mercredi 11 décembre 2019

decla

Après les annonces provocatrices d’Édouard Philippe, amplifier les grèves et la mobilisations


Une provocation. Les annonces du Premier ministre Édouard Philippe sur la réforme des retraites confirment ce que les opposantEs à ce projet destructeur affirment depuis des semaines : le prétendu « système universel » se traduira par une baisse des pensions (avec la prise en compte de l’ensemble des carrières et non des meilleures années), un allongement de la durée de cotisation (avec l’âge dit « pivot » à 64 ans) et une « harmonisation » par le bas avec la destruction des conventions collectives (fin des « régimes spéciaux »). 
Malgré un discours mielleux sur la forme, durant lequel Édouard Philippe n’a cessé de répéter – et de galvauder – les mots « égalité », « solidarité », « répartition », « justice », c’est donc bel et bien à une déclaration de guerre, au monde du travail et à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent contre ce projet inique, que l’on a assisté. Même la CFDT parle de « ligne rouge franchie »… 
Face à cette déclaration de guerre et aux manœuvres du pouvoir, qui tente de diviser les salariéEs en mettant en concurrence les générations, les différents régimes, le public et le privé, la riposte doit être unitaire, massive et déterminée. Il s’agit de massifier le mouvement de grève reconductible et de l’étendre à toujours plus de secteurs, en s’appuyant sur les journées de mobilisation appelés par les organisations syndicales les 12 et 17 décembre, jusqu’au retrait total du projet de réforme. Les appels au 12 et au 17 ne doivent pas se résumer à des « journées saute-mouton », tactique qui n’a pas fonctionné ces dernières années : elles doivent permettre aux secteurs difficiles à mobiliser, en particulier dans le privé, de rejoindre le mouvement quotidien indispensable à la victoire. 
Le pouvoir a fait le choix de l’épreuve de force en affichant, une fois de plus, son mépris du monde du travail. Le niveau du rapport de forces à construire face à lui, qui dispose de forces de répression dont il fait un usage avec une violence inédite, est celui d’une grève de masse, qui regroupe tous les secteurs du monde du travail, vers un blocage du pays.
Faire reculer le gouvernement sur la réforme des retraites, ce serait remporter une victoire sur les politiques de régression sociale, et ouvrir la possibilité d’une contre-offensive des classes populaires pour construire une autre société. Tout est possible.
Montreuil, le 11 décembre 2019. 

dimanche 8 décembre 2019

COURBET

commune

CSSP 18 12

5 decembre bilan

Après un 5 décembre massif, pour nos retraites, construisons la grève générale


Avec entre 800 000 (selon la police) et 1,5 million de manifestantEs (selon la CGT), la première journée de grève contre la réforme de retraites a été particulièrement suivie jeudi. À Paris et dans de nombreuses villes de régions, on n’avait pas vu autant de monde dans les rues depuis longtemps, quelquefois depuis le grand mouvement de l’hiver 1995, ce qui est de bonne augure pour la suite…
Après la mobilisation massive, les petites manœuvres du pouvoir
Cette première journée de grève a été imposante dans beaucoup de secteurs, de services publics, et même dans certaines entreprises privées. À la SNCF, entre 60 et 90 % de grévistes selon les professions, avec 90 % des trains qui n’ont pas circulé. Tout autant mobilisés, les salariéEs de la RATP ont aussi voté largement dans leur AG la reconduction jusqu’à mardi. Dans l’éducation nationale, les taux de grève n’ont pas été aussi hauts depuis de nombreuses années : si le ministère annonce un peu plus de 40 % de grévistes, les syndicats décomptent environ 70 % de grévistes dans le premier et second degré, avec de nombreuses écoles totalement fermées jeudi et de nombreuses reconductions vendredi.
Du coup, il va falloir à ce pouvoir un peu plus que des petites manœuvres pour éteindre cette colère. Espère-t-il s’en sortir en présentant sa contre-réforme un peu plus tôt que prévu, dès le milieu de la semaine prochaine, comme il l’a annoncé jeudi ? Certains – parmi ses « partenaires sociaux » – se prêteront sans nul doute à ce petit jeu, alors qu’il n’y a rien à négocier : les grévistes veulent le retrait du projet, point barre.
Ni amendable ni négociable, retrait total du projet !
Loin de l’universalisme annoncé, le projet de contre-réforme Macron-Delevoye participe d’un plan global de destruction des systèmes de solidarité : le chacun pour soi et l’égalité dans la misère ! Calculer les pensions sur l’ensemble de la carrière, partir d’un salaire de référence plus bas, donc avoir une retraite plus faible, avec aussi une valeur du point variable qui pourra donc évoluer à la baisse... Les pensions mensuelles baisseront de plusieurs centaines d’euros.
À l’inverse, nous devons aussi nous battre pour maintenir un système par répartition et imposer de nouveaux droits : le retour à la retraite à 60 ans pleine et entière pour touTEs, 55 ans pour les métiers pénibles, un minimum retraite au niveau des minimas sociaux fixés à 1800 euros net, l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes… C’est possible en imposant une autre répartition des richesses et l’augmentation des cotisations patronales. Il n’y a aucun problème de financement... pour qui veut faire payer les capitalistes !
Un mouvement d’ensemble contre Macron
Pour construire le rapport de forces qui permettra de gagner, cette seule journée de grève ne suffit pas. Ce jeudi 5 décembre a marqué le début d’un mouvement de grève reconductible dans plusieurs entreprises et services publics mais, pour gagner, quel que soit notre secteur, public ou privé, nous devons nous poser dès maintenant la question de partir en grève reconductible.
Cette journée est une première étape, mais il faut donner des perspectives d’actions durables. Grèves, blocages, manifestations... nous devons coordonner nos actions, organiser des AG sur nos lieux de travail et d’étude ou à l’échelle de zones d’activités professionnelles. TravailleurEs, syndiqués ou non, Gilets jaunes, habitantEs des quartiers, chômeurEs, étudiantEs... une convergence des colères est aujourd’hui possible : construire un mouvement d’ensemble, avec une grève générale jusqu’au retrait de la réforme, pour en finir avec Macron et son monde.
Le vendredi 6 décembre 2019

10 novembre



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10 SUR LE 22



Grève dans les Côtes-d’Armor. 

À quoi faut-il s’attendre 

ce week-end et le 10 décembre ?

La CGT, Force Ouvrière, la FSU et Solidaires se sont réunis 
ce vendredi pour discuter des suites du mouvement de grève 
dans les Côtes-d’Armor.

À Saint-Brieuc, jeudi 5 décembre, la manifestation contre la réforme des retraites a rassemblé près de 7 000 personnes.

À Saint-Brieuc, jeudi 5 décembre, la manifestation contre la réforme 
des retraites a rassemblé près de 7 000 personnes. 

Les syndicats qui ont appelé à manifester le jeudi 5 décembre sont satisfaits de la mobilisation. Les leaders de la CGT, de FO, de Solidaires et de la FSU se sont réunis, vendredi à Saint-Brieuc, pour faire le bilan et discuter de la suite. Ils ont notamment évoqué la consigne, venue de Paris, de reconduire la grève et d’appeler à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle le mardi 10 décembre.

Des mobilisations dans chaque ville mardi

Il y aura « des appels à manifester par union locale », indique Matthieu Nicol, secrétaire général de la CGT. On devrait donc retrouver des manifestations à Lannion, Paimpol, Guingamp, Saint-Brieuc ou encore Dinan. À noter que la CFE-CGC, présente jeudi, ne s’inscrit pas encore dans la journée de mardi prochain
Le rassemblement briochin est prévu à 13 h 30, sur la place du Général-de-Gaulle (devant la préfecture), le défilé devrait rejoindre la maison temporaire du peuple et de la grève, installée au 75, rue Théodule-Ribot (local de la CGT). Dans les autres villes costarmoricaines, les manifestations devraient avoir lieu dans la matinée, « afin de permettre le covoiturage pour la manif de Saint-Brieuc », indique Force Ouvrière.

vendredi 6 décembre 2019

10 decembre



L' ECHO


Guingamp : nouvelle manifestation contre la réforme des retraites mardi 10 décembre

Une mobilisation contre la réforme des retraites est annoncée mardi 10 décembre à Guingamp.






Après le grand mouvement de grève du jeudi 5 décembre, la lutte continue pour les opposants à la réforme des retraites annoncée par le gouvernement Macron.
« Accentuer la pression »
A Guingamp par exemple, une nouvelle mobilisation est annoncée mardi 10 décembre par plusieurs syndicats, dont la CGT :
500 à 600 Guingampais étaient présents à Saint-Brieuc le 5 décembre. Cette fois, nous resterons à Guingamp pour manifester.
L’intersyndicale se rassemblera samedi 7 décembre à 11h pour déterminer le lieu et l’horaire précis de ce rassemblement du 10 décembre à Guingamp. 
L’objectif des syndicalistes est clair : « Accentuer la pression sur le gouvernement et obtenir le retrait de la réforme de retraite par points. »


Grève du 5 décembre : Plus de 3 000 personnes défilent à Lannion

Plus de 3 000 personnes ont défilé ce jeudi matin 5 décembre sur les quais du centre-ville de Lannion contre le projet de réforme des retraites.


Plus de 3000 personnes  ont défilé entre les quais à Lannion.
Plus de 3000 personnes ont défilé entre les quais à Lannion. (©Le Trégor )

Défilé très suivi dans le centre ville de Lannion, ce jeudi 5 décembre au matin, contre le projet de réforme des retraites. De mémoire de syndicaliste :
Il y avait longtemps qu’il n’y avait pas eu une telle mobilisation ».
Le dernier grand rassemblement sur les quais date de la mobilisation contre l’extraction de sable en baie de Lannion.


Pas de division

Plus de 3 000 personnes se sont rassemblées devant l’ancien tribunal avant de défiler entre les quais du centre-ville de Lannion. 
Une prise de parole a ouvert le cortège par la CGT, FO, FSU, Solidaires Trégor et CFE/CGC.
Si vous êtes là c’est que vous avez compris que ce gouvernement ne reculera devant aucune manoeuvre pour nous diviser. »

Le public et le privé dans la rue



Dans les rangs des manifestants, les syndicats bien sûr, ceux des grands groupes Orange et Nokia mais aussi l’éducation nationale y compris une délégation des établissements privés. Le centre hospitalier, le centre de météo spatiale et de bien d’autres organismes et sociétés du public comme du privé.

Etablissements privés et publics étaient dans la rue à Lannion.
Etablissements privés et publics étaient dans la rue à Lannion. (©Le Trégor)

Pour les délégués syndicaux, 
Le combat sera rude et sera long mais nous devons le gagner »

« On nous tire vers le bas »

Philippe et Béatrice, âgés de 65 et 47 ans, marchent d’un pas décidé. Déterminés. « C’est de la révolte et de la grosse colère », pointe le couple.
« On nous tire vers le bas. Tout ce qui a été construit par nos aînés, ils sont en train de le défaire. »

« On est là pour l’avenir de nos jeunes »

Huguette, 58 ans, est retraitée. « On est là pour l’avenir de nos jeunes. Il faut se battre pour les générations d’après ».
Comme celles des deux trentenaires, croisées peu après dans le cortège. « La réforme encourage les inégalités », dénoncent les deux enseignantes. Pour elles, la mobilisation massive de ce jeudi va bien au-delà de la réforme des retraites :
« Il y a un ras-le-bol général »

Intersyndicale vendredi pour la suite

Le défilé très fourni  mais très calme, certains regrettant l’absence de la jeunesse qui a défilé pour le climat, a fait le tour des quais avant de se rendre jusqu’au parking de Kermaria pour embarquer dans les cars et rejoindre la manifestation de Saint-Brieuc.
L’intersyndicale prévoit de se retrouver vendredi midi à la Maison des syndicats à Lannion pour voir quelle suite donner au mouvement.

La manif en slogans :

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