vendredi 6 février 2026

LFI

 

La France insoumise s’offusque d’être classée… à « l’extrême gauche »

Le ministère de l’Intérieur a publié un document qui doit permettre aux préfets de classer les partis selon leur sensibilité en vue des prochaines élections municipales. Ce qui a provoqué des protestations véhémentes des Insoumis qui se sont vus classer à « l’extrême gauche ». Jean-Luc Mélenchon est monté au créneau en parlant de « magouille » et d’une décision « à la Trump ». De son côté, Manuel Bompard y voit une « une opération malhonnête du ministre de l’Intérieur qui veut manipuler les nuances pour tenter d’affaiblir la France insoumise ». Donc la chose est entendue. LFI fait partie de la gauche institutionnelle, et non de l’extrême gauche et est prête à assumer ses responsabilités gouvernementales au service de la bourgeoisie. Cela allait déjà sans dire, mais c’est encore mieux en le disant.

CAPGEMINI

 

Capgemini : s’il faut donner son poste, allez donner le vôtre Monsieur le Directeur

C’est par voie de presse que les travailleurs de Capgemini ont appris, mardi 20 janvier, le projet de la direction du groupe de supprimer 2409 emplois en France, soit 7 % des effectifs.

L’entreprise de conseils numériques cotée au CAC 40 prétexte à la fois d’un ralentissement de l’activité en France et du développement de l’IA qui anticiperait des gains de productivité. Derrière les justifications fumeuses – le chiffre d’affaires de Capgemini était en hausse de 2,9 % l’an dernier – il s’agit surtout de générer de nouveaux profits et de conforter les actionnaires en montrant qu’on peut faire accomplir à moins de salariés une plus grande quantité de travail.

Car les salariés savent bien que les suppressions d’emplois sont autant une attaque contre ceux qui partent que contre ceux qui restent, soumis à des cadences et à une pression plus élevée.

Jusqu’à récemment, quand l’informatique embauchait, c’était commun de quitter sa boîte pour trouver un autre poste en espérant un meilleur salaire. Mais avec l’évolution du secteur, de nombreux travailleurs savent que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Il ne reste plus à la direction qu’à tenter une rupture conventionnelle collective, licenciements maquillés en ruptures au volontariat… mais on sait bien ce qu’est le volontariat quand la direction se donne tous les moyens de mettre la pression aux salariés qu’elle voudrait mettre à la porte.

« Un remplacement de la direction par l’IA semble être la solution la plus humaine », réagissait un salarié !

Correspondant

numero 50