dimanche 15 novembre 2020

NOKIA NOVEMBRE

NOKIA LANNION : TOUT EST A NOUS, RIEN N'EST A EUX !

 

 

Notre collectif Lannion-ECAP soutient, depuis le début, les salariéEs  de Nokia dans leur lutte contre les licenciements, tant à Lannion qu'à Nozay.
Les annonces, sans engagement formel, de la direction de Nokia de réduire le nombre de licenciéEs de 250 est un scandale alors qu'une nouvelle fois l'Etat va accorder des subventions dans le cadre du plan de relance.Sans aucune contrepartie.
Le projet de centre de cybersécurité n’est qu’une promesse de Nokia. Il est simplement la reprise du projet annoncé lors de la vente d’Alcatel et jamais concrétisé.
Bizarrement les éluEs et collectivités locales deviennent silencieuses espérant limiter la casse ... Quelle illusion !...
Hélas la fin du processus de négociation interne, les 25 et 26 novembre, dans le cadre du PSE va nous rappeler à la réalité.
Lannion-ECAP milite depuis juin pour la « socialisation » de Nokia : une nationalisation puis une gestion collective par toutes les parties prenantes (État, salariés, élus locaux, clients, fournisseurs) intégrée au service public de l’électronique et de la téléphonie autour d'Orange-Lannion, et l' INTERDICTION DES LICENCIEMENTS.
Socialisation/Nationalisation évidemment sans indemnité, l'argent public reçu par Nokia depuis quatre ans valant largement le prix à payer.
Conscient des difficultés de mobiliser dans le cadre du confinement actuel, nous soutenons l'initiative lancée par l'intersyndicale de Nokia à travers une pétition en ligne, mais nous devons aussi manifester publiquement dans la rue, notre opposition à la liquidation de Nokia Lannion.
Lien vers la pétition de l’intersyndicale de Nokia : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-nokia-non-au-d%C3%A9mant%C3%A8lement-de-l-expertise-fran%C3%A7aise-sur-la-5g?redirect=false

 

Lannion-ECAP est un collectif composé de l’ANC-Lannion, CCCP-Trégor, Ensemble-Trégor et le NPA .

 

 

samedi 14 novembre 2020

burlot

En direct avec Hubert Coudurier et Thierry Burlot...Un grand moment d'information digne d'un journaliste qui pourrait postuler au prix "Albert Londres".


 

lundi 9 novembre 2020

revo

 

103 ANS APRÈS… TOUJOURS PAS D'AVENIR SANS RÉVOLUTION



Il y a 103 ans, le 7 novembre 1917 débutait en Russie ce qu’on appelle désormais la révolution d’octobre (commencée le 25 octobre du calendrier julien Russe). Cette #révolution a balayé l’état capitaliste russe, en permettant la démocratie réelle sous la forme d’assemblée de travailleurs/euses exerçant le pouvoir. Elle a permis l’avancée des droits des femmes, des homosexuels, des peuples opprimés par la Russie tsariste, a fait reculer la religion, éradiqué l’analphabétisme, et prouvé que la société capitaliste n’est pas une fatalité.

Cette révolution a eu des effets à travers le monde entier, de peur de la contamination révolutionnaire, tous les états capitalistes ont lâché des droits démocratiques et des avancées sociales aux travailleurs/euses.

Aujourd’hui, la révolution est plus que jamais d’actualité : les capitalistes et leurs gouvernements nous prouvent chaque jour leur incapacité à gérer la santé. Destruction des services publics, fermeture de lits, personnels soignants sous payés, confinement où l’écrasante majorité des travailleurs et travailleuses continuent d’aller travailler, sur l’autel de leurs profits, ce sont nos morts qui sont sacrifiés.

Mais les capitalistes sont également incapables de gérer leurs propres affaires : la crise sanitaire est doublée d’une crise économique qui pointait le bout de son nez bien avant la diffusion du virus. La crise sanitaire n’est qu’un accélérateur des massacres sociaux prévus par le patronat pour sauver son profit : licenciements massifs, chômage partiel payé par l’état, cadences infernales « pour sauver les entreprises », couvre-feux et nouvelles lois autoritaires pour encadrer les travailleurs/euses et la jeunesse. Les crises capitalistes et leurs mesures d’austérité et d’autoritarisme (seulement contre les travailleurs/euses) sont régulières et intrinsèquement liées à leur système de production et d’exploitation destiné uniquement à l’augmentation du taux de profit des grands patrons.

Profitant de leurs crises, les capitalistes et leurs gouvernements font monter à nouveau leur sauce réactionnaire, attaques racistes, islamophobie sur fond de fausse laïcité, restriction des libertés, banalisation à outrance de l’extrême droite, ils jouent à fond sur la division des travailleuses et des travailleurs.

Mais face à leur monde et leurs idées nauséabondes, nous ne nous laissons pas faire ! La révolution est plus que jamais d’actualité, mais pour qu’elle aboutisse et qu’elle dépasse celle de 1917, il faut des militants formés aux leçons du passé, actifs au sein des entreprises et de la jeunesse, et capable de prendre des initiatives pour approfondir et unifier les luttes! Cette tâche incombe en partie à notre organisation. Contactez et rejoignez le Nouveau Parti Anticapitaliste !

Que vivent la révolution d’octobre et ses idées, pour un monde meilleur débarrassé de l’exploitation et des oppressions !

COM GPA

                                GUINGAMP

 Note: la GPA est le nom de la communauté d'agglo Guingamp Paimpol.

 Guingamp-Paimpol Agglomération - De l'armor à l'argoat

Communiqué de presse du 6 novembre 2020


Le virus le plus mortel n'est pas le covid mais le capitalisme !...


Nos organisations, syndicats, collectif et parti, ne se reconnaissent pas dans le courrier au président Macron du 31 octobre dernier signé de six éluEs de la GPA, dont les maires des quatre plus grosses communes de la communauté d'agglomération.


En affirmant que ses éluEs ne toléreront « aucun relâchement dans les territoires dont nous avons la responsabilité et que des sanctions seront prises envers les irresponsables », la GPA accompagne la dérive autoritaire du gouvernement en place en jouant les supplétifs des fossoyeurs des libertés publiques sous couvert de la crise sanitaire.

Un comble pour des éluEs qui se prétendent de « gauche »...


Mais le meilleur restant à venir, nous lisons avec consternation que les éluEs de GPA apporte leur soutien et saluent :

« l'effort exceptionnel entrepris par le gouvernement, qu'il sache notre totale disponibilité pour mettre en œuvre les mesures de solidarité ».

Les petits commerçants et artisans sacrifiés aux appétits des grands groupes de la distribution apprécieront...


Nous voudrions savoir quelles « mesures de solidarité» entrevoit la GPA ?


*Les 100 milliards distribués au patronat,dont seulement 800 millions affectée aux politiques sociales ?

*Le pillage de 1 milliard du 1% logement social, organisme entièrement abondé par la richesse créée par les salariéEs?

*La mise en coupe réglée de la sécurité sociale dont les caisses se vident du fait des exonérations de cotisations sociales aux employeurs, au point que la question de la continuité du versement des pensions va se poser ?

*La gestion catastrophique de la pandémie du COVID et la fragilisation continue de l'hôpital public tant général que psychiatrique, et des diverses structures de santé dont l'aide à domicile et les EHPAD?

Nous avons noté l'absence totale lors des deux dernières mobilisations à l'hôpital des éluEs de GPA. Sans doute trop absorbés par leurs activités liées à leurs multiples casquettes?


Ce n'est pas en restreignant les libertés publiques en imposant un confinement qui n'en est même pas un, le travail continuant partout car il faut que les profits demeurent... Les enfants et les jeunes eux même envoyés à l'école sans précaution véritable hormis le masque et sans aucun moyen supplémentaire pour assurer leur sécurité (distanciation etc...) alors qu'ils sont aussi un vecteur parmi d'autres de circulation de la pandémie.


C'est en investissant massivement dans le secteur de la santé et de l'hôpital public que réside la solution.Or le gouvernement n'en prend pas la voie.


Le besoin est aujourd'hui de 100 000 lits supplémentaires, il faut dès maintenant organiser le recrutement de 100 000 personnels dans les hôpitaux. Quand aux EPHAD, 200 000 personnels supplémentaires sont nécessaires.

Sinon nous courons droit à la catastrophe, y compris par l'arrêt de la prise en charge des malades de toutes les autres pathologies.

Nous ne pouvons plus accepter qu'on restreigne nos libertés, notre vie sociale, alors qu'en parallèle rien n'est fait pour l'hôpital public.Nous ne pouvons plus accepter qu'on tente de nous faire croire que nos comportements individuels sont responsables de la majorité des contaminations en balayant d'un revers de main qu'elles ont lieu dans les transports et milieux professionnels.

Nous dénonçons les politiques hypocrites des préfectures concernant les plus précaires et les sans abris, ainsi que la diminution des moyens du secteur médico social engagée depuis des années.

Comment un sans abri peut il respecter un couvre feu sans toit ?


Les premières victimes sont encore une fois les précaires, avec un million de personnes supplémentaires passées sous le seuil de pauvreté depuis le débit de la crise. Ce sont également les femmes, pour qui le confinement peut entraîner de graves conséquences.

Pour tout cela, nous ne pouvons accepter les dernières mesures annoncées par le gouvernement sur la PLFSS( projet de loi de la sécurité sociale), il s'agit d'une économie de 4 milliards d'euros. Et nous ne pouvons pas non plus accepter qu'en parallèle une fois encore, on fasse payer par les plus pauvres un forfait de 18€ aux urgences pour des patients qui ne se feront pas hospitaliser.


Nous affirmons que la dégradation constante du vivant, les dérèglements environnementaux et climatiques restent des défis qui puisqu'ils ne sont pas relevés, nous préparent des nouvelles catastrophes sanitaires et sociales.


C'est debout que nous devons résister, pas en nous couchant devant Macron, son gouvernement et les intérêts capitalistiques.



Signataires :

UL CGT Guingamp

UL SOLIDAIRES Trégor Argoat

CGT SNPTRI Côtes d'Armor

Guingamp en commun/Kumun Gwengamp

comité Nathalie Le Mèl du NPA







toulouse

                                     TOULOUSE


5000 personnes à Toulouse pour une manifestation de confinement

  Rapports de force

« Respectez les gestes barrières », sur le camion qui préside la manifestation, Julien Terrié, manipulateur radio de la CGT du CHU de Toulouse rappelle les règles de base afin que la manifestation ne devienne pas un énième cluster. Face à lui : une foule comme on en a peu vu depuis mars dernier, y compris dans l’entre-deux-confinements. 5000 personnes selon la CGT du CHU de Toulouse, organisatrice de l’événement, défilent sur un trajet validé par la préfecture. Annoncée avant le reconfinement, la manifestation avait été rejointe par non moins de 18 organisations. Les manifestants exigent des moyens supplémentaires pour les hôpitaux ainsi qu’une autre gestion de la crise sanitaire. Elle unifie également de nombreuses luttes locales.

Celle du Droit Au Logement 31, par exemple, qui se bagarre actuellement contre la préfecture pour obtenir le relogement des habitants du 36 rue Roquelaine. Celle des personnes en situation de handicap, dont l’association Handi-socal dénonce la relégation au second plan depuis le début de la crise sanitaire, notamment en matière d’accès aux soins. Ou encore celle des salariés de l’aéronautique, qui voient leurs entreprises enchaîner plans sociaux sur plans sociaux. Réunis à 14h, les manifestants se sont dirigés vers la place Jean-Jaurès, bénéficiant d’un encadrement policier plutôt distant.

jeudi 5 novembre 2020

fabienne


Les Trente glorieuses ?

 de Fabienne Serbah Le Jeannic

Éditions du Croquant, 176 pages, 12 euros. Préface de Ludivine Bantigny.

Fabienne Serbah Le Jeannic nous fait visiter les années soixante au travers du regard d’une jeune Bretonne, Hélène, contrainte de quitter son pays d’origine pour travailler comme bonne à tout faire dans une riche famille bourgeoise parisienne. Les relations entre la jeune fille, sa collègue cuisinière, ses patrons et leurs enfants sont décrites avec sensibilité et finesse.

Face cachée des Trente glorieuses

Consacrer l’essentiel de sa vie à trimer pour les autres, essuyer leurs réflexions humiliantes, subir les avances d’un chef de famille qui croit pouvoir disposer d’un droit de cuissage sur ses domestiques, ce fut le sort de dizaines de milliers de femmes au cours de ces années qui n’ont été glorieuses que pour le capitalisme. Leur sort n’était guère plus enviable que celui des ouvriers immigrés qui ne quittaient l’usine que pour de sordides meublés et devaient raser les murs pour échapper aux rafles policières. Hélène va justement rencontrer au bal un de ces prolétaires expatriés et nouer une idylle avec lui. Mais c’est aussi l’époque de la guerre d’Algérie, des tortures et des massacres, Hélène doit supporter les réflexions méprisantes de ses nouvelles amies qui, bien que surexploitées comme elle par des patrons rapaces, considèrent tout de même qu’une fille honnête ne fréquente pas un Arabe. Tout comme ses parents et le curé de son village breton. Dans ce contexte de racisme exacerbé par la guerre, la vie des couples mixtes n’est pas facile.

L’écriture fluide de Fabienne Serbah Le Jeannic nous fait vivre cette aventure sans s’égarer en vaines fioritures. Celles et ceux qui ont vécu cette époque trouble s’y reconnaîtront, les plus jeunes découvriront l’une des faces cachées de ces trente glorieuses.

 

gael

Confinement. "Une gestion calamiteuse de la crise sanitaire", selon Gael Roblin, élu à Guingamp

Elu à Guingamp, Gael Roblin s'exprime sans langue de bois sur le reconfinement et apporte son soutien à l'hôpital et aux petits commerces de la ville.

Gael Roblin, conseiller municipal à Guingamp.
Gael Roblin, conseiller municipal à Guingamp. (©DR)

Gael Roblin, conseiller municipal à Guingamp, exprime, ce jeudi 4 novembre dans un communiqué, son point de vue sur la situation des commerces et des services publics à Guingamp, suite aux dernières mesures sanitaires imposées par le gouvernement. Il évoque aussi la situation des bénéficiaires de logements sociaux.

Inquiet pour les petits commerces

Gaël Roblin s’inquiète des effets du reconfinement pour les petites enseignes et commerces de proximité à Guingamp.

C'est la conséquence d'une gestion calamiteuse de la crise sanitaire au seul bénéfice des groupes capitalistes de la grande distribution et des mastodontes du net organisée par un pouvoir lointain et méprisant coupé des réalités locales qui ne prend pas en compte l’urgence écologique

Gaël RoblinConseiller municipal Guingamp en Commun

Le conseiller municipal (Guingamp en commun) souhaite que ces petites enseignes puissent rouvrir en respectant des protocoles sanitaires adaptés, « c‘est vital pour leurs salariés et pour le commerce local ».

Soutien au commerce local et à l’hôpital de Guingamp

Gaël Roblin évoque aussi « les appels de dernière minute » pour recruter du personnel hospitalier :

Le gouvernement a bien peu œuvré dans le domaine de la santé entre les deux vagues. Pourtant, les personnels de la santé, notamment à Guingamp se sont mobilisés régulièrement pour tirer la sonnette d’alarme entre les deux vagues pandémiques

Gael RoblinConseiller municipal à Guingamp

Après avoir fait ces constats pour le service public de santé, Gael Roblin évoque la situation des établissements scolaires : « Comment appliquer des protocoles sanitaires efficaces dans l’éducation alors que l’on ferme des classes, que l’on supprime des postes, que l’on coupe dans les budgets, que l’on travaille à l’étroit. De ce point de vue, les mobilisations du printemps en faveur du maintien de classes au collège Prévert à Guingamp, au collège Albert Camus à Grâces, contre la fermeture d’un poste prennent un autre relief ».


Nous écrivions hier, mercredi 3 novembre, sur actu.fr que Philippe Le Goff, maire de Guingamp, ainsi que plusieurs élus de la région, ont adressé une lettre à Emmanuel Macron pour s’opposer à la fermeture des commerces « non essentiels ». Mais, selon Gael Roblin, cela ne suffit pas :

Le ton du courrier des élus de GPA, Guingamp, Paimpol et Begard, Lanleff envoyé au président de la République est bien trop conciliant avec un pouvoir qui a une très lourde responsabilité dans la gestion pathétique de la crise sanitaire et dans la casse des services publics

Gael RoblinConseiller municipal à Guingamp

Le conseiller municipal de Guingamp en Commun note, toutefois, « la volonté sans aucun doute sincère de défendre en priorité les plus faibles ».

Le logement social

C’est pourquoi  il « invite ces élus, notamment Philippe Le Goff, président de l’office HLM Guingamp Habitat, à œuvrer pour que toutes les personnes bénéficiant d’un logement social sur notre territoire ayant des revenus impactés par le chômage partiel puissent bénéficier d’une suspension ou un remboursement des loyers toute la durée du confinement.