vendredi 16 novembre 2018

decla com


NPA COMITE LANNUON GWENGAMP BEAR


Vous trouverez ci après la déclaration commune des partis et organisations dans le cadre des mouvements en cours pour l'augmentation des salaires et pensions et contre les hausses des coûts des carburants.
Le comité NPA local s'associe évidemment à cette initiative et soutient les 7 propositions alternatives.

thierry perennes
pour le comité





Déclaration commune : Ensemble !, Gauche 
démocratique et sociale, Génération.s,
      Nouveau Parti Anticapitaliste,
Nouvelle Donne, Parti communiste français, 
Parti de Gauche, République et Socialisme.

La hausse du prix de l’essence provoque une colère massive. Le gouvernement « pro-riches » Macron-Philippe aura tout fait pour provoquer une haine de l’impôt, par des injustices scandaleuses.

Le quinquennat Macron a commencé par une liste de cadeaux aux plus fortunés : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la progressivité des impôts sur les gros revenus, doublement de la baisse des cotisations sociales en 2019 avec 40 milliards sans créer d’emplois, aucune mesure pour empêcher la fraude fiscale massive des grands groupes et grandes fortunes. Le groupe Total, qui vend du pétrole et de l’essence, triche avec l’impôt sur les sociétés, encaisse pourtant de gigantesque profits (9 milliards en 2017). Il engraisse ses actionnaires (plus de 11% de rentabilité de l’action).
Les cadeaux aux plus fortunés et aux entreprises sont payés par des politiques alourdies contre les plus modestes : hausse de la CSG, gel des APL, retraites augmentées en dessous de l’inflation, blocage des salaires, austérité généralisée. La taxe et la TVA sur l’essence, c’est 60% du prix du litre. Et pour les entreprises du secteur, c’est 10% de marge. Les taxes à la consommation, comme la TVA et la taxe essence, sont des impôts totalement injustes qui pénalisent bien plus les plus pauvres que les riches.
Ce sont les prélèvements injustes sur les ménages qui financent les cadeaux aux riches, au lieu d'une fiscalité progressive et d'une taxation du capital. L’austérité budgétaire, la dégradation des services publics (hôpitaux, rail, bureaux de poste…) s’imposent à la majorité de la population. Ce sont les plus modestes qui trinquent !
Il faut inverser cette politique !
Les salarié-es, les chômeurs, les jeunes sont contraints d’utiliser une voiture, dans les zones rurales ou urbaines éloignées des centres villes. Rien n’est fait pour développer les transports en commun moins polluants, ou pour proposer des tarifs sociaux incitatifs. La prime à l’achat de nouvelles voitures moins consommatrices n’a qu’un effet dérisoire.
Nous faisons 7 propositions alternatives :
1- Augmenter les salaires, les retraites, les indemnités de chômage, les minimas sociaux, et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales.
2- Taxer avant tout les compagnies pétrolières et les grandes entreprises du transport routier ou aérien, ou gestionnaires d'infrastructure (autoroutes), et notamment le groupe Total dont les bénéfices 2017 ont bondi de 39%, qui s’enrichit sur le dos des automobilistes.
3- Taxer le kérosène (qui ne l‘est pas du tout !) pour empêcher que l’avion, très pollueur, ne concurrence le train. Supprimer l’exonération scandaleuse des taxes carburant pour le transport routier afin de développer le fret ferroviaire. Affecter l'essentiel des ressources de la taxe sur les carburants (TICPE) au développement de transports et de sources d'énergie écologiques, avec un contrôle démocratique.
4- Arrêter la fermeture des petites lignes de chemins de fer (9000 km sont menacés), qui transforme les campagnes en déserts. Investir massivement dans les transports en commun de qualité accessibles à tous.
5- Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.
6- Contraindre les constructeurs à fabriquer des véhicules propres et sécurisés ; interdire la production et l’importation de véhicule diésel.
7- Engager sur ces bases de justice sociale la transition écologique
Tous ensemble, agissons avec les forces de gauche et écologistes, les syndicats, les associations environnementales, les usagers des transports. Pour sortir de la pauvreté, de la pollution, des bas salaires, de la dégradation des services publics, il faut une autre politique !

Le 15 novembre 2018.

mercredi 14 novembre 2018

17 novembre CNE

 SUR LE MOUVEMENT DU 17 NOVEMBRE
Pour aller au débat autour de nous, un argumentaire issu de la Commission nationale écologie du NPA 

 

La CNE a débattu de la mobilisation du 17 novembre lors de sa réunion des 10 et 11 novembre.

Son propos n'est pas de dire ce que doit, ou ne doit pas, faire le NPA, mais d'apporter quelques éléments qui lui semblent incontournables dans l'expression du NPA. En effet, cette mobilisation part du refus de l'augmentation des tarifs des carburants présentée comme écologique par le gouvernement, elle parle de fiscalité et d'automobile. 


La CNE tient à rappeler que les taxes sur les carburants sont à la fois inefficaces sur le plan écologique et injustes socialement.

Les taxes sur les carburants sont inefficaces pour l'écologie car ce qui contraint les travailleurs.euses à utiliser leurs voitures individuelles est bien supérieur aux incitations fiscales à ne pas les utiliser :

C'est le coût du logement dans les villes qui oblige les plus pauvres à habiter loin de leurs lieux de travail. L'augmentation des taxes va s'ajouter au prix des loyers ou du foncier sans réduire la consommation de carburant.

C'est la disparition des services publics en campagne qui contraint la population à parcourir des kilomètres pour trouver un bureau de poste, un médecin ou l'agence Pôle Emploi... voire une école.L'augmentation des taxes ne va pas les faire revenir, et ce n'est pas à la population de payer pour un aménagement du territoire absurde.

C'est la disparition volontaire des trains de proximité, la fermeture de km de « petites» lignes et de gares qui contraignent à utiliser une voiture individuelle. Taxer les carburants ne va pas les faire revenir.



Oui ! il faut en finir avec le « tout voiture ».

La part des émissions de CO2 imputable aux transports motorisés est de 30 % au niveau mondial et dans cette part, l’usage de la voiture entre pour moitié. Le parc automobile mondial a dépassé 1 milliard en 2007, les constructeurs comptent bien atteindre le 2ème milliard en 2030. Le parc auto français est de 32 millions.

Mais le « tout voiture », imposé par le capitalisme structure le temps et le territoire.

Ce n'est pas en taxant les carburants qu'on limitera leur consommation, leur pollution et le bouleversement climatique, c'est en permettant à la population de se déplacer autrement qu'en voiture individuelle. Cela suppose un tout autre aménagement du territoire, un autre rapport entre les villes et les campagnes...

Mais il est possible d'agir immédiatement et d'améliorer nos conditions de vie :

en permettant aux salarié.e.s, aux chomeurs.euses, aux retraité.e.s, aux jeunes... de se déplacer massivement en bus, tramway/métro dans les villes, en car ou train dans les départements,

* en augmentant massivement l'offre de transports collectifs, en les adaptant aux besoins (mode, maillage, fréquence...), et les rendant gratuits. 

* en favorisant l'usage du vélo : des trajets sûrs avec des réseaux de pistes cyclables suffisantes, embarquement des vélos dans les transports collectifs, garages à vélo... , prêt de vélo public et gratuit...

Les gouvernants ont incité durant des années au diesel. La campagne actuelle contre le diesel est aussi un moyen de masquer la pollution due à l'essence. Et nous avons désormais les preuves que les Volkwagen, Renault et PSA ont triché sur les émissions polluantes. Ce n'est pas aux usager.e.s de payer pour les choix des industriels du pétrole et de l'automobile.

La primes à la conversion pour encourager l'achat d'un véhicule électrique est une imposture parce qu'elle ne résout pas les problème des plus pauvres et surtout parce que la voiture électrique n’est pas la solution miracle qu’on nous dit : tout au long de son cycle de vie – extraction des matières premières pour les batteries, production d’électricité, construction des voitures, circulation et traitements des déchets – la voiture électrique engendre autant d’émissions de CO2 que la voiture essence.

Les gouvernements ont incité et contraint à utiliser des voitures individuelles et voudraient maintenant pénaliser une population prisonnière de la voiture !

Ce n'est pas aux exploité.e.s et aux opprimé.e.es de payer pour une pollution -les particules fines-, et le changement climatique dont ils.elles sont les premières victimes et dont les seuls responsables sont les constructeurs automobiles, l'industrie pétrolière et leurs complices au gouvernement.

Celles et ceux qui doivent faire de longs trajets pour aller travailler ne doivent pas subir une double peine (en temps et en argent) c'est aux entreprises de payer le déplacement de leurs salarié.e.s.


Les taxes sont particulièrement injustes socialement :

Nous ne confondons pas l'impôt et les taxes. Nous défendons un impôt fortement progressif sur le patrimoine, les revenus, les entreprises..., les taxes (ou impôts indirects) aggravent les inégalités. Nous défendons par exemple la suppression de la TVA à commencer par les produits de première nécessité. Elle reviennent à faire payer massivement les moins riches d'entre nous, qui sont sont aussi les plus nombreux : pour un vieux tacot, un.e pauvre (salarié.e.s ou chômeur.euse) paie autant que ceux qui roulent en voiture de luxe !

Nous défendons que l'argent public (celui des impôts) soit effectivement utiliser pour développer les services publics écologiques partout sur le territoire.

Nous défendons une politique de prix à la fois sociale et écologique : la gratuité pour les besoins de base (les premiers m3 d'eau, kw/h d'électricité...) et des prix très élevés, dissuasifs pour les mésusages gaspilleurs...

La qualité de l'air et le bouleversement climatique sont des prétextes pour ce gouvernement, qui n'a qu'une idée: remplir ses caisses au fur et à mesure qu'il les vide par des cadeaux fiscaux au patronat et aux plus riches.
Note du comité: des arguments qui creusent un peu plus la question et peuvent nous permettre un positionnement cohérent.

hosoto nuit

LE TELEGRAMME

Travail de nuit. Dialogue de sourd à l’hôpital

Une cinquantaine d’agents se sont réunis mardi soir pour décider quelle suite donner au mouvement de protestation initié en juin. Le conflit devrait se durcir.
Une cinquantaine d’agents se sont réunis mardi soir pour décider quelle suite donner au mouvement de protestation initié en juin. Le conflit devrait se durcir.

Un mouvement de grève commencé en juin, des assignations envoyées chaque semaine aux agents, une direction inflexible et la CGT qui annonce 80 % de soutien au sein des équipes et prévoit un durcissement du conflit : le projet de nouvelle organisation du travail de nuit à l’hôpital attise, plus que jamais, les tensions.

Un score écrasant : 98,8 % des personnes défavorables au changement d’organisation voulue par la direction, avec une participation de 80 % (84 votants sur 105). Ce mardi après-midi, les responsables de la CGT du centre hospitalier ont rendu public les résultats du vote, organisé par le syndicat, quatre soirées durant (entre le 30 octobre et 7 novembre), auprès des personnels de nuit titulaires, contractuels et en arrêt maladie.
Au moment de l’annonce, environ 50 soignants étaient présents, souvent très remontés contre leur direction. « C’est scandaleux. Ils veulent que nous soyons corvéables à merci. Nous n’aurons plus de vie sociale », dénonce Thierry, aide-soignant. Des propos qui trouvent écho auprès de Rémy et Géraldine, tous deux infirmiers : « On va se retrouver à leur disposition tout le temps, alors qu’on s’organise nous-même depuis longtemps et que ça fonctionne très bien ».


« Ils ont l’habitude de fonctionner en totale autonomie »


L’origine du conflit, c’est la nouvelle organisation du travail de nuit à l’hôpital voulue par la direction. Un texte qui prévoit, entre autres, de fusionner les deux équipes de nuit, de confier à deux cadres l’organisation des plannings, mais aussi un changement de rythme pour les week-ends et une augmentation des effectifs (+ 2,8 postes).
Selon la direction, le point de blocage, c’est « la perte d’indépendance des agents. Depuis des années, ils ont l’habitude de fonctionner en totale autonomie et de faire ce qu’ils veulent pour poser leurs récupérations », énonce le directeur des ressources humaines Gaël Cornec. « Nous, nous voulons que, comme partout, des cadres valident les congés et l’organisation du travail. Et ça les embête beaucoup ».
Du côté du personnel mobilisé, la lecture du projet est tout autre. Les uns craignent de travailler cinq week-ends sur six (vendredis soir et dimanches soir inclus), tandis que les autres redoutent de devoir intervenir dans d’autres services que le leur, sur demande de la direction. Et ce que tous appréhendent, ce sont les conséquences sur leur vie sociale et familiale. « Le nombre de congés sera le même. Le temps de travail sera identique. Ce qui pose question, c’est la gestion de la prise de récupération », insiste Gaël Cornec qui poursuit : « C’est de notre responsabilité de se soucier de ce qui se passe la nuit à l’hôpital ».

« Nous n’allons pas en rester là »


Un discours qui ne passe pas auprès d’une majorité du personnel de nuit. Sept mois après le début du conflit, les deux parties campent sur leurs positions. La direction réaffirme régulièrement que la réforme entrera en vigueur. « Faire demi-tour n’est plus possible », exposait ainsi, dans Le Télégramme, le directeur Richard Rouxel le 16 octobre.

En grève depuis le mois de juin, les agents hospitaliers viennent malgré tout travailler. Chaque semaine, ils reçoivent en effet un courrier de leur administration pour les assigner à venir à l’hôpital (une mesure réglementaire ayant pour but d’assurer la permanence des soins). Seulement, fort des résultats du vote, la CGT a posé, ce mardi, la question de la suite du mouvement aux soignants. La réponse des agents : « Nous n’allons pas en rester là ». Le bras de fer va donc se poursuivre avec, très certainement, un durcissement du conflit.

lundi 12 novembre 2018

npa primelin

11 novembre 2018 

Primelin  Finistére (npa)

 
 
primelin
Rassemblement pacifiste, antimilitariste et Internationaliste à Primelin.
.
Le soleil brillait ce Dimanche 11 Novembre sur la petite commune de Primelin en Finistère, prés de Plogoff, haut lieu du refus nucléaire. Il brillait aussi sur le regroupement pacifiste, antimilitariste  et internationaliste contre la guerre, les guerres et le militarisme.
.
Devant un monument en hommage à tous les morts de toutes les guerres et non à une quelconque victoire, plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées avec la libre pensée 29, le Mouvement de la Paix, l »Université Européenne pour la Paix, la LDH, les anciens combattants d’Algérie contre la guerre, la CNT mais aussi le POID , le NPA et d’autres..
.
Si plusieurs interventions ont dénoncé la boucherie impérialiste de 14/18 et exigé la réha-bilitation « des fusillés pour l’exemple », il fut aussi évoqué la militarisation actuelle et le marché des armes dont la France est un des leader comme  les retrouvailles à Paris de tous les grands guerriers de ce,monde, Trump en tête.
.
Ce fut aussi l’occasion de refuser les tentatives d’embrigadement de la jeunesse par l’armée qui, avec l’assentiment de l’éducation nationale est entrée dans les établissements scolaires de Quimper pour organiser un défilé commémoratif.
.
Enfin ce rassemblement fut ponctué par la chanson de Craonne puis celle de la Butte Rouge avant que nous entonnions le 5ème couplet antimilitariste de l’Internationale, trop souvent occulté. »
.
Correspondant NPA

cgt 17 nov

 
La CGT de Guingamp vient de nous faire parvenir le communiqué suivant sur la journée du 17 novembre:


Communiqué de presse de l’Union Locale CGT de Guingamp concernant les appels au blocage des routes du 17 novembre




Le pouvoir d’achat des salariés et des retraités ne cessent de se dégrader du fait du blocage ou de la faible augmentation des salaires et pensions.Confirmant sa politique d’austérité qui profite exclusivement aux plus riches et au marché financier, Macron, son gouvernement et sa majorité «  En Marché Arrière » cognent sur les exploités et les plus démunis à coup d’augmentation de diverses taxes. Dont celle sur les carburant en feignant de défendre l’environnement….La colère monte et s’exprime sous diverses formes.
Peu importe d’où elle soit partie, la mobilisation du 17 novembre appelant à bloquer les routes sur le prix de l’essence est aujourd’hui clairement une mobilisation d’extrême-droite.
La vidéo la plus regardée est celle d’un délégué de « Debout la France », animateur d’une page politique intitulée «Patriosphère». La mobilisation est d’ailleurs soutenue par les dirigeants du « Rassemblement National », de « Debout la France », et d’au moins un député LR en Bretagne…
La CGT s’est exprimée clairement contre la présence dans nos cortèges et manifestations d’organisations d’extrême-droite, même quand elles prétendent défendre le service public et les salariés. Réciproquement, notre présence dans des initiatives d’extrême-droite est contraire à notre démarche syndicale, et ne ferait que légitimer ces idées réactionnaires.
Le mouvement des « bonnets rouges » en 2013 est un autre exemple de mouvement «anti-taxe» qui illustre un autre écueil : celui de l’alliance avec le patronat et la gabegie environnementale. Mais à la différence près, et de taille, que son origine se trouvait dans la légitime lutte des salariés de l’agro alimentaire licenciés par milliers : Gad, Doux,  Tilly Sabco... Le mouvement a été entièrement récupéré par des responsables d’entreprises bretons, les élus de droite … et les salariés sont hélas restés sur le carreau.


Nous prenons en compte, car cela pose question l’engouement massif pour cette mobilisation du 17 novembre, alors même que nous peinons à créer un rapport de force suffisant, du moins sur des projets d’ampleur nationale (car les victoires locales sont nombreuses).Mais nous savons depuis bien longtemps que gouvernement et patronat aspirent à écrire tout seul la loi et à remettre en cause nos garanties collectives. (retraite, allocation chômage, accords ou conventions collectives)…..
Cela nous renvoie également à faire connaître largement nos propositions concernant l’augmentation des salaires, les politiques publiques de transport et d’aménagement du territoire (l’impact des réformes SNCF, la métropolisation et la disparition des services publics de proximité). Nous proposons de nous mobiliser partout dans les entreprises,les administrations pour exiger la prise en compte d’une indemnité transport . Nous exigeons également une augmentation des pensions de retraites, des allocations Assedic à hauteur de l’inflation.
Nous ne laisserons pas penser qu’en ne participant pas à la journée fourre-tout du 17 novembre, nos syndicats se désintéressent de la situation, bien au contraire.
Nous créons les richesses, nous en voulons le juste retour pour assurer la couverture des besoins sociaux, notamment de maintien de pouvoir d’achat, de prise en compte financière et en temps de nos déplacements domicile-travail.


Guingamp le 12 novembre 11h45
le secrétariat de l’UL CGT



vendredi 9 novembre 2018

retraite

Regime unique.png

charognard

PP

Oui, tout augmente sauf les salaires, et les hausses du prix des carburants, des prix en général, nous rendent chaque jour la vie plus difficile. Pour augmenter les salaires de 300 euros et avoir un SMIC à 1700 euros, il faut prendre sur les profits des capitalistes et des multinationales. Nous demandons la gratuité des transports en commun. Une nouvelle organisation sociale est nécessaire, où nous n'aurions pas à nous serrer la ceinture pour mettre 10 litres de plus dans le réservoir de notre véhicule pour aller bosser pour des salaires de misère…
Le NPA propose qu’une grande mobilisation pour l’augmentation des salaires soit organisée par les syndicats, les associations, les partis du mouvement ouvrier. Nous le dirons également touTEs ensemble, dans la rue, par la grève, avec les enseignant·e·s le 12 novembre, avec les chômeurs/euses et les précaires le 1erdécembre , et chaque jour, au coté des salarié·e·s en lutte pour leur condition de vie et de travail.

AFPS




Non, mille fois non, à l’invitation de Trump et Netanyahou au « forum de Paris sur la paix » le 11 novembre

http://www.france-palestine.org/Non-mille-fois-non-a-l-invitation-de-Trump-et-Netanyahou-au-forum-de-Paris-sur

L’Association France Palestine Solidarité tient à exprimer son indignation devant l’invitation de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump aux cérémonies du 11 novembre et au « forum de Paris sur la paix » organisé à cette occasion.

Netanyahou, Premier ministre du gouvernement d’extrême-droite d’Israël, le promoteur de la colonisation à outrance, le chef du gouvernement qui ordonne à son armée de tirer sur les manifestants pacifiques à Gaza, faisant depuis le 30 mars plus de 200 morts et 15.000 blessés dont plus de 5000 par balles le plus souvent mutilantes ; Netanyahou, qui a poussé les feux pour l’adoption de la loi sur « l’État nation du peuple juif », une loi qui instaure l’apartheid, nie tout droit à l’autodétermination du peuple palestinien, promeut la colonisation comme grande cause nationale… Netanyahou, qui encore récemment a poussé à la peine de mort pour les seuls Palestiniens… Netanyahou, le criminel de guerre, invité au forum sur la paix ?

Trump, le président des États-Unis qui diffuse tous les jours la haine et les mensonges, qui déchire les accords internationaux, qui met le feu en déplaçant à Jérusalem son ambassade en Israël en violation du droit international, qui coupe les vivres aux agences de l’ONU notamment l’UNRWA. Trump, le fauteur de haine, invité au forum sur la paix ?

Si l’on veut garder un sens au mot « paix », si l’on veut commémorer dans la décence les guerres du 20ème siècle en agissant pour que jamais elles ne se reproduisent, il faut aussi savoir s’opposer aux fauteurs de guerre et aux fauteurs de haine d’aujourd’hui. Aucune raison d’État ne justifie d’inviter ces criminels à une célébration des valeurs de paix.
La paix passe par la justice, le respect de l’Autre, le respect du droit international et du droit humanitaire. A l’opposé des valeurs de haine promues par Trump et Netanyahou.

Le 11 novembre, nous manifesterons contre la venue en France de ces sinistres personnages, et contre l’indécence de leur invitation à la commémoration de valeurs de paix.

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
8 novembre
2018

Note du comité:
Nous soutenons sans réserve l'appel de l'AFPS.




                 Sur le Facebook O.Besancenot:

Depuis début septembre un -collectif s’est monté à l’initiative de militantEs étatsunienEs, françaisEs et d’autres nationalités, notamment Paris Against Trump, PAGE, Women’s March et Ni guerre ni état de guerre, collectif qui s’est rapidement élargi à une quarantaine d’organisations antiracistes, féministes, anti-impérialistes, de partis politiques (dont le NPA), de l’union syndicale Solidaires, etc.
Le 11 Novembre, une manifestation partira à 14 h de la place de la République. D’ici là faisons le maximum pour qu’elle soit un succès !
npa2009.org
<p class="p1"><span class="s1"><em>Mobilisation générale contre la venue de Trump à Paris le 11 novembre prochain.</em></span></p>

jeudi 8 novembre 2018

roazhon

Rennes : réquisition pour les migrantEs

Depuis le 17 octobre, plusieurs dizaines de migrantEs et de soutiens ont procédé à la réquisition d’un immeuble de 18 appartements à Rennes. Depuis, la vie s’y organise, et nous reprenons la rue pour faire entendre l’exigence de droits.
Fin août, nous avions avancé la rentrée militante, avec l’association Un toit c’est un droit, pour faire face à la mise à la rue de dizaines de familles. Du 12 septembre au 17 octobre, nous avons, avec le Collectif de soutien aux personnes sans papier (CSP35) et de nombreux soutiens, mené une série d’occupations afin de mettre à l’abri des personnes à la rue, chaque jour entre 25 et 70, et d’exiger leur hébergement par la mairie et la préfecture (voir l’Anticapitaliste n°444). Nous avons connu des succès partiels, mais le 14 octobre, nous avons commencé à voir revenir des gens dont nous avions obtenu l’hébergement. La sensation était de ne pas pouvoir aller plus loin… Alors, l’AG de ce jour-là, tenue dans un bâtiment de l’université de Rennes 2 – où nous occupions alors cinq salles transformées en centre d’accueil provisoire – a décidé de se transformer en « Groupe logement du 14 octobre » et de changer d’objectif : puisque les occupations « amies » ne donnaient plus le résultat escompté, il ne nous restait que la réquisition ! 

Réquisition ! 
C’est ainsi que le 17 octobre, nous nous sommes retrouvéEs à plus de 200, au métro République (lieu traditionnel des rassemblements rennais), pour une « grande action logement ». Et voilà les 200 manifestantEs de s’engouffrer dans le métro… pour ressortir peu de temps après au sud de Rennes. Et en quelques minutes, le bâtiment de l’allée d’Estrémadure était à nous ! Deux semaines plus tard, il l’est encore, et plus de 100 personnes s’y sont installées, avec la garantie de ne pas être expulsées par la police, puisque la direction d’Archipel (office de HLM) nous a proposé de signer une convention valable jusqu’au 15 janvier (avec un possible avenant pour prolonger s’il n’y a pas de solution de relogement). Alors la vie peut reprendre ses droits, les familles s’installer dans des appartements avec l’eau, l’électricité, le chauffage. CertainEs sont « chez eux » pour la première fois depuis si longtemps… 

Reprendre la rue
Un matelas alloué à chacunE, des couvertures, des plaques électriques commencent à équiper les appartements et une cuisine collective est ouverte pour susciter les échanges. 15 nationalités, des AG traduites en anglais, russe, allemand, arabe, français articulé… Il est temps maintenant de se rappeler au bon souvenir des autorités. Alors le 10 novembre, dans une unité que nous défendons depuis longtemps, nous manifesterons, pour exiger un toit pour touTEs. Nous retrouverons dans la rue des amiEs, des camarades, qui occupent d’autres lieux ou qui sont logéEs par des associations, et touTEs ensemble, avec ou sans statut, nous dirons haut et fort que notre lutte, c’est pour obtenir des droits pour touTEs, mais aussi pour rétablir immédiatement la dignité de touTEs malgré et contre les carences de l’État ! 

Correspondant

isaline

LE TELEGRAMME

Armistice. Cent après, le Trégor-Goëlo se souvient

 

Centenaire de l’Armistice oblige, le Trégor-Goëlo sera émaillé de commémorations et de rendez-vous patriotiques, ce dimanche 11 novembre. Mais la mémoire passe aussi par des expositions, des conférences ou des projections de film. Revue des troupes, de Lanvollon à Vieux-Marché, en passant par Lannion et Guingamp. 

 

Lanvollon. « Maurice et l’anonyme tirailleur sénégalais ». 

Isaline Rémy, écrivain et journaliste, a tiré son livre « Maurice et l’anonyme tirailleur sénégalais », d’une histoire vraie ; celle de son grand-père, tombé en première ligne et laissé pour mort sur le champ de bataille de Verdun. Un tirailleur sénégalais, envoyé en seconde ligne, lui marcha sur le corps, puis s’arrêta, mu par le sentiment que « ce gars n’était pas mort ! ». Il le prit sur son dos afin de la ramener. « Sans cet anonyme tirailleur sénégalais, nous, les descendants, ne serions pas là ! Je m’étais toujours promis de rendre hommage à cet homme », témoigne l’écrivain, qui dédicacera son livre, samedi 10 ...

Note: un petit clin d'oeil à Isaline ...et un coup de pub! Et encore merci pour ses petites messages d'encouragements au NPA.

com OF

En page départementale de Ouest France, à notre grande surprise la rédaction reprend le communiqué du Comité NPA LGB sur le 17 novembre.Communiqué qui est sur ce site depuis plusieurs jours.


FO

        SYNDICOLLECTIF a publié:


Karel Yon « Le futur leader de FO devra manœuvrer avec précaution  »
ob_3a7b11_yon
 Syndicat. Tandis que le dépôt des candidatures à la succession de Pascal Pavageau, le secrétaire général démissionnaire de FO, est clos aujourd’hui, le sociologue Karel Yon, spécialiste du syndicalisme, analyse la crise que traverse l’organisation.

Comment expliquez-vous la démission express de Pascal Pavageau, à la suite de la parution dans la presse du fichage des cadres de Force ouvrière ?
karel Yon Si Pascal Pavageau a été élu avec une écrasante majorité en étant le seul candidat au poste de secrétaire général, son élection s’est faite dans un contexte agité, à l’issue d’un congrès très conflictuel. On pouvait donc s’attendre à des rebondissements. C’est une réplique de ce congrès qui a laissé des traces et qui lui-même faisait suite aux remous occasionnés par le positionnement de Jean-Claude Mailly (le prédécesseur de Pascal Pavageau à la tête de Force ouvrière – NDLR) à la fin de son mandat. La volonté de Pascal ­Pavageau de mener un audit financier interne de la confédération a aussi produit un effet. Sur ce point, on peut supposer que certains n’avaient pas intérêt à ce que la transparence la plus totale soit faite. Enfin, le souvenir de la crise de direction traversée par la CGT en 2014 et qui lui a fait perdre quelques plumes lors des élections dans la fonction publique a sans doute convaincu la commission exécutive de Force ouvrière de trouver une solution rapide. C’est ce qui a conduit à cette alliance des réformistes et des trotskistes poussant Pascal Pavageau à la démission.

Lors du congrès d’avril, FO s’est donné une ligne plus radicale et a montré une volonté de se rapprocher de la CGT. N’y a-t-il pas un risque de voir cette ligne s’infléchir, alors qu’une intersyndicale se noue avec la CGT et que des négociations importantes sur les retraites, l’assurance-chômage ont lieu ?
Karel Yon Je ne le crois pas. Tout simplement parce que au dernier congrès, il n’y a pas eu de revirement, mais plutôt un redressement de la barre par rapport à Jean-Claude Mailly. Ce dernier avait poursuivi la ligne de son prédécesseur, Marc Blondel, qui était déjà sur une ligne plus contestataire, très critique à l’égard de la CFDT et soucieux de créer des convergences avec la CGT. C’est uniquement dans la dernière séquence, celle de 2017, que Jean-Claude Mailly a eu cette inflexion vers une ligne plus conciliante avec le gouvernement, après un constat d’échec de la mobilisation contre la loi travail. S’il est vrai que Pascal Pavageau avait réussi à réaffirmer assez clairement une ligne de confrontation ouverte avec le pouvoir politique, associée à une volonté d’aller plus loin dans le renouvellement de la confédération, celui qui lui succédera devra, pour maintenir l’orientation de l’organisation, manœuvrer avec beaucoup plus de précaution, afin d’être une sorte de point intermédiaire de toutes les composantes.

L’équilibre est-il toujours possible ?
Karel Yon Force ouvrière est le produit d’une histoire, d’une scission de la CGT en 1947-1948, emmenée par des adhérents socialistes mais aussi anarchistes, pour échapper à l’emprise croissante du PCF dans la CGT. Mais cette organisation a eu plusieurs vies. Proche du Parti socialiste, ou plus exactement de la SFIO, dans les années 1950, elle s’est ensuite rapprochée du pouvoir gaulliste dans les années 1960-1970, en même temps que s’y réfugiaient des trotskistes fuyant la CGT. Si bien que, d’une fédération à l’autre, les orientations sont très différentes. Mais c’est une organisation qui a toujours réussi à tenir avec tous ses courants. C’est même ce caractère pluriel et composite qui fonde la raison d’être de FO aux yeux de ses militants.

N’y a-t-il pas un risque de scission, notamment de la part des réformistes qui sont actuellement mis en minorité ?
Karel Yon La seule scission significative qui a eu lieu à Force ouvrière était celle du secrétaire général de l’union départementale de Paris, Jacques Mairé, suivi par quelques syndicats de la même obédience réformiste. Suite au mouvement de 1995, ils ont quitté FO en 1998 pour rejoindre l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa). Or, cette scission avait emmené très peu de monde, peut-être quelques milliers d’adhérents. C’est qu’on réfléchit à deux fois avant de quitter une organisation qui est représentative dans plus de 90 % du secteur privé et qui pèse lourd dans la fonction publique, qui a des moyens… Force ouvrière est certes derrière la CGT et la CFDT, mais elle est loin devant toutes les autres organisations. C’est pourquoi je pense que cette confédération aura les épaules pour surmonter une crise comme celle-là.

Ces crises de direction ne sont-elles pas le signe d’organisations syndicales en grande difficulté ?
Karel Yon Elles sont le symptôme d’une situation critique plus large. Le mouvement syndical se retrouve en panne de stratégie, car les lignes des uns et des autres touchent à leurs limites. Ceux qui se disent réformistes sont confrontés à un néolibéralisme de plus en plus agressif, qui n’hésite plus à se passer des syndicats. Quant à la ligne plus contestataire et qui met l’accent sur la mobilisation collective des salariés, elle a essuyé de nombreux échecs. Les syndicats sont dans un cul-de-sac. La puissance des syndicats, leur capacité à améliorer la condition des salariés a été maximale quand leur action était à la fois économique et politique, soit qu’ils représentaient une menace politique, soit qu’ils disposaient de relais politiques solides dans les partis. Ces deux aspects ont aujourd’hui disparu et les syndicats – FO est le parfait exemple de ce point de vue – considèrent leur rapport au monde politique comme un tabou.

mercredi 7 novembre 2018

17 novembre

La position du comité du NPA sur la journée du 17 novembre.

image.png

 

 

Hausse des prix : une seule solution, augmenter les salaires !

Macron essaie de nous faire avaler que ce qui est bon pour les patrons aujourd’hui serait bon pour notre pouvoir d’achat de demain…
L’augmentation de l’essence et du gazole pénalise avant tout celles et ceux qui sont contraint·e·s d’utiliser chaque jour leur voiture pour se rendre au boulot. Macron prétend que ces mesures viseraient à sauver la planète. Le gouvernement se moque carrément de nous en proposant des aides pour l’achat de véhicules prétendument écologiques… mais au coût exor-bitant ! Les solutions à la fois écologique et économique pour les travailleur·e·s sont à cher-cher dans le développement des transports collectifs qu’il faut rendre gratuits et dont il faut développer la qualité et la régularité.

Dure réalité
Les ministres ont beau se relayer dans les médias pour nous convaincre que notre pouvoir d’achat ne diminue pas, les chiffres confirment nos impressions : au 1er octobre, la hausse des prix a atteint 2,2 % sur un an. Plus de 5 millions de personnes vivent avec moins de 855 euros par mois. Le seul poste logement engloutit 42 % du revenu des 10 % les plus modestes, contre 17 % en moyenne pour la population.
À l’opposé, les entreprises du CAC40 verseront cette année 46,8 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 48 % des bénéfices de l’année, ne laissant que 27 % au réinvestissement… et 5,3 % aux salarié·e·s !

Fausses solutions
Pour tenter de faire passer l’amère pilule, le gouvernement répète à longueur de journée qu’il diminue les cotisations sociales, qu’il appelle « charges », qui pèseraient sur le travail. Ces réductions sont censées augmenter nos salaires, mais elles ne font qu’assécher le finance-ment de la Sécurité sociale, de l’assurance chômage, les caisses de retraites. Cet ensemble de prestations sociales, qui pour Macron coûteraient un « pognon de dingue », permettent à plus de cinq millions de personnes d’échapper à la pauvreté.
Les manifestations massives de retraité·e·s montrent qu’ils et elles ont bien compris que la suppression partielle de la taxe d’habitation, qui supprime des ressources pour les communes, ne compense pas la hausse des prix et de la CSG.

Attention au détournement de colère
Face à ces attaques, la colère, légitime, prend de l’ampleur. Des appels à « manifester » le samedi 17 novembre, à « bloquer des routes ou des ronds-points » ou à « mettre un gilet jaune sur son tableau de bord » circulent. Ces appels se limitent à la question du prix de carburants, cible privilégiée du patronat du secteur routier, ce qui a conduit à un soutien de la part de divers courants ou personnalités d’extrême droite.
Nous refusons de manifester avec l’extrême droite, les ennemis les plus farouches du mouve-ment ouvrier, de tout progrès social. De plus, la défense de notre pouvoir d’achat ne saurait se limiter à la seule baisse des carburants.

TouTEs ensemble, pour nos revendications
Oui, tout augmente sauf les salaires, et les hausses du prix des carburants, des prix en général, nous rendent chaque jour la vie plus difficile.  Pour augmenter les salaires de 300 euros et avoir un SMIC à 1700 euros, il faut prendre sur les profits des capitalistes et des multinationales. Nous demandons la gratuité des transports en commun.
Une nouvelle organisation sociale est nécessaire, où nous n’aurions pas à nous serrer la ceinture pour mettre 10 litres de plus dans le réservoir de notre véhicule pour aller bosser pour des salaires de misère…

Le NPA propose qu’une grande mobilisation pour l’augmentation des salaires soit organisée par les syndicats, les associations, les partis du mouvement ouvrier.


SES

La réforme des Sciences économiques et sociales au lycée interdit toute éducation à la démocratie

Libération, 5 novembre 2018

En imposant une seule vision du monde économique, néoclassique et micro-économique, les nouveaux programmes en SES évitent tous les débats actuels et ne formeront pas de futurs citoyens.
Tribune. Le code de l’éducation français de 2013 l’affirme : «La formation scolaire favorise l’épanouissement de l’enfant, lui permet d’acquérir une culture, le prépare à la vie professionnelle et à l’exercice de ses responsabilités d’homme et de citoyen.» (1) Une lecture optimiste de ces missions pourrait y déceler la volonté de s’assurer que toute formation scolaire digne de ce nom crée les conditions non seulement d’un plein exercice de la citoyenneté dans le champ politique, mais aussi de la prise en charge du monde commun tel que le trouveront les élèves pour mieux le transformer. Il suffit de lire le nouveau programme de sciences économiques et sociales (2) pour s’apercevoir qu’il n’en est rien.
D’une manière générale, la citoyenneté est le fait d’être reconnu comme membre d’un Etat, d’y disposer de droits et de devoirs, et de participer à la vie de la cité. Cette participation s’identifie souvent à la capacité de peser sur les décisions prises par les pouvoirs existants. L’enseignement doit alors se donner comme objectif la transmission d’une «culture rationnelle et scientifique» dont le but est de donner à chacun la possibilité de s’arracher à ses déterminations, pour mieux appréhender et débattre de la res-publica (littéralement la chose publique). Il doit dispenser, outre des connaissances, une habitude à l’esprit critique. L’Ecole se doit en effet d’éduquer à la faculté de juger sans laquelle, nous dit Hannah Arendt, le sens commun se perd et, avec lui, l’idée même d’un monde commun qui nous relie les uns aux autres.

Etre capable de penser par soi-même

On sait qu’Arendt, suite à ses études sur le totalitarisme et à sa réflexion menée à propos du procès d’Eichmann, a élargi cette conception de la citoyenneté, insuffisante à nous éviter le pire. Il ne suffit pas de disposer de connaissances, ni même d’exercer sa raison, encore faut-il être apte à juger du Bien et du Mal, du Juste et de l’Injuste, du Vrai et du Faux, etc. Et pour cela, être capable de penser par soi-même, d’où s’ensuit la capacité de penser avec tous en créant un espace public. Je dois abandonner l’idée que je peux penser, seul, le monde, et prendre en considération le point de vue des autres pour mieux en débattre. L’action politique et la liberté se déploient alors au sein de cette pluralité de perspectives. Or, cette faculté de jugement ne relevant pas d’un mode de connaître, elle, ne repose sur aucun concept. Elle ne peut donc pas s’enseigner, mais seulement se cultiver. L’Ecole a alors pour mission de créer les conditions adéquates afin que tous aient la capacité de fonder ce monde commun.
Plus prosaïquement, on peut supposer que cette mentalité élargie ne peut réellement se développer seulement si sont exposés, dans un programme de sciences sociales, les différents points de vue sur un même thème, afin que les élèves puissent concevoir et comprendre une pluralité de conceptions. Mais elle doit aussi s’efforcer de relier le savoir aux expériences afin que celui-ci prenne vie. On pourrait alors imaginer que les programmes scolaires s’inscrivent dans ce double objectif et permettent d’en garantir sa réalisation. Il n’en est rien. Le programme de sciences économiques et sociales tel qu’il nous est présenté ici empêche de préparer les élèves à développer leurs capacités futures de citoyens critiques et émancipés.
Ce programme présente tout d’abord l’économie sous un seul prisme : néo-classique et micro-économique, puis veut faire croire que l’Etat intervient de manière a posteriori pour réguler les défaillances du marché, enfermant ainsi la réflexion dans une alternative «prison» : marché et Etat. Une analyse de la monnaie est ensuite proposée sans questionner ni l’origine, ni l’histoire, ni l’aspect social et politique inhérent à cette marchandise particulière.

Lecture libérale et dogmatique

Cette première partie du programme interdit donc l’exposition d’une pluralité d’approches qui pourraient inciter les élèves à confronter les paradigmes et à se faire une idée des débats qui structurent l’espace public aujourd’hui. Au lieu de questionner le réel tel qu’il se présente aux yeux des citoyens en convoquant les différentes théories susceptibles de l’éclairer, on préfère recouvrir celui-ci en racontant des fables sur un monde imaginaire et se débarrasser des questions (celle du chômage… un exemple parmi d’autres) qui structurent les différents champs économique, social et politique de la société. Quelle meilleure dévalorisation d’une éducation à la citoyenneté que celle-ci : en exigeant de commencer l’étude de l’économie par ces modèles, on nie l’expérience des élèves, et on impose une lecture libérale, oserait-on dire dogmatique, présentée comme vérité unique du champ économique !
Pour leur part, les thèmes sociologiques ne mettent en évidence que l’approche de la socialisation et de ses défaillances, oubliant l’étude de la structure sociale et de ses oppositions théoriques, des rapports de pouvoir et de domination, des inégalités comme système cristallisé qui se perpétue. L’objet «Société» ne se questionne jamais. Un monde lisse, sans conflit, donc sans débat sur son être : là encore quelle meilleure dévalorisation d’une éducation à la citoyenneté que celle-ci ?

Positivisme inquiétant

Une autre preuve peut-être ? Dans la lignée des programmes de 2011, qui actaient la disparition du thème de la famille, celui supposé s’y substituer aujourd’hui continue de priver les élèves d’une entrée ethnographique et anthropologique qui permettait ce regard éloigné cher à Claude Lévi-Strauss, condition nécessaire à la compréhension de l’autre et de soi-même. Interroger tout ethnocentrisme en ces temps où l’extrême droite conquiert la représentation politique en Europe et ailleurs, ne serait-ce pas là une nécessité intellectuelle que doit se donner l’éducation nationale ? D’autant que les deux chapitres de sociologie politique évitent autant que faire se peut d’interroger la nature du lien politique et d’entrevoir les débats sur des mondes possibles différents de celui qui s’impose aujourd’hui.
Quant aux deux regards croisés, ils pourraient nous laisser croire que la protection sociale n’est pas un choix de société – elle apparaît comme une simple technique parmi d’autres pour gérer des risques sociaux – et que l’organisation et la gouvernance des entreprises n’est pas source de conflits : ceux-ci disparaissant sous l’intitulé «la diversité des figures de l’entrepreneur» !
Aussi finalement, aucune institution n’apparaît en tant que construction sociale et historique. Les connaissances elles-mêmes semblent s’imposer ex nihilo de façon anhistorique, niant l’histoire des faits économiques et sociaux, l’histoire du droit social. Quant aux conflits sociaux comme un des principaux moteurs de l’histoire…
Un programme de sciences économiques et sociales éduquant à la démocratie et à la citoyenneté, n’aurait-il pas pour but de mettre au contraire en son cœur les débats essentiels de la société pour faire apparaître l’espace public du moment ? Ce n’est pas la philosophie de ce programme. Sous couvert de dispenser une science, il en adopte une autre subrepticement. Il suffit de lire le premier terme de chaque intitulé : «Comment» ! Comment interdire les débats ? En reprenant à son compte, peut-être de manière inconsciente tant on est sûr de son fait et de ses connaissances, la loi des trois états d’Auguste Comte. Il ne faut plus à notre époque rechercher les causes premières de l’être. Il faut s’élever à l’état scientifique et positiviste, abandonner toute prétention à expliquer le monde qui n’engendrerait que désordre et confusion. Il faut se contenter du «Comment» et se soumettre à la science et aux lois de la nature qu’elle nous révèle.
Ce programme est issu de ce positivisme inquiétant : renoncer à toute ambition inscrite dans le pourquoi et y substituer le comment qui interdit tout questionnement fondamental sur l’être de la société. Le pourquoi crée du désordre, affirme Auguste Comte. Le comment nous oblige à l’ordre et au progrès. Telle semble être la philosophie de ce programme. 

Vous trouverez le lien vers la version longue et la pétition ici.


Liste des 24 signataires: Albin-Didier Muriel; Barbot Eric; BrabantMartine; Binet Pascal; Cornesse Jean-Luc; Da Rocha Valérie; Deterre Benoît; Decroes Anne-Sophie; Dupuis Martine; FischmanMarianne; Ghiloni Jacques; Guettai Samy; Gugger Sylvain; Lawruszenko Jean; Le Maître Patricia; Mas Jean-Yves; MilanMuriel; Montagut Jean-Marie; Quennesson Benjamin; Rakotomahanina Anthony; Rallet Daniel; Rogel Thierry; Roussillon Régis; Thiebaut Alexandre.
(1) Code l’Education 2013 Article L111-2
(2) Nous nous contenterons d’analyser brièvement le seul programme de première, tant l’exercice s’avère fastidieux.