vendredi 14 septembre 2018

PS


                                                 LE TELEGRAMME


Commentaire du NPA:

Le "patron" du PS costarmoricain, celui la même qui a piloté la défaite historique de son parti aux départementales de 2015, nous donnent quelques leçons politiques.
Risible.
Et ne parlons pas des quatre députés perdus par le PS, au profit de la REM. Encore que le député de Lannion était lui même socialiste.

Mieux le "patron" fait parti des apparatchiks qui ont soutenu Hollande, mais a hésité au présidentielle à devenir Macroniste, tout en laissant filer ses troupes et élus les plus opportunistes.
Il y avait des places à prendre derrière le gourou Jean Yves Le Drian.

Enfin recasé confortablement comme président de la GP3A, beau pantouflage,il délivre dans le quotidien régional ses remèdes pour reprendre les instances perdues: communes, département.
Mais ne dit jamais pour faire quelle politique? Une de gauche nous surprendrait, alors une anticapitaliste ne rêvez pas.

 

Parti socialiste. L’entente plutôt que l’union

« L’hémorragie est terminée », affirme Vincent Le Meaux, premier secrétaire du PS 22.
« L’hémorragie est terminée », affirme Vincent Le Meaux, premier secrétaire du PS 22. (Photo archives Arnaud Morvan)

Au plus mal ces derniers mois, les socialistes costarmoricains cherchent à redresser la tête. Vincent Le Meaux, premier secrétaire, trace le cap alors que se profilent les élections municipales en 2020 et départementales en 2021.

En septembre dernier, il se demandait si le PS « était toujours vivant » et sonnait le tocsin. Un an plus tard, Vincent Le Meaux, premier secrétaire départemental l’affirme : « L’hémorragie est terminée, on a touché le fond en 2018 ». Au plus bas, il ne peut que remonter, mais pas n’importe comment. Avec ses 400 militants affichés (ils étaient 1 200 en 2012 et 2 400 en 2007), la voie est étroite pour rebondir. Sauf à mettre le nez à la fenêtre et à ouvrir les portes à la société civile, sans oublier les alliés historiques.
C’est le sens de la démarche du patron des socialistes costarmoricains alors que se profilent les élections municipales en 2020 et, un an plus tard, les départementales. Lundi prochain, il le rappellera aux conseillers départementaux. « Le PS est la pierre angulaire de l’opposition dans le département. Il est temps de mener l’alternance. Le PS n’a pas vocation à être donneur d’ordres mais peut structurer la gauche au niveau départemental. Il faut aller au-delà des frontières socialistes. Nous devons faire émerger des acteurs, des citoyens ».

« L’union de la gauche, c’est l’ancien monde »


Une ouverture qui impose une nécessaire écoute des uns et des autres. Bref, qu’au sein même du groupe socialiste au Département, il y ait un minimum d’entente. Vincent Le Meaux y veillera, lui qui s’affiche dans un rôle de conciliateur et qui ne parle plus d’union de la gauche. « L’union de la gauche, c’est l’ancien monde. Pour les élections départementales et municipales, il faut un pacte d’entente ». Il parle alors de compromis et gomme volontiers l’étiquette socialiste lorsqu’il s’agit d’évoquer les listes qui se constitueront à l’approche des élections.

« Saint-Brieuc manque de stratégie à long terme »


Pour justement faire émerger de nouvelles voix, le PS costarmoricain s’est restructuré passant de 35 à 10 sections organisées autour des intercommunalités, « lieux de vie de la population ». L’enjeu ? Redonner du pouvoir aux militants. Quitte à leur accorder une certaine autonomie localement. À condition que ce ne soit pas contre nature. Puisque l’essentiel, selon lui, c’est le projet. La personne qui l’incarne vient ensuite.
Un message que localement élus et militants socialistes doivent entendre. À Saint-Brieuc notamment. « Il faut continuer de travailler avec les forces de gauche et la société civile et définir ce que doit être l’agglo à l’horizon 2030. Je trouve que Saint-Brieuc manque de stratégie à long terme. Il est temps que l’agglomération briochine assume son rôle central pour la partie nord de la Bretagne ». Le cap est tracé.

jeudi 13 septembre 2018

CONF PRESSE

                 OUEST FRANCE

  Note du comité Nous vous l'avions promis la visite en juin de Macron en Côtes d'Armor n'a pas fini de faire couler de l'encre.Hier lors d'une  une conférence de presse La CGT , Solidaires et FO ont mis sur la table le résultat de l'enquête menée sur le sujet et ceci à l'occasion de la convocation devant le procureur d'un des deux mis en garde à vue.

Petite info que vous ne trouverez nulle part, Crase employé par LREM, co auteur des violences du Premier Mai à PARIS accompagnait Macron.Les photos ont parlé...Hélas Benalla n'était pas de la sauterie...

 

Saint-Brieuc. Après la visite d'Emmanuel Macron, les syndicats dénoncent une répression

Les policiers étaient présents en grand nombre, au port du Légué à Saint-Brieuc, le 20 juin, lors de la venue d'Emmanuel Macron
Les policiers étaient présents en grand nombre, au port du Légué à Saint-Brieuc, le 20 juin, lors de la venue d'Emmanuel Macron | OUEST-FRANCE
Après la venue du Président de la République, en juin au port du Légué à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), les syndicats dénoncent une atteinte « brutale » à la liberté de manifester. Les banderoles et les mégaphones ont été confisqués. Deux syndicalistes ont été placés en garde à vue. Selon le préfet, l’intervention était « proportionnée ».

Des élus tout sourire aux côtés du président de la République, des dizaines de Briochins venus lui faire coucou sous un soleil radieux… Les partisans locaux d’Emmanuel Macron n’ont pas hésité à communiquer largement sur sa visite dans les Côtes-d’Armor, le 20 juin dernier. Après s’être rendu au cap Fréhel pour parler de l’éolien offshore, il était venu rencontrer les élus locaux au port du Légué, à Saint-Brieuc.

Aujourd’hui, les représentants syndicaux racontent une autre histoire. Celle d’une « volonté d’empêcher toute expression syndicale », dénonce aujourd’hui Éric Le Courtois (Force ouvrière). Ce jour-là, les syndicats voulaient profiter de la visite présidentielle pour exprimer leur opposition à la politique gouvernementale et défendre des revendications locales. « Nous avions demandé l’autorisation à la préfecture, affirme le représentant FO. Nous avions l’accord du préfet. »

FO, la CGT et Solidaires dénoncent une entrave à la liberté de manifester. Deux syndicalistes ont été placés en garde à vue. | Thibaud Grasland

« Nos libertés sont bafouées »

Le rassemblement a eu lieu place de la Résistance, à Plérin, à 300 m du président de la République. Mais il ne s’est pas déroulé comme d’habitude. Banderoles confisquées par la police, mégaphones arrachés, interdiction de porter le logo de son syndicat…
Depuis trois mois, les syndicats ont rassemblé une dizaine de témoignages et des vidéos qu’ils ont présentés, hier, à la presse. Éric Le Courtois, Serge Le Quéau (Solidaires) et Thierry Pérennes (CGT) sont remontés. « Nous n'avons jamais vu cela », affirment les trois figures du syndicalisme costarmoricain. « Nous sommes dans le pays des droits de l’Homme et nos libertés fondamentales sont bafouées », dénonce Serge Le Quéau.

Deux syndicalistes en garde à vue

« Au nom du sécuritaire, l’État devient autoritaire », avance même Thierry Pérennes. Le cégétiste guingampais a été interpellé à la fin du rassemblement, après une conversation houleuse avec des policiers qui l’empêchaient de rejoindre sa voiture.
Placé en garde à vue pour outrage, juste le temps que le président de la République quitte le Légué, il a finalement été relâché sans poursuites judiciaires. Un autre militant CGT, âgé de 38 ans, a été interpellé en possession d’un petit couteau pliable alors qu’il retournait au travail.

« Des mesures justifiées » selon le préfet

Éric Le Courtois raconte, lui, comment les CRS l’ont identifié avec des photos pour lui permettre d’accéder au lieu du rassemblement. Il a compté les manifestants qui n’ont pu y arriver : « 80 % des militants FO n’ont pu accéder à la place, bloquée par la police. »

Les policiers étaient présents en grand nombre, au port du Légué à Saint-Brieuc, le 20 juin, lors de la venue d'Emmanuel Macron | Léa Soula
Contactée hier, la préfecture n’a pas démenti ces mesures « justifiées et proportionnées au regard de la sensibilité inhérente à un déplacement présidentiel ». Par contre, elle affirme ne pas avoir été destinataire d’une déclaration de manifestation sur la voie publique avant le 20 juin, contrairement à ce qu’affirment les syndicats. « La préfecture n’a donc pas été en mesure de délivrer un récépissé, récépissé qui ne vaut pas autorisation. »

Une très forte présence policière

Les « donneurs d’ordre » du 20 juin, qui ont fait confisquer banderole et mégaphone, ne sont pas forcément costarmoricains. Les effectifs de police briochins étaient renforcés par des CRS, des équipes venues de l’ouest de la France et, bien sûr, le service de sécurité du Président.
FO, la CGT et Solidaires dénoncent une entrave à la liberté de manifester lors de la venue d'Emmanuel Macron. Un rassemblement a tout de même pu avoir lieu, sans banderole ni micro. | Léa Soula
Le coup de gueule de l’intersyndicale tombe en pleine affaire Benalla (qui n’a pas été aperçu dans les Côtes-d’Armor le 20 juin). « On ne veut ni instrumentaliser, ni dramatiser ce qui s’est passé, indique Serge Le Quéau. On veut juste mettre en lumière ces pratiques inadmissibles et arbitraires. »
L’intersyndicale compte écrire à la commission d’enquête du Sénat qui est en cours. « L’affaire Benalla, c’est un dérapage, conclut Thierry Pérennes. Là, on parle d’une vraie dérive institutionnelle. »


Emmanuelle Macron au port du Légué, à Saint-Brieuc, le 20 juin 2018. | Emanuelle Métivier
Juste après la venue d'Emmanuel Macron, le maire de Plérin avait également dénoncé l'impact de cette visite présidentielle sur le fonctionnement de la commune et pour les habitants du Légué. L'Etat a par la suite annoncé qu'il rembourserait tous les frais engagés, ainsi que les frais de fourrière pour les habitants dont les voitures ont été enlevées.

mercredi 12 septembre 2018

LE TELEGRAMME

Saint-Brieuc. L’intersyndicale dénonce des « agissements inquiétants » lors de la visite de Macron

L’intersyndicale (CGT, FO et Solidaires) a dénoncé des « agissements inquiétants » en marge de la venue du Président de la République le 20 juin dernier à Saint-Brieuc. Deuxième et troisième en partant de la gauche, Thierry Perennes et Mathias Mauduit de la CGT avaient été mis en garde à vue lors de la visite présidentielle.
L’intersyndicale (CGT, FO et Solidaires) a dénoncé des « agissements inquiétants » en marge de la venue du Président de la République le 20 juin dernier à Saint-Brieuc. Deuxième et troisième en partant de la gauche, Thierry Perennes et Mathias Mauduit de la CGT avaient été mis en garde à vue lors de la visite présidentielle. (Photo Marina Chélin)

L’intersyndicale (CGT, FO et Solidaires) a dénoncé des « agissements inquiétants » en marge de la venue du Président de la République le 20 juin dernier à Saint-Brieuc. Deux syndicalistes avaient été mis en garde à vue lors de cette visite.

Parce qu’ils ont mené leur « enquête citoyenne pendant plusieurs semaines », les syndicats CGT, FO et Solidaires ont souhaité dresser, ce mercredi, un premier bilan « des agissements inquiétants » qu’ils ont constatés en marge de la venue du Président de la République le 20 juin dernier à Saint-Brieuc.
« Nous sommes très choqués par ce qui s’est passé ce jour-là. Les règles démocratiques ont été bafouées », affirme Serge Le Quéau de Solidaires. Selon l’intersyndicale, le rassemblement se voulait tout à fait « pacifique ». Les militants racontent avoir dû faire face à l’agressivité des forces de l’ordre. Ils ont, tour à tour, dénoncé « la confiscation de leur sono et de leurs banderoles, l’arrachage d’autocollants, le filtrage et le blocage de manifestants, etc. »… 

« Une atteinte à la démocratie »


« Enlever un micro à des organisations syndicales est une atteinte à la démocratie.
C’est la première fois que je vois ça dans mon parcours de militant. Ce type de comportement est inadmissible », a pointé le syndicaliste de la Confédération paysanne et ancien conseiller régional, René Louail, venu en soutien. Deux cégétistes, Thierry Perennes et Mathias Mauduit, avaient été mis en garde à vue ce 20 juin. Le premier avait écopé d’un rappel à la loi pour outrage et le second, porteur d’un couteau pliable, est passé en composition pénale, ce mercredi, à Saint-Brieuc. Composition pénale que le militant a refusée. Il y aura donc un procès ultérieurement. Ces différentes situations font dire aujourd’hui aux syndicats « qu’au nom du sécuritaire, l’État devient autoritaire ». « On veut que cela cesse et on ne laissera pas faire », prévient Serge Le Quéau.
De son côté le préfet des Côtes d’Armor précise qu’il « n’a pas été destinataire d’une déclaration de manifestation sur la voie publique » et s’agissant des mesures de sécurité prises par les forces de l’ordre, il estime « qu’elles ont été justifiées et proportionnées au regard de la sensibilité inhérente à un déplacement présidentiel ».



Note du comité: 
Evidemment le préfet couvre et prétend ne pas avoir eu de demande de manifestation de l'intersyndicale. Comme d'habitude le représentant de l'Etat ment.
Le glyphosate n'est pas dangereux, les algues vertes ne sont pas nocives, le chômage baisse, les salaires augmentent, Parcoursup est une réussite, la maternité de Guingamp est dangereuse, les camions ne polluent pas...Au final, nous sommes tous des abrutis....

mardi 11 septembre 2018

MATER

                 LE TELEGRAMME

Mater Guingamp 


guing

Maternité de Guingamp. « Toujours rien de concret »

Malgré l’annonce au milieu de l’été d’un moratoire de deux ans décidé par le Président de la République pour la maternité de Guingamp, aucun document officiel n’est venu confirmer la nouvelle.
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« Aujourd’hui, il n’y a toujours rien d’officiel, ni rien de concret. Olivier de Cadeville, le directeur général de l’Agence régionale de la santé, n’a pas pris le moindre arrêté. Nous ne savons même pas quand va débuter ce délai de deux ans. Et nous ne sommes pas davantage au courant de ce qui devra être fait pendant ces deux ans. Le député a annoncé que l’hôpital devra respecter certains critères, augmenter le nombre de naissances, recruter de pédiatres. Mais il n’y a rien d’acté. Nous devions avoir une réunion avec les élus fin août, mais cette rencontre a été annulée, faute d’informations officielles ».
Qu’en est-il des actions judiciaires devant le tribunal administratif ?
 « Même s’il n’y aura sans doute pas de décision avant un an et demi, plusieurs actions ont été entreprises, mais pas par le comité de défense santé du pays de Guingamp qui n’a pas encore de cadre juridique.
Des élus ont attaqué par la voie hiérarchique, en demandant à la ministre de la Santé de réfu-ter la décision de l’ARS de fermer la maternité. Les syndicats ont, eux, attaqué au contentieux la légalité de la décision prise. Nous avons développé de nombreux arguments. Concernant, les problèmes de sécurité, nous considérons, par exemple, qu’il manque des anesthésistes dans tous les hôpitaux costarmoricains, pas uniquement à Guingamp. Nous pensons égale-ment que plus le nombre de kilomètres entre le domicile et la maternité augmente, plus les risques s’amplifient ».
L’été a également été marqué par le courrier de médecins briochins deman-dant la fermeture de la maternité à Emmanuel Macron…
« L’un et l’autre sont membres du comité médical de l’établissement Yves-Le Foll et ce courrier nous fait penser que l’hypothèse de la fermeture est pensée depuis longtemps. Car dans leur lettre, ils réfléchissent entre autres à l’impact sur leur établissement d’une fermeture ici. Mais, nous pouvons aussi nous demander si le directeur de l’hôpital de Saint-Brieuc et celui de Guingamp, qui se connaissent bien et qui étaient juste avant directeur et directeur adjoint à Saint-Malo, ne sont pas arrivés ici avec des choses prédéfinies ».
Toutes ces incertitudes ont-elles un impact sur l’activité et le fonctionnement de la maternité de Guingamp ?
« Il y a autant de naissances que l’an passé. Nous pourrions même terminer 2018 avec plus de bébés qu’en 2017. Concernant le fonctionnement du service, il n’y a pas eu d’incident majeur. Les filles sont encore plus maniaques que d’habitude. Elles ne laissent rien passer car elles savent qu’elles ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le moindre problème donne-rait du grain à moudre à l’ARS. Je pense donc qu’accoucher à Guingamp en ce moment, c’est ce qu’il y a de plus sûr ».


Membre active du comité de défense santé du Pays de Guingamp, l’aide-soignante Flora Bochet, militante à la CGT, fait le point. Le 19 juillet dernier, le député Yannick Kerlogot annonçait qu’Emmanuel Macron avait décidé d’instaurer un délai de deux ans avant de réétudier la fermeture de la maternité de Guingamp. Un peu moins de deux mois plus tard, où en est le dossier ?

09 septembre 2018
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LIDL


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Pour Info !
LIDL Condamné

Conditions de travail : LIDL est condamné pour « faute inexcusable »

Une « faute inexcusable ». C'est ainsi que le tribunal des affaires de sécurité sociales (Tass) de AIX EN PROVENCE a reconnu la responsabilité de LIDL à la suite du suicide par pendaison de notre collègue sur l’entrepôt de Rousset.

Le CHSCT avait conclu à un « processus de dégradation de l'état de santé psychologique (…) le suicide est l'aboutissement de ce processus. »

La cause en serait le harcèlement moral subi par le salarié du fait de son supérieur hiérarchique et cela alors que l'entreprise ose nous vanter le bonheur et «l'enchantement» de ses salariés.
Nous observons également un autre cas de harcèlement moral qui a été reconnu sur la DR de GUINGAMP, par le conseil des prud’hommes et qui met en cause le comportement d'un responsable du personnel envers une salariée.

Un point commun à ces deux affaires :
Les deux personnes incriminées sont toujours dans la société.
La question se pose alors quel crédit doit-on apporter à une entreprise qui couvre ses démons ?

Alors qu'elle devait sensibiliser certains de ses responsables à un management respectueux de la vie d’autrui pour obtenir une performance satisfaisante et assurer en même temps un bien-être au travail…
Nous rappelons que la direction a des obligations légales en termes de santé :
En vertu de l'article L4121-1 du code du travail :
«L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer et protéger la santé physique et mentale des salariés»

Peut-on considérer dans ces conditions que la direction se conforme à ses obligations pour protéger les salariés des comportements destructeurs ?

dimanche 9 septembre 2018

UNIV ETE

 ANTIKA HEBDO

Retour sur l’édition 2018 de l’université d’été du NPA


Du 26 au 29 août, la rentrée du NPA s’est fort bien passée lors de son université d’été, qui a réuni 850 participantEs, soit bien plus que ces dernières années. Une poussée de participation qui, espérons-le, annonce une rentrée combative contre Macron et ses tristes sbires.

Il aura fallu littéralement pousser les murs cette année... Fin août, le village-vacances Rives-des-Corbières, où le NPA tient son université d’été depuis maintenant cinq ans, affichait complet. Et pour que personne ne dorme sur la plage, une centaine de participantEs (qu’ils et elles en soient ici remerciés) ont été logés à quelques minutes du lieu de l’université d’été. La rançon d’un succès... que l’on espère -renouveler l’année prochaine.

Joyeux anniversaire(s) !
Durant cette édition, le cycle consacré aux « années 68 » aura permis, au cours de huit séances, en présence de nombreux invitéEs et intervenantEs, qu’on se livre à un balayage international enthousiasmant. Parmi les points forts, le Mai 68 français avec Ludivine Bantigny, Laurence de Cock, Mathilde Larrère et un certain Alain Krivine, a réuni plus de cent personnes, mais les autres séances (avec entre autre Fabienne Lauret, Gilbert Pago, Alessandro Stella, François Coustal ou Philippe Cyroulnik) n’auront pas été en reste. Et sous les pavés, il y avait bien la plage...
Autre anniversaire, les 200 ans de la naissance d’un célèbre barbu (oui, la barbe est définitivement à la mode...) ont permis en quatre séances de revenir sur l’héritage d’un marxisme vivant. À l’opposé d’une muséification du génial penseur, les réunions où sont intervenus notamment Catherine Samary, Alain Bihr, Olivier Besancenot, Ludivine Bantigny, Michael Löwy et Jean Batou auront réuni entre 50 et 120 personnes.
Enfin, les 100 ans de la Révolution allemande n’ont pas non plus été oubliés, réunissant entre 50 et 60 personnes à la librairie La Brèche.

Continuons le débat...
Avec nos nombreux invitéEs, l’échange aura été passionnant. À commencer par les deux interventions d’Edwy Plenel, qui ont réuni 150 personnes sur le droit à l’information, et 260 personnes autour d’une réflexion sur des pistes stratégiques pour notre camp social en compagnie d’Olivier Besancenot et de François Sabado. 
Quelques semaines après la grande opération de récup macronienne autour de la victoire des « Bleus », les deux interventions de Mickaël Correia dans notre université d’été auront permis d’aborder la dimension populaire du football, et les limites du sport-business. Un salutaire ballon d’air frais...
Port-Leucate a aussi été l’occasion de deux débats centraux avec des organisations politiques invitées. Autour de Philippe Poutou, devant 130 personnes, le premier débat a réuni des représentantEs d’un large spectre de la gauche politique autour de la question de la lutte contre les licenciements. Deux jours plus tard, le débat avec Lutte ouvrière (une grande première pour eux), autour de quelle politique pour les élections européennes, a fait le plein : près de 300 personnes ont pu voir les représentantEs des deux organisations échanger arguments et contre-arguments... 
Sur cette même question européenne, le débat plus interne organisé par le comité exécutif du NPA a réuni 140 personnes le mercredi matin.
Internationalistes !
Plus que jamais, notre identité internationale a imprimé sa marque à l’université d’été. À commencer par une plénière de 240 personnes mardi après-midi : « De l’air, ouvrons les frontières ! »  Celle-ci a permis aux interventions des camarades migrantEs de soulever la salle, à Isabelle Saint-Saëns (GISTI et Migreurop) de donner un éclairage sur les politiques criminelles de la France et de l’Europe, et à Suzel Prior et Gibi Bonnet (La Roya citoyenne) de nous transmettre leur précieuse expérience de solidarité.
À la librairie, Fatima Ouassak est revenue sur le racisme d’État, avec une réflexion sur l’articulation entre les oppressions de classe, de genre et de « race ».
Dans le cycle international, nos invitéEs et intervenantEs ont permis de couvrir un large espace thématique et géographique. Du Moyen-Orient avec Marc Hakim de Souria Houria (Syrie liberté) à la Palestine avec Dominique Vidal ; d’Éric Toussaint sur la dette et l’alternative européenne à Alex Merlo et Laia Facet d’Anticapitalistas (État espagnol) ; de Daniel Guerrier sur la lutte du peuple kanak à Mireia Boya, ancienne députés de la CUP...

Préparer notre rentrée
Avec le traditionnel meeting, qui a eu lieu cette année le lundi soir, les interventions de nos porte-parole Philippe Poutou et Christine Poupin, de militantEs de différents secteurs (cheminote, postier, étudiante) et deux représentantEs du CSP 20e et de la CSP 75, nous ont plongés de plain-pied dans la rentrée sociale et politique. 
À travers différents ateliers, c’est aussi le mouvement du printemps dernier et les luttes – passées et à venir – qui se sont invitées dans notre programme. La mobilisation contre la sélection dans la jeunesse, les premiers bilans du mouvement cheminot du printemps, l’offensive programmée contre les services publics, les projets macroniens sur la protection sociale, les grèves dans différents départements à La Poste... Une séance a aussi été consacrée à l’analyse de l’orientation des différents syndicats, avec une mise en perspective pour cette rentrée.
Avec en point d’orgue de tout cela une séance sur les stratégies pour nos mobilisations, qui a réuni 90 personnes dans une salle pleine à craquer.

Et la culture dans tout ça ?
La présence de la blogueuse--autrice de BD-féministe Emma nous a fait bien plaisir. Et elle n’a pas ménagé ses efforts pour animer notre université d’été : rencontre, apéro-dédicace à notre librairie, atelier... Une BD décidément à l’honneur cette année avec la participation d’Angel de la Calle, auteur et dessinateur espagnol, et SoSkuld, qui a présenté à la librairie son travail et son expérience professionnelle et artistique dans un atelier -consacré à l’hôpital.
Les soirées n’ont pas été en reste. En présence de 300 personnes, la projection du film En guerre a permis un échange vivant avec son réalisateur Stéphane Brizé, tout comme les projections des documentaires de Quentin Ravelli (Bricks) et d’Alexandra Dolls (Derrière les fronts : résistances et résiliences en Palestine) dans des salles plus modestes mais, elles aussi, archi pleines. Mardi en fin d’après-midi, l’avant-première de Wine calling, en présence de son réalisateur, de son producteur, et de deux producteurs de vins du Roussillon, a été suivie d’une dégustation de vin fort appréciée par les participantEs...
Cela faisait longtemps que nous n’avions pas donné de place au théâtre à notre université d’été, et la représentation, mardi soir, de la pièce Made in Palestine par la troupe de théâtre belge Croquemitaine aura aussi été un des chouettes moments de cette année.
Enfin, c’est presque devenu une tradition, le dernier soir a permis au groupe 3e Class d’envoyer quelques sons électriques tout à fait salutaires, se permettant quelques clins d’œil (contre la police) et reprises (« On lâche rien ! », « Motivés »...) tout à fait complices.

Vous l’aurez compris, rendre compte de quatre jours de réunions, de soirées, de discussions en terrasse, à la piscine ou à la plage, est presque mission impossible. Et peut-être qu’en définitive, la meilleure des façons de se faire une idée précise, c’est d’y venir (ou d’y revenir) l’année prochaine. 
Enfin, nous ne pouvons terminer cet article sans saluer nos camarades de la commission Marion et Mathieu qui, après des années de bons et loyaux services (et de tâches logistiques souvent ingrates...), vont passer la main. Ils pourront enfin profiter de toute la richesse du programme de la prochaine université d’été.

Commission université d’été

samedi 8 septembre 2018

LE BON SAUVEUR


                    PSYCHIATRIE
Communiqué de presse du syndicat  CGT du centre hospitalier spécialisé de BEGARD

Les manifestants ont été accueillis par le maire, Gérard Le Caër, et la conseillère départementale Cinderella Bernard.
La Fondation Bon Sauveur de Bégard à la dérive.

En effet, suite à la fermeture de lits (23 lits service d’admissions et 10 lits service soins prolongés) il est de plus en plus difficile pour les familles de faire hospitaliser leurs proches à la Fondation Bon Sauveur. Les unités de soins sont saturées, l’unité de soins sans consentement, Sainte Camille, a un taux d’occupation de 100,46% sur l’année 2017 et l’unité d’admissions libres, Keravel, de 153,25%.Chose incroyable, décision a été prise que cette unité passe de 37 lits à 14 lits en 2018… 

La durée moyenne d’hospitalisation ne cesse de diminuer pour libérer de la place dans les unités et répondre aux demandes d’hospitalisations, cela occasionne régulièrement des ré-hospitalisations de patients n’étant pas suffisamment stabilisés. Dans le même temps la Direction ferme des lits uniquement dans le but de répondre à la logique budgétaire imposée par la « politique de santé »menée depuis de nombreuses années.

Alors que nous vivons dans une région où le taux de suicide est supérieur à 47,7% à la moyenne nationale, où il y a 2,4 décès/ jour en Bretagne par suicide, où le taux d’hospitalisations pour tentative de suicide dans les Côtes d’Armor est le plus élevé de Bretagne ( 23,7 hospitalisations pour 10000 hommes et 33,3 hospitalisations pour 10000 femmes),où la capacité d’accueil est de 73 lits pour 100000 habitants contre 100 lits pour 100000 habitants pour la moyenne nationale, il semble évident que la Bretagne est sous dotée. Cependant les « têtes pensantes » jugent nécessaire de fermer des lits ! Quelle est la corrélation entre ces taux et la fermeture de lits à la Fondation Bon Sauveur ? 

Actuellement le Conseil d’Administration refuse d’intégrer les représentants des salariés à leurs réflexions sur l’avenir de l’hôpital, et ce malgré leur slogan « résolument proche, humain et innovant », inscrit en première page du projet d’établissement de la Fondation Bon Sauveur. Une demande de Conseil de Surveillance extraordinaire formulée auprès de Mr Clec’h, Maire de Bégard et Président du Conseil de Surveillance, est restée sans réponse.

Puisque les lits sont saturés et les effectifs en constante diminution, les soignants ont le sentiment de ne plus pouvoir prendre en soin convenablement les personnes accueillies, de ce fait les soignants se trouvent en souffrance, plusieurs salariés quittent leur travail en pleurs et les arrêts de travail sont en constante augmentation. Dans le même temps la Direction est en réflexion sur la mise en place de nouveaux cycles de travail pour les salariés de la Fondation Bon Sauveur cela dans un unique but de diminuer la masse salariale et ainsi effectuer encore et encore des économies sur ce qui est pourtant essentielle à nos professions : la relation humaine.

Le virage ambulatoire voulu par L’ARS et mis en œuvre aveuglément par la Direction tente d’orienter les patients vers les centres médicaux psychologique, mais ceux-ci sont déjà saturés, 2 mois d’attente pour un RDV avec un psychiatre et parfois plus pour un RDV avec une psychologue. Cela ne répond en aucun cas aux demandes et besoins de la population.

La CGT de la Fondation Bon Sauveur dénonce la politique comptable et économique actuelle au détriment du Soin et du Bien-être des personnes accueillies, ainsi que des salariés.

La CGT de la Fondation Bon Sauveur demande des moyens humains et financiers, la création d’une unité pour adolescents, la réouverture d’une unité spécifique de soins prolongés en psychiatrie et le maintien de deux services d’entrées en hospitalisation libre à la Fondation Bon Sauveur.

jeudi 6 septembre 2018

TREN CFTA

Innovation. Le train du futur en zone rural imaginé à Plusquellec, Côtes d'Armor.  

Paru dans OUEST FRANCE

 

Note du comité NPA: 

Encore une fois les "libéraux" ,lire les adeptes du capitalisme le plus débridé trouve des solutions à tous nos problèmes.L'Institut de Locarn, officine liée à l'extrême droite et à l'Opus Dei ne manque pas d'idée pour liquider le service public.Faire rouler des "trains taxis" sans cheminots.Déjà que la ligne Carhaix Guingamp , Paimpol a été concédée au privé,Transdev via la CFTA. Au passage le porteur du projet vante le rapport Spinetta.

Encore trop de personnels sous statuts...sans doute.Rappelons aussi que le même Institut de Locarn est à l'origine de la Vallée des Saints de Carnoet.          Opus Dei quand tu nous tiens....



Pour Régis Coat, le transport ferré autonome permettra le développement économique des zones rurales. Il a imaginé le Taxirail.
Pour Régis Coat, le transport ferré autonome permettra le développement économique des zones rurales. Il a imaginé le Taxirail. | OUEST-FRANCE


Vendredi, l’Institut de Locarn organisait son université d’été. Une dizaine d’interventions ont été réalisées. Parmi elles, celle de Régis Coat. Ce Breton a imaginé le train du futur en zone rurale.

À la tête d’Exid, Régis Coat juge que le transport ferré autonome permettra le développement économique des zones rurales. « La mobilité des personnes, même équipées de téléphonie mobile et d’ordinateurs, reste une condition absolument nécessaire à l’essor économique », affirme-t-il. Cet entrepreneur qui a décidé d’installer son siège social en Centre-Bretagne, à Plusquellec (Côtes-d’Armor), est parti de plusieurs données. Sur les lignes les moins utilisées du territoire, seuls « 25 % des trains ont plus de 50 voyageurs. La moyenne est même inférieure à 30 voyageurs par train ». Aussi, « C’est 45 % du réseau pour moins de 2 % des voyageurs. Pour un coût de 1,8 milliard d’euros. »

Un élément d’actualité

Le rapport Spinetta a enrichi la réflexion.
En Bretagne, six lignes où circulent moins de 20 trains par jour sont dans le collimateur : Quimper-Châteaulin-Landerneau ; Carhaix-Guingamp-Paimpol ; Quiberon-Auray ; Rennes-Châteaubriand ; Roscoff-Morlaix et Lamballe-Dinan-Dol. Pour Regis Coat, il faut rendre les lignes attractives « car elles sont menacées ». « Par exemple : la ligne Carhaix-Guingamp. En voiture, il faut compter 42 minutes pour 49,3 km. En train, 1 h 04 à 1 h 10 pour 53 km. » Régis Coat interpelle : « Certaines lignes bretonnes n’ont pas été rénovées depuis 90 ans ! Et concernant les tracés, nous sommes sur un héritage de Napoléon III. »

Le projet

« Comment faire pour rendre rentables les lignes déficitaires et attractives pour les voyageurs ? » Régis Coat affirme avoir trouvé « une des solutions » : le Taxirail. « Il permet de rendre ces lignes de desserte fine rentables. On n’est pas sur un TER de 80 places qui pèse 50 T. On est sur un module de 15 places assises, 40 places en capacité maxi, qui pèse 8 T. » Sans chauffeur.
L’entrepreneur enchaîne : « Cela abîme moins les rails, donc maintenance réduite et moins d’entretien. C’est une solution soit purement électrique soit purement hybride. On n’a pas besoin de caténaire : ce sont des batteries. Donc on recharge. »

« Concentré de technologie »

fonctionner à la demande. Il y a le WiFi, la climatisation. Les fonctions de confort sont assurées par les panneaux solaires. Avec une autonomie variable en fonction de la ligne… » Et des voyages plus courts qu’en voiture. « Sans autres arrêts, Carhaix-Guingamp serait fait en 40 minutes. »« Ce sont des modules autonomes donc ce n’est pas l’exploitant mais l’usager qui définit les horaires. Une intelligence artificielle définira les groupements de personnes. Aux heures creuses, le système peut fonctionner à la demande. 

SYNUTRA

   SYNUTRA ou les déconvenues d'une          

        entreprise chinoise en Bretagne?

Synutra: souvent présentée comme un miracle pour l'emploi en Centre Bretagne et surtout pour les producteurs de lait bretons en mal de débouchés. Et surtout pour ceux que la fin des quotas grisaient. Produire des quantités sans se poser la question du prix du lait, des conséquences agro environnementales. Et aussi exploiter une main d'oeuvre disponible dans un secteur déshérité le centre Bretagne.

Politiquement, sale coup aussi pour le "prince du Poher" Christian Troadec, sans oublier l'inénarrable député du coin...Richard Ferrand, bien silencieux au demeurant.

               OUEST FRANCE

Synutra : une reprise partielle par Sodiaal

Usine de lait chinoise Synutra à Carhaix
Usine de lait chinoise Synutra à Carhaix | VINCENT MOUCHEL / OUEST-FRANCE ARCHIVES

Le schéma de reprise de la moitié de l’activité de l’usine de lait du chinois Synutra par la coopérative commence à se dessiner.

Les coopératives laitières Sodiaal, à Carhaix (Finistère), et Maîtres Laitiers du Cotentin (Manche), sont en graves difficultés avec le géant Synutra : plusieurs dizaines de millions d’euros d’impayés pour leur lait infantile en poudre destiné au marché chinois.
Après plusieurs semaines d’inquiétudes des éleveurs laitiers bretons et normands, la Confédération paysanne du Finistère a été reçue longuement, mercredi soir, à l’usine de Carhaix, par Christian Mazuray, président de Synutra France.

Première information positive : Vincent Pennober, porte-parole de la Conf’29, confirme que « Synutra International n’a pas l’intention de quitter le Centre Finistère ».
Selon les propos qu’il rapporte, « l’accord qui se dessine avec Sodiaal prévoit la réorientation de la production de poudre infantile de base entre les deux parties ». À l’avenir, le site de Carhaix produirait 40 000 tonnes pour Régilait et Nutribio (deux filiales de Sodiaal International) et 40 000 tonnes pour Synutra International.

Christian Mazuray confirme cette rencontre avec le syndicat, mais ne souhaite pas la commenter : il renvoie vers Sodiaal.

Damien Lacombe, de son côté, le président de l’énorme coopérative laitière Sodiaal, réserve ses explications sur le schéma industriel qui se précise ainsi entre les deux partenaires : « Nous ferons nos annonces le moment venu, la semaine prochaine, lors du Space. »
Reste que la santé économique de Synutra continue de « préoccuper » vivement la Conf’. Le syndicat a donc demandé à rencontrer à son tour les dirigeants du groupe Sodiaal, mardi prochain, 11 septembre, dans le cadre du Space, à Rennes. « Nos collègues normands feront une demande similaire du côté des Maîtres Laitiers du Cotentin. »

La coopérative des Maîtres Laitiers du Cotentin a annoncé, le 31 août, la rupture de son contrat avec Synutra, client de son usine inaugurée en 2017 à Méautis (Manche). Depuis début août, la chaîne de production de briquettes de lait à destination du marché chinois est à l’arrêt. Les salariés ont été reclassés dans les autres sites de productions du groupe, à Sottevast, Valognes et Lessay.

Le directeur s’en va

Par ailleurs, selon une annonce faite aux salariés, le directeur de l’usine de Synutra à Carhaix, Pascal Delannoy, va quitter ses fonctions dans les semaines à venir.

Ancien responsable technique chez Sodiaal à Guingamp il « souhaiterait donner une nouvelle orientation professionnelle à sa carrière », selon la direction générale du groupe chinois, dont l’usine bretonne rencontrerait des difficultés de mise au point.

La hiérarchie de l’usine carhaisienne s’en trouve bouleversée. Pendant ce temps, hier, un « sommet international synutra » avait lieu à l’espace Glenmor de Carhaix, en toute discrétion.
Des commerciaux venus de Chine ont profité du folklore breton, avec danses et musiques traditionnelles au programme des festivités.



A lire les commentaires des agriculteurs ci dessous:

Sur WEB AGRI  :  Paroles de lecteurs

Les éleveurs clairvoyants face au mirage chinois Synutra

| par | Terre-net Média
 
Les Chinois, venus sauver la filière laitière française en investissant dans des usines françaises ? « Un miroir aux alouettes » selon les lecteurs de Web-agri qui, dès le départ, n'ont pas été dupes. Ce sont encore les éleveurs « qui vont payer la note », concluent-ils avec fatalisme. L'occasion d'exprimer une nouvelle fois leurs griefs envers les coopératives.
   
« Synutra a eu les yeux plus gros que le ventre ! », s'exclame Roger. (©Terre-net Média) Méteil : « Pour ceux qui croyaient aux miracles, on n'est pas à Lourdes ! Il n'y a que les membres du conseil d'administration des coops pour penser que les Chinois sauveraient la filière laitière française ! Il ne faudrait pas que la Chine entraîne la ferme France dans la tourmente, elle n'a vraiment pas besoin de ça ! »
Tintin : « Ce n'est pas la première fois qu'une coopérative se plante et sème la panique sur le marché laitier. Les industriels privés, eux, se contentent d'attendre pour baisser le prix du lait et faire fortune... »

Steph72 : « La Chine a bien vu qui pigeonner. Elle a fait des alliances avec la France, trop naïve, mais pas avec l'Allemagne ni l'Irlande où le lait est moins cher. Ni avec le géant privé de Laval, plus clairvoyant. Certains économistes, qui nous vantaient le marché chinois comme un débouché porteur pour l'avenir, se sont complètement trompés. »
Jmb67 : « Les chinois sont venus en France pour faire des affaires, pas pour faire gagner de l'argent aux éleveurs ! »

Bonarien : « Où est l'eldorado chinois ? Certains directeurs de coops pensaient que la Chine allait sauver la planète lait ! Mauvaise pioche comme souvent dans ces organisations... »

L'outil49 : « Un de plus qui s'est laissé prendre dans le piège à c... Nos politiques de tout bord et tout poil nous font croire au mirage asiatique, de doux rêveurs... »

« Où est l'eldorado chinois ? »

Roger : « Synutra a eu les yeux plus gros que le ventre ! Je vais souvent en Chine. La consommation de lait y est à ses balbutiements malgré les 1,4 milliard d'habitants. C'est un produit cher, consommé par les riches. Même si le gouvernement essaie de le promouvoir, la population boit essentiellement du jus de soja au petit déjeuner. »

Débutant : « Tous ces petits Chinois en manque de lait, des c... Le plus dramatique : des droits à produire volatils ont été distribués, faisant investir des agris avides de volume et de libéralisme à outrance. Maintenant, la facture arrive. La FNSEA a validé toutes ces belles décisions où le volume sauverait les producteurs au détriment des prix. Quand le volume ne trouve plus preneur, que reste-il à faire ? Fermer boutique... »

Patrice Brachet : « Il y a presque un an, quand j'ai écrit que j'avais peur que la Chine soit un miroir aux alouettes, certains collègues se sont foutus de moi. Or, j'avais raison, j'en ai bien peur... »

The germs : « J'ai du mal a comprendre comment une coopérative peut se faire planter comme cela. Encore un "trou" dans les contrats, dont bénéficient les dirigeants de Synutra. »

Patou : « Moi, ce qui m'inquiète, c'est la façon dont va être gérée cette crise car souvent quand le bateau commence à prendre l'eau, les rats quittent le navire ! Y a-t-il un débouché pour ce lait ? Si on ne veut pas mettre en danger toute une filière, il faut l'intervention des pouvoirs publics. »

Ce sont encore les producteurs qui vont trinquer !

Bonarien : « Je viens d'apprendre que dans les plus hautes sphères de Sodiaal, on envisageait de racheter l'usine à Synutra ! Vraiment, personne ne s'en doutait ! Élise Lucet avait raison : le trésor de guerre accumulé sur le dos des producteurs doit être très important ! »

Steph72 : « On devine bien qui va payer la note : les livreurs Sodiaal mais aussi tous les autres éleveurs laitiers français. Pas sûr que les producteurs acceptent de servir encore de variable d'ajustement. Pas de hausse du prix du lait, pas de livraison à l'usine... »

Bonarien : « Sodiaal et les Maîtres Laitiers du Cotentin ont souvent demandé ou souhaité que leurs producteurs, pour la bonne image de leurs marques, soit éco-responsables Mais là les dirigeants de ces deux coops vont devoir être responsables sinon c'est la ferme laitière France qui va plonger et en cette période où la majorité des éleveurs est à cran faute de moyens, c'est très risqué, surtout à l'approche de deux salons majeurs ! »

Tintin : « De toute façon, les coopérateurs sont toujours les dindons de la farce. (...) Les Chinois sont surtout intéressés par les terres. Si on regarde ce qu'ils ont fait en Australie il y a 10 ans, on se rend compte qu'ils cherchent à planter l'usine et les éleveurs pour ensuite les "aider" en rachetant leurs fermes. Je pense qu'une partie des administrateurs ne sont pas à la hauteur pour gérer les coopératives, à commencer par le président. En raison de leur taille de plus en plus importante et de la complexité des montages financiers entre autres, les producteurs sont dépossédés de ces structures. Ils doivent reprendre véritablement les commandes, d'abord en réussissant à obtenir des informations stratégiques puis en agissant. Il faut en finir avec les conseils d'administration chapeautés par la FNSEA, cela fait 30 ans qu'on en crève !! Éleveurs laitiers, réveillez-vous et prenez les choses en main, sinon vous serez toujours les esclaves de ces gens-là ! »

Et les coopératives, les principales responsables

Steph72 : « Quel pouvoir a un conseil d'administration ? Aucun ! Il sert juste à faire croire aux producteurs qu'ils ont encore du pouvoir ! »

Titian : « Même quand les adhérents se bougent, on leur ferme vite le clapet, voire on s'en débarrasse comme chez Tereos. »

Louis : « Quand les agriculteurs comprendront-ils qu'ils ne doivent plus faire confiance aux coopératives ? Quel que soit le secteur (lait, aliment, engrais, matériel), elles ne travaillent pas pour leurs adhérents, mais pour les directeurs, présidents et administrateurs. »

mercredi 5 septembre 2018

GQ

                              "REVOLUTION PERMANENTE"


 

            Gael QUIRANTE et LA GREVE A La Poste du 92.
            Interview réalisée lors de l'Université d'été du NPA.

ANTIKA

https://npa2009.org/sites/default/files/antik441-couleurs.jpg

mardi 4 septembre 2018

triskalia

OUEST FRANCE

Plouagat. Les salariés de la coopérative Triskalia expriment leur ras-le-bol

Les salariés de Plouagat se sont réunis devant le site de la coopération ce mardi 4 septembre à 13h30.
Les salariés de Plouagat se sont réunis devant le site de la coopération ce mardi 4
Le 29 août 2018, une nouvelle plainte a été déposée contre Triskalia mettant en cause la qualité de l’aliment pour bétail que fournit l’usine. Face à cette nouvelle accusation, les salariés de Plouagat ont réagi mardi 4 septembre devant l’usine.
Le 31 août dernier, Christophe Thomas, agriculteur à Moustéru, accusait l’entreprise d’aliments pour bétail d’avoir contaminé son cheptel, devant les médias.
Face à cette polémique supplémentaire, les salariés des quatorze sites bretons de Triskalia ont décidé de se mobiliser.

#Triskaliac’estnous

À Plouagat, ils étaient une trentaine à se rassembler ce mardi pour échanger quelques minutes avant de reprendre le travail. Après avoir pris une photo tous ensemble en portant les lettres du hashtag "Triskaliac’estnous", les salariés ont échangé sur la situation actuelle.

« Ne plus se laisser faire »

« Nous en avons marre d’être la cible d’un groupe de personnes qui souhaitent tuer Triskalia en remettant en cause notre travail », explique Marien Megneaud, responsable qualité sur les usines de nutrition animales.
Devant les salariés, Dominique Bastard, responsable du site s’est aussi exprimé pour apporter son soutien. « L’action est à l’initiative de l’ensemble des salariés. Ils sont tous questionnés dans leur entourage. On ne peut plus se laisser faire, ajoute le représentant. Il y a eu une erreur humaine. Il y en aura toujours. Nous avons fait le nécessaire en toute transparence. » Tout en gardant son sang-froid, Marien Megneaud confie qu’il ne supporte plus que l’on « traite d’assassins » les salariés de la coopération.
Désormais, ils attendent de voir la tournure des événements… D’autres rassemblements avaient lieu à la même heure, dans 13 sites bretons du groupe.

Note du comité NPA: 
Encore une instrumentalisation des salariés par les coopératives bretonnes.Elles livrent des aliments dangereux pour la santé animale et humaine bourrés d'antibiotiques. Ensuite, elles transfèrent leur responsabilité sur des "erreurs humaines" prenant les salariés en otage.
Des procédés dignes de la mafia...
Comme l'empoisonnement des ouvriers de l'usine d'aliments de Plouisy. La responsabilité de TRISKALIA ayant été reconnu par la justice dans ce dossier.
Au même moment TRISKALIA projettent les transferts de ses activités livraisons à des sous- traitants taillant dans l'emploi stable.
Du boulot oui mais pas à n'importe quel prix!...

lundi 3 septembre 2018

Olivier BESANCENOT sur BFMTV

 “Contre Macron, on est déterminé pour cette rentrée”

Illustration. 

 

 

 

 

 

 Pour voir l'émission cliquer ci dessous:

 besancenot (npa)


UNIV ETE


 REVOLUTION PERMANENTE

Université d’été du NPA

Poutou : Aux élections européennes, « faire entendre une voix anticapitaliste, une voix révolutionnaire »

C’est ce dimanche 28 août que se tenait à Port Leucate le meeting d’ouverture de la 10ème université d’été du NPA. L’occasion pour Philippe Poutou, ex-candidat du NPA aux dernières présidentielles, d’insister sur la nécessité de faire entendre une voie anticapitaliste et révolutionnaire lors des prochaines élections européennes.
« On est nombreux cette année-là, un peu plus d’une centaine en plus », c’est en ces termes que Philippe Poutou a débuté son intervention pour le meeting d’ouverture de l’université d’été du Nouveau Parti Anticapitaliste. Pour cette dixième édition, ce sont ainsi près de 850 militants au total qui ont afflué à Port-Leucate pour assister et débattre lors des nombreux ateliers qui sont proposés. Une affluence, en hausse par rapport à la précédente édition, la plus forte depuis 6 ans. Comme l’exprime Philippe Poutou, le niveau d’offensive imposé par Macron, comme l’a illustré le mouvement cheminot, ouvre un espace une évolution des consciences.
A la tribune, se sont succédées plusieurs figures du NPA, et des militants des dernières mobilisations passées et en cours. Mamadou (Collectif des Sans Papiers du 20eme) et Patrice (Coordination 75 des Sans Papiers) ont ouvert le meeting pour dénoncer l’Europe forteresse et l’accentuation de la répression et de la criminalisation des migrants et sans-papiers.
Katia, étudiante, est intervenue pour la jeunesse du NPA. Dans le cadre de la grève des postiers en cours, Gaël Quirante du NPA est intervenu sur la question de la grève à la poste et de la répression. C’est ensuite Laura, cheminote au Bourget, qui a abordé le long mouvement de grève des cheminots qui a rythmé le printemps 2018. Christine Poupin, porte-parole du NPA, a mis en avant la question la prochaine bataille des retraites, l’écologie et le féminisme, avant de donner la parole à Philippe Poutou pour clôturer le meeting.
« Nous on veut l’ouverture des frontières »
« Notre lutte, ce n’est pas seulement la lutte des sans-papiers, c’est la lutte de tout ceux qui se sentent précaires, une lutte pour la dignité » a appuyé Patrice dans son intervention au nom du collectif 75 des Sans-Papiers. Dans le contexte d’une criminalisation croissante en Europe des migrants et des sans-papiers, de nouvelles lois visant à réprimer toujours plus les migrants comme l’a illustré la loi Asile et Immigration dite aussi loi Collomb, il est en effet d’autant plus important de réaffirmer qu’il n’y a pas d’autre issue autre que celle d’exiger la liberté de circulation et d’installation pour l’ensemble des migrants. En ce sens, comme l’a affirmé Mamadou, la convergence avec d’autres secteurs est fondamentale pour « démontrer qu’on a le même combat ». « Depuis des mois, on a fait la manif avec la CGT, avec les cheminots, avec les postiers », a-t-il ajouté. Quand Tolbiac était occupé, les sans-papiers sont venus soutenir les étudiants termine Mamadou.
Les étudiants mobilisés contre le plan étudiant et ParcoursSup
« Etudiants-Cheminots : même macron même combat ! ». C’est par ce mot d’ordre devenu désormais un classique dans les manifestations que Katia pour le NPA jeunes a illustré les liens de convergences qui se sont tissés entre étudiants et cheminots tout au long de ce nouveau printemps 2018. Si le gouvernement a tenté de casser toute embryon de contestation dans les universités comme dans les lycées, la mobilisation étudiante, malgré ses limites, a fait frémir le gouvernement avec notamment à Tolbiac une des plus longues occupations de fac depuis le CPE. « Du flic pour les facs et les lycées pas pour les flics ni pour l’armée. » est-il scandé en réponse dans le public.
« Personne ne peut dire que les cheminots ne voulaient pas se battre »
Pour Laura, cheminote qui a fait trois mois de grève, il est clair que malgré la « défaite revendicative » des cheminots, Macron n’a pas véritablement réussi à atteindre l’ensemble de ses objectifs dont l’un des principaux était d’« écraser et humilier les cheminots pour discipliner l’ensemble de la classe ouvrière ». En effet, après plus de 3 mois de grève, malgré la « stratégie de l’interfédérale et du 2 jours sur 5 » qui visait à « négocier avec le gouvernement », les cheminots ne sont pas ressortis démoralisés mais la tête haute face au gouvernement. Dès mi-février, avec la publication du rapport Spinetta, ils avaient pourtant exprimé le « rejet massif de ce pacte ferroviaire » avec notamment une grève le 22 mars de nombreux cheminots auquel la CGT-Cheminot n’avait pas appelé. Malgré cela, « ils ont été la et mobilisé ». Plus encore, « nous avons eu le plaisir d’avoir les camarades d’ONET avec leurs 45 jours de grèves à nos côtés » ajoutait Laura.
Ce qui restera « un des acquis importants de la mobilisation », explique Laura, c’est l’expérience de la « rencontre inter-gares », qui a permis la « rencontre de quelques centaines de cheminots de différentes gares » comme une « école de démocratie ouvrière », les cheminots « pouvaient parler contrairement à la plupart des AG qui ressemblent plus à des meeting syndicaux ». Ces rencontres ont aussi permis aux cheminots d’adopter une « politique offensive contre la stratégie de la grève perlée » et une politique d’interpellation des directions syndicales. Pour Laura, si le gouvernement a réussi à faire passer sa réforme, il lui reste encore à l’appliquer et ce n’est pas gagné d’autant plus que la victoire de Macron n’a pas été totale.
Les postiers toujours en grève, le combat contre la répression
« En grève depuis 151 jours, et toujours en grève, les postiers continuent à se battre, malgré les flics et les huissiers sur six commune des hauts de seine » a expliqué Gael Quirante, militant et postier du 92. Après 5 mois de grève, la mobilisation des postiers du 92, dont l’un des éléments déclencheur a été « le licenciement d’un représentant syndical », Gael Quirante lui-même, commence à être une sérieuse épine dans le pied des « bourgeois de Boulogne » mais plus largement de certains députés qui n’ont pas hésité à déposer un « projet de loi pour réduire la possibilité de grève et imposer un service minimum » au sein de la Poste, explique Gael Quirante. In fine, leur objectif est de légaliser ces pratiques, qui ont parfois déjà cours, afin de les généraliser la possibilité de remplacer « des grévistes par des intérimaires », comme il est de coutume dans les hôpitaux notamment. En somme, une forte atteinte au droit de grève et à bloquer l’économie.
Après avoir réussi à obtenir « la titularisation d’intérimaires en CDI avec 30 de nos collèges cdisées », ou encore la possibilité pour Gaël de continuer à exercer son mandat syndical, la grève se poursuit. « Il ne reprendront pas le boulot, s’ils n’obtiennent pas le « report des mesures de restructurations et de réorganisations qui détruisent le service public, le lien avec les usagers et les travailleurs dans les quartiers », ajoute Gaël Quirante. Au sein de l’université d’été, un calendrier de soutien aux postiers est mis en vente alors même que nombres d’entre eux ont eu des payes à zéro lors de ces 5 derniers mois.
Alors que les sanctions du patronat ne cessent de tomber sur les militants combatifs, l’une des taches centrales partagées par les intervenants consiste à être solidaire et de rester mobiliser face à la répression.
Préparer la bataille pour retirer la réforme des retraites
Pour Christine Poupin, porte-parole du NPA, pour Macron, « le travail n’est pas fini ». Il s’agit d’achever « tout idée de solidarité des protections sociales, pour imposer un régime retraite par point ». Dans cette bataille l’une des plus centrale du quinquennat, explique la porte-parole, « la dimension féministe de la mobilisation sera incontournable » d’autant que « cette réforme représente la dégradation absolue du niveau de retraite des femmes ». Christine Poupin en profitera pour réaffirmer la centralité de la bataille pour la liberté de circulation et d’installation des migrants pour ensuite revenir sur les luttes écologiques, et féministes notamment celles qui ont lieux en ce moment pour le droit à l’avortement, centralement en Argentine, comme au Chili ou au Pérou.
Pour une candidature anticapitaliste et révolutionnaire aux européennes
En marge de l’université d’été du NPA, Philippe Poutou a donné le ton de la rentrée sociale en déclarant à l’AFP : « On a un gouvernement brutal qui impose des replis sociaux » et « mène une guerre de classes ». Face au « gouvernement [qui] se radicalise, nous en face, il faut qu’on se radicalise aussi ».
En clôture du meeting, l’ex-candidat du NPA aux élections présidentielle reviendra sur la situation politique. Il insistera sur les difficultés de Macron qui s’affichent désormais au grand jour : « on n’est pas dans la même situation qu’avant », d’autant que « les affaires de Penicaux, à Darmanin et Hulot » continue à « fragiliser le gouvernement ». Malgré les défaites et l’incapacité pour le moment pour notre camp social à se mettre à l’initiative, l’écho et la crise ouverte par l’affaire Benalla est l’une des illustrations flagrantes de ces fragilités. Après deux mouvements sociaux d’ampleur en moins de deux ans, « il y a des raisons de croire qu’il peut se passer des choses à la rentrée » continue Poutou.
Philippe Poutou développe ensuite l’un des axes centraux de la période à venir. « Ce sont les élections européennes, ça fait bizarre, quand on est révolutionnaire de commencer à discuter des élections, on n’est pas électoraliste, c’est un rendez-vous politique qui sera important, très important, ça sera le premier après élection de macron » explique l’ex-candidat à la présidentielle. Avant de réaffirmer que « c’est une élection ou on sait qu’on a des choses à dire, surtout dans le contexte actuel, d’idées réactionnaires, chauvines, et de nationalisme de drame vécu par l’ensemble des migrants, ou on voit que tout le monde veut fermer les frontières, en Italie, vous avez vu l’histoire du garde-côte italien bloqué au port de Catane ? »
« C’est important d’y aller, c’est pas simple, avec qui on peut faire, ça discute un peu avec Lutte Ouvrière, on doit regrouper les forces, faire entendre une voie anticapitaliste, une voie révolutionnaire contre le chauvinisme, en tout cas c’est ce qu’on voudrait faire, en tout cas, c’est ce qu’on tente, si on est pas là il manquera quelque chose et nous ce qu’on a envie de dire, d’où la solidarité avec l’ensemble des migrants, pour discuter de la liberté de circulation, on veut rompre avec cette Europe-là, on veut rompre avec les politiques de cette Europe-là avec les traites européens ». « Quand on voit un Arnault qui a 45 milliard dans sa poche, on comprend pas qu’il est pas possible d’accueillir des migrants, on comprend qu’il n’est pas possible de maintenir le système des retraites ». On pourrait penser « à l’annulation de la dette, et ça on sait que ça ne dégagera pas mal d’argent ». « Mais c’est aussi une question financière, parce que les élections, c’est aussi un sport de riche, c’est pour ça qu’on a lancé une souscription qui nous permettrait de trouver des moyens financiers besoin de recueillir de l’argent parce que pour tout ce qu’on aura à faire », termine Philippe Poutou.