mardi 15 janvier 2019

regards

Dans la revue "REGARDS"

republié par ANTI-K

Éric Fassin : « Quand on rejette l’opposition gauche/droite et la représentation politique, ça finit rarement à gauche »

Regards, 14 janvier 2019

Il ne s’est pas encore exprimé sur la mobilisation des gilets jaunes. Dans #LaMidinale de Regards, le sociologue Eric Fassin livre son analyse, ses interrogations et ses inquiétudes.
Sur le silence d’Eric Fassin à propos des gilets jaunes 
 
« Pendant longtemps, j’ai été comme beaucoup de gens, j’ai eu du mal à interpréter ce qu’il se passait, quel sens politique ça pouvait avoir. »
« J’ai parfois le sentiment que si on se précipite pour commenter, on risque d’avoir une projection de ses fantasmes politiques, de ses préjugés de classe. Donc plutôt que de dire des bêtises, j’ai préféré me taire. »
« A la différence de beaucoup d’intellectuels de gauche, je garde une réticence qui n’est pas tant par rapport aux gilets jaunes eux-mêmes, que par rapport aux conséquences que tout cela risque d’avoir. »
« J’ai une inquiétude qui n’est pas un jugement sur le mouvement ni sur les gens qui soutiennent ce mouvement mais sur ses conséquences. »

 Sur l’analyse politique du mouvement des gilets jaunes 
« Je crois que ça n’est pas forcément un mouvement de droite ou un mouvement de gauche. »
« J’ai été frappé en regardant les tentatives d’interprétation de ce mouvement de l’usage qui est fait de l’histoire. »
« On a une vision française de l’histoire qui nous amène à regarder les gilets jaunes principalement au prisme de l’histoire française et donc de redoubler la logique proprement nationale de ce mouvement. »
« Quand on regarde le Brésil ou l’Italie, on a le sentiment qu’il y a eu deux choses qu’on retrouve en France : un rejet de l’opposition droite/gauche et un rejet de la représentation – par les syndicats ou les partis. »
« Mon sentiment, qui est nourri de cette double référence au Brésil et à l’Italie, c’est que lorsqu’on rejette l’opposition entre droite et gauche et lorsqu’on rejette la représentation politique, ça finit rarement à gauche. »
« Qui bénéficie, dans les sondages, de ce mouvement ? C’est le Rassemblement National et lui-seul. »

 Sur la possibilité d’une situation à l’italienne en France 
« Je crois qu’il est absurde de renvoyer dos-à-dos FI et RN. Les dirigeants et les militants ne disent pas du tout la même chose. »
« Je fais partie des gens qui ont critiqué la stratégie du populisme de gauche. »
« Il y aurait ce que Chantal Mouffe appelle un noyau démocratique commun à ce qu’elle appelle le populisme de droite et qu’elle refuse d’appeler extrême droite, et à la gauche dans sa stratégie populiste. Je ne crois pas qu’il y ait un noyau démocratique dans les revendications d’extrême droite. »
« Ce qui complique les choses, c’est qu’en face on a Macron qui nous explique que pour lui, c’est le libéralisme contre l’illibéralisme d’Orban et des autres. Et donc on est sommé de choisir : est-ce qu’on va être du côté de Macron ou est-ce qu’on va être contre lui ? »
« On voit bien que la posture de Macron alimente une opposition réductrice entre les élites et le peuple. On y résiste en ne prenant pas seulement le parti du peuple mais en s’interrogeant sur quel peuple. »
« Il est important de ne pas considérer le peuple comme une masse indistincte, il y a des idéologies différentes. »
« Il est important de reconnaitre le peuple comme un sujet politique, non pas avec une posture bienveillante, qui frise la condescendance et qui revient à dire que le peuple a toujours raison, mais de dire il y a des peuples avec lesquels je suis d’accord et d’autres avec lesquels je suis en désaccord. »

 Sur le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) 
« Le RIC participe du rejet de la représentation, donc à ce titre, je regarde ça avec une certaine prudence. »
« Je ne veux pas dire que le peuple se trompe, ce que je dis, c’est que les gens qui se mobilisent au nom du peuple sont plus ou moins actifs et ce que nous voyons en ce moment, un peu partout dans le monde, c’est que les gens qui se mobilisent au nom d’un peuple d’extrême droite, sont très actifs. »
« Il ne faut pas confondre le peuple et les gens qui se mobilisent. »
« Les gens qui se mobilisent et qui prétendent être la majorité silencieuse sont des minorités bruyantes et, pour une part, sont des minorités d’extrême droite. »
 Sur les violences policières et la réponse sécuritaire du gouvernement 
« Ça fait des années que beaucoup de gens, et à juste titre, dénoncent les violences policières donc c’est sans précédent mais quand même ça a été précédé de beaucoup de violences policières. Dans ce mouvement, c’est l’ampleur qui est sans précédent. »
« Ce qu’on a vu, c’est que, pendant très longtemps, on a laissé faire et ça mène à une banalisation [de la violence]. »
« On a fini par trouver normal que les policiers tapent des gens. »
« Il y a une disqualification du président de la République mais ce qui est plus grave, c’est qu’il y a une disqualification du vocabulaire du président de la République : celui de la République, celui de la démocratie, celui des droits. »
« Je crois que la démocratie n’en finit pas de se précariser et ceux qui se prétendent défenseurs de la démocratie libérale, comme Emmanuel Macron, en sont les fossoyeurs. »

 Sur le Grand Débat proposé par Emmanuel Macron 
« Je ne pense pas que le but soit d’arriver à quelque chose. »
« Dans quelle mesure ce président de la République souhaite-t-il alimenter cette crise pour apparaitre comme le rempart contre le chaos ? »
« Ce débat va occuper l’attention pendant deux jours et ça veut dire que la parole publique n’a plus aucune importance donc ça renforce la colère des gilets jaunes mais ça renforce aussi et surtout le fait qu’ils ne croient pas, et que de moins en moins de gens croient, à la représentation politique. »
« Qui peut être certain que dans la prochaine élection présidentielle, voter Macron contre Le Pen ce sera voter pour la démocratie ? C’est bien ça le problème aujourd’hui. Quels arguments va-t-on trouver pour s’opposer au Front National quand on a l’impression qu’en matière d’immigration, en matière de violences policières et en matière économique, finalement, les différences ne sont pas si grandes ? »


HOSTO LE TELEGRAMME

LE TELEGRAMME


En première ligne lors des manifestations de soutien à la maternité, le comité de défense de la santé du pays de Guingamp dénonce « la politique d’austérité ».
En première ligne lors des manifestations de soutien à la maternité, le comité de défense de la santé du pays de Guingamp dénonce « la politique d’austérité ». (Photo archives Le Télégramme)

Dans une lettre ouverte, le comité de défense de la santé du pays de Guingamp dénonce « la politique d’austérité qui prévaut pour l’ensemble des services publics ». La vigilance est de mise. « La mobilisation la plus large possible est nécessaire ».

« La santé en danger ». Dans une lettre ouverte, le comité de défense de la santé du pays de Guingamp dénonce « la politique d’austérité, qui prévaut pour l’ensemble des services publics. L’objectif du gouvernement est de supprimer davantage de services, de postes, de lits, d’orienter à tout prix vers les soins ambulatoires afin de rentabiliser, de faire des économies et de privatiser. Les groupements hospitaliers de territoire (GHT) auront un rôle prépondérant pour restructurer et fusionner les structures hospitalières qui deviendront des usines à soins et des usines à bébés, chargées de « produire des soins » à moindre coût ».
Le collectif exprime des inquiétudes sur l’avenir. En raison de différentes réformes qui « vont aboutir à une concentration des activités autour des CHU, avec un émiettement sur les sites périphériques. Dans cette organisation, le secteur privé va se tailler la part du lion en récupérant une partie des activités les plus rentables (chirurgie programmée, oncologie). C’est la carte sanitaire qui va être totalement redessinée, faisant de certains territoires des déserts médicaux. C’est un modèle de société néfaste au plus grand nombre qui se met en place : il est urgent d’appeler la population à exiger une autre politique de santé. La mobilisation la plus large possible est nécessaire ».

« Changer le financement de l’hôpital »


Et de regretter que « les solutions avancées par la ministre dans sa feuille de route n’apporteront pas de réponses satisfaisantes aux besoins de soins ». Par exemple l’ambulatoire, « intéressant dans certains cas mais il ne peut aucunement être la solution. Bon nombre de personnes ne peuvent pas retourner à leur domicile après une intervention et ce, d’autant plus que nous manquons de médecins pour assurer le suivi en aval ». Ou encore la télémédecine, « un outil intéressant, notamment pour l’interprétation de radios ou d’examens de laboratoire, ou encore pour la mise au point de protocoles, mais la prise en charge d’un patient exige plus que la présence devant un écran. Et, encore une fois, quel médecin sera en capacité de répondre à distance, vu la pénurie actuelle ? ».
Pour le comité de défense de la santé, « c’est le financement de l’hôpital qu’il faut changer. Car les tarifs des actes médicaux sont sous-évalués et ne peuvent « coller » à la réalité de chaque situation de travail. Et ce n’est pas le semblant de révision de la tarification à l’activité, annoncée par la ministre Buzyn, qui donnera à l’hôpital les moyens de remplir ses missions. Nos hôpitaux, nos Ehpad et nos services de soins vont mal, c’est cette réalité qui se cache derrière le déficit de la sécurité sociale ».



© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/comite-de-defense-de-la-sante-continuer-a-se-battre-14-01-2019-12182810.php#xDIpg53TAp4lHSrl.99

lundi 14 janvier 2019

OUEST FRANCE

Le comité de défense santé du pays de Guingamp rédige une lettre ouverte

Le comité de défense santé du pays de Guingamp a rédigé une lettre ouverte.
Le comité de défense santé du pays de Guingamp a rédigé une lettre ouverte. | FOTOLIA
Ce lundi 14 janvier 2019, le comité de défense santé du pays de Guingamp a publié une lettre ouverte. Celle-ci fait suite à l’arrêté pris par l’Agence régionale de santé accordant un sursis à la maternité de Guingamp (Côtes-d’Armor).

Le comité de défense santé du pays de Guingamp a rédigé une lettre ouverte « en retour à la décision de l’ARS pour le sursis de la maternité » . Pour le comité, « Le manque de moyens a abouti à une souffrance des personnels […] Le succès de l’idée du Conseil national de la résistance en octobre 1945 doit toujours résonner dans notre tête : chacun cotise selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins » .
Il est écrit : « La mobilisation est nécessaire : « Qui ne se bat pas est sûr de perdre » , mais une mobilisation la plus large possible et faite pour durer car, partout la vigilance reste de mise ! »
Selon le comité, « Les différentes réformes vont aboutir à une concentration des activités autour des centres hospitaliers universitaires, avec un émiettement sur les sites périphériques : maternité, médecine, gériatrie… La psychiatrie est profondément remise en cause dans sa spécificité et elle ne sera plus en capacité de faire face aux besoins des patients. »
Aussi : « Dans cette organisation, le secteur privé va se tailler la part du lion en récupérant une partie des activités les plus rentables : chirurgie programmée, oncologie, etc. »

« Pas de réponses satisfaisantes »

Le comité estime que : « Les « solutions » avancées par la ministre dans sa feuille de route n’apporteront pas de réponses satisfaisantes aux besoins de soins. Par exemple, si l’ambulatoire est intéressant dans certains cas, il ne peut aucunement être LA solution. »
L’enjeu de la télémédecine est abordé. « La télémédecine est un outil intéressant, notamment pour l’interprétation de radios ou d’examens de laboratoire ou pour la mise au point de protocoles, mais la prise en charge d’un patient exige plus que la présence devant un écran. Quel médecin sera en capacité de répondre à distance vu la pénurie actuelle ? »

« Nous serons attentifs »

Dans cet écrit, il est noté : « Il nous faut donc continuer à nous battre pour défendre un maillage équilibré du territoire, des structures de proximité travaillant en coopération avec des établissements plus spécialisés pour assurer la continuité de la prise en charge. Les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ou les supra-GHT auront un rôle prépondérant pour restructurer et fusionner les structures hospitalières. »
Le comité interpelle : « C’est le financement de l’hôpital qu’il faut changer ! Car les tarifs des actes hospitaliers sont sous-évalués et ne peuvent « coller » à la réalité de chaque situation de travail. »
En conclusion : « Nous prenons note de la décision de l’ars de renouveler jusqu’au 31 juillet 2020, mais nous nous serons attentifs, a ce qui est pour l’instant un sursis deviennent une décision pérenne, pour toutes les familles du bassin de Guingamp. »

Le comité de défense santé du pays de Guingamp.

dimanche 13 janvier 2019

grand debat

LE TELEGRAMMME


Une prise de position intéressante du maire de Plouezec, près de Paimpol

Grand débat. Le point de vue du maire de PLOUEZEC 22



À propos du Grand débat national, Jacques Mangold, maire de Plouézec, donne son point de vue. « J’entends à longueur de journée que le grand débat proposé par le Président de la République pour recueillir et débattre des demandes formulées par les gilets jaunes serait organisé dans les mairies. À quelques jours du lancement de ce grand débat, force est de constater que les maires n’ont aucune précision sur ce qui leur serait éventuellement demandé. Je trouve particulièrement pervers d’engager les maires comme co-organisateurs donc co-responsables d’un débat qui résulte d’un échec politique de l’État à se faire comprendre des citoyens. Curieuse manière de faire pour un Chef de l’État qui refuse de se rendre aux congrès des maires leur démontrant ainsi son intérêt limité pour leur fonction et qui quelques semaines plus tard leur trouve toutes les vertus d’écoute et de proximité avec les citoyens. Curieuse pratique aussi de faire des maires les amortisseurs sociaux des échecs des questions de société qui sont de la responsabilité exclusive du gouvernement et du parlement comme l’impôt de la solidarité sur les fortunes, la CSG sur les retraites ou la hausse du pouvoir d’achat. Le fameux RIC (Référendum d’initiative citoyenne) est-il de la responsabilité du maire ou de la révision des lois de la Constitution ? Si le gouvernement veut débattre de ces sujets contre-versés, tant mieux mais qu’il le fasse par l’intermédiaire des députés et sénateurs qui sont les seuls habilités à infléchir les politiques menées par le gouvernement. Ceux-ci ont une vraie légitimité à entendre et écouter les citoyens et à écrire la loi. Pour ma part, si on me le demande, je mettrai à disposition la salle du conseil municipal pour ce grand débat citoyen et j’y assisterai très volontiers comme citoyen mais en aucun cas comme maire ».






Jacques Mangold lors de son allocution pour les vœux 2019.
Jacques Mangold, maire de Plouezec.

mercredi 9 janvier 2019

mater

COMMUNIQUE DE PRESSE







photo crédit NPA LGB

Le comité NPA prend acte de l'arrêté de l'ARS Bretagne visant la  prolongation des activités du service maternité du centre hospitalier de Guingamp jusqu'en juillet 2020.

Ce report a été rendu possible par les mobilisations des personnels, de leus syndicats CGT et SUD, des usagers du service public et des élus.
N'oublions pas toutefois que certains de ceux ci ont eu un comportement allant de l'ambiguité à l'amateurisme complet puis à l'opportunisme, c'est le cas notamment du député Kerlogot."Tout le monde, il est pas beau dans cette affaire"...

Le NPA rappelle toutefois que de noirs nuages planent sur le service public hospitalier:
Avec quels moyens budgétaire et humain peut il continuer à fonctionner?
Quand l'Etat va t'il solder la dette qu'il accumule en ne payant pas les heures supplémentaires effectués par les personnels et qui se chiffrent en dizaine de milliers d'heures?
Comment vont être anticiper les départs en retraite notamment des médecins?
Comment le direction va t'elle enfin gérer le conflit des personnels de nuit, va t'elle retirer son projet néfaste et assurer une qualité du service du à la population?

Soyons prudent Macron et son gouvernement sont des experts en enfumage!
Un hôpital ce sont des naissances mais aussi notre santé tout au long de notre vie,pour les  enfants comme pour les  personnes âgées restons vigilants.
Et à ce titre de la vigilance ayons collectivement un oeil sur le "conseil de surveillance de l'hôpital"!

Comité NPA LANNUON GWENGAMP BEAR

le 10 janvier 2019

MATER

OUEST FRANCE

Guingamp. Le maintien de la maternité est signé

2 500 personnes avaient manifesté à Guingamp, en juin dernier, pour le maintien de la maternité.
2 500 personnes avaient manifesté à Guingamp, en juin dernier, pour le maintien de la 
 
C’était attendu, c’est désormais officiel. Selon nos informations, le directeur de l’Agence régionale de santé a signé, ce mardi 8 janvier, le maintien de l’activité de la maternité de Guingamp, jusqu’au 31 juillet 2020.

« On veut un écrit » , réclamaient encore, le 1er décembre dernier, 500 manifestants dans les rues de Guingamp. Ils protestaient alors contre l’absence d’un écrit officiel, annulant la fermeture programmée de la maternité de la ville (située dans la commune de Pabu) au 31 janvier 2019. La fermeture du service avait été annoncée par une décision de l’Agence régionale de santé, en mai dernier.

Jusqu’en juillet 2020

C’est désormais officiel, l’autorisation de l’activité du service de gynécologie obstétrique a été prolongée, ce mardi, jusqu’au 31 juillet 2020, par signature du directeur général de l’Agence régionale de santé de Bretagne, Olivier de Cadeville.
La fermeture programmée de la maternité avait soulevé l’émoi à Guingamp, menant à plusieurs manifestations de soutien, rassemblant jusqu’à 2 500 personnes. À la suite de sa visite dans les Côtes-d’Armor, en juin, Emmanuel Macron avait fait savoir, par la voix du député Yannick Kerlogot, que cette fermeture pourrait être suspendue.

Ne manquait que l’écrit officiel de l’ARS, qui a donc été rédigé hier. 485 nouveaux nés ont vu le jour à la maternité de Guingamp, en 2018.

mardi 8 janvier 2019

rire

Mockup-SCI-arme-secrete
Petit manuel des riches qui vont passer à travers la taxe d'habitation, si elle est maintenue pour les 20% des plus fortunés. Et
l'impôt en général!
Ne pas laisser entre les mains de n'importe qui!

lundi 7 janvier 2019

PP FORD

 FRANCE INFO 

 

Blanquefort : "On est plutôt satisfaits de voir un gouvernement qui est en colère contre Ford", se félicite Philippe Poutou

Philippe Poutou, ancien candidat NPA à la présidentielle et délégué CGT de Ford à Blanquefort (Gironde) est revenu, lundi pour France Inter, sur la situation de l'usine dont le constructeur américain souhaite se séparer.
Philippe Poutou, délégué syndical CGT chez Ford Blanquefort (Gironde) et porte-parole du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), le 11 décembre 2018 devant le comité d’entreprise de Ford à Blanquefort.
Philippe Poutou, délégué syndical CGT chez Ford Blanquefort (Gironde) et porte-parole du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), le 11 décembre 2018 devant le comité d’entreprise de Ford à Blanquefort. (ALEXANDRE BARLOT / FRANCE INFO)
Les pouvoirs publics étaient restés jusqu'ici "passifs", selon Philippe Poutou, lundi 7 janvier sur France Inter, face à la menace de fermeture du site Ford située à Blanquefort en GirondeL'ancien candidat NPA à la présidentielle et délégué CGT de l'usine "est plutôt satisfait de voir un gouvernement qui semble déterminé et qui est en colère contre Ford"
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a assuré, dimanche, que les discussions continuaient pour convaincre le groupe américain de ne pas fermer le site, mais aussi que l'État restait prêt à le racheter provisoirement pour le revendre au repreneur franco-belge Punch.
L'État a l'idée d'acheter cette usine de manière très momentanée, comme ça la responsabilité d'un éventuel échec de la reprise retomberait sur l'État et ça rassurerait Ford.Philippe Poutouà France Inter
Un rachat de l'usine Ford à Blanquefort par l'État "servirait à ça, finalement, donc ce n'est pas terrible moralement, parce que Ford devrait rester responsable de la suite de l'histoire, mais c'est comme ça. Nous, on en est là, on a un dispositif qui est en train d'être discuté, peaufiné" et "on continue d'y croire", a poursuivi Philippe Poutou.
Une réunion est d'ailleurs prévue, mercredi à Bercy, mais aucun représentant du groupe américain ne sera présent, selon Philippe Poutou. "Ford ne discute pas du tout, ni avec le repreneur ni avec l'État, ça se passe par avocats interposés cette histoire", a dénoncé le délégué syndical.

"Ford dit, comme l'ensemble des patrons quand ils ferment une usine, que c'est une chance pour nous de rebondir, qu'un plan de licenciements c'est bien parce que c'est beaucoup d'argent. Mais nous on pense que tout ça c'est du pipeau. La seule façon de sauver notre avenir c'est de sauver notre emploi", a souligné l'ancien candidat à la présidentielle.



nanterre

Communiqué de presse du NPA
Le président de l’Université de Nanterre interdit 
l'accès à la fac à deux syndicalistes étudiants !

Mickaël et Victor, militants du NPA et de l'Unef, viennent de recevoir chacun un arrêté de Jean-François Balaudé, Président de l'université Paris-Nanterre, leur interdisant d'accéder aux locaux de l'université du 7 janvier au 5 février 2019. Cette décision exceptionnelle va même jusqu’à empêcher Victor de participer à des instances officielles de l’université (CFVU et section disciplinaire) où il a pourtant été élu par les étudiants.

Leur seul crime est d’avoir appliqué, comme bien d'autres étudiant-e-s, des décisions prises en l’Assemblée générale de la fac. La grève et le report des partiels avait ainsi été votés à une large majorité lors de l'AG du 13 décembre réunissant 2000 personnes, afin de permettre aux étudiant-e-s de se mobiliser sans être pénalisés par leur absence aux partiels. Face à la mobilisation étudiante contre la hausse des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étrangers, la présidence était allée jusqu’à faire appel aux vigiles privés avec chiens, aux CRS, au vote électronique, pour contourner la souveraineté des AG… 

J-F Balaudé aime bien célébrer mai 68 avec des petits fours... mais lorsque les étudiant-e-s se mobilisent, il réprime, comme le 9 avril dernier lorsqu’il avait fait appel aux CRS pour empêcher la tenue d’une AG étudiante. Suite à cette intervention, Victor, ainsi qu’un autre militant associatif, Roga, avaient été poursuivis puis condamnés respectivement à 4 mois de prison avec sursis et 6 mois de prison ferme. Sous pression de la mobilisation, la présidence avait alors dû s’engager à « soutenir » les militant-e-s poursuivis, mais avec cette nouvelle décision contre Victor, Balaudé montre bien de quel côté il se situe, celui du gouvernement et de la répression. 

Le NPA demande le retrait immédiat des arrêtés d’interdiction à l’encontre de Victor et Mickaël, et la fin de toute procédure disciplinaire, civile ou juridique à l’encontre des militants. Un rassemblement unitaire a lieu mardi 8 janvier à partir de 12h30 devant le bureau de la présidence de l'Université. Le NPA y prendra toute sa part et nous invitons l'ensemble du mouvement social à y être présent.

Montreuil le lundi 7 janvier 2019

jeudi 3 janvier 2019

nono


Note du comité:

 On ne résiste pas au plaisir de voir décorer la vedette locale de Guingamp....Et surtout de le voir s'afficher avec les Macron ! Des fois que nous aurions omis de nous apercevoir que les capitalistes et leurs serviteurs à la tête de l'Etat forment un tout qui adore se congratuler.

Nous attendons maintenant une réaction des Gilets jaunes de Guingamp.... 

Quand on combat les politiques élitistes il ne faut surtout pas oublier les "bienfaiteurs" locaux. Déjà que nous avons été très déçus quand les GJ se sont dégonflés pour bloquer le stade du Roudourou...

 

OUEST FRANCE

Noël Le Graët promu officier de la Légion d’honneur


Didier Deschamps, coach de l’Équipe de France. Au second plan, Guy Stéphan, son bras droit, coach adjoint des Bleus.
Didier Deschamps, coach de l’Équipe de France. Au second plan, Guy Stéphan, son bras droit, coach adjoint des Bleus. | AFP

Par décret du président de la République en date du 31 décembre, une promotion spéciale de la Coupe du monde de football 2018 a été officialisée, mardi 1er janvier.
Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a été promu officier de la Légion d’honneur. Depuis 1998, le Guingampais (Côtes-d’Armor) était déjà chevalier de la Légion d’honneur. Avec l’entraîneur de l’Équipe de France, Didier Deschamps, ils sont les deux à atteindre ce grade.

confe paysanne

 

Élections à la chambre d’agriculture. La liste de la Confédération paysanne dans les Côtes-d’Armor

La liste "Pour une agriculture bretonne moderne et solidaire" de la Confédération paysanne.
La liste "Pour une agriculture bretonne moderne et solidaire" de la Confédération
Les agriculteurs sont appelés à voter du 14 au 31 janvier pour élire leurs représentants à la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor. La Confédération paysanne présente une liste, menée par Isabelle Allain.

La Confédération paysanne des Côtes-d’Armor présente une liste pour les prochaines élections professionnelles à la Chambre d’agriculture qui auront lieu du 14 au 31 janvier.
Emmenés par Isabelle Allain, paysanne à Ploubezre, les vingt colistiers estiment « qu’une autre agriculture est possible dès maintenant ». Parmi leurs priorités : « Produire une alimentation de qualité et créer de la valeur ajoutée, renforcer l’autonomie et réduire nos coûts de production ; créer les conditions d’un travail équilibré et épanouissant ; envisager avec confiance les enjeux climatiques et environnementaux. »
Le syndicat rappelle que sa « force réside dans la solidité de (ses) réseaux : l’entraide, la formation, les échanges et l’accompagnement » . Et prône une chambre d’agriculture « ouverte à la diversité des projets, engagée dans la transition agroécologique aux côtés des agriculteurs ».
Enfin, la Confédération paysanne « portera à Paris et à Bruxelles nos revendications pour le droit au revenu paysan, pour des prix équitables et pour des aides mieux réparties ».

La composition de la liste

Premier rang, de gauche à droite  : Mathieu Le Fustec (39 ans. Bovins lait, pommes de terre, Plouaret), Jean-Marc Thomas (56 ans. Bovins lait, à Rostrenen), Pauline Cabaret (34 ans, maraîchage, à Rostrenen), Isabelle Allain (43 ans. Bovins lait, transformation, à Ploubezre), Camille Bellec (33 ans. Porc, transformation, à Saint-Nicodème), Kristen Bodros (39 ans. Ovins lait, transformation, à Landebaëron), David Maurice (34 ans. Ovins viande, à Belle-Isle-en-Terre), Annie Legoff (59 ans. Bovins lait, transformation, à Évran) et Florence Le Saint (49 ans. Bovins lait, à Pommerit-le-Vicomte).
Deuxième rang, de gauche à droite  : François Le Dudal (41 ans. Apiculture, à Cohiniac), Emmanuelle Billard (42 ans. Bovins lait, volailles, à Laurenan), Xavier Doussinault (49 ans. Arboriculture, petits fruits, à Plestan), Jonathan Chabert (32 ans. maraîchage, à Plédéliac), Isabelle Connan (45 ans. Bovins lait, à Bourbriac), Rémi Le Mézec (57 ans. Bovins lait, à Tressignaux), Vincent Boaglio (38 ans. Céréales, transformation en bière, à Quévert) et Manu Louail (33 ans. Ovins viande, volailles, à Saint-Mayeux).
Troisième rang, de gauche à droite  : Rémi Goupil (34 ans. Bovins viande, à Taden) et Frédéric Darley (39 ans. Bovins lait, transformation, à Ruca).
Absent sur la photo  : Sylvain Boschat (37 ans. Bovins viande, à Bon-Repos-sur-Blavet).

Dans le cadre de la campagne, la Confédération paysanne organise une réunion publique le mercredi 9 janvier, à 20 h 30, à la maison des agriculteurs de Plérin, en présence de Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne.

 

mardi 1 janvier 2019

ford

Automobile : le bras de fer continue à Ford Blanquefort


Il est très difficile d’imaginer la suite de l’histoire. Maintenant que la procédure PSE est terminée, qu’est-il possible d’espérer ? Tout semble en place pour que Ford exécute son plan de fermeture ente janvier 2019, date des premiers départs « volontaires » en préretraite, et octobre, date prévue pour les derniers licenciements. Entretemps la production s’arrêterait en août et, au bout du compte, 872 emplois seraient supprimés.

Tellement facile de licencier
Mais il peut se passer encore des choses. D’abord, pour que Ford puisse « exécuter » son PSE et commencer à faire partir les salariés, il faut d’abord que la Direccte donne son homologation. Elle a 21 jours pour le faire, et il devrait y avoir des arguments pour refuser. Car Ford n’a pas respecté toute la législation qui est pourtant peu contraignante.
Un PSE, malgré ses apparences, c’est quand même un « plan de sauvegarde de l’emploi », ce qui signifie que logiquement il y a la préoccupation de « sauver » au moins quelques emplois. Or Ford depuis le début se moque délibérément de préserver l’activité comme les emplois. Ford a refusé toute recherche réelle de repreneur, même si elle avait sollicité un cabinet dédié à cette tâche, qui a lamentablement (et bizarrement ?) échoué.
Et quand Ford s’est retrouvée, sans le vouloir, avec un projet de reprise dans les pattes, la multinationale a refusé de l’étudier sérieusement. Aucune coopération, ni avec le candidat à la reprise, ni avec l’État. Seulement une longue partie de bras de fer, de tractations, de réunions manquées, de documents non fournis…
Le résultat est sans surprise : la multinationale avait décidé de fermer et se moque de tout le monde, des salariéEs évidemment mais aussi de l’État et même du ministre Le Maire et du président Macron. Oui Ford fait comme bon lui semble. Maisil faut dire que c’est tellement facile de licencier et de fermer une entreprise :il n’y a pas de raison que Ford s’embête avec des formalités !

Impuissance organisée
En réalité, Ford n’est pas pire que les autres multinationales qui font d’énormes profits et qui se sont gavées de subventions publiques pendant des années. Cela se voit davantage, peut-être parce que notre bataille contre la fermeture de l’usine pousse tout le monde ans ses derniers retranchements. Nous dénonçons toujours l’inadmissible,et ainsi nous poussons les pouvoirs publics à ne pas regarder sans rien faire, comme malheureusement cela a été trop longtemps le cas. L’État est bien obligé de chercher une solution, mais avec des moyens très limités !
Cette « impuissance » de l’État est réelle, mais ce sont tous les gouvernements qui ont construit cette impuissance car,peu à peu,au cours des dernières décennies, les « pleins pouvoirs » ont été donnés aux capitalistes comme Ford.
Alors les cabinets des ministères concernés s’activent, cherchent dans la législation les outils qui permettraient de contraindre un minimum Ford, et c’est toute une gymnastique qui se déploie pour trouver une faille. On sait pourtant qu’il y aurait des solutions plus rapides et plus directes : pourquoi ne serait-il pas possible de prendre des mesures d’autorité comme prendre le contrôle de l’usine ?On appelle ça comme on veut : une réquisition, une expropriation… Et si le nom fait peur, si c’est trop radical, pourquoi ne pas « racheter » l’usine Ford pour 1 euro symbolique ? Pourquoi est-il possible de financer les multinationales avec des aides publiques diverses (CICE, chômage partiel, aides à l’investissements…) et pourquoi tout deviendrait impossible lorsqu’il s’agit de prendre le contrôle d’un outil productif ? Ne peut-on pas considérer que l’usine Ford est déjà en partie publique,après 45 ans passés à faire des cadeaux à la multinationale ?

Continuer la lutte
Alors certes, il y a peu d’espoir de changer la donne. Surtout en l’absence d’une mobilisation d’une majorité de collègues, qui sont désespérés et résignés. Mais notre bataille n’est pas vaine. Il y a trop de fermetures d’entreprises, trop de licenciements, trop de chômage aujourd’hui pour rester sans rien faire. Les pouvoirs publics le savent bien, l’État le sait bien.
Dans les semaines qui viennent, nous allons continuer la lutte pour sauver l’usine et le plus d’emplois possible. Ce n’est pas irréaliste. La situation est particulière, car nous avons des appuis « de luxe » avec les déclarations du ministre Le Maire, celles des collectivités locales, avec la collaboration des services de l’État pour contrecarrer le projet de Ford. On ne sait pas ce que cela va donner, mais on s’accroche avec nos forces et nos moyens. Nos emplois, les 2000 emplois induits, notre avenir, tout cela en vaut la peine.

Philippe Poutou
• Créé le Jeudi 20 décembre 2018, mise à jour Jeudi 20 décembre 2018, 20:02 :
https://npa2009.org/actualite/entreprises/le-bras-de-fer-continue-ford-blanquefor

macron voeux

Vœux de Macron : l’autruche qui pratique la méthode Coué

 

Le gros quart d’heure qu’aura duré le discours de vœux de Macron aura servi, on ne s’en étonnera pas, à pas grand-chose... Se vantant des « transformations » déjà réalisées comme dans le domaine de la SNCF, bref fier des reculs qu’il nous a imposés, Macron n’a livré ce soir aucune annonce, si ce n’est la promesse de continuer les attaques et remises en cause, en ce qui concerne notamment le secteur public ou les retraites explicitement cités.

Mais réussir l’exploit de ne citer ni l’explosive affaire Benalla qui mine le pouvoir depuis juillet, ni le profond mouvement des Gilets jaunes, chapeau l’artiste ! Pour quelqu’un qui prétend « parler vrai » et formuler un « vœux de vérité », il faut saluer l’exploit. Soyons juste, s’il ne nomme jamais explicitement le mouvement des Gilets jaunes, le président ne peut éviter d’y faire allusion : « Une colère a éclaté qui venait de loin, contre les injustices », une colère bien vite ramenée à la seule violence, à une « foule haineuse »… Toutes celles et ceux qui se mobilisent depuis un mois et demi apprécieront. Dès lors ne reste plus que la profession de foi préférée du Président, la vieille rengaine de « l’ordre républicain », et les formules usées sur « notre avenir commun » propre à tous les vœux présidentiels. Surréaliste, alors que ce pouvoir, miné par une crise politique que l’on a rarement connue, est remis en cause dans la rue depuis plusieurs semaines.
N’en déplaise à Macron qui pense que « le peuple est souverain : il s’exprime lors des élections... », c’est aussi et surtout en se battant ensemble dans la rue que celles et ceux d’en bas peuvent se faire entendre et faire reculer tous les Macron et Cie qui organisent la casse sociale. C’est à eux - et avec eux - que nous formulons nos meilleurs vœux, de luttes et de victoires. Pour 2019, des bonnes résolutions... et surtout de bonnes révolutions !

Montreuil le lundi 31 décembre