus de leur rang sur 522. Ce sera
la représentation la plus forte depuis la création de l’Assemblée
nationale et jusqu’à aujourd’hui. En 1958, cette part était déjà revenue
à 4,1 %. La poussée de la gauche aux élections de 1967 (Ve république) a
conduit à une remontée à 9,2 % de l’ensemble ouvriers et employés. Une
législature qui dure peu : l’Assemblée est dissoute en mai 1968. Par la
suite, la représentation des catégories populaires ne va cesser de se
réduire, alors que cet ensemble constitue toujours environ la moitié de
la population active. Suite aux législatives de 2012, les onze députés
ouvriers et employés représentent à peine 3 % de l’ensemble. En 2017,
cette situation ne devrait pas évoluer.
[2] chiffres
de Patrick Lehingue auteur de « Le vote. Approches sociologiques de
l’institution et des comportements électoraux » - La Découverte, 2011-
d’après les données de l’Assemblée nationale. Données 2012 : Cevipof.