jeudi 21 juin 2018

macron le legue

Derrière son sourire d’ange
il a montré une nouvelle fois son vrai visage
celui d’un Président autoritaire au service des puissants

Les manifestants se sont rassemblés ce mercredi après-midi place de la Résistance, à Plérin.

Filtrage des manifestant(es), confiscation brutale de matériels militants, (Drapeaux, banderoles, mégaphones, matériels de sonorisation), entraves aux déplacements des habitants riverains, dont des handicapés, arrestations de manifestants rejoignant leurs véhicules à la fin de la manifestation, Macron qui n’a que le mot « bienveillance » à la bouche a une nouvelle fois essayé, à Saint-Brieuc, de bâillonner les opposants à sa politique antisociale et particulièrement les syndicalistes.

Cette entrave inacceptable à la liberté d’expression est une nouvelle étape inquiétante pour notre démocratie sociale. En réponse au rejet massif de sa politique par toutes les couches de la population, Macron et son gouvernement ne savent donc plus, aujourd’hui répondre que, par l’intimidation et la répression.

Pour les organisations appelant au rassemblement sur le port du Légué à Plérin le 20 juin 2018 et qui a rassemblé 250 personnes.



Serge Le Quéau ( Solidaires) - Thierry Perennes (Cgt) - Eric Le Courtois (Force Ouvrière) - Gérard Mauduit (Ensemble) - Jean Claude Caro (Pcf St Brieuc) - Le Collectif de Vigilance antifasciste 22. Georges Samson (France Insoumise) – René Louail (Paysan écologiste).

mercredi 20 juin 2018

AK HEBDO

ALAIN KRIVINE DE SAINT DENIS A PLOUGONVER (22) : LA LONGUE MARCHE....

krivien e68

Est ce un clin d'oeil aux « longues marches »initiés par les maoistes après Mai 68, en tout cas Alain a porté en pleine zone rurale à Plougonver à dix kilométres de Guingamp, l'esprit de Mai.
Devant une cinquantaine de participants, il a engagé la discussion sur « le plus grand mouvement populaire » que notre pays ait connu, et sur les raisons d'avoir été et d'être anticapitaliste.
Les participants en grande majorité issue du mouvement syndical et associatif ont partagé idées, convictions et contradictions avec un militant qui ne dit pas à longueur de réunion « j'ai la solution à tout et je vous la délivre ».Une démarche proche du marxisme sans vouloir offenser personne : débattre, argumenter pour agir et battre le capital.
Nous avions sur place des ventes de livres de la « Bréche », un coin livres d'occasion tenu par une militante libertaire et cerise sur le gâteau la présence d'un stand de l'institut d'histoire sociale, IHS, de la CGT des Côtes d'Armor,( avec un opus spécial MAI 68 en Bretagne que nous vous recommandons).
La journée s'est terminée par un repas convivial jambon à l'os spécialité de notre militant cuisinier local.

Avant de partir, Alain a eu une réflexion qui nous a fait chaud au cœur : «  que c'est vert votre pays ». Bienvenus aux camarades du 9.3 !...


mardi 19 juin 2018

AK 19 JUIN

OUEST FRANCE 19 JUIN

Plougonver. Mai 68 : « L’intérêt de s’opposer collectivement »

Alain Krivine est une des figures de Mai-68.
Alain Krivine est une des figures de Mai-68. | OF.
La section locale du Nouveau parti anticapitaliste a reçu, samedi 16 juin 2018, Alain Krivine. Cette figure de Mai-68 est venue parler des événements qui ont secoué la France.

« Les cinquante ans de Mai 68, ce n’est pas une commémoration, mais plutôt l’occasion de rappeler les événements aux jeunes qui ne les connaissent pas et, pour les anciens qui les ont vécus, de les revoir. » Samedi 16 juin 2018, une quarantaine de personnes se sont retrouvées au Dibar, à l’initiative de la section Lannion-Guingamp-Bégard du NPA (Nouveau parti anticapitaliste). Cette dernière avait convié Alain Krivine à venir s’exprimer. « C’est le dernier leader de 68 politiquement vivant », explique Thierry Pérennes, militant guingampais.

Une mobilisation massive mais calme

Thierry Pérennes a aussi recherché des témoins locaux des événements : il a trouvé, entre autres, deux enseignants, « dont l’un, Louis Bocquet, avait monté le comité de grève guingampais avec André Le Gallic, cheminot et militant CGT, et Le Crubier, responsable CFDT au centre hospitalier. La mairie était réquisitionnée, une cantine avait été montée au collège Prévert. À l’époque, la RN12 passait dans le centre-ville et les grévistes en avaient joué pour réquisitionner les camions d’Alexis Gourvennec pour le ravitaillement. »

Le Dibar a accueilli le rassemblement du NPA autour des 50 ans de Mai 68. | OF.
 Jusqu’en juin, la mobilisation à Guingamp est « massive, déterminée, mais calme, avec une première liaison ouvriers-paysans ». La ville compte à l’époque la plus grande unité de la coopérative ouvrière AOIP (Association ouvrière d’instruments de précision), « un modèle social, avec déjà la retraite à 60 ans et des journées enfants malades pour les mères, par exemple ».

« L’individualisme prend le pas »

Venu donner un coup de main à cette rencontre avec Alain Krivine, Jérémy Bellaiche souligne : « Fêter Mai 68, c’est rappeler les 10 millions de grévistes et l’opposition au gouvernement de l’époque. Au NPA, notre perspective reste la même : combattre un gouvernement au service des patrons. Le contexte a pu changer sur certains points, mais il y a plein de raisons de se révolter aujourd’hui : chômage, inégalités, lois racistes, précarité… »
Pour Thierry Pérennes : « Mai 68 montre tout l’intérêt à s’opposer collectivement aux politiques gouvernementales. Actuellement, on se trouve pris dans des considérations où l’individualisme prend le pas. Il y a plus de salariés que jamais, mais leur poids paraît beaucoup plus faible. S’ils se regroupaient, il serait énorme. Le résultat de 68, c’est que de l’opposition patronat-salarié, on passe à différentes luttes (nucléaire, féminisme…) qui s’interpénètrent, même si la convergence reste compliquée. »

vendredi 15 juin 2018

vierzon

Vierzon : 500 poupons accrochés aux grilles de l'hôpital en grève

jeudi 14 juin 2018 à 16:27 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

Le personnel soignant de l'hôpital de Vierzon (Cher) en grève illimitée a mené une action symbolique ce jeudi pour protester contre la menace de fermeture de certains services. Une deuxième semaine d'actions est déjà annoncée pour lundi.
Les photos de cette action très symbolique sont à voir sur le blog vierzonitude.fr
Les photos de cette action très symbolique sont à voir sur le blog vierzonitude.fr - Capture d'écran vierzonitude.fr

Le blog Vierzonitude publie ce jeudi après-midi les photos de l'action symbolique menée parles aides-soignants et les médecins en grève illimitée depuis lundi au sein de l'hôpital de Vierzon dans le Cher contre la menace de fermeture de certains services, à l'appel d'une intersyndicale FO, CGT, Sud et CFDT. Quelques 500 poupons ont été accrochés aux grilles de l'établissement pour symboliser "les 500 naissances qu'il n'y aura plus à la maternité de Vierzon si elle ferme".

Des poupons déposés par les habitants

Les 500 poupons collectés ont été comptés un par un par l'intersyndicale. - Aucun(e)
Les 500 poupons collectés ont été comptés un par un par l'intersyndicale. - Capture d'écran vierzonitude
"La collecte a commencé la semaine dernière, les habitants étaient invités à venir déposer les poupons dans une armoire à l'entrée de l'hôpital, on a eu des dons de plusieurs associations aussi comme le Secours populaire ou Emmaüs de Bourges, Vierzon et Romorantin", explique Maryvonne Roux du syndicat FO Santé.
On est plus déterminés que jamais"
Les poupons ont été accrochés après une "photo de famille" avec le personnel soignant, photo qui sera envoyée à la directrice de l'Agence régionale de santé. - Aucun(e)
Les poupons ont été accrochés après une "photo de famille" avec le personnel soignant, photo qui sera envoyée à la directrice de l'Agence régionale de santé. - Capture d'écran vierzonitude
"On a fait une photo de famille devant le tas de poupons avec tous les soignants qui pouvaient se libérer de leurs services pour dire à Mme Bouygard (la directrice de l'Agence régionale de santé NDLR) qu'on est plus déterminés que jamais et qu'on ne lâchera rien". L'intersyndicale ira déposer les 500 poupons vendredi prochain (le 22 juin) devant les locaux de l'ARS à Orléans.

 

 

PM

OUEST FRANCE

Fermeture de la maternité. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, s’y oppose

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (2e personne de gauche à droite) milite pour un maintien de la maternité.
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (2e personne de gauche à droite) milite pour un maintien de la maternité. | DR

Jeudi et vendredi, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a participé au congrès départemental de la CGT Côtes-d’Armor à Ploufragan.
Dans ce cadre, à la demande de l’union locale de Guingamp, il a eu un échange avec les responsables CGT du centre hospitalier de Guingamp mais aussi avec ceux de l’aide et du soin à domicile.
Ils ont abordé la situation générale de l’hôpital et la fermeture de la maternité. Philippe Martinez a annoncé apporter son soutien et celui de la confédération aux organisations syndicales engagées dans leur lutte mais aussi au personnel de l’hôpital.
Il s’est également intéressé à la création du comité de défense de santé du pays de Guingamp. Pascal Lasbleiz, secrétaire de la CGT à l’hôpital de Lannion, a apporté son soutien à ses collègues guingampais, en proposant un travail de convergence des luttes et non de rivalité entre les hôpitaux publics.
Au retour du congrès, la délégation, renforcée de responsables de l’union locale, a rencontré des sénateurs communistes dans le cadre de leur tour de France des hôpitaux publics.

mercredi 13 juin 2018

pondi partie 2

    LA BATAILLE DU RAIL EN BRETAGNE.

Partie 2 

Gare, infrastructure, train, cheminots, un tout indivisible.




Coté nord, donc dans les Côtes d'Armor la situation est encore pire. La ligne Saint Brieuc Loudéac a été fermé au trafic voyageurs puis au fret.Si elle subsiste elle est complétement à l'abandon.Or un projet serpent de mer suggère de la réouvrir comme ligne de liaison urbaine autour de Saint Brieuc.Elle est même relié au port du Légué, et pourrait être ouverte au fret Le Légué étant un port de cabotage.


La ligne a été démontée, il y a des années,sur douze kilomètres entre Loudéac et Saint Gérand au nord Pontivy. Rétablir ce barreau permettrait la liaison nord/sud Bretagne, y compris avec un fort potentiel touristique pour le Centre Bretagne.
 Résultat de recherche d'images pour "gare de loudeac" Gare de Loudéac

Mardi 12 juin tous ces aspects ont été abordés lors du rassemblement régional des cheminots en lutte.


En conclusion vous découvrirait ci dessous l'inscription NAPOLEONVILLE, Pontivy s'étant appelé sous le second empire de ce nom et il est resté intact sur le pignon de la gare.
Napoléon III était surnommé par les communards " Badinguet", Un surnom qui convient très bien au versaillais Macron.




correspondant NPA LGB

PONDI OF

OUEST FRANCE

Les cheminots demandent la réouverture de la ligne St-Brieuc - Auray


Mardi 12 juin, entre 200 et 300 cheminots bretons se sont retrouvés devant l'ancienne gare de Pontivy, dans le Morbihan.
Mardi 12 juin, entre 200 et 300 cheminots bretons se sont retrouvés devant l'ancienne gare de Pontivy, dans le Morbihan. | Ouest-France

Mardi 12 juin, ils étaient entre 200 et 300 cheminots devant l’ancienne gare de Pontivy. Venus de toute la Bretagne, ils demandent la réouverture de la ligne Saint-Brieuc - Auray pour redynamiser le Centre-Bretagne.
La gare de Pontivy est fermée depuis 2014. Et pourtant, ce mardi 12 juin, à 12 h, entre 200 et 300 cheminots bretons étaient sur place pour la réouverture de la ligne Saint-Brieuc - Auray, passant par Loudéac et Pontivy.

 

"Le Centre-Bretagne est délaissé"

« Il y a deux raisons pour lesquelles nous sommes ici. La grève étant toujours effective, c’était l’occasion de réunir les cheminots de Rennes, Saint-Brieuc, Saint-Malo, Quimper, Lorient, etc. Ensuite, nous demandons la réouverture de la ligne Saint-Brieuc - Auray. Aussi bien pour le transport de marchandises que de voyageurs, estime Simon Brunet, secrétaire général de la CGT des cheminots de Saint-Brieuc. Aujourd’hui, le Centre-Bretagne est délaissé. Il faut y remédier ! »
La réouverture de cette ligne permettrait, selon le cheminot, à de nombreuses entreprises d’envoyer leur marchandise sur un axe Nord-Sud à travers la Bretagne : « Auray, Saint-Gérand, Pontivy, Saint-Brieuc, dans toutes ces villes, des entreprises pourraient bénéficier de cette ligne. »


Simon Brunet, secrétaire général de la CGT des cheminots de Saint-Brieuc, demande la réouverture de la ligne Saint-Brieuc - Auray. | Ouest-France

 

La survie des services publics de proximité

Étaient aussi présents des élus locaux membres du Collectif de défense des services publics du Centre-Bretagne. « Nous voyons nos services publics disparaître progressivement. Les maternités, les hôpitaux, les centres de finances publiques, etc. On remarque l’importance de la survie de ces services aussi à travers le combat des cheminots », confie Yann Jondot, maire de Langoëlan.


Les cheminots de la CGT, de la Cfdt et de Sud Rail se sont retrouvés sur le temps du midi pour cette action à Pontivy. | Ouest-France

« Nous laissons la parole aux élus et aux personnes voulant sensibiliser sur la situation actuelle du Centre-Bretagne », conclut Simon Brunet à la fin de sa prise de parole.


mardi 12 juin 2018

pondi parti 1

      RASSEMBLEMENT DES CHEMINOTS  BRETONS 
             EN   LUTTE A PONTIVY LE 12 JUIN 2018.


Un voyage dans la décadence du service public en deux temps.

Partie 1

Pontivy était le point de ralliement des cheminots bretons à l'appel de leur intersyndicale,la gréve est toujours largement suivi  en Bretagne.

CI DESSOUS L'ARTILLERIE LOURDE DE LA CGT, pétards, fumigènes et sirènes de chantier.














Un rassemblement combatif et une gare qui porte à elle seule toute l'histoire du démantèlement du rail et du service public.Les élus locaux ne s'y sont pas trompé en venant apporter un soutien clair aux cheminots.Ces mêmes élus de la partie Vannetaise du centre Bretagne ont bloqué le matin même la réunion du Comité Technique du Conseil Départemental. Ce CT devait statuer sur la fermeture de l'agence technique des routes départementales.
Par leur présence, ils ont empêché l'accès à la salle des ...représentants du personnel... La réunion faute de quorum a donc été annulée.Cas d'école extrêmement rare...

Retour sur les raisons qui ont poussé les cheminots en lutte à cibler Pontivy:

La seule voie ferré qui relie la côte nord à la côte sud en plein centre de la Bretagne soit St Brieuc à Vannes permettait un accès au centre Bretagne, région particulièrement enclavée, en voie de désertification mais riche de son agriculture et de son industrie agro alimentaire.

Coté sud, donc dans le Morbihan, la ligne n'est plus utilisée entre Auray et Pontivy que pour du transport de fret, et encore seulement par train entier

La ligne est globalement en mauvais  état faute d'investissement. 
VOIR CI CONTRE



Et ne parlons pas du bâtiment de la gare dont les plafonds sont effondrés.
VOIR CI DESSOUS

  

Le trafic des voyageurs se fait entièrement en bus qui se substitue aux TER. La vétusté des guichets traduit bien l'absence de volonté de conserver cette gare y compris comme gare routière. 
PHOTO DES GUICHETS



dimanche 10 juin 2018

AMBU

La médecine-SMS selon Macron/Buzyn : si vous souffrez, tapez 1

Une réponse ministérielle à la fermeture de la maternité de l'hôpital de Guingamp....
 

https://blogs.mediapart.fr/paulinep/blog/070618/la-medecine-sms-selon-macronbuzyn-si-vous-souffrez-tapez-1


« D'ici 2022, je souhaite porter la chirurgie ambulatoire à 70% » annonçait Agnès Buzyn en octobre. Une déclaration accueillie à bras ouverts par Le Figaro, qui va même plus loin au moment d’encenser le « chatbot », un algorithme programmé pour envoyer des messages post-opératoires aux patients, symptôme de l’invasion néolibérale dans tous les champs de nos vies, y compris les plus intimes.
« D'ici 2022, je souhaite porter la médecine ambulatoire à 55% et la chirurgie ambulatoire à 70% » déclarait Agnès Buzyn en octobre dernier. Des propos réaffirmés en février à Eaubonne, qu’elle promeut en grande pompe en conférence et qu’elle martèle sur Twitter en les accompagnant d’un hashtag « MieuxSoigner ».
Ni une ni deux, Le Figaro s’est fait la remorque des réformes santé du gouvernement, notamment dans un article daté du 9 avril et intitulé « Hôpitaux : le gouvernement veut accélérer le "virage ambulatoire" ». Où l’on peut lire dès l’introduction :
« Entrer à l'hôpital le matin, être opéré, sortir le soir… et recevoir le lendemain le SMS d'un robot - on dit « chatbot » - qui prend des nouvelles ! Cette séquence n'a rien à voir avec de la science-fiction mais est désormais une réalité pour les patients de l'AP-HP, qui s'est équipée d'un algorithme conçu par la société Calmedica, déjà utilisé par une centaine d'hôpitaux publics et privés en France. Loin d'y voir une forme de déshumanisation, patients et soignants sont au contraire unanimes sur les bienfaits de ce service. »
« Unanimes sur les bienfaits de ce service » ?! Si c’est une plaisanterie, elle est de très mauvais goût. Sinon, c’est une honte ! Car c’est une nouvelle fois au mépris de ce qu’endurent patients et travailleurs – et en leur nom – que viennent pérorer ministres et certains journalistes.

Une intrusion robotique dans l’intimité
Si de nombreux témoignages glaçants concernant l’hôpital et son état de crise ont vu le jour, je voudrais donner le mien sur ce sujet précis. Il y a quelques mois, je subissais une opération gynécologique visant à retirer des lésions pré-cancéreuses du col de l’utérus. La conisation est une opération que subissent de nombreuses femmes et qui est prévue en ambulatoire. Voici les messages – dont Le Figaro parle comme d’un progrès – que j’ai reçus trois jours (trois !) après cette chirurgie ambulatoire, dont je chanterai les « bienfaits » ensuite :
sms-hosto
Déshumanisation était pourtant bien le mot ! Recevoir ces messages trois jours après une telle opération, ça a été en tant que femme et patiente, extrêmement douloureux et humiliant. Aucune réponse n’était possible. Un choc entre sidération, tristesse et colère. Une intrusion robotique dans l’intimité, un crachat en pleine figure. Ces messages, je sais que bien d’autres femmes les ont reçus et que d’autres continueront d’en recevoir. D’où ce témoignage, comme un encouragement collectif à témoigner. Car comme le précise l’auteure de l’article rompue aux louanges de technologies orweliennes, des centaines d’hôpitaux se sont équipés de cet algorithme. La start-up Calmedica, convertie en relais des politiques de « dégraissage » du public, a développé cet outil en « remportant un appel d'offres de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) »[1]. Chaque jour un peu plus, on se demande « jusqu’où ira-t-on ? » Jusqu’où rogneront-ils dans la décence et le bien-être des personnes au nom de la réduction des dépenses et du management ? Si malaise, devrons-nous bientôt envoyer MAL par SMS ? Si infarctus, FIN ?
Robotiser des actions médicales qui étaient auparavant prises en charge par des gens en chair et en os : pour sûr, quel progrès ! Car pourquoi de tels messages sont une violence ? Parce qu’ils bâillonnent des échanges humains pourtant indispensables quand on est confronté à la maladie. Des échanges qui ne rentrent pas dans leurs logiciels comptables, mais qui rendent nos vies un peu moins pénibles et qui garantissent un meilleur suivi. Parce qu’on est sommé de répondre en trois lettres, mais qu’une maladie gynécologique, pour une femme, nécessite généralement davantage que trois lettres par SMS ! En ce sens, c’est une double violence, liée d’abord au tabou qui règne encore sur certaines pathologies sexuelles qu’elles sont les seules à subir, et au mépris avec lequel ces start-ups prévoient de les accompagner dans les soins. De plus, ce principe d’auto-évaluation rend le patient responsable de diagnostics qu’il est pourtant incapable de poser à défaut d’avoir une formation médicale adéquate. Un principe qui est en outre une porte ouverte à l’auto-censure : on se dit que même si on a mal, ça ne mérite pas de déranger ou d’appeler le personnel médical et que si un tel système est en place, c’est que l’on ne risque finalement pas notre vie… Ne pas oser solliciter les soignants : c’est déjà ce que se disent beaucoup de patients à l’hôpital, a fortiori quand ils ont conscience que les personnels sont débordés.

L’ambulatoire, un « plus » pour patients et personnels ?
Par ailleurs, la ministre de la santé n’a de cesse de claironner que la chirurgie ambulatoire est un « plus pour les patients, les praticiens et les établissements » : permettons-lui également de douter et faisons-la ravaler ces propos et insultes : soutenons et luttons aux côtés des personnels de santé partout en grève !
Car « l’ambulatoire » a des conséquences très concrètes en terme d’organisation du travail pour les salariés et de prise en charge des malades. A l’hôpital, nous étions « à la chaîne ». Une blouse, des chaussons, une culotte. C’est là. Vous sortez après la cabine, et vous allez vous asseoir. Une jeune fille est juste derrière. Elle n’a pas l’air très bien non plus. De toute façon, on ne comprend rien car personne ne nous a rien expliqué. Parce que tout le monde court et que personne n’a le temps. Nom, numéro de sécu, dossier. La chaise roulante et enfin, la table d’opération.
Au réveil, on m’amène dans une chambre. Une petite boîte où je m’installe sur un lit. « Il faut uriner » me dit-on. C’est par là. Je viens tout juste de me réveiller, les jambes chancellent, brouillard. Personne pour m’accompagner, je me déplace au hasard. On m’apporte un café et une tartine. Une amie qui travaille à l’hôpital m’a dit que c’était complètement irresponsable d’apporter un café à quelqu’un qui sort tout juste d’une anesthésie générale. Peu importe. L’infirmière n’était peut-être même pas au courant. Vingt minutes dans cette petite salle et dehors, il faut la libérer fissa pour le patient suivant. C’est ça l’ambulatoire. C’est ça, sauf que la tête tourne. Mais tant pis. Tu n’es pas au bord du gouffre, c’est donc que ça doit pouvoir tenir. J’ai été mise en salle d’attente. Assise. J’y suis restée plus de deux heures. Deux heures assise sans que personne ne soit venu me demander ce que je pouvais bien faire encore là, la tête droguée et incapable d’entreprendre quoi que ce soit. Un malentendu avec la salle d’attente principale où m’attendait mon copain, à qui on n’a rien expliqué non plus. Parce que l’ambulatoire, c’est ça. Ça va tellement vite qu’il est impossible de coordonner les lieux, les espaces, et encore moins les personnels et les personnes.
Si l’ambulatoire est un « virage », il est donc un virage « en arrière toute » comme en témoignent de nombreux personnels. Augmenter le taux d’ambulatoire, comme le souhaite la ministre, signifie nécessairement élargir l’éventail et assouplir les critères des patients qui y seront soumis, alors qu’on sait déjà que cette pratique a pour conséquence une détérioration des conditions du suivi pré et post opératoire, pour les patients, comme pour les soignants. Couplée à l’asphyxie générale de l’hôpital public et aux baisses de moyens/personnels à marche forcée, cette démarche est effrayante.
Ce témoignage, ce n’est pas que le mien. La souffrance des patients est dite quotidiennement, par eux-mêmes, mais également par les personnels qui disent la nôtre en plus de la leur, qui n’en peuvent plus, qui asphyxient et se rendent compte qu’ils ne peuvent plus exercer dignement leur métier. Ces méthodes les impactent évidemment au premier chef : eux, c’est tous les jours qu’ils les voient, les subissent et les infligent malgré eux. De nombreux reportages l’ont tragiquement montré : se rendre compte qu’on fait du mal, même si on ne l’a pas voulu. Parce que ça presse, et qu’on ne peut pas faire autrement. S’en rendre compte tous les jours un peu plus. En discuter avec les collègues. Et réaliser encore un peu plus. Jusqu’à ce que ce ne soit plus possible. Jusqu’à ce que ça craque. Et ensuite ? La suite, on la connaît bien, des journalistes sérieux l’ont montrée : mal être au travail, honte, burn-out, suicides. Des personnels l’ont dénoncée et se mobilisent tous les jours. Des familles entières l’ont subies dans leur chair.

Normaliser la souffrance à tous les étages
Partout, les « visions » managériales du gouvernement Macron méprisent le sens même du service public et excluent du travail le moindre temps qu’il ne jugent pas « utile » ou « rentable ». Ces logiques nous forcent à nous accoutumer à la froideur et au cynisme de tous les procédés développés pour les servir. C’est non ! Et qu’il soit permis de douter, au grand dam des certitudes du Figaro, que les travailleuses et les travailleurs de la santé estiment, tant pour eux-mêmes et leurs conditions de travail que pour les patients, que ces messages post-opératoires soient un « bienfait ». Pour sûr, cette pratique les aura déchargés d’une tâche, mais toujours au prix d’une régression : les infirmier.e.s ont ainsi gagné quelques minutes dans un agenda surmené, un marathon journalier qui ne cesse d’empirer ; la qualité des soins a quant à elle fait un nouveau pas en arrière. Voilà le désert que reflètent et promettent les « visions » gouvernementales sur la santé.
Un gouvernement qui persiste à détruire nos services publics. Le résultat ? Normaliser la souffrance à tous les étages, contraindre à endosser toujours plus. En fin de compte, nous perdons chaque jour conscience des droits que nous avons. Des raisonnements du type : « bon… c’est vrai que ça, ça n’est peut-être pas forcément utile » nous conduisent à rogner sur tout un tas de choses, chaque jour un peu plus. Nous nivelons par le bas au lieu de penser par le haut aux véritables émancipations que pourraient nous procurer ces sociétés dites « développées » et aux moyens pour les mettre en œuvre. On nous force à nous habituer au « toujours moins », aux traitements différenciés, socialement discriminants et, en définitive, au « toujours pire ». Pour quoi faire ? Pour que quand viennent les catastrophes, dont beaucoup sont déjà là, nous regardions leurs organisateurs se regarder entre eux les yeux mouillés en disant : « je l’avais pas vu venir » ?
Alors merci et courage à toutes les travailleuses et tous les travailleurs de la santé – comme à tous les autres – partout en lutte, en grève, et souvent face au silence de leurs directions et des médias. Merci de vous battre comme vous le faites partout, pour nous, chaque jour. Colère toute partagée, solidarité sans borne, espoir sans faille qu’on les mette enfin à terre.


Pauline P.
[1] Selon l’article « La start-up Calmedica équipe l'AP-HP d'un outil de suivi à domicile des patients » du site TICsante.com. L’auteur, béat devant ce qu’il considère être une innovation, porte aux nues « l’efficacité » de ce robot conversationnel. L’article note que la start-up, « fondée en 2013 par Corinne Segalen et Alexis Hernot, diplômé de l'école Polytechnique et de l'Institut européen d'administration des affaires (Insead), équipe déjà plusieurs établissements de santé comme le CHU de Rennes, le groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph (GHPSJ), le CH d'Agen et la polyclinique de Gentilly à Nancy (groupe Elsan). »

SP

23 juin

jeudi 7 juin 2018

CALLAC

OUET FRANCE

Callac. Les élus contre la fermeture de la trésorerie

Colère, indignation, incompréhension : les élus de l’ancien canton de Callac sont particulièrement remontés contre la fermeture programmée de la trésorerie.
Colère, indignation, incompréhension : les élus de l’ancien canton de Callac sont particulièrement remontés contre la fermeture programmée de la trésorerie. | Ouest-France

La décision n’est certes pas encore officielle, mais la fermeture annoncée de la trésorerie de Callac (Côtes-d’Armor) à la fin de l’année provoque colère et indignation chez les élus.
Mercredi, en fin de matinée, une quarantaine de maires et conseillers municipaux des onze communes de l’ancien canton de Callac se sont rassemblés devant la mairie « pour protester vigoureusement contre la fermeture programmée de la trésorerie de Callac ».

Sinistre écho à la fermeture de la maternité

L’ensemble des manifestants considère aussi que « c’est un sinistre écho à la fermeture annoncée de la maternité de Guingamp. Ces décisions sont des étapes vers encore plus de concentration : il se murmure déjà que les services de Trésor de Guingamp pourraient disparaître eux-aussi dans les années à venir ! ».
En conclusion de leur intervention, les élus présents ont exigé « le maintien de la trésorerie de Callac, de même que le maintien de la maternité de Guingamp », assurant que d’autres manifestations seront organisées dès la rentrée de septembre s’ils n’obtiennent pas satisfaction. « Il en va de la responsabilité de l’État d’assurer des services publics de qualité pour tous ! »

lundi 4 juin 2018

mater médecins

  OUEST FRANCE 4 JUIN

Guingamp. La communauté médicale demande le maintien de la maternité

La communauté médicale du centre hospitalier de Guingamp demande elle aussi le maintien du service maternité au sein de l'établissement.
La communauté médicale du centre hospitalier de Guingamp demande elle aussi le maintien du service maternité au sein de l'établissement. | Ouest-France
Après l’annonce de la fermeture de la maternité de l'hôpital de Guingamp au 1er février 2019, la communauté médicale du centre hospitalier de Guingamp réagit. Elle juge que cette décision est motivée par les considérations financières.

Après l’annonce de la fermeture de la maternité de l'hôpital de Guingamp, par l'ARS (Agence régionale de santé) le 22 mai dernier, programmée pour le 1er février 2019, la communauté médicale du centre hospitalier de Guingamp réagit, par le biais d'un communiqué. Elle juge que cette décision est motivée par les considérations financières.
« Nous tenons à témoigner de notre soutien aux différentes actions engagées pour maintenir l’activité de la maternité. Nous le faisons car nous avons vraiment l’impression d’être dans un monde de dupe, avec des décisions prises, qui ne le sont pas en fonction des besoins de la population, mais en fonction de considérations uniquement financières. »

« Une décision insuffisamment étayée »

« Le GHT (Groupement hospitalier de territoire) est censé répondre aux besoins de la population, avec un objectif d’égalité d’accès à des soins sécurisés et de qualité, qui s’appuie sur un projet médical partagé, discuté par les différentes équipes des centres hospitaliers.
Dans ce projet avait été décidée la fermeture d’une maternité dans le territoire 7. La FMIH (Fédération médicale interhospitalière) de gynécologie avait été missionnée par le groupement médical du GHT pour discuter du sujet, car nous estimions que le diagnostic sur lequel s’étayait le projet était et est toujours insuffisamment abouti.
En effet il n’y a pas eu de comparaisons fines entre les différentes maternités du GHT. La décision a été rendue alors que le travail de la FMIH n’avait pas été fait. Cette décision apparaît donc pour ce qu’elle est : un parti pris.
D’autant plus que des chiffres fantaisistes circulent. Le député parle de 18 % d’accouchement en moins sur le premier trimestre 2018, alors que la baisse est de 4 %. Il n’est donc pas très objectif. »

« Une ambiguïté à éclaircir »

« Nous notons de plus qu’une ambiguïté existe entre la décision de l’ARS du 19 mai et le communiqué de presse du 22 mai. Dans le premier, il est effectivement exprimé que c’est toute la gynécologie-obstétrique en hospitalisation complète. Dans le deuxième cas, on ne parle plus que des naissances.
Il nous faut donc des clarifications par écrit. Faudrait-il fermer en plus de la maternité, la chirurgie gynécologique ? Et dans ce cas, quid de la chirurgie viscérale ?
Si pas d’anesthésiste, quid de la gastro-entérologie ? D’autres besoins, quant aux services tels que la pneumologie ou la gériatrie, voire les Urgences, sont laissés à la traîne. Et le silence de l’ARS sur ces sujets est assourdissant… »

« Quid de l’intérim médical ? »

« Il a été dit que le recours à l’intérim était important pour les anesthésistes. Nous ne le nions pas. Mais ce recours devra toujours se faire de la même façon pour assurer la prise en charge en chirurgie.
Il est clair qu’un deuxième « effet domino », ainsi qu’il s’est produit à Paimpol (la fermeture de la maternité engendrant celle de la chirurgie, puis des services de soins au sens large) ne peut pas se reproduire sur le territoire.
Le risque est trop grand de laisser une partie de la population, fragile et déjà en difficulté quant à l’accès à la médecine de ville, sans soin.
Par ailleurs, d’autres spécialités ont recours à l’intérim médical avec notamment de gros besoins, aux Urgences, en gériatrie, etc… Va-t-on pour autant fermer le service des urgences, de gériatrie ou les Ehpad ?

« De nouvelles activités sans médecins »

« L’ARS nous parle de nouvelles activités. Celles-ci sortent du chapeau de l’ARS. Elles ne viennent pas d’un projet médical local. Nous avons de gros doutes quant à leur possibilité d’exécution.
Comment lancer de nouvelles activités sans médecins ? Pendant ce temps-là, le GHT qui pourrait aider à mutualiser les moyens ne remplit pas son office.
Nous estimons donc qu’un certain nombre d’arguments sont fallacieux, ou du moins loin d’être convaincants. Et nous ne voyons pas en quoi la fermeture de la maternité de Guingamp va aider la population.
Les nouvelles activités, dont on nous parle, demandent du personnel médical que nous n’avons pas. C’est la raison pour laquelle nous soutenons, en l’état actuel des choses, le maintien de la maternité et tenons à le faire savoir. »

Note du comité NPA:

Décidément le cas du député Kerlogod s'aggrave , voila que les "gauchistes" de la communauté médicale s'en prennent à ses mensonges. 
On recherche désormais  ses  derniers soutiens.... même Yvon Le Moigne du MODEM le laisse tomber en rase campagne.
Un député qui se plaint que personne ne lui demande d'intervenir sur le dossier de la maternité çà fait tache.Mais il vaut mieux qu'il ne s'occupe de rien effectivement....

AK 4 JUIN

OUEST FRANCE numérique du 4 juin 2018

Plougonver. Une rencontre avec Alain Krivine le 16 juin, au Dibar

Alain Krivine, acteur emblématique de Mai 68, est l'invité du NPA Lannion, Paimpol, Bégard, le 16 juin prochain.
Alain Krivine, acteur emblématique de Mai 68, est l'invité du NPA Lannion, Paimpol, Bégard, le 16 juin prochain. | Archives Ouest-France

Alain Krivine, acteur emblématique de Mai 68, sera présent au Dibar, à Plougonver (Côtes-d’Armor), le samedi 16 juin. Invité du NPA Lannion, Guingamp et Bégard, il apportera son éclairage sur les événements de l’époque. La journée se poursuivra par un débat, un repas et un karaoké… de chants populaires et révolutionnaires.

Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) de Lannion, Guingamp et Bégard accueillera Alain Krivine, le samedi 16 juin à 15 h, au Dibar en Plougonver (entre Guingamp et Callac), pour une réunion débat sur « Cinquante ans de lutte contre leur monde ».

Karaoké de chants révolutionnaires et populaires

Acteur emblématique de la révolte de Mai 68, Alain Krivine apportera son éclairage sur cette période. Un film, par ailleurs, retracera les temps forts du « printemps de toutes les révoltes ». Des militants guingampais, qui ont vécu Mai 68, seront là également pour témoigner.
Les échanges se poursuivront par un repas convivial (12 €), avant la clôture de la journée par un karaoké de chants révolutionnaires et populaires.
Samedi 16 juin, à 15 h, le Dibar, Plougonver. Contact et réservation : npabear@gmail.com ou tél. 02 96 43 27 58.

vendredi 1 juin 2018

RENNES PP




RENNES  REUNION PUBLIQUE LE 31 MAI AVEC PHILIPPE POUTOU

Environ 150 personnes ont partipcé à cett réunion avec notamment la présence de secteurs en lutte.

jeudi 31 mai 2018

dir mc

Sévérac-d’Aveyron : l’A75 bloquée contre la fin de la gratuité

Les agents de la DIR ont bloqué l'A75./ DDM
Une centaine de personnels de la DIR du Massif Central, à l’appel de la CGT, ont bloqué une portion de l’A75 vers Sévérac-le-Château, hier toute la journée. Ce blocus vient contre le projet de loi d’orientation des mobilités et la possible fin de la gratuité de l’autoroute A75. « Le ministère des Transports voudrait réunir en une seule entité les autoroutes privées et non concédées.

Cela voudrait dire que tout le réseau autoroutier géré par le service public deviendrait payant pour les usagers. À côté de cela, on risque une réduction des effectifs, mais aussi la mise en place de portiques, pour supprimer les barrières de péages », dénoncent les agents routiers. À l’issue de ce blocage, le personnel de la DIR Massif Central, a rencontré le directeur de cabinet du préfet de Rodez :
« Nous lui avons transmis nos revendications à propos du projet de loi. Nous avons aussi demandé la confirmation, par communiqué de la maintenance de la gratuité de l’A75.

Nous attendons une réponse positive, c’est pour cela que nous avons arrêté le blocus. Si elle est négative, on reprendra les actions. » Ce blocus avait aussi pour objectif d’alerter les usagers de la route : « On ne bloque pas la route pour le plaisir. Mais nous avons voulu faire ralentir les usagers en les détournant sur la N88, afin de pouvoir leur distribuer des tracts pour les informer. Il y a eu un retour positif, les personnes ont été compréhensives. »

lundi 28 mai 2018

OUEST FRANCE 28 MAI

Guingamp. Ils se battent pour sauvegarder la maternité

Les membres du Comité de défense de la santé du pays de Guingamp avaient appelé à une mobilisation pour défendre la maternité, dès le début du mois de mai.
Les membres du Comité de défense de la santé du pays de Guingamp avaient appelé à une mobilisation pour défendre la maternité, dès le début du mois de mai. | Ouest-France
Dans les coulisses du Comité de défense de la santé du pays de Guingamp. 

Qui est engagé, depuis des mois, dans le combat, pour défendre la maternité du centre hospitalier ?
Personnels de santé, syndicats, citoyens se sont rassemblés, depuis février dernier, dans le Comité de défense de la santé du pays de Guingamp, pour « défendre l’offre de santé sur tout le territoire », rappelle Thierry Pérennes, à l’initiative du comité.

Et si, aujourd’hui, le combat essentiel de ses membres s’axe autour de la sauvegarde de la maternité du centre hospitalier, dont la fermeture est programmée au 31 janvier 2019, il n’en reste pas moins qu’ils ont à cœur d’améliorer la prise en charge des habitants, en matière de soins, mais aussi de tous ceux qui y travaillent quotidiennement, à l’instar des aides à domicile (Ouest-France des 26 et 27 mai).

Réunis en assemblée générale, vendredi soir, à Pabu, ses membres, ainsi que les personnes ayant répondu à l’invitation du comité, ont été informés du contenu du rapport de la Commission spécialisée de l’organisation des soins (CSOS) qui a rendu un avis défavorable pour le renouvellement de l’autorisation d’activité, attendue par le service maternité. Un avis sur lequel l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne s’est appuyée
.
« La mort d’autres services »

« Cette commission a dressé un procès à charge contre la maternité de Guingamp, après la présentation de son argumentaire par la direction de l’hôpital de Guingamp, annonce Thierry Pérennes. La direction s’est retirée juste après cette présentation. Il n’y avait personne pour défendre le service… Des affirmations, sans aucun fondement, ont été avancées et ont résulté à un vote largement négatif. »
Un aspect du dossier dont le comité aimerait particulièrement s’entretenir avec Me Herrmann, un avocat de Toulouse qui, il y a dix ans de cela, avait plaidé la cause de la maternité de Carhaix. Alors que l’ARS Bretagne avait également annoncé sa fermeture, celle-ci a finalement obtenu le renouvellement de son autorisation d’activité.

Pour les membres du comité guingampais, qui avaient tiré la sonnette d’alarme, depuis plusieurs mois déjà, la fermeture de la maternité est annonciatrice de la mort certaine d’autres services.
D’ailleurs, Philippe Couleau, porte-parole du comité de défense de l’hôpital de Paimpol et vice-président de Guingamp-Paimpol Armor-Argoat agglomération (GP3A), était bien présent à Pabu, comme son collègue de Lannion-Trestel, pour rappeler ce qui s’est produit dans la cité des Islandais.
Après la fermeture de la maternité de Paimpol, en 2003, la pédiatrie et la chirurgie ont disparu… L’occasion pour Fabrice Dehove, du syndicat Sud Solidaires, de préciser qu’avec la maternité, disparaîtra la chirurgie gynécologique…

Aussi pour défendre ce service, ils ont défilé en nombre samedi. Et si ses membres apprécient l’engagement de nombreux politiques du territoire pour permettre aux futures mamans d’accoucher à Guingamp, ils sont quelque peu grinçants quand ils évoquent la position du député, Yannick Kerlogot. « Il n’a jamais soutenu la maternité, au contraire, s’enflamme Thierry Pérennes. Il devrait rendre son écharpe ! »



Note du comité NPA :

Trop heureux d'être cité dans l'article de OUEST FRANCE, notre camarade Thierry précise n'avoir jamais demandé la démission de Kerlogod. Par contre en hommage en ce  jour anniversaire de la fin de la semaine sanglante de la "Commune de Paris" il propose que le peuple puisse révoquer ses élus....cela aurait plus de "gueule" que des démissions....

samedi 26 mai 2018

26 MAI

        MATERNITE de GUINGAMP 

2.000 manifestants à Guingamp contre la décision de l'ARS Bretagne de fermer la maternité de l'hôpital.



Une présence du NPA qui ne passe pas inaperçue de nos voisins de Carhaix qui fêtent les 10 ans de leur lutte victorieuse pour le maintien de la maternité.

  A suivre plus d'infos dans les heures à venir.

jeudi 24 mai 2018



Maternité de Guingamp, la République En Marche contre les bébés…




Depuis des semaines la rumeur enflait sur la fermeture de la maternité de l’hôpital de Guingamp.
Le Comité de Défense de la Santé avait vu juste en dénonçant le minage du terrain par le super préfet de l’ARS Bretagne, ses complices des directions des hôpitaux du GHT 7 et le député Kerlogod, champion du monde des tourneurs de vestes. Pour une surprise ce n’en est pas une tant les politiques de santé publique sont inféodés aux diminutions drastiques des budgets de l’Etat et de la Sécurité Sociale.
Toutes les richesses disponibles doivent aller directement dans les poches des capitalistes, ils ne font même plus mine des les partager. Déjà 25 milliards d’euro au titre de l’impôt sur les grandes fortunes supprimés, la Flat Tax , des défiscalisations diverses etc.
Laissant ainsi sur le bord de la route, nus comme des vers, les tenants de la social démocratie, du réformisme, les partis opportunistes de gouvernement, les PS, PCF et Verts. Pacte de responsabilité, CICE, coupes budgétaires encore plus de 900 millions cette année pour la seule santé, Macron et ses complices du patronat foncent dans le tas. Alors pour eux quelle importance un petit hôpital, une petite maternité chez les « illettrés » de Bretagne ?
Sauf que pour nous, les salariés, les retraités, la jeunesse, les populations éparpillées sur les territoires, c’est notre vie qui est en jeu !
En renforçant la métropolisation, par exemple ici en Bretagne, Rennes, Nantes et Brest, l’Etat du capital concentre les ultimes ressources publiques sur ces trois grandes villes. Il suffit de vérifier la démographie médicale pour s’en assurer, les médecins les plus jeunes, les plus formés se concentrent dans ces secteurs. Attractifs financièrement  évidemment.

Contre la fermeture de la maternité de Guingamp.
Les trente suppressions de lits à la Fondation Bon Sauveur de Bégard.
Les conditions honteuses de vie dans les EHPAD.
La privatisation rampante des services d’aide et de soins à domicile, il nous faut organiser la résistance des personnels et des usagers.
Nous ne ferons pas l’économie d’une gréve, tous ensemble, contre la destruction des emplois, des statuts comme à la SNCF, à La Poste, dans  l’énergie, l’Education Nationale. 
Comme en mai 68!


Contre Macron et son monde nos vies valent plus que leurs profits. N’attendons pas de comptabiliser les dégâts humains agissons tout de suite. 
Samedi 26 mai le NPA sera au coté des manifestants de Guingamp, devant la Mairie à 11H00 pour défendre et garder la maternité, les emplois, le droit à la santé pour tous.

La décision de l’ARS à la poubelle !


Le comité NPA Lannion Guingamp Bégard.
npabear@gmai.com
http://npabear.blogspot.fr/

lundi 21 mai 2018

ps

Guingamp le PS  appelle seul à une manifestation pour défendre la maternité, bizarrement le 26 mai jour de la mobilisation "Marée populaire".Seul enfin,..., attendons la réaction de la CFDT!...

Ouest France

Maternité de Guingamp. Les élus "entrent en résistance"


Les élus de Guingamp appellent à manifester samedi. Le 5 mai, plus de 1 000 personnes s'étaient mobilisées dans les rues de la ville.
Les élus de Guingamp appellent à manifester samedi. Le 5 mai, plus de 1 000 personnes 
Dans un communiqué, cinq élus*de Guingamp et son Pays, interpellent. Pour eux, "la direction de l’agence régionale de santé s’apprête à nous signifier la fermeture de la maternité de Guingamp".
Le communiqué signé par le sénateur Yannick Botrel, la présidente du conseil de surveillance de l’hôpital de Guingamp : Annie Le Houérou, le maire de Guingamp : Philippe Le Goff, le président de Leff Armor communauté : Philippe Le Goux et le président de Guingamp Paimpol Armor Argoat agglomération : Vincent Le Meaux.
La direction de l’agence régionale de santé s’apprête à nous signifier la fermeture de la maternité de Guingamp.
Une maternité comme celle de Guingamp c’est cette année plus de 500 accouchements qui se font dans un cadre sécurisé répondant à des besoins de proximité. Depuis des années, au sein de cette structure, médecins, sage-femme, infirmière, administratif, élus, n’ont eu de cesse de défendre ce service de qualité pour les mamans et leurs bébés.
Le modèle qui veut nous être imposé est dorénavant d’aller faire accoucher les femmes du bassin de l’agglomération Guingamp Paimpol à Saint-Brieuc avec tous les risques que cela comporte en termes des délais, de surcoût pour les futures mamans. Aurons-nous dans les prochains mois des mamans qui accoucheront sur la route ?
Alors que Guingamp fait partie d’un groupement hospitalier de territoire qui a pour objet de mutualiser les moyens entre les différents établissements. Aujourd’hui unilatéralement l’hôpital de Saint-Brieuc à affirmer sa volonté de ne plus mettre à disposition des pédiatres. L’hôpital de Saint-Brieuc ne sera pas lui-même en capacité d’accueillir les 500 naissances ! Futurs parents, débrouillez-vous !
Aujourd’hui les élus que nous sommes refusons cette décision et entrons dorénavant en résistance. D’ores et déjà nous appelons l’ensemble des personnes du territoire à se mobiliser et nous vous invitons à une manifestation samedi 26 à 11 h avec un rassemblement devant la mairie.
Défendons notre hôpital, notre maternité et refusons cette régression historique.

* du PS note du NPA,