mardi 6 août 2019

SOS

            SOS MEDITERRANEE 


Nous relayons cet appel auprès de toutes et tous nos lecteurs, le NPA des Côtes d'Armor: d'ores et déjà le comité de Dinan et notre comité ont décidé de verser la somme de 200€ en soutien. 
Une journée de navigation coûte 14 000€...
 Courir ensemble et repartir en mer !





Chers amis,

Après une dernière escale technique à Marseille, l’Ocean Viking part maintenant vers la zone de sauvetage, dans les eaux internationales au large des côtes libyennes où il devrait arriver d’ici trois jours environ.

Cette escale technique nous a permis de terminer les travaux d’aménagement du bateau, avec l'installation des derniers canots de sauvetage et d'une antenne satellite supplémentaire. Nous avons effectué le ravitaillement en carburant et en vivres et les équipes à bord sont désormais au complet.

L’Ocean Viking est prêt à remplir sa mission.

C’était la dernière étape de préparation du navire. Pendant deux mois, le bateau a été aménagé dans un chantier naval en Pologne pour recevoir les rescapés à bord dans les meilleures conditions. Nous avons installé un abri pour les hommes, un abri pour les femmes et les enfants, un hôpital, des espaces de stockage et tout le matériel de sauvetage.

Au nom de toute l’équipe, nous vous adressons nos très sincères remerciements car c’est grâce à vous, à votre confiance, à votre soutien constant que nous avons pu reprendre la mer.

Les dernières nouvelles tragiques en Méditerranée renforcent notre détermination à rejoindre au plus vite la zone de sauvetage. Plus de 110 personnes sont portées disparues suite au naufrage de jeudi 25 juillet au large des côtes libyennes, la "pire tragédie survenue cette année en Méditerranée" selon les Nations Unies.

L’Ocean Viking est le bateau de tous les citoyens européens qui veulent s'engager dans un grand élan de solidarité et d'humanité.

Partagez votre engagement avec vos proches et invitez les à nous rejoindre pour agir face à l’inacceptable.

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lundi 5 août 2019

retraites

Retraites : contre l'enfumage, préparons la mobilisation.

 


Comme d’habitude, c'est à la mi-juillet que le gouvernement fait ses mauvais coups... Il a décidé de rendre publiques les propositions du haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye qui prépare une baisse générale des pensions pour la très grande majorité des retraitéEs.

Les préconisations du rapport Delevoye n'ont qu'un objectif : réduire le « coût » du droit inaliénable à bénéficier de pensions assurant des conditions de vie à la hauteur des richesses produites, en progression constante alors que les pensions sont en baisse régulière.
L'allongement de l'espérance de vie et les évolutions démographiques rendraient trop coûteux notre système de retraite par répartition. 
En réalité, l'espérance de vie en bonne santé ne progresse quasiment plus en raison de l'aggravation des conditions de travail et de vie et des reculs de l'âge de la retraite déjà engagés.
Quant au financement du système de retraite, la suppression de l'ensemble des exonérations de cotisations patronales, la réduction du chômage et l'égalité salariale hommes-femmes l'assureraient sans problème.

Enfin, les régimes « spéciaux » résultent le plus souvent de la prise en compte de particularités de multiples professions, notamment en terme de pénibilité. Les présenter comme des avantages voire des privilèges n'a comme fonction que de préparer la liquidation de dispositions prenant en compte, en partie, des conditions de travail particulières. 
Le rapport Delevoye est présenté à grand renfort d’enfumage et de mensonges. Enfumage avec un prétendu maintien de l'âge légal de départ en la retraite, de fait effacé par la mise place d'une décote pour tout départ avant cet âge. Le « libre » choix de départ, présenté comme âge d'équilibre, sera en réalité reporté à 64 ans dès la mise en place de la contre-réforme avec une évolution à l'allongement de la durée du travail d'ores et déjà prévu. 
Mensonge dans l'affirmation que le remplacement du système de répartition par le système à points améliorera les retraites. Ce système ne permettrait pas mieux de compenser les aléas des parcours professionnels, notamment pour les femmes ; le niveau des pensions sera soumis à l'arbitrage, au choix, des gouvernements au fil des politiques d'austérité et des avantages maintenus pour les patrons ; la prise en compte de la pénibilité continuera à être combattue par le patronat.
La transformation du système de retraite a pour objectif de verser des pensions a minima pour l'immense majorité et d'ouvrir un large champ de développement pour les logiques assurantielles privées et accessibles seulement à celles et ceux qui en auront les moyens.
Les organisations syndicales, en particulier celles qui s'opposent à la modification globale du système des retraites, doivent refuser toute poursuite de semblant de discussion, aménagement, concertation.
Il faut engager dès maintenant la construction d'un front unitaire syndical, politique, associatif pour favoriser le développement de la mobilisation qui seule peut faire reculer le gouvernement. Un gouvernement qui d'ores et déjà envisage de ne présenter son projet de loi qu'après les élections municipales de 2020. Mais c'est dès la rentrée de septembre que la mobilisation doit commencer à se construire. 

mercredi 31 juillet 2019

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steve

Steve est mort. Assez de violences policières et de mensonges d’État ! Castaner dehors !

 


Le corps de Steve, 24 ans, a été identifié. Le jeune homme est mort, noyé dans la Loire après une charge policière le soir de la fête de la musique à Nantes. Nos pensées vont évidemment à sa famille, à ses proches, et à toutes celles et ceux qui, ce soir-là, ont failli perdre la vie. 
Ils et elles étaient venuEs faire la fête. Et soudain, peu après 4h du matin, la police a chargé. Chiens, matraques, lacrymos, des centaines de personnes en panique. Et certainEs se sont jetéEs dans la Loire pour fuir les policiers. 14 d’entre elles et eux ont été repêchéEs par les pompiers, heureusement présents sur les lieux. Steve n’a pas eu cette chance.  
Ce nouvel épisode de violence s’ajoute à l’interminable liste des méfaits commis par des policiers animés par un tel sentiment de haine et d’impunité qu’ils n’hésitent pas à mettre en danger des vies, à blesser, à mutiler, à tuer. 
Steve est mort, comme sont morts avant lui des dizaines de jeunes dans les quartiers populaires, sous les coups de la police ou en essayant d’y échapper. Steve est mort, comme avant lui Rémi Fraisse, coupable d’avoir manifesté. Steve est mort, et nous sommes en colère. 
Dans ses premières déclarations, Édouard Philippe a osé affirmer qu’il n’y aurait « pas de lien » entre la charge de police et la mort de Steve. Après les mensonges concernant Geneviève Legay, les mensonges sur la Pitié-Salpêtrière, les mensonges sur les violences contre les Gilets jaunes, le gouvernement tente une fois de plus de couvrir les exactions policières. 
Assez ! Si Steve est mort, c’est en raison d’une charge policière injustifiable, ordonnée en pleine nuit, sur un quai sans barrières, avec des risques évidents et connus de la police, comme l’a révélé Mediapart. Les responsables doivent être identifiés. Et le principal d’entre eux, Castaner, doit démissionner. Au-delà, il est temps d’en finir avec la gouvernance autoritaire de la Macronie : nous revendiquons le droit de manifester, mais aussi de faire la fête, et tout simplement d’aller et venir, sans risquer d’être cognés par les flics. La rue est à nous !  

Montreuil, le 30 juillet 2019.

mardi 30 juillet 2019

retraites

Avis d'attaque sur les retraites...


Le « haut commissaire à la réforme des retraites », Jean-Paul Delevoye, a rendu ses préconisations pour une nouvelle salve de mesures contre les droits des travailleurs et des travailleuses. Elles s'échelonneront sur plusieurs années : un bon moyen d'éviter une riposte de l'ensemble du monde du travail.

Un plan gouvernemental et patronal pour empêcher la riposte
Delevoye prétend unifier les différents systèmes. Mais il ne s'agira en aucun cas d'harmoniser par le haut, en s'alignant par exemple sur les âges de départ des travailleuses et travailleurs de la santé ou de la SNCF, ou sur le mode de calcul des pensions des fonctionnaires. Au contraire, le gouvernement veut nous diviser en désignant les uns ou les autres comme des « privilégiés » et en cognant plus fort sur les statuts qui ont les moins mauvaises conditions.
Mais le résultat sera le même pour toutes et tous : une baisse des pensions. Partir à la retraite à 62 ans exposera à une pénalité de 10 % sur la future pension, « l'âge d'équilibre » passant à 64 ans. Le temps de cotisation a déjà été allongé de nombreuses fois (en 1993, 1999, 2003, 2008 et 2010). Et beaucoup de salariés, notamment les plus jeunes, ont déjà commencé à mettre de l'argent de côté en prévision de périodes de chômage ou de précarité qui les empêcheront de demander leurs droits le moment venu.
Sans savoir si cette épargne ne fondra pas lors de la prochaine crise financière.
Le gouvernement, tout en faisant mine de maintenir la retraite par répartition, va encourager ce système qui profite aux entreprises privées, au détriment de la caisse commune qu'est la Sécurité sociale.
Comment ne pas prédire la baisse générale des pensions quand la proposition de Delevoye est de bloquer à 14% du PIB la part des retraites alors que le nombre de retraités va aller croissant.

Des mesures toujours inacceptables
Delevoye propose de garantir un minimum de 85 % du SMIC... Comme si cela suffisait à vivre décemment ! Les grandes entreprises font chaque année des profits records et bénéficient de cadeaux comme des exonérations de cotisations à la Sécu, qui privent la caisse des retraites de sommes colossales. Les milliardaires étalent leurs richesses et se voient offrir des cadeaux comme la suppression de l'ISF.
Cette minorité de riches de plus en plus riches s'accapare les richesses créées par la majorité de ceux et celles qui travaillent. C'est le patronat qui demande à cette majorité de faire plus d'études, d'entrer dans le monde du travail par le biais de stages, de CDD, de temps partiels ou d'intérim... C'est lui qui licencie et exige que nous retournions nous former pour nous adapter à ses nouveaux besoins...
Mais en aucun cas Delevoye ou Macron n'auraient l'idée de lui faire payer toutes ces années sans cotisations. Et ils n'envisagent certainement pas plus d'augmenter les salaires ou d'interdire les emplois précaires et les licenciements !

Construisons sérieusement le rapport de force !
Seules de telles mesures garantiraient qu'aucune pension ne soit en-dessous du SMIC et que le temps de travail soit partagé afin que chacun et chacune ait un emploi et cotise.
Mais seul un rapport de force du monde du travail dans son ensemble permettra d'imposer ces revendications. Cela passera par une grève générale, seule à même de rappeler qui fait tourner l'économie et qui peut véritablement la contrôler.
Un tel plan devrait être  à l'ordre du jour des directions syndicales. Diverses dates de mobilisation existent pour tel ou tel secteur. Force ouvrière appelle à manifester le samedi 21 septembre, tandis que la CGT appelle à la grève le mardi 24...
Certes construire la mobilisation prend du temps pour qu'elle soit massive, et cela ne peut être des journées isolées, sans perspective.
Quand aux autres syndicats, silence radio sur la mobilisation...
Une telle dispersion ne fera pas trembler le gouvernement ! C'est donc à toutes et à tous, dans nos lieux de travail, de nous saisir de ces dates pour imposer une riposte plus sérieuse.

dimanche 28 juillet 2019

vacs

Pas d'affolement pour nos lecteurs attitrés ...
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Mais les vacances permettent aussi de recharger l'énergie militante.
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Bon vent sous le soleil breton.

Et Trump qui prétend que le réchauffement climatique est un complot des chinois....

samedi 13 juillet 2019

refugies 13 juillet




OUEST FRANCE

Guingamp : Ils manifestent en soutien aux migrants



Le militant de la Gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance), Gaël Roblin, au mégaphone devant la mairie de Guingamp, le samedi 13 juillet 2019.
Le militant de la Gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance), Gaël Roblin, au mégaphone devant la mairie de Guingamp, le samedi 13 juillet 2019. | OUEST-FRANCE
 
 



Indignées par le sort réservé aux réfugiés qui tentent de gagner l’Europe par la Méditerranée, environ 70 personnes se sont réunies, ce samedi matin, devant la mairie de Guingamp (Côtes-d’Armor).

Environ 70 personnes se sont réunies, ce samedi matin, devant la mairie de Guingamp. Elles répondaient à l’appel lancé par les unions locales CGT, Solidaires, NPA, PCF et par la Gauche indépendantiste bretonne (Breizhistance).
Un rassemblement pour protester contre le sort fait aux migrants qui tentent de rejoindre le continent européen, par bateau, depuis les côtes africaines. Plusieurs manifestants ont brandi des pancartes avec les photos de Carola Rackete et Pia Klemp, capitaines de navires humanitaires qui participent au sauvetage des réfugiés dans la Méditerranée, via l’association Sea-Watch.


Les garde-côtes italiens, auprès du navire Sea-Watch 3, au large de Lampedusa, le 26 juin dernier. | REUTERS/GUGLIELMO MANGIAPANE

« Nous pouvons les accueillir »

« Nous sommes là pour dénoncer l’hypocrisie de l’Union Européenne et de la France quant à l’accueil des migrants, présente Guillaume. Un cimetière est en train de se créer en Méditerranée. Ces réfugiés, nous pouvons les accueillir dans de bonnes conditions, dans une Europe de centaines de millions d’habitants, la plus riche du monde. Il faut mettre en avant la tradition d’accueil de la Bretagne. »


Un manifestant tient une pancarte à l’effigie des deux capitaines de navire Carola Rackete et Pia Klemp, à Guingamp, le 13 juillet 2019. | OUEST-FRANCE

Des syndicats présents

Gaël Roblin, militant à Breizhistance, prolonge : « Des pays plus pauvres que la France accueillent plus de migrants que l’État français. Dans le Trégor, plein de familles pallient les carences de l’État, en accueillant des migrants : Des dizaines de personnes, discrètes, qui organisent la solidarité au fin fond des campagnes. On peut être attaché à son territoire et refuser l’instrumentalisation xénophobe. »
De son côté, la secrétaire générale de l’union locale CGT, Flora Bochet, estime que « ces migrants ont les mêmes droits que nous. Il faut que l’on les protège ». Un souhait partagé par Thierry Perennes, porte-parole local du NPA : « De l’air, ouvrons les frontières ».

Les deux capitaines soutenues



La capitaine du navire Sea-Watch 3, Carola Rackete, risque dix ans de prison, après avoir accosté de force à Lampedusa, en Italie, dans la nuit du 28 au 29 juin 2019. | ©TILL M. EGEN/SEA-WATCH HANDOUT/EPA
Carola Rackete avait accosté de force à Lampedusa, en Italie, fin juin, avec 42 migrants à bord. Accusée d’aide à l’immigration clandestine par les autorités italiennes, elle sera jugée le 18 juillet par le tribunal d’Agrigente, en Sicile. Vendredi, la Ville de Paris annonçait son intention de remettre la médaille Grand Vermeil à Carola Rackete et Pia Klemp.

REFUGIES PHOTOS

crédit photos NPA
GUINGAMP, samedi 13 Juillet rassemblement de solidarité aux réfugiéEs et à leur soutien.

Soixante dix personnes se sont retrouvées devant la mairie de Guingamp, le comité du NPA a participé activement  à la mobilisation. 
A l'appel de UL CGT, UL SOLIDAIRES,NPA, Gauche Indépendantiste et PCF.


De l'air, ouvrons les frontières, et au lendemain de l'occupation du Panthéon par les sans papiers, nous exigeons la régularisation massive des sans papiers.

jeudi 11 juillet 2019

Commission nationale immigration-antiracisme du NPA

Contre l’Europe forteresse, contre la criminalisation de la solidarité : liberté de circulation et d’installation


Capitaines courage contre vague brune : les « affaires » Carola Rackete et Pia Klemp comme symboles de la nécessaire lutte contre les politiques criminelles des gouvernements de l’Union européenne. 


Malgré la fermeture imposée par les autorités italiennes, malgré le rejet des recours auprès de la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme), malgré le silence de l’Union européenne et de ses États membres, malgré les risques très importants de poursuites qui l’attendaient à l’arrivée, après 17 jours d’errance avec 42 personnes exténuées à son bord, Carola Rackete, capitaine du Sea Watch 3a pris la décision d’entrer dans les eaux italiennes afin d’accoster à Lampedusa et de débarquer les personnes secourues.

Capitaines courage
Une fois son bateau arraisonné, elle a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence sur les ordres du fasciste italien Salvini. Cela avait déjà été le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée. Depuis, Carola a été relâchée, mais elle n’est pas tirée d’affaire puisqu’une enquête est menée. Les réactions de protestation et de solidarité avec les deux capitaines courage, dans toute l’Europe, ont certainement joué en leur faveur.
Ces événements dramatiques se répètent malheureusement : Sea WatchAquariusPro-Arms… nombreux sont les bateaux d’ONG à avoir été bloqués en mer et interdits d’accoster dans le port le plus proche, en violation complète du droit de la mer et des conventions internationales. Les attaques contre les ONG de sauvetage ne datent pas d’hier, mais ont été construites et renforcées durant plusieurs années, à coups de discours laissant sous-entendre un lien entre ONG et « passeurs », de législations de plus en plus répressives, d’indifférence généralisée face à la violation des droits des personnes exilées.

Une politique meurtrière et liberticide 
Ces poursuites sont à remettre dans le contexte plus général de la construction d’une Europe forteresse empêchant l’accès au territoire européen : délivrance restrictive de visas, construction de murs, contrôle militarisé des frontières aériennes, terrestres et maritimes, renvois forcés dans les pays d’origine et sous-traitance du contrôle des migrations à des États peu ou pas du tout démocratiques, comme le Maroc, la Turquie et la Libye. Dans ce dernier pays, une guerre civile fait rage autour de Tripoli entre le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et les forces du maréchal Haftar. Des milliers de personnes migrantes enfermées dans les geôles libyennes se retrouvent en première ligne : le soir du 2 juillet, une attaque aérienne sur le camp de détention pour migrantEs de Tadjourah dans la banlieue est de la capitale libyenne a fait plus de 60 mortEs et 80 blesséEs.

L’extrême droite renforcée
Les partis d’extrême droite ou de droite extrême se renforcent en Europe. Là où ils sont au pouvoir, ils appliquent une politique drastique de fermeture des frontières, de traque des migrantEs ouvertement raciste. Mais ils agissent avec la complicité et l’accord des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Calais, Vintimille, Mayotte… sont des terrains d’expérimentation des moyens policiers de surveillance et de répression. Cette guerre aux migrantEs n’empêche pas ces derniers de venir, mais les pousse à emprunter des voies de passage toujours plus dangereuses.  
Depuis 2000, plus de 50 000 personnes sont mortes aux frontières de l’Europe, en mer Méditerranée, devenue un immense cimetière marin, aux frontières terrestres de l’UE ou aux frontières des territoires ultra-marins.

Défendre la liberté d’installation et de circulation
Les premières victimes de cette politique sont bien sûr les migrantEs. Mais elle empoisonne l’ensemble des sociétés européennes en distillant la suspicion, le racisme, le rejet des étrangerEs, l’habitude de la répression, l’idée fausse et dangereuse qu’il n’y aurait pas de place pour tout le monde, autant de poisons qui nourrissent les fascismes de tout bord.
Nous ne pouvons compter ni sur les gouvernements en place ni sur les instances internationales pour contrer les logiques nationalistes nourries d’analyses erronées des questions migratoires, qui guident pourtant les politiques actuelles. L’alternative doit passer par la mobilisation massive des peuples à l’échelle mondiale. Il y a dans le monde de nombreuses personnes qui se lèvent, agissent pour défendre les droits humains. Cela montre que la bataille n’est pas perdue. Il va falloir continuer à la mener et l’amplifier malgré les vents mauvais, avec les premierEs concernéEs : les migrantEs. Il faut construire une vraie solidarité internationale pour la liberté de circulation et d’installation, seul moyen d’empêcher l’hécatombe des migrantEs, seule revendication qui permette réellement de faire respecter l’égalité des droits. Cela nécessite en même temps de se battre pour une juste répartition des richesses, pour que les richesses des pays pauvres ne continuent pas à être transférées vers les pays les plus riches. De la même façon, pour accueillir dignement les réfugiéEs, assurer une véritable égalité des droits, il faut dans notre propre pays lutter pour une répartition des richesses qui permettra d’avoir des logements, des hôpitaux, des écoles, des revenus suffisants pour toutes et tous.

Correspondante (Commission nationale immigration-antiracisme)

CADTM

 CADTM ITALIE

Migrants, dette et propagande

CADTM – 10 juillet par CADTM Italie  


Sit-in de solidarité pour Sea Watch 3 à Sulmona (photo by Collettivo Studentesco Sulmona)


L’accostage de force du Sea-Watch 3 suscite un violent débat, auquel les organisations qui travaillent également sur l’économie, la finance et la dette ne pouvaient rester étrangères.
Nous assistons ces jours-ci à la mise en scène d’une propagande dramatique, tragique et aberrante, qui utilise l’histoire de personnes en difficulté et en danger de mort pour détourner l’attention des vrais problèmes.

Quels sont les effets réels des flux migratoires sur l’économie nationale ? Notre économie se porterait-elle vraiment mieux si elle était libérée du « fardeau » des immigrés ? Serait-il vraiment plus facile pour les Italiens de trouver du travail ou de gagner davantage ? Le gouvernement devrait répondre à ces questions, qui sont cruciales si l’on veut comprendre le phénomène migratoire et se libérer des mythes absurdes qui faussent le débat politique italien.
En tant que CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes) italien, notre contribution consiste à sauver des vies humaines en affrontant les points nodaux d’un système financier qui génère les intérêts réels (passifs) des Italiens : les intérêts sur la dette. Selon le Document d’économie et finance (DEF) du gouvernement jaune-vert, les intérêts sur la dette que nous paierons au cours des quatre prochaines années sont les suivants :
  • pour 2019, 63.984 millions d’euros (3,6% du produit intérieur brut) ;
  • pour 2020, 65.983 millions d’euros (3,6% du PIB) ;
  • pour 2021, 68.659 millions d’euros (3,7% du PIB) ;
  • pour 2022, 73.739 millions d’euros (3,9% du PIB).
 Entre ceux qui se retranchent derrière des lois injustes et ceux qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour la défense des droits humains, nous sommes du côté de ces derniers

Le piège de la dette engloutira donc 273 milliards d’intérêts – sur une dette qui, précisément pour cette raison, continuera de s’accroître et fera augmenter les intérêts futurs, qui accroîtront la dette, qui fera augmenter les intérêts futurs… Ah, mais bien sûr : le vrai problème, c’est de parvenir à mettre les troupes en ordre de marche pour défendre le sol sacré de la patrie contre l’arrivée de quarante-deux personnes à bout de forces. Telle est la puissance de la propagande. Un écran de fumée pour cacher la vraie nature des choses, qui apparaît pourtant bien dans la description des véritables intérêts payés par les Italiens.

« Entre ceux qui se retranchent derrière des lois injustes et ceux qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour la défense des droits humains, nous sommes du côté de ces derniers. »
Est-il possible que ces données ne pulvérisent pas le « néant » de la propagande anti-migrants ? Nous invitons tout le monde à fournir les données véridiques, qu’il faudrait opposer à celles du gouvernement italien. Utilisons nos connaissances et nos capacités pour mener une opération vérité sur les vrais problèmes qui sont occultés par une propagande extrêmement dangereuse.

Entre ceux qui se retranchent derrière des lois injustes et ceux qui risquent leur liberté, voire leur vie, pour la défense des droits humains, nous sommes du côté de ces derniers.

Traduction de Sylvie Herold

mercredi 10 juillet 2019

rass 13 juillet


              GUINGAMP  13 Juillet 2019
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              SAMEDI 13 JUILLET 
     SUR LE PARVIS DE LA MAIRIE 
                          11h00

Contre la criminalisation des exilé·e·s et de leurs soutiens, l’humanité
et les droits fondamentaux avant tout.

A l'appel de l' UL CGT GUINGAMP, UL SOLIDAIRES TREGOR ARGOAT,
Gauche Indépendantiste et NPA



Soutien aux exilé.e.s, à Carole Rackete Capitaine du Sea watch 3 et à
tout son équipage.

La nuit du samedi 29 juin, Carola Rackete a été arrêtée par la police
italienne après avoir accosté avec son navire dans le port de Lampedusa.
A son bord, 42 personnes secourues dans les eaux internationales au
large de la Libye. Après 17 jours d’errance en Méditerranée, la
capitaine du Sea Watch 3 a pris la décision d'entrer sans autorisation
dans le port, bravant ainsi les interdits du gouvernement italien et le
silence de l’Union Européenne.
Elle l’a fait parce qu’il y a quelque chose au-dessus des lois immorales
promulguées par le ministère de l’intérieur italien et de la lâcheté
meurtrière de l’Union Européenne. Au-dessus, il y a l’humanité et le
respect des droits fondamentaux. Carola Rackete a fait le choix de
l’humanité. Elle et son équipage ont choisi de sauver 42 femmes et
hommes exilé·e·s, condamné·e·s à se noyer au milieu de la méditerranée,
ou à être torturé·e·s, violé·e·s, enfermé·e·s.
Avant elle la capitaine Pia Klemp a participé au sauvetage de réfugiés
dans la méditerranée avec l’association Sea-Watch. Elle est elle aussi
maintenant accusée par la justice italienne d’aide à l’immigration
illégale. Le parquet exige une peine de prison de 20 ans. Pour ses
investigations, le parquet a eu recourt à des écoutes téléphoniques et à
des agents infiltrés. Dans le cadre de ses six missions en tant que
capitaine des bateaux de sauvetage Sea-Watch 3 et Iuventa, Pia Klemp dit
avoir pu sauver les vies de 5000 personnes.
En niant le droit de ces personnes d’être secourues, l’Italie se rend
complice de l’enfer qu’est devenue la Lybie aujourd’hui pour les
personnes exilées. En fermant les yeux et en se déresponsabilisant, en
n’ouvrant pas ses ports la France se rend tout autant complice. En
militarisant ses frontières et en déléguant l’accueil des personnes à
des pays tiers, l’Union Européenne est responsable du délitement de
leurs droits. En refusant d’intervenir, la Cour Européenne des Droits de
l’Homme devient complice de cette atteinte aux principes les plus
fondamentaux de notre humanité.
Exigeons que les personnes sauvées et que tou·te·s les exilé·e·s soient
protégé·e·s et que leurs droits soient respectés. Exigeons que tous
bateaux avec à leur bord des enfants, des femmes et des hommes en danger
soient accueillis dans tous les ports de l’Union Européenne.
Exigeons la libération immédiate et la levée des sanctions contre Carola
Rackete, Pia Klemp et tout l’équipage du Sea Watch 3, symboles d’une
humanité qui nous donne à toutes et tous, chaque jour, l’espoir et la
détermination.
Nous appelons toutes les collectifs de soutien au migrants, les
organisations syndicales et politiques, citoyen.ne.s, artistes, élu-e-s
engagées, à se rassembler le samedi 13 juillet à 11h, devant la mairie
de Guingamp , pour dénoncer une atteinte inqualifiable aux droits
humains les plus fondamentaux et soutenir l’ensemble des personnes
exilées et leurs soutiens.

Pour faire vivre et résonner une voix solidaire, résolument
internationaliste, une voix unitaire conte le racisme et la xénophobie !
Montrons que ceux et celles que comme Carola Rackete et Pia Klemp nous
refusons ici en Bretagne les discours et pratiques xénophobes des
gouvernements Italien et Français et que nous soutenons les réfugiéEs et
que nous refusons que ceux et celles qui les hébergent et sauvent soient
poursuivis !

jeudi 4 juillet 2019

sea watch

Communiqué du comita NPA LGBP

Libérez Carola Rackete et Pia Klemp, ouvrez les frontières !


Dans la nuit de vendredi à samedi, le bateau Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa en Italie. À son bord se trouvaient 42 migrants sauvés des eaux 17 jours plus tôt, ce qui n’a pas empêché l’assaut contre le bateau humanitaire mené par un navire de guerre dépêché par le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Salvini… Et une fois le bateau arraisonné, sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence… Pour le ministre néo-facho Salvini, il s’agit d’« une criminelle au service des passeurs » qui mérite la prison notamment pour « résistance à un navire de guerre ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison !

Carola Rackete assume son geste : « Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. […] Mon objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées et désespérées. […] Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. » Elle a raison ! C’est aussi le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée, qui risque vingt ans de prison, ainsi qu’une amende de 15 000 euros pour chaque vie qu’elle aura sauvée !

S’il s’agit de la mise en œuvre par l’extrême droite italienne de sa politique dégueulasse, celle-ci se déroule avec la complicité passive des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Comment pourrait-il en être autrement, lui qui il y a quelques mois refusait, dans les mêmes conditions, d’accueillir l’Aquarius, et qui n’a à aucun moment proposé d’accueillir le Sea Watch 3 malgré les appels de détresse de ce dernier ?

Contre la criminalisation de la solidarité, le NPA exige l’arrêt des poursuites contre Carola Rackete et Pia Klemp, et leur libération immédiate. Contre l’Europe forteresse, cette Europe criminelle, la libre circulation des personnes doit être un droit, et l’ouverture pure et simple des frontières une mesure d’urgence.


GREVE DU 2 JUILLET

LE TELEGRAMME

Les salariés du Centre hospitalier ont répondu présent, ce mardi, devant le service des urgences.
Les salariés du Centre hospitalier ont répondu présent, ce mardi, devant le service des urgences. (Le Télégramme/Victor Bolo)

Une trentaine de grévistes se sont réunis ce mardi midi devant les urgences du Centre hospitalier de Guingamp pour protester contre le manque de moyens et de considération.

Ils étaient une trentaine de salariés du Centre hospitalier, ce mardi midi, mobilisés pour montrer leur mécontentement, dans le cadre du mouvement de grève nationale initié le 29 avril. Réunis pour un pique-nique revendicatif devant le service des urgences, les membres de la CGT réclament notamment des postes afin de répondre aux besoins de santé, aux urgences et dans tous les services.
« Il faudrait quinze infirmières et neuf aides soignantes supplémentaires », précise Joseph Le Goas, secrétaire de la CGT à l’hôpital de Guingamp. Mais les salariés n’en voient pas pour l’instant la couleur. L’inquiétude grandit aussi pour les infirmières par rapport à l’absence de remplaçants au moment des vacances.

Un appel au renforcement du mouvement


Parmi les revendications, on y retrouve également les demandes d’augmentation de salaires à hauteur de 300 €, de vrais moyens pour l’hôpital, du matériel adapté et non vétuste ou encore la suppression du jour de carence, pour ne citer qu’elles.
Lundi, se tenait par ailleurs une manifestation nationale concernant les Ehpad. Le secrétaire et les salariés mobilisés tenaient à soutenir également ce mouvement : « Le gouvernement avait promis mille et une choses pour les Ehpad et on n’a rien vu venir », constate Joseph Le Goas. « Entre autres les reconnaissances salariales… et les conditions de travail restent les mêmes sans moyen en personnel et matériel ».
C’était le deuxième rassemblement organisé par la CGT après celui du 21 juin. Le syndicat appelle au renforcement du mouvement pour faire « plier le gouvernement et obtenir de vrais moyens qui permettront de soigner correctement et en sécurité ».

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/urgences-la-cgt-se-mobilise-au-centre-hospitalier-02-07-2019-12328497.php#bphXbkp8GbKeG2xV.99

jeudi 27 juin 2019

25 JUIN

Chacun jugera de l'humour de OUEST FRANCE en fin d'article. Les dernières réunions de Kerlogot ayant comme sujet la fin de vie...

Tout un programme pour la réforme des retraites... 

Comite NPA LGBP

 

 

OUEST FRANCE

Guingamp. Retraites : une vingtaine de manifestants présents devant La Grande Ourse

Le député a organisé une conférence-débat sur le projet de réforme des retraites. Des manifestants sont venus accueillir la députée invitée à présenter la réforme.
Le député a organisé une conférence-débat sur le projet de réforme des retraites. Des manifestants sont venus accueillir la députée invitée à présenter la réforme. | OUEST-
Ce mercredi soir, le député de la circonscription de Guingamp, Yannick Kerlogot, a invité Corinne Vignon, députée de Haute-Garonne et ambassadrice LReM de la réforme des retraites, à La Grande Ourse, à Saint-Agathon.Les deux parlementaires ont été accueillis par une vingtaine de manifestants principalement de la CGT. Le député de Guingamp est allé à leur rencontre.
Ce mercredi soir, le député de la circonscription de Guingamp, Yannick Kerlogot, a invité Corinne Vignon, députée de Haute-Garonne et ambassadrice LReM de la réforme des retraites, à La Grande Ourse, à Saint-Agathon.
Les deux parlementaires ont été accueillis par une vingtaine de manifestants principalement de la CGT. Le député de Guingamp est allé à leur rencontre.
« Nous sommes opposés au projet de réforme des retraites. C’est la genèse de notre présence ici. Nous avons écrit deux fois aux élus. C’est resté sans réponse », regrette Alain Prévost, un des responsables départementaux des sections retraités CGT. Les manifestants sont arrivés vers 20 h. Des membres du syndicat Solidaires étaient également présents. Tous étaient encadrés par des gendarmes qui veillaient au bon déroulement de la conférence.
À l’intérieur de La Grande Ourse, une quarantaine de personnes – dont une poignée de gilets jaunes – étaient au rendez-vous.
Le député a organisé une conférence-débat sur le projet de réforme des retraites. Plusieurs dizaines de personnes sont venues. | OUEST-FRANCE
La députée La République en Marche a plaidé pour la réforme. Et mis en exergue un pourcentage. « 87 % de la population est favorable à une réforme des régimes de retraite. »
Corinne Vignon, députée de Haute-Garonne et ambassadrice LReM de la réforme des retraites, à La Grande Ourse, à Saint-Agathon. | OUEST-FRANCE
Il y a quelques mois, Yannick Kerlogot avait déjà organisé deux rencontres sur le thème de la fin de vie.

ZAD

OUEST FRANCE

ENTRETIEN. Il expose ses photos sur Notre-Dame-des-Landes, à Guingamp

Bruno Serralongue, face aux clichés pris pendant ses séjours avec les militants naturalistes.
Bruno Serralongue, face aux clichés pris pendant ses séjours avec les militants naturalistes. | OUEST-FRANCE
Après quatre années passées à travailler sur l’histoire de Notre-Dame-des-Landes, le photographe Bruno Serralongue, connu pour ses clichés de grands événements nationaux et internationaux, installe son exposition En bas et à gauche, à l’ancienne prison de Guingamp (Côtes-d’Armor).
Bruno Serralongue est artiste photographe à l’origine de l’exposition En bas, à gauche, organisée par le Centre d’art GwinZegal, à l’ancienne prison de Guingamp (Côtes-d’Armor). Il explique son travail de longue haleine.

Comment qualifiez-vous votre travail en tant que photographe ?

Depuis que j’ai commencé en 1995, mes œuvres ont toujours eu un enjeu politique et social assez fort, qu’il soit national ou international. Je m’intéresse beaucoup aux sujets dont la presse parle et j’essaye, par la photographie, d’en rendre compte différemment. Je revendique que mes clichés sont des œuvres d’art avec un enjeu documentaire évident. Pour reprendre les mots du photographe Walker Evans, « il y a une volonté d’art, mais avec une conscience aiguë du monde ».

Pourquoi avoir choisi de travailler sur Notre-Dame-des-Landes ?

À cette période, je croyais à ce qu’il s’y passait, et j’avais envie de donner une image très éloignée des représentations médiatiques qui étaient surtout axées sur les moments de violence entre zadistes et les forces de l’ordre. De plus, la Zad est un lieu participatif et je considérais que faire des photos participait au combat mené par ces militants. C’est également pour cela que je me suis refusé à prendre en photo les différents conflits qui ont eu lieu sur la Zad.

Comment avez-vous travaillé pour réaliser cette exposition ?

Je m’y suis rendu à plusieurs reprises entre 2014 et 2018, à chaque fois sur des séjours de deux ou trois jours, soit pour y faire des photographies, soit parce que je participais à leurs travaux sur la Zad, comme la récolte des pommes de terre. Et entre deux moments, je prenais une ou deux photos qui s’imposaient de par la situation, les mouvements et l’image à laquelle j’assistais.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué au cours de votre travail sur Notre-Dame-des-Landes ?

Ce sont les journées passées durant deux ans avec les naturalistes. Je ne m’attendais pas à la présence si forte de cette opposition qui s’est manifestée par la tenue d’un inventaire systématique de la faune et de la flore de la Zad, permettant la découverte d’espèces alors inconnues. J’ai été saisi par leurs motivations qui n’étaient pas vraiment celles des zadistes. Leur seul but était de défendre la biodiversité présente sur cet espace. Observer et capter leur travail m’a entraîné à changer mon mode de fonctionnement et même d’appareil afin de me focaliser sur le détail, le petit.

Qu’espérez-vous de cette exposition ?

Je pense que tous les artistes photographes participent d’une certaine manière à l’écriture de l’Histoire. J’espère que dans 50 ans, elles seront remontrées au public et qu’elles raconteront d’une autre manière l’épisode de Notre-Dame-des-Landes.

Exposition : En bas, à gauche, organisée par le Centre d’art GwinZegal, à l’ancienne prison, 4, rue Auguste-Pavie, à Guingamp. Gratuit. Contact : par tél. 02 96 44 27 78.

mercredi 26 juin 2019

st agathon

 LA REPUBLIQUE EN MARCHE A PASSE UNE MAUVAISE SOIREE A SAINT AGATHON...




Le député Kerlogot avait programmé une réunion publique pour faire la promotion du projet de réforme des retraites. Pour l'occasion, il avait fait venir "l'ambassadrice" macroniste  Corinne Vignon.Elle vient même de loin depuis la Haute Garonne pour apporter la lumière aux populations arriérées de Guingamp...







 
La pauvre dame en question roulait des yeux affolés quand elle a découvert une cinquantaine de manifestants, assez lourdement bardées de rouge, drapeaux, badges, chasubles .Quand en plus elle a découvert que nous n'étions pas venu là pour entendre des balivernes sur le "dialogue social", elle est promptement rentrée dans la salle.



Le député lui comme a son habitude a joué de sa superbe, de son arrogance macronienne, nous prenant encore une fois pour des demeurés qui ne comprennent rien.
Justement nous connaissons très bien le projet destructeur que mène Macron sur les retraites. Travailler plus longtemps, diminuer le taux de remplacement, liquider les régimes spéciaux et tous les conquêtes liées à nos luttes, livrer le système de répartition au capital financier. 

Une trentaine de personnes, en grande majorité de droite, des FDSEA notamment, composait l'assistance à leur débat. 
Et surprise des Gilets Jaunes, pourtant grand pourfendeurs de Macron. Quelques élus dont certains de " gauche" pas gênés de participer à cette mascarade et des militants France Insoumise... Sans doute animés de leurs illusions que le débat est possible avec les représentants patentés du capital...Mais à force de nier la réalité de la lutte des classes, on finit par intégrer les salons feutrés ou se jouent la lutte des places..

Comité NPA

 
                             
 
    On est loin


 du compte !










Vous avez été nombreux à venir exprimer vos revendications le 21 Juin dernier devant le service des urgences.
Les récentes déclarations de la ministre sur les mesures qu’elle propose suite au mouvement spécifique dans les urgences ne répondent pas aux revendications légitimes des professionnels qui exigent immédiatement des effectifs en personnels pluridisciplinaires supplémentaires, des lits d’aval nécessaires pour le « zéro patient sur les brancards » et une revalorisation de leur salaire de 300 euros.
Pour reconnaitre « les efforts et les risques de chacun », Agnès Buzyn a annoncé que les 30 000 personnels paramédicaux des SAU bénéficieraient, dès Juillet, « d’une prime forfaitaire de risque » revalorisée à 118 euros brut soit 100 euros net par mois, une bonification déjà touchée en partie ou en totalité par certains agents. De plus, notre ministre a précisé que les professionnels qui s’engageraient dans un protocole de coopération, en réalisant de nouvelles tâches toucheraient « une prime de coopération » de 100 euros brut.
L’autre promesse chiffrée serait de 15 millions d’euros de crédits exceptionnels accordés aux hôpitaux les plus en tension.
A la lecture de ses promesses, le compte n’y est pas, il y demeure de nombreuses incertitudes, ainsi la prime de coopération ne bénéficiera pas aux aides-soignants…
La CGT estime que les 15 millions d’euros d’urgence ne représentent qu’un demi-agent supplémentaire par SAU ! Le gouvernement court après le mouvement mais il arrive trop tard. La grève est enkystée et la colère gagne les médecins, il faudra que le gouvernement lâche beaucoup plus ! « Christophe Prudhomme CGT médecin »


Devant les annonces qui ne prennent pas la mesure de l’urgence des dégradations des conditions de travail et de sécurité des salarié.e.s, impactant la qualité et la sécurité de la prise en charge de la population,
Les Fédérations Santé et Action Sociale CGT, FO et SUD et le Collectif Inter Urgences appellent à une nouvelle journée de mobilisation nationale de grève, d’actions et d’initiatives dans les établissements et en territoire. Un rassemblement parisien sera organisé à Bercy suivi d’une manifestation en direction du ministère des Solidarités et de la Santé composée de délégations de syndicats et de personnels en lutte et en grève. La conférence salariale pour les agents et les salariés de la Fonction Publique se tenant le mardi 2 juillet, ce sera l’occasion d’exprimer notre détermination et de faire déverrouiller les « cordons de la bourse » pour l’obtention des financements de nos revendications.
Le Collectif Inter Urgences et l’intersyndicale CGT, FO et SUD appellent à l’intensification des mouvements de grève dans ce secteur. Le gouvernement doit entendre la colère des professionnels et répondre aux revendications sans délai.


Pour se joindre au mouvement national et ne pas lâcher la pression, nous invitons l’ensemble du personnel à un pique-nique revendicatif devant le service des urgences du CH Guingamp le :






Mardi 2 Juillet 2019 de 13 h à 14 h 30
Venez nombreux !


Le 2 juillet 2019 : Tous ensemble pour obtenir les revendications des personnels et leurs financements.




Syndicat CGT Centre Hospitalier de Guingamp, poste 57 38 ou 07 69 63 75 22
Facebook CGT CH Guingamp

 


 

Attention danger ne tombez pas malade cet été....L'efficacité de BUZYN n'est plus à démontrer ses sourires télévisuels , son petit geste de relever sa mèche rebelle ne sont que de la com,... pendant ce temps le service public de santé s'écroule....

Et les voila réduit à solliciter les retraités pour boucher les trous.Une solution pour sauver le système de retraite, faire bosser tous les retraités...Et bien sur ne plus recruter des jeunes...


OUEST FRANCE

 

Côtes-d’Armor. Face au manque de personnel pour cet été, les hôpitaux font appel aux retraités

Les centres hospitaliers sont à la recherche d’infirmiers et d’aides-soignants pour cet été.
Les centres hospitaliers sont à la recherche d’infirmiers et d’aides-soignants pour cet été. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
Les établissements hospitaliers des Côtes-d’Armor peinent à recruter pour cet été. Afin de faire tourner les services, ils sont contraints de proposer au personnel parti récemment à la retraite de revenir travailler. Exemple à l’échelle du groupement hospitalier de territoire d’Armor dont dépend Guingamp.
Soixante postes d’infirmiers et 40 postes d’aide soignants non pourvus pour cet été. C’est un scénario inédit auquel doivent faire face les établissements du groupement hospitalier de territoire d’Armor (GHT), qui regroupe les hôpitaux de Saint-Brieuc, Guingamp, Lannion-Trestel, Paimpol, Tréguier, et le centre du Penthièvre et du Poudouvre à Lamballe.
Ces établissements peinent en effet à recruter des emplois d’été pour assurer les remplacements et permettre ainsi un bon fonctionnement des différents services. Une difficulté telle que des directions des ressources humaines doivent faire appel aux membres du personnel partis récemment à la retraite.
Pour leur demander s’ils souhaitent venir travailler un week-end, une semaine, ou davantage, « aux conditions salariales qui étaient les vôtres lors de la cessation d’activité ».

« La direction ne peut se résoudre à fermer un service »

La situation est disparate selon les établissements. Au centre hospitalier de Saint-Brieuc, Yannick Heulot, le directeur des ressources humaines, concède que « la période des remplacements d’été, qui va du 15 juin au 15 septembre, est sous tension. Mais nous n’en sommes pas encore à solliciter les retraités. »
L’hôpital de Saint-Brieuc recrute généralement 50 infirmières et 80 aides soignants l’été. L’établissement ne peut pas compter sur les stagiaires des écoles infirmières, qui terminent à la mi-juillet. « Il nous arrive de passer des coups de fil à des anciennes infirmières qui acceptent de revenir travailler une matinée, quelques jours ou un mois. À ce jour, il nous faut trouver encore cinq infirmières diplômées d’état pour cet été. Mais on a bon espoir. »

Situation différente à Guingamp

La tension est plus palpable au centre hospitalier de Guingamp. Il y manque en effet 15 infirmiers et 8 aides-soignants. Richard Rouxel, directeur du centre hospitalier, explique : « Il y a une problématique de main-d’œuvre infirmière en Bretagne. Elle est particulièrement marquante chez nous car elle est également le fruit d’une politique sociale. À Guingamp, aujourd’hui, nous avons 33 semaines cumulées, consécutives. Cela fait naître des besoins en remplacement. »
Il poursuit : « La première considération qu’on doit avoir pour les agents c’est le droit à poser des congés avec leurs proches… On a souhaité que les gens puissent prendre trois semaines consécutives. » Ce qui fait naître des besoins. « On n’a pas eu de candidats en nombre, beaucoup moins que les autres années. C’est vrai pour tous les établissements. On a été surpris »
L’hôpital a pourtant tenté de recruter par plusieurs moyens. « On a fait des annonces, des publications sur les réseaux sociaux, un appel aux agents à être volontaires pour travailler une journée de plus… Les retraités aussi. Mais cela se fait partout. On ne les force pas, on leur demande s’ils sont intéressés et ont des disponibilités : un jour, deux jours, une semaine… Ou plus. » Enfin, « on a également mobilisé les étudiants de 2e, 3e et 4e années de médecine. Tout ça n’a pas produit de résultat. On a pris des décisions plus drastiques. On a fermé des lits. »

Une pénurie de personnel dans le département

Cette situation globale sur le périmètre du GHT n’étonne pas Matthieu Nicol, représentant de la CGT à l’hôpital de Saint-Brieuc. « Il y a un manque de personnel de santé en Côtes-d’Armor. Et trop peu de jeunes actuellement en formation ont postulé dans nos établissements pour l’été. »
« Les élèves sortants de l’Ifsi, visiblement, ne se destinent pas à prendre un poste de l’été », déclare le directeur du centre hospitalier de Guingamp.
L’une des explications de cette pénurie : l’érosion du nombre de candidats dans les instituts de formation des aides-soignants. Matthieu Nicol constate : « Les professions paramédicales n’attirent plus. ».