jeudi 7 novembre 2024

jeunes

 

Avec plus de 260 participants, le dernier week-end de formation du secteur jeunes du NPA-Révolutionnaires a été une réussite !

Les 19 et 20 octobre derniers, le secteur jeunes du NPA-Révolutionnaires organisait un week-end national de formation (WEF) à Paris pour faire le point sur la rentrée et l’actualité de nos perspectives révolutionnaires. Plus de 260 jeunes de toute la France ont participé à cette échéance riche de débats et d’échanges d’expériences qui ont été renforcés par la présence de deux délégations de camarades d’Izquierda Anticapitalista Revolucionaria (Izar) et du Conseil socialiste basque.

Des débats nécessaires pour intervenir dans une période polarisée

Le week-end s’est ouvert sur un débat introduit par nos camarades porte-paroles Selma Labib et Gaël Quirante sur la situation politique en France. Face à un gouvernement Macron-Barnier qui s’appuie sur l’extrême droite, comment lutter contre les vagues de licenciements qui percutent l’industrie ? Comment s’affronter à la nouvelle loi sur l’immigration prévue par Retailleau et Le Pen ? Les échanges entre camarades ont permis de relever un certain nombre de points d’appui pour celles et ceux qui veulent s’opposer au patronat, comme la politisation croissante d’une partie de la jeunesse ou les révoltes populaires en Martinique et Kanaky.

De la lutte contre le dérèglement climatique à la résistance face aux offensives racistes, en passant par la défense de l’auto-détermination palestinienne, les militantes et militants jeunes du NPA-Révolutionnaires ont défendu la perspective toujours vivante des idées marxistes révolutionnaires et la nécessité pour les communistes de chercher à intervenir dans la situation.

Ainsi, plusieurs ateliers ont été consacrés aux leçons du mouvement ouvrier : qu’est-ce que le marxisme ? Comment les fascistes ont-ils pris le pouvoir en Allemagne en 1933 ? Quelles sont les responsabilités des courants socialistes, staliniens et anarchistes dans l’échec de la révolution espagnole de 1936 ?

Aujourd’hui encore, nous nous réclamons du courant trotskiste et des expériences qu’il porte en héritage et qui nous semblent indispensables pour comprendre (et donc transformer) le monde du XXIe siècle.

Une nouvelle génération militante au NPA-Révolutionnaires

Ce WEF de la Toussaint 2024 constitue la première échéance (d’une longue liste !) prise quasi exclusivement en charge par la nouvelle direction du secteur jeune élue lors de notre 6e conférence nationale d’avril 2024. Sa réussite, tant par le nombre de participants et de participantes que sur le plan politique ou organisationnel, indique un rajeunissement et un renforcement de notre organisation, qui correspond à la politisation observée dans la jeunesse scolarisée ces dernières années, entre les manifestations de masse pour le climat ou contre le sexisme et les violences policières.

Stefan Ino

Pour voir des pléniers et introductions aux débats du Week-end de formation, rendez-vous sur notre chaine Youtube.

mercredi 6 novembre 2024

plerin

 

11 NOVEMBRE DEUX VISIONS DE L'HISTOIRE DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE 
ET DES CONSEQUENCES DE LA REVOLUTION D'OCTOBRE.


Le comité du NPA.R et le comité des "amis de la commune de Paris 1871,Trégor Argoat" diffuse en commun une réponse à un article paru dans le bulletin municipal de la commune de PLERIN intitulé "Qui sont les morts pour la France Plérinais". 

Vous trouverez en copie notre analyse sur le sujet. 

L'histoire ne doit pas être écrite que par les représentants de la bourgeoisie, le mouvement ouvrier a de tout temps
défendu sa vision des événements politiques, le célèbre livre de Karl Marx "la guerre civile en France" sur la commune de Paris en est une manifestation entre autres...

Le NPA.R 22 et les "amis de la Commune de Paris 1871", comité Trégor Argoat.










            MORT DANS UNE CROISADE CONTRE LE BOLCHEVISME 

Dans un article du bulletin municipal plérinais d'octobre 2024 consacré aux « morts pour la France » un encart évoque le décès du marin Louis Delaporte le 3 mai 1920. « Un cas à part qui mérite d'être souligné » nous dit Jean-Marie Bénier, premier adjoint au maire et ancien professeur d'histoire ; « il était marin sur l'aviso la Scarpe, une unité de la flotte française envoyée en Mer Noire combattre les révolutionnaires bolchéviques ; un conflit aujourd'hui oublié » ajoute-t-il. Oublié et peu glorieux conviendrait-il d'ajouter à l'exception des mutineries .
Ces mutinés qui, épuisés après la grande boucherie de la 1ère guerre mondiale, refusèrent de se battre et ceux pour qui la révolution d'octobre 1917 représentait un immense espoir d'émancipation pour la classe ouvrière. L'armistice à peine signé, le président du conseil Georges Clemenceau envoya des troupes aider les armées russes contre-révolutionnaires par peur d'une propagation de la révolution en France. Clemenceau surnommé le briseur de grèves car dans son passé de ministre de l'intérieur il réprima les mineurs de Courrières qui avaient vu périr 1100 des leur dans ce qui fut l'une des plus grandes catastrophes minière de l'histoire , révoqua les fonctionnaires syndiqués et fit tirer sur les ouvriers grévistes. Il y avait aussi en Russie des investissements français à sauvegarder et les richesses minières du Donbass à s'approprier. 
A la veille de la Grande Guerre 80% de la dette extérieure russe était détenue par des investisseurs français et la quasi totalité des emprunts russes étaient émis sur la place de Paris. 
Or , en février 1918, le gouvernement soviétique répudia toutes les dettes tsaristes ainsi que celles contractées par le gouvernement provisoire et expropria les avoirs capitalistes étrangers afin de les restituer au patrimoine national. 
L'intervention militaire directe de la flotte française en Mer Noire qui fut un fiasco avait pris fin depuis un an lorsque l'aviso la Scarpe fut bombardé et coulé par l'armée Rouge le 3 mai 1920. Ce navire qui fut le seul à ne pas arborer le drapeau rouge lors des mutineries d'avril 1919 était commandé par le capitaine de corvette Emile Muselier. Il semble que celui-ci engagea son bâtiment dans le chenal d'Otchakov passant outre les sommations d'usage de l'armée Rouge. 
L'équipage fut capturé quelques jours et Emile Muselier écopa d'un blâme à la suite de cet événement.

mardi 5 novembre 2024

NUM 21

 


EUSKADI


                             LE NPA REVOLUTIONNAIRES JEUNES AU PAYS BASQUE  

                                                                GORA EUSKADI

lundi 4 novembre 2024

URSS

 PUBLICATION DES AMIS DE LA COMMUNE DE PARIS

 comité Trégor Argoat



28 octobre 1924 : La France reconnait enfin L'Union des Républiques Socialistes Soviétiques

28 Octobre 2024Publié dans #ACTUALITES

La "Une" de "l'Humanité" du 29 octobre 1924
La "Une" de "l'Humanité" du 29 octobre 1924

La "Une" de "l'Humanité" du 29 octobre 1924

RAPP DE FORCE

                         SITE RAPPORTS DE FORCE

retraites Rassemblement national

Réforme des retraites : les syndicats face à la niche du Rassemblement national

Ce 31 octobre, à l’occasion d’une niche parlementaire, le Rassemblement national mettra l’abrogation de la réforme des retraites à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Un piège tendu à la gauche et au mouvement social, qui se trouvent face à un dilemme. Comment maintenir le cordon sanitaire face à l’extrême droite tout réaffirmant la volonté de faire tomber la réforme ?

Depuis quelques semaines, une proposition de loi (PPL) du Rassemblement national (RN) agite les esprits à gauche. Elle propose l’abrogation du report progressif de l’âge de départ en retraite de 62 à 64 ans, ainsi que de l’accélération de l’allongement de la durée de cotisation. En bref : l’abrogation de la dernière réforme des retraites. Le parti d’extrême droite la mettra à l’ordre du jour des séances publiques de l’Assemblée nationale, via sa niche parlementaire, ce 31 octobre.

A première vue, la proposition est séduisante, puisque les députés de gauche se sont battus contre la réforme des retraites en 2023. Mais elle exige de rompre le cordon sanitaire consistant à ne voter aucune loi émanant de l’extrême droite. La majorité des députés du NFP s’y refuse donc. D’abord le groupe socialiste, qui a déclaré ne pas voter (sans préciser s’il s’agit d’un vote contre ou d’une abstention) le texte du RN dès le 24 septembre. Puis le groupe La France Insoumise (LFI), qui, ce 23 octobre, a accusé, dans un communiqué, le projet de loi de porter en creux le démantèlement de la sécurité sociale. Une position appuyée par une note de blog de Jean-Luc Mélenchon. De son côté, le groupe écologiste n’a, à cette heure, pas de position commune sur le sujet. Enfin, le groupe Gauche démocrate et républicaine, qui comprend les neuf députés communistes, a déclaré ne pas donner de position commune.

Si ce sont bien les députés qui votent, le débat, lui, s’est exporté hors de l’enceinte de l’Assemblée nationale. Le 16 octobre, une tribune parue dans Le Média, signée par différents intellectuels de gauche, comme l’économiste Frédéric Lordon, le sociologue Bernard Friot, ou encore la prix Nobel de littérature Annie Ernaux, a appelé les députés du NFP à voter le texte du RN. Argument invoqué : ne pas « laisser le monopole de la lutte contre le néolibéralisme et la Macronie au RN ». Fers de lance de l’opposition à la réforme des retraites, les syndicats ont également été amenés à se positionner. 

« J’ai du mal à comprendre les camarades qui disent qu’il faut voter cette proposition de loi et je suis prêt à mener le débat avec eux », réagit Denis Gravouil, membre du bureau confédéral de la CGT.

Les deux principales confédérations (CFDT et CGT) ont ainsi décidé d’affirmer leur opposition au texte du RN. Avant tout parce qu’il n’apparaît pas comme un moyen crédible de faire tomber la réforme des retraites. « La PPL RN est une arnaque. Qu’elle soit votée ou non à l’Assemblée, son parcours ne durera pas plus de 24 heures. Elle ne sera pas reprise au Sénat puisque RN n’y dispose d’aucun groupe  », affirme Denis Gravouil. Même discours du côté de la CFDT. « C’est une niche qui n’a pas de parcours législatif. Elle ne sera jamais mise à l’ordre du jour au Sénat et il n’y aura jamais de vote  », appuie Yvan Ricordeau, secrétaire général adjoint de la CFDT.

Les syndicats soulignent un autre point de désaccord technique : le financement. « Le RN veut financer sa PPL par une taxe sur le tabac…c’est typiquement ce que l’on propose quand on n’a aucune volonté réelle de financer une réforme  », tacle le cégétiste. « Cette taxe sur le tabac montre bien qu’on est sur une simple mesure d’affichage. Si on la prenait au sérieux, cela voudrait dire qu’il faudrait tripler le prix du paquet de cigarettes et que le nombre de fumeurs reste constant  », poursuit le cédétiste. Le financement bancal de la PPL du RN l’exposerait en outre  à l’article 40 de la constitution. Ce dernier empêche les parlementaires de proposer des lois qui diminuent les ressources publiques et peut être mobilisé par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance).

dimanche 3 novembre 2024

ratp

 

La mise en concurrence de lots de bus RATP n’est pas la concurrence entre les travailleurs

Dans quelques mois, le secteur des bus de Paris et sa petite couronne sera « ouvert à la concurrence ». Fini le monopole de la RATP. De fin 2025 à 2026, la gestion des dépôts et des salariés sera transférée à des entreprises privées, des groupes comme Transdev (dont la Caisse des dépôts est encore l’actionnaire majoritaire) ou à la RATP elle-même à travers sa filiale Cap Île-de-France. Cette ouverture à la concurrence, préparée depuis 15 ans par le patronat du secteur et les responsables politiques à son service, en France comme en Europe, est une offensive pour rendre les travailleurs plus flexibles encore et répondre aux besoins des patrons. Diviser les réseaux d’exploitation en lots gérés par différentes filiales est un prétexte pour tenter de casser les conditions de travail, abaisser les salaires, s’attaquer aux syndicats en les divisant eux aussi par lots et plus directement pour tenter de contrer les réactions des travailleurs. Parce que, oui, les travailleurs du transport se sont illustrés dans bien des bagarres pour leurs conditions de travail et leurs salaires de façon souvent locale, mais aussi à une échelle plus nationale comme lors des mouvements contre les réformes des retraites.

Le Monopoly des transports

La majorité des réseaux de transport ont déjà été ouverts à la concurrence. Dans de nombreuses villes et régions, le patron du réseau de bus, de tram ou de métro est une des filiales de Keolis, Transdev, RATP Dev ou d’un de leurs concurrents implanté localement. Les collectivités publiques conservent la main, via des autorités organisatrices (comme Île-de-France Mobilités) qui organisent les appels d’offres tous les cinq à sept ans. L’exploitation du réseau est ensuite confiée à l’opérateur privé qui prétend proposer la meilleure offre au meilleur coût, c’est-à-dire celui qui saura le mieux exploiter les travailleurs.

Pour la RATP et la SNCF, le patronat et l’État ont décidé de prendre davantage de temps au vu de la complexité et la taille des réseaux de transport et de la combativité de leurs salariés. Dans ces entreprises, l’ouverture à la concurrence est étalée sur 15 ans. Elle va donc procéder mode de transport par mode de transport et même lots de ligne par lots de ligne pour éviter une réaction d’ensemble des travailleurs. À l’heure où l’urgence écologique devrait amener au développement des transports en commun et à leur gratuité, la logique capitaliste conduit à l’inverse. Découper en lots l’organisation des transports est pourtant une absurdité sur tous les plans.

Les attaques sur les conditions de travail ont déjà commencé !

La direction de la RATP n’a pas attendu 2025 pour mener des attaques contre les conditions de travail pour permettre à ses filiales ou à leurs concurrentes de tirer le plus de profits possibles dans les prochaines années.

L’accord signé en janvier 2023 – à la veille de la mobilisation contre la réforme des retraites – par FO et l’Unsa a augmenté de manière considérable le temps de travail des machinistes : six jours de repos en moins, quarante minutes de travail en plus par jour, des possibilités plus importantes de mettre des services en deux fois avec des journées de 13 voire 14 heures d’amplitude. Pour faire accepter ces reculs, la direction et les syndicats signataires prétendent que les machinistes sont augmentés de 290 euros net mensuels. En réalité, c’est une compensation très en deçà de l’augmentation du temps de travail, et pour une partie de cette compensation, c’est le refléchage d’une prime. Les machinistes embauchés depuis janvier 2023 ont droit aux nouvelles conditions de travail, mais pas à cette pseudo-compensation. En créant une grille de salaire au rabais, elle espère tirer vers le bas l’ensemble des conditions de travail et de salaire pour les années à venir, mais aussi diviser les travailleurs et rendre plus difficile les luttes communes entre anciens et nouveaux. Un premier mouvement avec plusieurs journées de grève des jeunes et moins jeunes embauchés a montré que les travailleurs ne tombaient pas dans le panneau.

Dans la même logique de division et d’attaques, la direction a mis fin au statut de la RATP pour les nouveaux embauchés. Dans la maintenance des bus (MRB), de nombreux postes sont supprimés depuis des années par le non-renouvellement de départs à la retraite. Les mainteneurs sont en moins en moins nombreux pour assurer un même volume d’activité. Et partout, la Régie fait la chasse aux collègues prétendus inaptes dans l’objectif de sa course à la productivité ! Puisqu’en effet, elle espère bien remporter, par le biais de Cap Île-de-France, les futurs appels d’offres.

Valérie Pécresse, présidente de la région IDF, est souvent pointée du doigt comme unique responsable de cette mise en concurrence. Une façon pour les prétendants à sa succession de dire qu’ils feraient mieux. Pourtant, dans bien des villes, comme à Lyon, c’est la mairie dirigée par les Verts qui a mené cette politique d’ouverture à la concurrence en arrivant à la métropole. Freiner ces attaques, gagner des conditions de travail qui répondent à nos aspirations et avoir des transports en commun à la hauteur de nos besoins, cela passera par nos luttes – comme pour toutes les questions – et pas dans les salons et autres parlements.

Et les réactions des travailleurs ne se font pas attendre !

Pas une semaine depuis plus de deux ans ne passe sans que des grèves dans le secteur de l’urbain et l’interurbain n’aient lieu. Mais c’est chaque fois en ordre dispersé que les travailleurs réagissent pourtant sur des revendications communes : augmentation des salaires, réduction du temps de travail, amélioration des conditions de travail. La division en lots et l’étalement de la vente de ces lots pourrait conduire à réagir là aussi chacun son tour. Ce sont pourtant des attaques contre l’ensemble des travailleurs du secteur, et ce qui se passera à la RATP va être regardé par tous la classe ouvrière. Cela pourrait donc être l’occasion pour les travailleurs de la RATP de s’adresser à tous pour que les revendications communes soient portées ensemble par tous. Le calendrier va s’accélérer, alors sans attendre celui des patrons, et des autorités organisatrices, il faut qu’on se retrouve pour organiser la riposte, à commencer par la journée de grève du 12 novembre

Selma Labib et Marina Kuné

samedi 2 novembre 2024

ALGERIE

 

Algérie : il y a 70 ans, le début de la guerre de libération.




À l’occasion du 70e anniversaire de l’insurrection du 1er novembre 1954, qui débuta la guerre d’indépendance de l’Algérie, Emmanuel Macron a reconnu que le dirigeant du Front de libération nationale Larbi Ben M’hidi, un des six leaders de la lutte, avait été « assassiné par des militaires français » en 1957 et ne s’était pas suicidé, comme les autorités françaises l’avaient affirmé à l’époque. 

Une révélation qui n’en est pas une. En effet, la version officielle avait été contestée dès le départ et, dans les années 2000, le général Paul Aussaresses s’était vanté de l’avoir fait exécuter par ses hommes alors qu’il était prisonnier. 

L’Élysée a présenté la déclaration de Macron comme faisant partie de la recherche de « la vérité historique » initiée, parait-il, par le président. Mais son mandat sera un peu court pour lister tous les crimes que le colonialisme français a commis contre le peuple algérien.